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Atelier d’écriture du 26 avril 2021

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Exercice 1 :  mon père était un épais brouillard, ma mère une pluie fine, mon grand frère un verglas, quant à moi…

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Mon père était un épais brouillard, ma mère une pluie fine, mon grand frère un verglas, quant à moi
je suis le soleil.
Je colore la vie des gens, je dissipe le brouillard, je chasse les nuages et je fais fondre le verglas.
Je suis la petite dernière de la famille.
Et c’est moi qui donne le tempo, qui règle le pas.
Quand papa est en colère et se fâche, son regard s’épaissit, se durcit et il nous enferme dans son brouillard comme si nous étions punis.
Maman est plus légère, plus douce aussi, elle nous lave de sa pluie fine. Elle nous innocente de nos péchés.
Et quand ma mère s’interpose face à la colère de mon père, il craque et se liquéfie face à sa bonté.
Quant à mon frère, il patine à longueur de journée, c’est son dada.
C’est un fou furieux. Il fait tomber les gens et ça le ravit.
Quel bougre d’âne !
Alors quand tout ce petit monde s’active, je m’arme de courage et je m’en vais faire fondre et disparaître les outrages de ma famille.
Mes parents craquent littéralement et me font la vie belle. Mon frère s’en remet à la majorité et me laisse édulcorer le paysage.
Je suis le soleil, je brille de mille feux et je brûle de plaisir en inondant les gens de mes rayons et de ma chaleur.
Fabye

 

Mon père était un épais brouillard , ma mère une pluie fine, mon grand frère un verglas, quant à moi je suis la neige qui est à la fois tendre, moelleuse, qui réfléchit la lumière.
Dans une certaine culture, la neige a de nombreuses appellations, ce qui me reflète assez bien. Parfois, je suis légère comme des flocons qui naissent et descendent du ciel en
douceur. Dans d’autres situations, je suis ces flocons lourds qui créés des impacts en s’écrasant sur le sol, style « eh tu m’as bien vu et senti » .
Quelle variété ! Mon père me rappelle souvent à l’ordre :
- Arrête de varier, choisis un état.
- Mais  papa, je me sens unique et multiple en même temps, pourquoi devrais je changer ? Accepte moi comme je suis.
- Parfois, j’ai la sensation de ne pas te connaitre car tu peux être  douce comme une plume et parfois dure comme la pierre.
Après ces mots, je décidai d’ aller voir mère :
- Peux tu m’expliquer pourquoi mes relations avec toi et père sont difficiles.
- Ma chérie, j’essaie de te protéger car je peux te faire disparaitre  et ce n’est pas ce que je veux,  J’ai envie que tu soies qui tu es, avec toute ta
beauté.
- Mais qui peut me comprendre ?’ai la sensation d’être seule.
- Ressens, c’est notre diversité qui fait la beauté et chaque chose à sa place et donne un ensemble merveilleux.
Suite à ces paroles pleines d’amour où j’ai eu enfin un état d’apaisement et de soulagement, j’ai décidé de déverser un manteau léger, silencieux, de
mes plus beaux flocons au monde entier.
Sonia


Mon père était un épais brouillard, ma mère une pluie fine, mon grand frère un verglas, quant à moi…
j’ai eu beaucoup de mal à trouver ma place dans cette famille si grise, froide et humide qui me donnait la chair de poule.
Je ne pouvais pas jouer avec mon frère, sous peine de le faire disparaitre. Je ne pouvais pas, comme les autres enfants tenir la main de mes parents.
Je pense même que je n’étais pas le bienvenu, que je n’étais pas aimé, car trop différent.
En effet, je suis une belle matinée de printemps, ensoleillée et pleine de couleurs.
Mon père était souvent absent, caché, alors, j’ai toujours cru que ce n’était pas mon vrai père. J’ai imaginé longtemps que ma mère, un jour de déprime, avait craqué pour un  majestueux soleil d’été et que tous deux avaient eu un magnifique arc-en-ciel… J’étais né de ce miracle. Comme je la comprenais…
Mais je n’ai jamais su…
Fafa


