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Atelier d’écriture du 14 juin 2021

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Exercice 1 :  Comme tous les matins, à huit heures, il ouvrit la porte de son bureau

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Comme tous les matins, à huit heures, il ouvrit la porte de son bureau, le dos voûté, les épaules basses et le pas trainant.
Ah ! Aucun rapport avec hier soir où il était sorti en riant aux éclats, en compagnie de son meilleur ami, Alceste qui était venu le voir, lui disant qu’il avait trouvé une solution à ses problèmes d’argent.
Sa société était au bord de la faillite. Il ne lui restait que de quoi payer les employés à la fin du mois.
Alceste lui avait dit qu’il avait un tuyau imparable, quasiment un « délit d’initiés » et qu’au nom de leur vieille amitié, il lui vendait ses actions « à un prix d’ami, bien sûr ». Ces actions, qui, parait-il, allaient faire un bond à la bourse durant la nuit.
Il l’avait remercié chaleureusement, lui chantant les vertus de l’amitié et Ils étaient partis tous deux faire la tournée des grands ducs, en attendant de toucher le pactole, le lendemain à l’ouverture.
Il aurait peut-être dû se méfier quand Alceste, peu après minuit lui avait dit qu’il était très fatigué :
-       Je ne voudrais pas t’effrayer, mais j’ai vu mon médecin cette semaine, et je crois que je ne vais plus trop être présent pour toi, désormais.
Ce qui, pour lui, voulait dire, à demi-mot qu’Alceste était condamné. Il avait pleuré, le serrant fort dans ses bras et le remerciant chaleureusement pour tout ce qu’il faisait pour lui.
Mais ce matin, à l’ouverture de la bourse, les actions avaient dégringolé et il se retrouvait ruiné.
Alors, il s’assit à son bureau, ouvrit le petit tiroir de droite. Il y gardait toujours un tout petit pistolet, souvenir de sa mère, juste au cas où… mais qui serait bien suffisant pour faire ce qu’il avait à faire…
Fabienne

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Comme tous les matins, il ouvrit la porte de son bureau, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir une cinquantaine de personnes assises ou couchées dans le moindre recoin de la pièce de 25 m2 !
Ils avaient disposé des nattes à même le sol. Il y avait des hommes au visage émacié, bruni par un soleil intense, des femmes épuisées en haillons presque, aux cheveux attachés, avec pour certaines d’entre elles, un enfant au giron, maigre à faire peur. Elles restaient là, muettes, apeurées en l’apercevant. Des enfants nus ou presque s’étaient rassemblés autour du lampadaire et jouaient en cercle à une sorte de jeu de dés. Les plus grands avaient accaparé l’ordinateur, l’avaient allumé et tentaient en vain de se connecter au réseau. Les hommes discutaient, adossés au mur, le visage sérieux et les traits tirés dans une langue que Marc ne reconnut pas.
Il mesura d’un coup d’œil l’ampleur des dégâts. Ils avaient forcé le store métallique et cassé un carreau pour pénétrer dans la pièce pendant la nuit pour se mettre à l’abri de cette pluie cinglante qui avait frappé la côte toute la nuit.
Décontenancé, il ne put dire un mot et comprit que le destin de ces hommes rejoignait le sien. Ils demandaient de l’aide au privilégié qu’il était. Il leur sourit malgré tout, avala sa salive et tenta quelques mots en anglais :
- Qui êtes-vous ? Comment êtes-vous arrivés ici ? Qu’attendez-vous ?
Sans le savoir, ils avaient fracturé le bureau d’une association qui s’occupait des laissés- pour-compte de la société anglaise. Il comprit que ce combat-là était pour lui. Il fallait sauver ces enfants faméliques et ces femmes aux yeux suppliants, malgré les lois interdisant d’aider les étrangers en situation irrégulière.
Plus rien ne comptait que cela maintenant. Il se mit à écouter le récit hallucinant de celui qui dominait le mieux la langue anglaise.
Claude

