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Atelier d’écriture du 17 mai 2021

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Exercice 1 :

En ce temps-là, les animaux n’avaient pas de queue. Un jour, le bruit se répandit qu’il y aurait une foire où des queues seraient vendues.

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En ce temps-là, les animaux n’avaient pas de queue. Un jour, le bruit se répandit qu’il y aurait une foire où des queues seraient vendues.
La nouvelle fit beaucoup jaser. Les flamandes n’en voyaient pas l’intérêt, certains singes répliquaient au contraire que cet appendice serait très utile pour s’accrocher aux branches. Les chaudes lapines trouvaient ça très « poupoupidou… » et se voyaient déjà rehaussées de petits pompons sexy… Bref, chacun y allait de son couplet.
Tous, des coquettes impatientes aux vieux grincheux moqueurs, tous, dis-je se donnèrent rendez-vous le lendemain, près du fleuve, à l’ombre des grands baobabs.
Quand ils arrivèrent, le vendeur, un humain courageux et âpre au gain, les attendait. Il avait étalé sa marchandise sur une grande natte.
Très vite, les animaux firent leur choix. Mais quand les grands singes voulurent faire leur achat, le vendeur refusa leur offrande : ils payaient en monnaie de singe ! Lui, voulait des espèces sonnantes et trébuchantes. Mais personne n’avait d’argent, vous pensez bien. Une pie proposa un bel opercule de cannette bien brillant. Rien n’y fit ! L’humain ne pensait qu’à l’argent.
Le roi Lion fit son entrée et obtint tout de même, moyennant quelques grognements, son dû : une jolie queue sobre, mais avec un petit plumeau au bout pour s’éventer ou chasser les mouches.
Le paon, qui le suivait, en profita pour prendre la plus belle des parures, sous l’œil complice du lion. Mais, dès que ce dernier eut le dos tourné, l’homme opposa un refus catégorique à toute tentative de troc.
Agacé, le lion secoua sa crinière pour bien montrer qu’il s’en lavait les mains et que le sort du sinistre individu lui importait peu désormais.
Alors, tous les animaux se ruèrent sur la marchandise, piétinant tout sur leur passage. S’ensuivit un terrible charivari et bien des fautes de goûts !
L’énorme éléphant, par exemple, repartit avec la toute petite queue qu’on voulut bien lui laisser.
Le crocodile en prit une dont la forme et la teinte se mariaient bien – selon lui – à son visage allongé, tant et si bien qu’on ne savait plus où était la tête et où était la queue.
Le boa dut se défendre âprement car, dans la cohue, plusieurs animaux s’en saisirent et tentèrent de se l’accrocher à leur derrière !
Certains furent plus heureux : le renard glapissait de joie. On entendait au loin, la grue faire des commentaires à un autre volatile :
-       Chéri, tu es « Manifaïque » !!!
Et l’homme ? Et bien, il déguerpit bien vite et s’enfuit, pour ainsi dire, la queue entre les jambes…
Muriel

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En ce temps-là, les animaux n’avaient pas de queue. Un jour, le bruit se répandit qu’il y aurait une foire où des queues seraient vendues.
Le lion était le seul à en avoir une et trouvait que c’était très utile, par exemple pour se ventiler les jours de grandes chaleurs ou bien pour chasser les mouches. Il décida donc d’en offrir une à chacun des animaux car bien sûr, aucun n’avait d’argent.
A cet effet, il leur donna rendez-vous le lendemain, à midi, au bord du fleuve. Les premiers arrivés seraient les mieux servis.
Le renard rusa et arriva le premier, suivi d’une courte tête par l’écureuil. Tous deux obtinrent une magnifique queue d’un roux flamboyant.
Arriva ensuite le cheval qui voulait quelque chose de sobre, il choisit une belle queue de cheval en crin, très seyante et qui dansait au rythme de ses pas.
Puis, vint le paon qui était très difficile et voulait une queue à nulle autre pareille, quelque chose d’impressionnant afin que les femelles ne pussent résister à son charme. Il eut une queue qui se dépliait comme un éventail et ouvrait des centaines d’yeux aux couleurs chatoyantes. Il repartit très satisfait.
Vinrent alors le chien et le chat qui se disputèrent, comme à leur habitude, et quand ils eurent chacun leur attribut, le chien mordit la queue du chat. Un petit morceau en tomba, rapidement récupéré par le lièvre qui trouvait que c’était bien suffisant pour lui.
Tous les animaux défilèrent ainsi devant le lion et chacun put avoir une queue, avec plus ou moins de bonheur.
L’éléphant, qui s’était perdu parce qu’il avait mal compris le lieu du rendez-vous, ne put avoir qu’une ridicule cordelette terminée par quelques poils. C’est d’ailleurs pour ça que, depuis, il marche la tête basse dans la brousse.
Vint le moment où il ne resta plus que deux queues, pour les deux derniers : une en tire-bouchon et une autre ridiculement petite.
Le cochon choisit celle en tire-bouchon car il la trouvait rigolote et, quand on aurait inventé le vin, super pratique !
Le dernier, vous l’avez deviné, était l’homme…
Fafa