Mon père était un épais brouillard, ma mère, une pluie fine, mon grand frère, un verglas quant à moi,
j’étais un sirocco. Je n’avais rien à voir avec cette famille du nord, triste et morne qui ne riait jamais, tout au plus souriait quand les autres riaient aux éclats.
On se demandait d’ailleurs si j’étais vraiment le fils de mon père, si sombre, tant je différais de lui. Je ne m’épanouissais qu’à la chaleur de l’été, du plein été, de ces quelques jours du mois d’août qui ralentissaient la vie quotidienne par sa chaleur.
Pour mes dix-huit ans, je partis dans le midi pour souffler sur les plages, venant du sud.
Alors les humains se dénudaient à qui mieux mieux, se plaignant de moi et je me réjouissais de voir de jolies jeunes filles se baigner sur les plages de Cassis ou de Marseille sous de larges chapeaux de paille en très petites tenues. C’était mon petit bonheur de vent chaud, elles plongeaient alors dans l’eau fraîche pour lutter contre ma présence harcelante. Ne dit-on pas qu’on supporte mieux le froid que la chaleur ?
Puis lassé, je partais vers de lointains horizons africains pour m’émerveiller de vastes paysages de déserts rouges et ocres, à la lumière aveuglante que je balayais de mon souffle puissant, sans jamais me lasser.
Adieu famille froide et austère ! C’en était fini désormais de la pluie, du brouillard et du verglas du nord !
Claude

 

Mon père est un épais brouillard, ma mère une pluie fine, mon frère un verglas. Quant à moi, fille de la pluie et du brouillard, j’étais la fragile fleur née au début du printemps. Quand mon frère le verglas cessait de m’importuner, je m’épanouissais sous un buisson, dans la haie au bout du pré, chez la jeune Poésy : rose du plaisir de vivre et de respirer l’air frais de la campagne, j’étais la seule touche de couleur délicate dans le gris pâle des journées humides de mars, une jeune primevère abreuvée par sa mère la pluie et protégée par son père le brouillard. Ils me cachaient des mains maladroites qui auraient pu m’ôter la vie.
Chaque jour Poésy venait me voir et je me faisais belle pour cette petite fille qui respectait la vie en moi.
Un beau matin, au point du jour, mon grand frère nous fit une visite éclair inopinée ! Nous ne pouvions cohabiter hélas ! et j’ai gelé instantanément… Mon père, désespéré, s’éleva et disparut, ma mère le suivit, le soleil d’avril se mit à briller.
Poésy se consola : elle savait que l’année suivante j’allais refleurir, à la même place.
Huguette

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Mon père était un épais brouillard, ma mère une pluie fine, mon grand frère un verglas, quant à moi… Je suis Lily, tout simplement, et c’est sur l’eau du lac Inle, ma grande sœur, en Birmanie, qu’aux réunions de famille hivernales je m’en vais glisser et danser des heures avec mes proches, et mon fiancé.
Notre terrain de jeu est si vaste que je n’en vois pas la fin. Un quart de siècle à sa rencontre et je ne m’en lasse pas, je peux toujours aller plus loin sur son étendue et découvrir de nouveaux recoins. Les pins de la montagne qui nous entourent sont mes cousins, quand je ne suis pas sur, ou dans l’eau d’Inle, je me promène dans les bois à l’écoute de la faune encore riche de nos montagnes.
Pour le moment. Pour le moment oui car je ne sais pas si les enfants que nous aurons avec mon amoureux auront le droit au même bonheur de la forêt. Ce que je crains le plus c’est qu’ils ne puissent pas chausser leurs propres patins pour parcourir l’étendue d’Inle. J’aimerais les voir dessiner leurs prénoms et tracer leurs rêves sur la glace transparente de leur oncle à chaque hiver.
J’aurais bientôt trente ans, et depuis que je suis toute petite, je viens passer des semaines à réchauffer notre lac de ma joie. Mais mon plaisir, bien qu’intense, n’est rien comparé à l’environnement que j’ai vu changer depuis mon enfance.
Le climat affine la glace, mon grand frère s’affaiblit. Les rayons du soleil allègent mon père de sa consistance et le fatigue plus vite, puis ma fine mère est de moins en moins présente sur nos visages. Ma famille se dissipe et disparaît à petit feu. Mes parents, à mon âge, patinaient d’octobre à avril, tandis que moi, seulement de novembre à mars ; Vingt ans après, la famille est réunie seulement trois petits mois par an. L’idée que mes enfants et mes petits-enfants ne connaissent pas leur origine m’attriste au plus haut point. J’aimerais les voir expérimenter les joies de glisser sur Inle le plus longtemps possible. Mais ainsi va la vie…
Marceau