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Comme tous les matins, à huit heures, il ouvrit la porte de son bureau…
Quelle ne fut sa surprise quand il constata que les stores étaient baissés, l’atmosphère  y était étouffante et des odeurs épouvantables en émanaient.
Il appuya sur l’interrupteur pour pouvoir visualiser l’endroit mais aucun néon ne s’alluma.
Il pensa au pire !
On l’avait cambriolé durant la nuit et son meuble étagère qui recelait des secrets, des pornos, alcools forts et autres semblait avoir été forcé.
Il resta figé sur place, une multitude de visions toutes plus salaces les unes que les autres lui traversaient l’esprit.
Mon dieu se dit-t ’il, je suis un patron irréprochable !
Et si on était tombé sur mes vidéos, mes calepins….
Il se sentit soudainement transpirant et incapable de mettre un pied devant l’autre.
L’idée de faire demi-tour lui vint à l’esprit.
Trop tard se dit-t ‘il, la standardiste m’a vu entrer ….
Il avança lentement, scrutant les moindres recoins de son bureau. Ce n’était pas gagné, l’endroit était vraiment sombre et enfumé.
Il avait oublié son portable et ne disposait d’aucune lumière sur lui !
Pas à pas, sa progression ne fut pas sans surprise.
Un soutien-gorge était à terre, un porte-jarretelles sur le canapé du petit salon où il aimait à recevoir ses clients et particulièrement ses clientes.
Des coupes de champagne dentelées de rouge aux lèvres trainaient sur la table basse…
Un peu plus loin, un string…
Il ne comprenait plus. Personne n’avait les clés de son bureau … à part une personne à qui il pensa aussitôt.
Non se dit -il, ce n’est pas son genre !
Au fur et à mesure de sa progression, toujours dans l’obscurité jusqu’à ce qu’il s’approche des stores, des mets succulents trônaient dans des assiettes, éparpillées un peu partout sur la moquette du bureau.
Mais qui donc a bien pu faire la fête et plus, si j’en juge par les sous-vêtements affriolants qui jonchaient un peu partout sur le sol.
Mais combien étaient-ils se demanda-t-il ?
Et dans un grand élan, il ouvrit le store principal qui plongea le bureau dans la luminosité éblouissante du matin et découvrit … Un superbe mâle en tenue d’Adam et deux magnifiques créatures, quasiment dénudées elles aussi.
Mais non se dit-il, ce n’est pas possible !
- Mais chérie, que fais-tu là ?
Fabye

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Comme tous les matins à huit heures, il ouvrit la porte de son bureau.
Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir, confortablement installé dans son fauteuil, un homme, que malheureusement, il ne connaissait que trop.
Non content de partager depuis vingt longues années sa chère moitié, voilà que l’importun, l’indélogeable amant de sa très chère Marguerite, voulait le déposséder de son emploi !
Un examen plus attentif le laissa sans voix : ce costume… cette chemise… oui ! même cette cravate à rayures, sortaient tout droit de sa propre garde-robe !
Trop ! C’en était trop !
Interloqué, il faillit tomber à la renverse, ce qui sembla un instant déstabiliser son vis-à-vis.
Mais jusqu’où irait ce type ? Quel toupet ! Et ne voilà-t-il pas qu’il avait osé adopter exactement la même coupe de cheveux que lui !  Que n’aurait-il pas fait pour troubler d’avantage cette pauvre Marguerite ?
Oh ! Et en plus maintenant, cet animal se payait ouvertement sa tête, singeant ses moindres mouvements et mimiques…
N’y tenant plus, il bondit sur son rival mais le choc fut si intense qu’il perdit aussitôt connaissance.
Alertés par tant de bruit, ses collègues se ruèrent dans le bureau et trouvèrent le malheureux gisant inerte et blême, dans une mare de sang. Appelés à la hâte, les pompiers intervinrent très rapidement et lui prodiguèrent les premiers soins.
Quelques jours plus tard, Marguerite, éplorée, franchissait les grilles de l’hôpital psychiatrique. Le diagnostic fut sans appel : dédoublement de personnalité et une forte tendance à la victimisation.
Connaissant la souffrance qu’avait engendré l’enfance chaotique de son époux, elle ne fut pas franchement étonnée. Cependant, bien qu’attristée mais lassée par ces crises de plus en plus fréquentes, elle décida qu’il était grand temps pour elle de se reprendre en main et de penser un peu à introduire quelques menus plaisirs dans une vie somme toute assez décevante ; elle prit donc rapidement un amant…
Patricia