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En ce temps-là, les animaux n’avaient pas de queue. Un jour, le bruit se répandit qu’il y aurait une foire où des queues seraient vendues.
-       Kakam ! Kakam ! Croassa Mireille la corneille. La foire ! Venez, venez !!!
-       Grouiiiik, grogna Othon le cochon. Ça va pas de réveiller tout le monde si tôt ?
-       Ssssssss, siffla Véronique l’aspic. Y en a que ssssssa intéresse ? Moi, je la ssssssuis…
-       Je viens aussi, chérie, ajouta son mari Maxence le fer-de-lance
Sur la place, se forma bientôt toute une petite foule : Robert le pic-vert, Colette la minette, Jean-Loup le matou, Henri la souris, Lucette la souricette, Lucas le rat, Léo le crapaud, César le cafard, Amphytrion le lion, Pénélope l’antilope, Noëlle la gazelle, Louis le ouistiti, Gérard le homard, Clarisse l’écrevisse, Henriette la crevette, Marie la bactérie, Patou le pou, Pétronelle la sauterelle, Thierry la fourmi, Odile la crocodile, Ferdinand le caïman, Hector l’alligator, Bernard le renard, Célestin le dauphin, Armand le paon, Margot l’escargot, Victor le castor, Martin le ragondin, Milou le toutou, Léonard le canard, Carlos le rhinocéros, Madeleine la baleine, Justin le lapin et même Stewball, le cheval blanc !
Malgré quelques autres étals, le seul qui monopolisait l’attention était celui d’Hildegarde la tartigrade. Celle-ci s’arma d’un mégaphone pour accrocher la ménagerie du haut de son millimètre :
-       Mes chers amis, souvent la nature fait bien les choses, mais quelquefois, elle finit par pécher. Il vous manque, pour la plupart, une chose qui cacherait votre trou de balle entre les séances de dilatation de sphincter. La nature fait bien… moi, je fais mieux ! Je vous présente, sans attendre… LA QUEUE !
Elle fit un lever de rideau dramatique pour, au final, révéler un grand vide.
Hildegarde hurla et sauta plus haut que Luce la puce et Théo le gecko réunis. Tous s’agitèrent, mais le voleur était déjà loin. Rampant incognito, s’enfuyait le fourbe Léon, le caméléon.
Loup

 

En ce temps-là, les animaux n’avaient pas de queue. Un jour, le bruit se répandit qu’il y aurait une foire où des queues seraient vendues. Il faut dire qu’à cette époque, l’air pullulait d’insectes volants en tous genres, mouches, taons, moucherons, moustiques et coléoptères variés qui vous collaient à la peau en saison chaude et dont les animaux ne pouvaient se débarrasser.
La nouvelle se répandit à la vitesse de l’éclair et le peuple animal se rua vers la clairière indiquée. Ce fut une arche de Noé en marche, ce fut une foire d’empoigne à qui aurait la queue la plus longue et la plus efficace contre les insectes parasites.
Les taureaux et les chevaux furent les plus rapides pour obtenir la bonne queue. Vinrent ensuite les ânes et les singes qui sautèrent sur le dos des autres animaux pour être servis en priorité tout comme les écureuils, très agiles.
Les plus gros animaux ne furent pas les mieux dotés car ils avaient mis trop de temps à se déplacer et de belles queues, longues et bien fournies, il n’y en avait pas pour tout le monde. Ainsi l’éléphant et le rhinocéros durent se contenter de peu. Quant aux oiseaux, ils arrivèrent à tire d’aile et tirèrent avantage de leur vitesse.
Les tortues furent les dernières servies, avec les souris. Mais peu leur importait car leur carapace les tenait à l’abri de la vermine volante.
Certains ne purent tirer leur épingle du jeu et restèrent anoures comme les grenouilles qui, coassant à qui mieux mieux, n’avaient pas entendu le message. Des reptiles héritèrent de queues d’oiseaux, fort peu utiles.
Alors, il y eut du troc et les espèces échangèrent leur queue avec un souci d’efficacité. Chats et chiens se disputèrent bien sûr et obtinrent des queues à signaux opposés. La queue du chat remuerait en signe de mécontentement quand celle du chien remuerait pour signifier sa satisfaction.
Certains héritèrent de queues admirables chez les volatiles comme le coq ou le paon mais ils étaient arrivés parmi les premiers. Il y avait aussi la baleine et le kangourou qui avaient soudoyé les vendeurs pour arriver à leur fin.
Quant aux hommes, ils étaient restés dans leur caverne ce matin-là, se considérant au-dessus de la mêlée, à tort.
Claude

 

Devoir : figures de style (4)

Figures de répétition :
Le pléonasme :
il s’agit de l’emploi d’un terme superflu (exemple : monter en haut).
Le parallélisme :
reprend une structure syntaxique.
Exemple : partir pour tout laisser, quitter pour tout abandonner.