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Mon père étais un épais brouillard, ma mère une pluie fine, mon grand frère un verglas, quant à moi, je suis un flocon de neige, et ma sœur un gros grêlon. Ne lui dites pas que j’ai dit gros, elle est susceptible.
Tel un parachutiste, je descends du ciel, le vent dans le visage. Puis je ralentis, je prends le temps de tournoyer lentement pour observer le paysage magnifique sous mes yeux.
J’adresse un bonjour au voyageur qui passe à côté de moi. Un gros monsieur habillé de rouge à  bord de son traineau tiré par des animaux à cornes. Il a l’air content lui aussi avec ses joues rouges.
Bon, trêve de badinages ! Vers où aller ?
Il y a plein de lumière par ici ! Ça a l’air chaleureux. Allez hop ! Tout mon poids vers la droite. A droite toute !
Que c’est beau, des lampions multicolores ! Des enfants qui courent dans tous les sens, des pommes au caramel entre les mains pour certains, des marrons chauds pour d’autres.
Quelle ambiance ! Ah, j’entends des chants ! Allez zou ! Je prends un courant d’air, puis je profite du mouvement envoyé par une marchande de vin chaud  et je m’engouffre dans un sublime bâtiment en pierre, tout illuminé de bougies. Ça sent bon l’encens ! Allez je me pose sur l’une des ailes d’un personnage sculpté près du plafond. C’est somptueux, les vitraux sont finement ouvragés, les gens semblent heureux et leurs chants font vibrer mes branches. Je change carrément de forme !
Je vois par la porte d’entrée que le vent se lève, avec tous mes copains qui sont là ! Ils sont à donf !
- Attendez moi j’arrive !!!
Louise

Mon père est un épais brouillard, ma mère une pluie fine, mon grand frère un glissant verglas, quant à moi, je suis un nuage vagabond.
Ça m’arrive parfois de sortir de notre maison, en banlieue lilloise et de vagabonder dans les rues. Je passe devant la poste, le commissariat, le marché, puis, plus j’avance, plus je monte.
Après quelques minutes, je ne reconnais plus rien. Les autres nuages parlent désormais allemand, puis anglais, puis italien. Et moi, je suis paumée. Alors je me mets à pleurer… pleurer, mais pas comme ma mère. Ses larmes sont délicates, fines, et joyeuses. Les miennes, du crachat, des cordes, un déluge. Après tout, il pleut tout le temps à Lille.
En tant que bonne Lilloise, c’est mon devoir de semer cette pluie dans le reste de l’Europe. Après avoir bien gâché la journée des Marseillais, des Romains, et des Berlinois, je rentre chez moi.
Mon nuage est désormais sec, tout blanc, et tout propre. Je ne ressemble même plus à mon père. Je m’endors alors sous la peine du brouillard, la pluie, et en faisant attention au verglas. Quelle famille !
Chloé

Devoir : 5 mots extraordinaires

Coltin – tavaillon – hircin – pinchard – caroncule – trumeau

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Voici une histoire vraie, bizarre et assez… pincharde. Écoutez plutôt…
Un marin en transit a été détecté positif au Covid. L’homme, arrivé le vendredi 16 avril en provenance de Tokyo a été immédiatement acheminé sur le « Tavaillon », le bateau de commerce sur lequel il travaille. Il a eu un test à bord du navire le samedi matin. Il ne semblait pas malade, mais avait un teint hircin, ce qui n’est pas bon signe.
Le bateau, qui transportait du coltin frais, a quitté Nouméa le samedi soir en direction de la Corée du Sud.
Le dimanche matin, le test s’est révélé positif.
J’espère que le personnel hospitalier qui a réalisé les tests était vacciné et que tous ceux qui étaient avec lui dans l’avion sont confinés.
Voilà déjà une drôle d’histoire :
- pourquoi cet homme n’a-t-il pas été testé dès son arrivée à Tontouta ?
- pourquoi l’a-t-on laissé rejoindre son bateau ?
- pourquoi l’a-t-on laissé partir sans avoir reçu les résultats du test ?