Comme tous les matins, à 8 heures, il ouvrit la porte de son bureau. Il était peut-être toute la journée dans la crasse, mais il dirigeait les nettoyeurs des poubelles et des recoins de l’hôtel du Pont-Royal. Comme tous les matins, il regarda sur la console en bois le courrier : factures, correspondance officielle, et ses charges pour aujourd’hui.
Ensuite, il sortit de son bureau des gants en latex transparent qu’il enfila. Il retourna dans le vestibule qui menait à la pièce. Il ouvrit la plaque de métal au mur, qui donnait sur l’ascenseur à plat ; celui-ci ne descendait pas si bas, mais l’ouverture n’avait jamais été enlevée. Il ne broncha pas quand, comme à son habitude, il découvrit dans le compartiment un cadavre. Celui-ci, entier, était toutefois dans un plus mauvais état que d’habitude, et aurait pu avoir une meilleure senteur. Une chance que personne ne passe ici à part lui.
Il dégaina un spray et aspergea la zone et le corps d’une substance à l’odeur plus agréable. Muni d’un grand sac poubelle, il engouffra le malheureux à l’intérieur, et versa aussitôt le reste des immondices avec. Ainsi, le corps serait indétectable. Tranquille, il déposa le grand sac dans la benne de derrière. Il eut été préférable de le découper, certes, mais depuis dix ans, jamais on ne l’avait attrapé, et il ne découpait pas toujours.
Il revint à son poste et continua sa routine, tamponna quelques fiches, distribua les zones à nettoyer aux agents, etc… Il avait commencé, il y a dix ans, après s’être lié d’amitié avec Madame Julie, Jul’s pour les intimes. Une fille à papa richissime, qui ne faisait rien de ses journées à part louer la chambre au-dessus de l’office du directeur des concierges et occasionnellement commettre quelques meurtres.
C’était une fille gentille, intelligente et cultivée, dont l’apparence ne laissait rien deviner de ses agissements. Pour elle, tuer n’était rien de très grave, il fallait bien que ça arrive de toute façon ; elle considérait juste qu’elle en avait besoin, comme un fumeur avec ses clopes. Elle était maligne et savait couvrir ses traces, jamais elle n’avait été prise. Même par son associé : il se contentait de nettoyer derrière elle, discrètement, pour arrondir ses fins de mois.
Le lendemain, comme tous les matins, à 8 heures, il ouvrit la porte de son bureau. Sur la console, il remarqua une feuille de papier, arrachée à la volée. Il déplia les mots et lut avec effroi, écrit au stylo rouge : « Je sais ce que tu as fait ».
Loup

Devoir : Écrire une lettre adressée à un(e ) ami( e)perdu( e) de vue depuis longtemps et qui vous doit de l’argent.

Utilisez au moins, une litote, un euphémisme, une prétérition.