Figures d’analogie :
L’allégorie :
on représente des valeurs abstraites avec des images concrètes (exemple : Marianne pour la République).
La personnification :
elle attribue des caractéristiques humaines à un objet, un animal… exemples : Berlin, Vienne étaient ses maitresses…
Les branches des arbres hurlaient sous l’effet du vent.

Écrire une lettre d’amour avec :
- 1 parallélisme
- 2 personnifications
- 3 pléonasmes
- 4 allégories

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C’est moi qui suis partie et c’est toi qui me manques…
Tu étais mon ordinaire, mon habitude, fait à mon corps comme la vieille robe de chambre de Diderot… mon amant de toutes les nuits, ainsi je te prenais pour Arnolphe, et je viens de comprendre que tu étais mon Roméo.
Aujourd’hui qu’un autre a pris ta place les regrets me submergent. Mon corps ne se fait pas à ce nouvel amant de quelques jours, pourtant plus jeune… Tu m’enveloppais de douceur, il me traite plus durement…
J’étais aveugle à l’amour que je te portais, je croyais que Cupidon m’avait abandonnée, j’étais même prête à t’abandonner définitivement. Je me suis trompée.
Je regrette le creux douillet de tes bras, j’aimais m’y endormir le soir et m’y réfugier chaque fois que la vie était dure avec moi.
Je te reviendrai vite, je te le jure. Cette autre étreinte n’est que provisoire, de courtes vacances au bord de la mer, sur le sol rugueux d’une forêt de pin, sous une toile à peine protectrice.
Alors nous reprendrons notre route commune et je t’aimerai comme jamais, mon cher lit !
Huguette

 

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Mon bébé chevelu

Voilà bientôt quinze jours que je n’ai plus de nouvelles, autant dire une éternité.
Voilà bientôt quinze jours que je scrute attentivement l’horizon pour espérer vainement t’apercevoir. Je cherche de tous côtés une trace de toi. Je te vois dans chaque aube nouvelle. Je te cherche le soir dans les cieux flamboyants. Ton profil apparait dans ce nuage bas qui me dit : « Je suis là ».
Puis aussitôt les arbres qui frissonnent au vent me murmurent : « Ecris-lui, il te répondra »
Qu’as-tu fait de tous ces jours qui n’en finissent pas ?
Quant à moi, Cupidon m’a meurtrie de ses flèches perfides et mon cœur est prisonnier d’une cage dont toi seul as la clé. Il est en arythmie, son rouage est rouillé. Toi seul peut le réparer. Le pauvre colibri se morfond dans sa cage. Il rêve à la colombe, qu’il voit évoluer si libre et si tranquille.
Quant à mon  corps, tantôt il brûle et tantôt il a froid. San cesse il te réclame et appelle, aux abois.
N’est-il pas faux de dire qu’on ne meurt qu’une fois ?
La faucheuse le guette, comme on guette une proie.
Alors pour conjurer ce triste sort, je descends en bas vers la mer et je me jette à l’eau. Je me baigne trois fois pour calmer mes ardeurs et renier ta foi. Mes ces bains ne font rien pour oublier ta voix ni ternir ma joie qui toujours demeure.
A bientôt donc, je l’espère mon très cher,
Le colibri.
Claude

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Mon Amour,

Je pense tout le temps à toi.
Je pense à toi en me levant, je pense à toi en me douchant, je pense à toi en m’habillant, je pense à toi en travaillant et même le soir, quand Morphée me prend dans ses bras, je pense encore à toi.
Les rares fois où je ne pense pas à toi, c’est quand je vais aux toilettes parce que je fais des jeux avec mon téléphone.
Et tout le temps, mon cœur monte en haut et descend en bas dans ma poitrine, ça me rend toute chose.
J’ai envie que notre histoire continue encore et ne s’arrête jamais, tellement je t’aime.
Depuis que je te connais, toute la journée je pleure, et toute la journée je ris.
Mon cœur est triste, mais il saute de joie dès que je te vois et ma maison est triste et le temps s’ennuie sans toi.

J’ai envie de voler avec toi sur les ailes du bonheur non pas jusqu’à ce que la grande faucheuse nous sépare, mais par-delà la mort, à moins que je ne me lasse de toi car, comme disait ma grand-mère : «  rien ne dure au-dessus de la ceinture ».
PS : pardonne-moi si cette lettre est une copie, car je l’ai trouvée tellement bien que j’en ai fait plusieurs, au cas où…
Fafa

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