Mais ce n’est pas le plus bizarre : le dimanche soir, au nord d’Éfaté, au Vanuatu, près d’une caroncule, le corps d’un homme de type asiatique a été découvert. Selon le légiste, il aurait reçu plusieurs coups de trumeau et aurait été jeté à la mer inconscient. Y aurait-il une relation de cause à effet ? Nul ne sait…
Mais voilà sans doute de quoi faire un nouvel épisode de « Meurtre au paradis » !
Fafa

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Paul avait intégré l’atelier de gravure en tant que stagiaire par passion pour l’orfèvrerie. C’était un stage qui devait durer six mois.
Marc Jouhanneau était compagnon de France et avait été meilleur ouvrier dans sa jeunesse, ce qui lui avait permis d’ouvrir sa boutique de gravure à Paris, en bord de Seine. C’était un travail méticuleux. Il y avait divers instruments que l’on devait apprendre à manier avec délicatesse.
On plaçait la plaque de métal dans son moule puis dans le four, monté à la température idéale. On la retirait ensuite à l’aide de pinchards, sortes de grandes pinces aux longs manches, qui permettaient de ne pas se brûler les doigts.
Il fallait ensuite, laisser refroidir le métal, puis on travaillait les cannelures dans l’étain encore souple, à l’aide d’un trumeau. Pour réaliser de jolies arabesques, rien de tel que la caroncule qui était une sorte de couteau courbe à son extrémité.
Maître Jouhanneau ne proférait pas un mot et son visage hircin, en forme de lame de couteau dans l’atelier sombre, mettait mal à l’aise. Il montrait à Paul les bons gestes avec patience. Il portait un petit coltin autour du cou, noué comme un foulard de cow-boy.
Il avait un drôle d’accent des îles où il avait habité enfant et chaque fois que Paul arrivait le matin, après l’avoir salué laconiquement, il s’exclamait :
- Eh bien, t’availlons maintenant, le four est déjà p’épa’é, ! » en avalant les -r  et Paul peinait à masquer son rire.
Comme ils n’étaient que deux dans l’atelier, cela devint vite pesant au jeune homme qui avait espéré rencontrer d’autres apprentis. Il donna son congé en prétextant avoir intégré une école de dessin convoitée depuis quelque temps déjà. Le maître orfèvre conclut alors en lui disant :
- T’ès bien, t’ès bien, mon gars, je vais te reg’etté car tu étais doué dans le métier. »
Claude

 

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C’est sur ce bitume plein de nids de poule, plus précisément sur ce côté du trottoir que je l’ai rencontrée.
Elle faisait le coltin, un boulot comme un autre que j’me disais… même si mes poteaux et moi, on n’officiait pas dans la même cour, on faisait pas le même tavaillon quoi !
On était connus par les poulets du bled pour nos petits hircins mais on n’avait pas de sang sur les mains.
On était clean avec ça, pas de violence c’était notre crédo.
On se faisait du bif facilement et y avait assez d’oseille pour tout le monde.
La Violette, quand je l’ai pécho, c’est passé crème. Pas eu besoin de beaucoup charbonner !
C’est que j’l’avais dans la peau la gonzesse. Je la kiffais grave !
Je l’ai sortie du caniveau et elle a vite rejoint notre bande.
Après chaque coup, on allait se rafraîchir la glotte, on s’envoyait quelques pinchards de bière et on bectait quelque boustifaille avant de se rentrer au bercail et de ken toute la nuit.
Les week-ends, on partait à la mer, on allait baigner et on se mettait à l’ombre pour échapper à la caroncule qui nous terrassait.
On faisait tout ensemble.
Et je kiffais grave quand elle s’affairait à la tambouille.
Je venais me coller derrière elle et je l’aidais à touiller la pâte pour pas qu’elle fasse des trumeaux.
Violette et moi, j’vous le dis : c’était pour la vie !
Fabye