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Mon cher Rodrigo,

Voilà bien longtemps que je ne t’ai pas donné de mes nouvelles et que je n’en ai aucune de toi. Ce message est destiné à renouer le contact entre nous et resserrer nos liens d’amitié toujours présents malgré l’éloignement.
Je suis actuellement dans un grand embarras… Tu connais ma mère, tu n’ignores pas qu’on la surnomme la Tsarine : elle a toujours vécu au-dessus de ses moyens. Figure-toi qu’elle s’est mis en tête, « pour me faciliter la vie » dit-elle, de quitter son appartement et d’aller en « maison pour seniors » comme elle dit. Ainsi, tu n’auras pas à t’occuper de moi, ce sont ses mots. C’est tellement gentil de sa part ! En fait de maison de retraite, il s’agit d’un établissement qui ressemble davantage à un palace 5 étoiles qu’à un Ehpad. Elle s’y est déjà installée et je l’apprends à posteriori.
Tu es bien placé pour savoir que je suis assez à l’aise financièrement pour pouvoir aider les amis dans le besoin… Mais il se trouve que la légèreté – pour ne pas dire l’imprévoyance – de ma mère me place dans une situation inextricable : c’est un charmant petit moineau qui a juste « oublié » qu’elle n’a pas le moindre sou de côté et que la retraite de feu mon père, pourtant raisonnable, ne couvre que la moitié de la pension dans cet hôtel de luxe !
En qualité de fille unique, je dois régler chaque mois une facture de 2500 euros. Voilà ce que ma mère appelle « me faciliter la vie » !
Je me vois donc dans l’obligation de faire appel à toi : oh, je ne te demande pas de me rembourser séance tenante la somme globale que tu m’as empruntée pour pouvoir acheter ton appartement, mais je sais que tu comprendras mon embarras et que tu feras au mieux pour m’aider : 1500 euros chaque mois me conviendraient tout à fait, par virement automatique, tu seras plus tranquille, et l’affaire sera soldée en moins de 6 ans (je n’ai pas besoin de te rappeler ta dette, 100 000 euros).
Je te joins mon RIB afin de te faciliter les choses.
Je te remercie, mon ami, je sais le réconfort que ce sera pour toi de m’aider dans cette mauvaise passe et de me prouver ta générosité et  ton amitié, que je sais infaillibles
Très affectueusement,
Huguette

 

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Chère Estelle,

Voici bientôt deux ans que je n’ai plus de nouvelles de ta part depuis cette triste journée sur laquelle je ne reviendrai pas où nous avons porté en terre ta pauvre maman, partie par une belle journée du mois d’avril 2019 et que nous avions accompagnée dans sa dernière demeure au cimetière du 4è kilomètre.
T’en souviens-tu ?
Au début, je mettais cette absence de nouvelles sur le compte de ton profond chagrin, puis sur celui du Covid qui nous a bien démobilisés avec ces confinements successifs, mais maintenant, j’ai un petit doute que j’aimerais bien que tu dissipes, mon amie de trente ans.
Ne chercherais-tu pas, par hasard, à m’éviter ? Car je t’ai prêté la modique somme de 20.000 euros pour te dépanner, ma chère amie, deux mois avant le départ de ta maman. Or j’en ai absolument besoin dans l’immédiat pour m’acheter à mon tour, le terrain dont j’ai toujours rêvé avec vue sur la mer, sur les hauteurs du Mont Mou.
Je ne voudrais pas être dans l’obligation de venir te faire un scandale dans ta superbe boutique de prêt -à -porter des Halles de Magenta. Je ne doute pas que je suis pour toi ton amie très chère. Confirme-moi vite cette certitude en payant ta dette et en me recontactant bien vite.
Claude qui ne te hait point, du moins pour l’instant,

PS : je te rappelle mes coordonnées que tu as peut-être perdues par négligence ci-dessous,
A très bientôt, j’espère,
Claude