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Éreintés, les tavaillons charriaient les lourdes pierres avec lesquelles on créerait les routes destinées à émanciper la petite colonie. Le soleil était de plomb et les hommes en sueur peinaient sous la rude charge du coltin débordant qui leur ployait l’échine.
Imperturbable, bien protégé par un large trumeau de feutre vissé sur son crane dégarni, le pinchard surveillait la manœuvre. Il savait comment manier cette racaille et la stimuler plus que nécessaire à coups de caroncules tressées bien serré ou par la menace d‘un enfermement.  Tous savaient que dans les cellules humides des cachots, ils seraient entravés, jour comme nuit, par les puissantes mâchoires d‘un hircin dont la rouille omniprésente leur mangerait la peau. Malgré l’ampleur de l’ouvrage, tout espoir garroté, les routes seraient bientôt construites.
Patricia

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-       Madame Pinchard, ce sont des trumeaux !
-       Qu’est-ce que vous me chantez ? Des jumeaux ?
-       Non, un phénomène extraordinaire, du jamais vu de toute ma carrière : trois paires de garçons, des trumeaux ! Je vais faire une publication…
-       Montrez-moi ça ! … Oh putain ! Ces deux-là ont le profil hircin de Darius, et les deux autres, le teint noiraud de Jean-Patrick… Faites voir la troisième paire. Cette caroncule proéminente, c’est du Vladimir tout craché. Comment c’est ti possible, c’t’affaire ? J’peux pas y croire !
-       C’est un miracle de la nature, chère madame, la science va se pencher sur votre cas : pensez ! six enfants d’un coup, et de trois pères différents si j’ai bien compris ?
-       Elle  se penchera sur rien du tout ! Je peux pas garder tout ça, c’est trop de coltin ! Je veux bien les plus beaux, les négrillons, au moins Jean-Patrick me fera pas d’histoires, y sera certain d’être le père. Les autres, mettez-y à la poubelle, y sont ratés.
-       Mais… mais, chère madame, enfin, voyons, c’est impossible ! Vous perdez un peu la tête, c’est bien normal après tout, après 36 heures sur le tavaillon, vous êtes épuisée. Reposez-vous pendant qu’on s’occupe des petits.
-       Puisque je vous dis que j’en veux pas ! Gardez-les pour vos expériences, moi je rentre chez moi.
Huguette

Signification des mots :

Coltin = chapeau porté par les « Forts des halles » leur permettant de porter des charges jusqu’à 200 kg
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Tavaillon : tuile de bois servant au revêtement des toitures ou des façades
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Hircin : qui vient du bouc

Pinchard : cheval dont la robe est gris fer

Caroncule : excroissance charnue de couleur vive (rouge), couvrant le le front, la gorge et les sourcils
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Trumeau : panneau décoratif au-dessus d’une cheminée
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Exercice 2 :  objet mystère

Imaginez une utilisation à cet objet et racontez une histoire ou faites une pub

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Oyez !Oyez ! Jeunes demoiselles et jeunes dames, voici le nouveau stimulateur pour découvrir votre corps.
Imaginez un nouvel univers de sensations…
Cet appareil est manuel et facile d’utilisation. Le kit prévoit des coussins de rechange, ils sont lavables en machine.
Après une pratique, vous ne pourrez plus vous en passer tellement le plaisir associé est extraordinaire, hors de ce que vous connaissez ! Un nouvel univers s’offre à vous !
Cet appareil est innovant, surprenant, le tester c’est l’approuver.
Mais, me direz-vous, à quoi sert il exactement ?
Un peu de suspens…
Devinez…
D’après la forme, que croyez vous ? Sur quelle partie du corps ? Je vous donne un indice, c’est un membre essentiel … Je sens , ça chauffe…
Abracadabri, abracadabra, le nouvel appareil pour masser vos doigts, vos ongles, un bien-être jusqu’au bout de vos doigts. Et oui, avez vous remarqué la chaleur quand on vous tient la main, qu’on la masse ?
Très simple , il est constitué d’un système pour amener des pressions sur des points magiques, les coussinets sont munis d aiguilles (sans aucun risque) à l’intérieur pour appuyer sur des points d’acupuncture. Avec ça, vous pouvez vous auto-suffire et quel bonheur d’être autonome dans son plaisir !
Pour plus de renseignements sur l’utilisation , veuillez ne pas me contacter et débrouillez-vous toute seule.
Sonia