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Ma petite Nicole,

Quelle joie de pouvoir à nouveau correspondre !
Je ne te dirais pas toutes les difficultés pour obtenir tes coordonnées… Enfin ! C’est chose faite et nous allons pouvoir échanger des nouvelles et j’espère nous rencontrer au plus vite. Que d’années perdues depuis ton changement d’adresse !
J’ai toujours très présentes en mémoire nos années de lycée ; comment oublier les quatre cents coups de notre petite bande ! Est-ce que tu te souviens de nos rendez-vous du dimanche, quand, quel que soit le film, nous nous retrouvions tous dans la petite salle de ciné au Lavandou ? Et que dire des copieux goûters qui suivaient ? Ils n’étaient pas tristes non plus ! Ma mère n’était pas très protocolaire et nous accueillait tous avec plaisir.
Tu te rappelles de mon arrière -grand-mère, Mémé Jeanne ? Elle trônait volontiers à notre table et ne boudait pas son plaisir de partager ces moments, trop contente de pouvoir ainsi échapper aux rendez-vous de sa vieille cousine Amélie. Ce n’était pas qu’elle la détestait, non, mes leurs conversations, toujours les -mêmes, l’ennuyaient prodigieusement tandis qu’avec nous, les jeunes, c’était la rigolade assurée !
J’ai si hâte de te retrouver et d’évoquer avec toi tous ces souvenirs ! Pour que notre plaisir soit total, il aurait fallu que notre chère Laurence puisse partager ces retrouvailles. Malheureusement elle nous a quitté depuis déjà de longues années ; c’est sa maman qui m’avait prévenue.  Vous habitiez au village et je sais que sa longue maladie n’a pas été pour toi une épreuve facile.
Ma petite Nicole, il faut que nous fixions au plus tôt une date pour avoir le temps de nous organiser et rapidement nous retrouver ; maintenant que nous savons toutes deux comment nous contacter, on ne va pas encore attendre les calendes, il n’y a plus de temps à perdre !
J’anticipe déjà tes éclats de rire et ta bonne humeur et espère bien vite pouvoir te serrer fort dans mes bras.
Je suis impatiente de recevoir ta réponse et t’envoie mille bises.
Ton amie,
Patricia

PS : Afin que nous puissions repartir sur de bonnes bases, pense à me rembourser cette vieille dette qui a contribué à notre éloignement.
Patricia

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Mon cher, très cher Luc

Il y a si longtemps que je n’ai pas eu de tes nouvelles, depuis le jour où tu m’as « soulagée » de 100.000 F, il y a exactement trois ans. Somme que tu devais me rendre « à la fin du mois ». Il est vrai que tu n’as pas précisé de quel mois (ni même de quelle année) il s’agissait.
Je ne pense pas que tu aies voulu enterrer volontairement cette dette, et qu’il s’agit simplement d’un oubli de ta part.
Cependant, ce silence m’a posé question et je me demande maintenant si je suis encore ton amie.
Je ne voudrais pas te mettre dans l’embarras ni même t’accuser de quoi que ce soit, mais je ne te dis pas qu’en ce moment, cet argent rendrait sacrément service à mon banquier et éviterait qu’il m’appelle tous les jours.
Ce serait donc vraiment génial si tu pouvais enfin honorer cette dette.
Au nom de notre vieille amitié, il est évident que je te fais cadeau des intérêts, si toutefois tu n’attends pas trois ans de plus !
J’attends donc rapidement de tes nouvelles.
Pardonne-moi si je t’envoie cette lettre, mais je me suis aperçue que tu avais déménagé… Je reconnais bien là ta délicatesse.
Fabienne qui ne t’oublie pas, ELLE !

PS : t’ai-je déjà dit que j’adorais ton prénom… surtout à l’envers. Je trouve qu’il te représente tellement bien !
Fabienne

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Bonjour Emma

Vu que tu ne réponds plus à mes appels téléphoniques, que tu as subitement disparu des réseaux sociaux, je me décide à t’écrire cette lettre.
J’espère que tu ne seras pas sourde à ce message !
On est comme deux sœurs toutes les deux, on s’est toujours serré les coudes, on a toujours été là l’une pour l’autre dans les moments de joie mais aussi dans les situations difficiles.
Aujourd’hui, je suis comme qui dirait dans la mouise et j’ai besoin de toi.
Je traverse une galère. Avec le confinement, j’ai perdu mon boulot et j’ai du mal à boucler les fins de mois.
Quand tu as traversé toi aussi une situation similaire, je te rappelle que j’étais là et que je t’ai épaulée.
Te souviens-tu de la somme d’argent que je t’ai prêtée?
Je ne t’ai jamais demandé de me rembourser mais aujourd’hui j’ai besoin de ce fric.
Quand je t’en ai parlé il y quelques semaines, tu me semblais à l’écoute.
Et depuis, plus rien…  silence radio !
Je ne te connaissais pas si indifférente à mon désarroi, à mon malheur.
Je ne dis pas que tu es malhonnête, loin de moi cette idée mais ton silence me laisse de marbre.
Je m’adresse de nouveau à toi… ce sera ma dernière démarche.
Je ne voudrais pas tenir des propos désobligeants à ton égard, je ne voudrais pas regretter mes décisions, mes faits et gestes futur, mais sache qu’il risque d’y avoir des dommages collatéraux si tu ne réponds pas favorablement à ma requête.
Je veux te garder comme amie mais une amie qui soit là dans les bons comme dans les mauvais moments de la vie.
Je compte sur toi Emma pour venir à moi.
Même si tu ne disposes pas de la totalité de la somme que je t’ai prêtée, ce n’est pas grave mais je te le rappelle, j’ai besoin de toi ici et maintenant.
Je t’embrasse.
Affectueusement.
Fabye

 

Exercice 2 :  Je suis malade

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Je suis malade
Malade d’amour pour toi
Et je me balade
J’erre dans les bois

Je suis malade
Malade de chagrin
Et je me balade
Jusqu’au petit matin

Je suis malade
Malade à en crever
Et je me balade
Je ne sais plus où aller

Je suis malade
Et je crois bien
Je me balade
Je sais plus trop bien

Je suis malade
Et je sens bien
Je vais vomir
Je me balade
Non je me retiens
C’est un mauvais souvenir

Ma chanson est terminée
Je ne sais que vous raconter
Je suis malade
Et là je suis en rade…
Fabye

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 « Je suis malade, complètement malade », criait sur la table de nuit le radio-réveil. Il n’en pouvait plus de cette chanson ! Depuis la veille, elle était vissée dans son crâne.
Quand il prit sa voiture et alluma le contact, la radio se mit à hurler :
-       « Je suis malade… »
Il l’éteignit rageusement, épuisé par cette rengaine.
Aussi, quand son premier patient, entra et déclara :
-       Je suis malade…
Il n’attendit pas la suite et lui jeta son gros Vidal à la figure.
Fabienne

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Je suis malade… Boire un petit coup c’est agréable, boire un petit coup c’est doux mais j’ai trop mangé, j’ai bien bu, j’ai la peau du ventre bien tendue.
Je suis complètement malaaaade ! Mon mec à moi, il me parle d’aventures mais en me voyant dans cet état, il m’a dit :
- Je suis venu te dire que je m’en vais.
J’étais interloquée et dégoûtée mais je ne sais pas ce qui m’a pris je lui ai répondu :
- ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine, ça vaut mieux que d‘avaler d’la mort aux rats.
Il a semblé un peu troublé et m’a murmuré :
- Devant un Kleenex, je saurais mieux comment te dire adieu.
Un beau jour ou peut-être une nuit un homme bien te dira :
- Con te partiro…
Mais moi, même si tu crois que je préfère fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve, je te répète que tes ivresses j’en ai ma claque et que cette fois je m‘en vais,  tes sanglots longs n’y pourront rien changer.
Patricia

Je suis malade.
Je suis malade, mais je préfère dire « futur soigné ».
J’ai trop roulé, je peux plus marcher.
J’ai pris de l’âge, j’ai bien plus de rides que d’amis.
Je suis fatigué, mal au dos et mal aux reins.
J’ai dans la gorge une boule, comme une pierre qui roule.
Je suis gelé, j’enchaîne les verres et les hivers.
Ma tête me fait tourner dans le vide, le vide…
J’ai la mémoire qui flanche.
Dis-moi, à quoi me sert mon étoile si je perds le nord ?
Moi je voulais m’en aller, et ce depuis tant d’années !
Moi je veux la vie de rêve !
C’est décidé, je vais passer ma vie au soleil !
J’ai mis mes problèmes de côté.
Loup

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