 

La pince était proposée avec dix recharges, pour cinq expériences différentes.
C’était une bonne affaire quand on y pensait, malgré un coût de départ un peu élevé. Il suffisait de la positionner sur son nez en la serrant légèrement. Il fallait placer les deux pastilles de chaque côté de la narine droite et gauche et vous lâchiez la pince. Magiquement, des senteurs inconnues se répandaient alors au bout de quelques secondes.
On pouvait choisir la senteur d’une forêt de mélèzes et son sous-bois moussu. Depuis combien de temps déjà ces arbres avaient-ils disparu ?
Il y avait aussi l’odeur d’une prairie, avec ses fleurs sauvages au début de l’été et même son crottin de vache. Des vaches, il n’y en avait plus depuis qu’on s’était aperçu qu’elles étaient très polluantes pour l’atmosphère. On les avait exterminées jusqu’à la dernière malgré les amateurs de produits carnés qui s’étaient battus contre les Vegans.
Le troisième parfum délicieux proposé était celui d’un paysage méditerranéen où dominaient le figuier et la lavande, en passant par des pieds de basilic.
Pour se représenter ces végétaux, il avait fallu se rendre dans les musées et observer les tableaux de peintres du midi comme Camoins, Guigou, Monticelli ou Cézanne.
Le quatrième choix portait sur la senteur d’un bord de lac pyrénéen et ses chênes. C’était une senteur humide, boisée avec une dominante de champignons.
Les enfants demandaient ce qu’étaient les champignons car voilà longtemps qu’on n’en consommait plus comme capteurs essentiels de la pollution atmosphérique, bien trop chargée en plomb et autres métaux lourds.
Enfin, la plus subtile, et qui était la plus sollicitée était l’odeur d’une roseraie fin mai. Les pastilles diffusaient alors un parfum capiteux de roses rouges, puis, plus sucré de roses jaunes pour finir par des notes délicates de roses blanches ou rose-thé. Il arrivait que les clients se pâment de plaisir. Mais aucun n’avait fait de réclamation. On bénissait plutôt le fait que des laboratoires avaient pu reproduire synthétiquement ces odeurs naturelles sans équivalent.
Claude

Vous n’êtes pas à prendre avec des pincettes ?
Mal réveillé, trop bu la veille ?
Et qui plus est, c’est votre corvée de ménage !
Va falloir nettoyer, astiquer et cerise sur le gâteau, c’est le tour des chiottes !
Rien qu’à l’idée de plonger le balai brosse dans les waters vous donne la nausée.

Alors…
1 2 3 stop !

Elle est là la pince magique qui diffusera pour vous le nettoyant soluble hyper concentré !
Plus la peine d’introduire vos mains dans les cabinets !
A l’aide de la pince magique, vous plongez la pastille, vous laissez agir cinq minutes et hop ! un coup de chasse d’eau et vos WC sont nickel, comme neufs !
Et la brume et la lourdeur dans votre tête, envolées !
Alors, adoptez-la !
La Pince-mi, la pince-moi te sortira du tracas.
Ne te pose plus de questions
Quand l’heure du ménage arrive
N’y va plus à reculons !
Et Pince-mi Pince-moi, active !
Fabye

J’ai toujours eu un complexe avec mes doigts. Ils ressemblent à des petits boudins roses… et c’est vraiment trop moche !
En plus, j’ai toujours rêvé de faire du piano. Vous avez déjà vu des doigts de pianiste ? Fins, longs, distingués et magnifiques…
Alors, quand j’ai vu cet objet au Télé-achat, je n’ai pas hésité une seconde ! Je l’ai commandé illico. Bon, ce n’était pas donné quand même, 120 euros, mais je pensais que ça en valait la peine.
Ils appelaient ça « le presse-doigts magique ».
Ils promettaient qu’avec cet objet incroyable, mes doigts boudinés allaient s’allonger, s’affiner, et j’allais enfin devenir un vrai pianiste, connu du monde entier. Et surtout, j’imaginais déjà ma fierté quand la caméra filmerait mon jeu de mains…
J’ai donc massé tous les jours mes doigts avec cette espèce de pince.
J’ai attendu…
Seulement voilà, ça fait déjà quatre semaines que j’ai reçu ce « machin » et rien n’a changé… Je me demande si je ne me suis pas fait avoir.
Fafa

Chères consœurs,

Je vous écris pour vous annoncer des changements dans nos méthodes de transport et de conservation des produits.
Comme vous le savez, notre entreprise est florissante et nos produits sont très demandés par les nobles de Londres en recherche de toujours plus de testostérone et de virilité.
Nos équipes de recherche et développement ont mis au moins un nouveau procédé afin de conserver nos produits jusqu’à trois fois plus longtemps dans des conditions toujours plus confortables dans vos laboratoires.
Les équipes « Amazones » qui s’occupent des récoltes et des ablations des sujets ont elles aussi reçu de nouvelles consignes de conservation. Pour vous, Mesdemoiselles, Mesdames, vous recevrez le nouveau matériel par le train MK33 du 3 mai en provenance de Genève.
L’une des nouveautés primordiales de la procédure sera de remplacer vos pinces en inox par celles en titane avec des mors à usage unique fait de coton japonais. La procédure détaillée vous sera communiquée avec l’arrivée du matériel. Pour résumer, il vous suffira d’imbiber chaque paire de coton dans le composé chimique que vous recevrez dans de larges bidons de 25 litres. Puis de conditionner de manière habituelle les roustons pour le service contrôle finitions et qualité.
Grâce à ces nouvelles méthodes, chaque paire de testicules sera dépourvue de 99% de poils restants incarnés ou non, détruits par la solution chimique LREM22, tout en préservant la totalité des propriétés recherchées par nos clients restaurateurs.  Les équipes chargées de l’épilation n’auront plus qu’à se convertir à leurs nouvelles pratiques.
La qualité des produits augmentant et de nouveaux clients Khazars nous permettent de faire évoluer nos prix significativement.
Ainsi, vos salaires seront réévalués à la fin de l’exercice et vous pourrez compter sur votre treizième mois.
Nos produits de Belgique sont en rupture, alors pour compenser les arrivages italiens, vous recevrez des roubignoles de France certifiées.
Le 19 avril 1875
Marceau

Ma belle-sœur a reçu cet objet pour son anniversaire, sans explication…
De peur de passer pour une andouille elle n’a pas osé demander à quoi il servait et elle a remercié chaleureusement.
Elle a essayé de laver ses vitres avec, mais le manche était bien trop court…
Elle a tenté de nettoyer ses lunettes, mais les tampons de coton étaient bien trop gros.
Alors elle me l’a donné.
-       Toi qui es un peu dingue, tu lui trouveras sûrement une utilité, pas vrai ?
Elle m’a dit ça en ricanant, cette bécasse ! Je la hais !
Alors oui, j’ai immédiatement trouvé le bon usage de cet instrument : un bon peu de chloroforme sur les tampons et je lui ai pincé le nez, à cette gourde. Elle a dodeliné de la tête, son regard a viré vitreux et un peu de bave a coulé au coin de sa bouche… Elle a chu comme une grosse papaye mûre sur le tapis. Je crois même qu’elle s’est fait pipi dessus.
J’ai jeté l’engin à ses pieds et je l’ai abandonnée là.
Maintenant c’est à juste titre qu’elle pourra me traiter de dingue.
Huguette

Dans cette contrée, au coeur de la vallée, les lutins cultivent depuis des millénaires leurs célèbres et divines myrtilles. On les appelle les baies sacrées. Les plus grands cuisiniers du royaume se les disputent.
Le dernier conflit en date : le pâtissier de Chantilly-Ville a succombé lors d’un duel au rouleau à pâtisserie qui l’opposait à la boulangère de Patachou-City.
Il faut dire que les lutins se donnent énormément de mal pour cultiver leurs myrtilles : concert de harpe au lever du jour, ukulélé endiablé le midi, lecture de poésie pour le thé, et concerto de violoncelle au coucher.
Les baies sacrées sont si délicates que les normes QS LUTIN 21 imposent de les récolter à l’aide de pinces en ébène dont chaque extrémité est dotée d’un marshmallow en sucre bio dont la douceur et le moelleux garantissent une cueillette dans le plus grand respect que l’on doit à ces baies du pays Lutin.
Louise

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