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E-atelier d’écriture pour le 15 mars 2021

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Exercice :

Si nous avions fait l’atelier d’écriture normalement lundi 8, qui est la journée internationale des droits de la femme, il était prévu que je vous donne l’exercice suivant :

Au choix :

-       écrivez un texte sur cette image : La Porte du Jour (Voorburg).

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Ode à une inconnue

 Si jolie derrière ses barreaux,
Femme en cage avec un chapeau.
Explosion de vives couleurs
Et cette grille, prison des fleurs
Dont seul un noir regard s’échappe…
Vis-tu prisonnière d‘un fardeau
Dont tu portes en secret la chape
Ou te ris-tu de ces badauds
Qui te convoitent et font les beaux
Avant que l’âge ne les rattrape
Et que la mort les mette en trappe ?
Si leur désir te prend pour cible
C’est que ta bouche est un baiser
Qui a le goût de l’impossible.
Cœur d’un jardin imaginaire,
Qui es-tu éphémère beauté ?
Es-tu réelle ou bien chimère ?
Patricia

 

Pour faire le portrait…

 Pour faire le portrait d’une jeune fille un peu farouche,
Peindre d’abord une boutique
Avec une porte ouverte
Peindre ensuite quelque chose de joli
Quelque chose de séduisant
Pour apprivoiser l’élégante
Par exemple une capeline
Ajouter une profusion de fleurs et de couleurs
Placer ensuite la toile sur la rue principale de votre ville
Et attendre sans bouger
Patiemment.
Souvent la jeune élégante arrive très vite
Mais parfois, elle hésite.
Observer le plus profond silence
Pour ne pas effrayer la belle un peu sauvage
Attendre  qu’elle entre dans la boutique
Et quand elle est entrée
Fermer doucement la porte avec le pinceau
Puis
Effacer un à un tous les barreaux
En ayant soin de ne toucher aucune fleur du chapeau
Mettre une touche de bleu sur ses yeux
Pour qu’elle vous regarde amoureusement
Du rouge sur sa bouche gourmande
Pour qu’elle ait envie de vous embrasser
Et vous asseoir sur la petite chaise blanche
Que vous aurez pris soin de disposer à l’entrée de la boutique
Faire une bulle de silence autour de vous deux
Puis attendre
Que le charme opère.
Si elle vous sourit alors,
C’est bon signe
Signe que vous pouvez espérer
Signer un jour ensemble
Au bas d’un registre
Pour officialiser votre amour
Huguette


Aujourd’hui, la porte est close
Et madame est ferrée, engrillagée,
C’est la consigne, nul ne s’expose,
C’est l’ordre qu’on a exécuté
Cinq jours déjà qu’elle est cloîtrée
Malgré l’été, le bel été et la nature qui explose.
Ça ne l’empêchera pas de rêver
Et les fleurs dans sa tête éclosent
En franc bouquet rouge et violet
Pivoines, lilas et renonculacées.
Et ses rêves ondulent,
Du jaune au vert, à l’orangé,
Au bleu azur de l’été.
Elle a glissé son cœur de l’autre côté
Et elle attend patiemment que le passant
Vienne s’y poser
Comme l’oiseau sur la branche de l’abricotier,
Qu’il écoute les mots murmurés
Par la grille en fer forgé
De la bouche de la vérité :
Laissez-moi donc rêver,
Nul ne pourra m’en empêcher
Ni voile ni masque ni grille ni mur
M’empêcheront de savourer
L’amour, la vie, le bel été
A chacun sa vérité.
Aujourd’hui, la porte est close
Demain viendra me délivrer.
Claude

 

Sois belle et tais-toi

 Sois belle et tais-toi,
Reste dans ta prison, n’en bouge pas.
Ne me fais pas de l’ombre
Cache-toi dans la pénombre
Reste à ta place,
Quoi que je fasse.
Je préfère te voir dépenser
en babioles inutiles
Plutôt que te voir penser :
J’ai besoin d’une imbécile.
Ne bouge pas de ta cuisine,
Évite d’avoir des copines.
Le ménage, les repas, les enfants
Voilà de quoi t’occuper sainement.
Et quand je prends mon plaisir,
Ose un petit soupir.
Je n’ai pas besoin de discuter avec toi,
J’ai des amis pour ça
Je te garderai à l’abri du besoin
Si tu demeures dans ton coin.
C’est ainsi que je veux ma femme,
N’en fais pas tout un drame.

Fafa

 

Ô Mère-Nature,
Ton front lisse si pur
S’assombrit
Son essence-ciel s’aigrit
Et pourtant tu souris
Féminin du Monde
Sache que la révolte gronde
L’homme, brutal, tu le sais, ne changera jamais…
Capturée, divisée, encadrée
Tes sources riantes ont tari
Sans état d’âme ils ont dévasté
Tes paysages fleuris
Mise au pas amputée démembrée
Désarticulée, découpée à son gré
Te posséder, t’emprisonner, t’asservir
T’exciser, te souiller et de toi seul, jouir
L’homme, brutal, tu le sais, ne changera jamais…
Mise en plis, mise en pot, mise en grille
Brûlée, excisée, asphaltée,
Répertoriée, comptabilisée
Tout ce que tu avais en ton sein créé
Tes mille et une fleurs
Tes mille et une couleurs
Tes mille et une senteurs co-pillées
L’homme, brutal, ne changera jamais, tu le sais…
Mais tu sais aussi que toujours et encore
A sa boîte de Pandore
Malgré mal et malheur
Qu’il se plaît à semer
sur ta robe virginale
A ses griffes infernales
Tu sauras échapper
L’homme, brutal, lui, ne changera jamais
Aline

-       Quelle est la femme (réelle ou imaginaire – présente ou passée) que vous admirez le plus ?

 

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FEMME

La fête des mères française est fixée cette année au 20 mai. La journée internationale de la femme est fixée le 8 mars de chaque année. Elle est dédiée depuis 1977 par l’ONU, à la défense des droits des femmes et à la paix internationale (qu’elles nous foutent la paix ?).
Leur journée, les hommes se la fêtent tous les jours.
Pourtant les droits de l’homme sont de plus en plus souvent bafoués. Mais parmi les atteintes à ces droits, il y a la violence, le  viol, le harcèlement, les mutilations sexuelles, les inégalités de toutes sortes…
Au rythme actuel des progrès, il faudra CENT TRENTE ANS pour arriver, peut-être, à une forme d’Égalité.

A vingt-trois ans, je suis une femme jeune. Mes études vont encore durer plusieurs années. J’aurai professionnellement de lourdes responsabilités, mon devoir. Mon genre n’y change rien. Qu’en sera-t-il de mes droits ?
Vous me demandez de choisir une femme parmi celles que j’admire. Je pense que ce choix vous surprendra. Cela aurait pu être une femme scientifique, Marie, une femme de convictions, Simone, une femme charitable Térésa. Ce sera une… artiste.

Née le soir de Noël 1922, elle aurait l’âge de mon arrière-grand-père.
L’époque était différente. La Société des Nations ne s’inquiétait même pas du vote des Françaises.
Comme nom d’artiste, elle a gardé le nom de son père. A dix-huit ans, les photographies que prend d’elle son beau-frère sont magnifiques.
Elle n’en sera jamais vraiment convaincue, mais elle plaira, à la folie. Celle, en particulier, d’un des hommes les plus riches du monde, à qui elle ne dira jamais le moindre oui.
En 1946, un réalisateur ayant fui le nazisme, lui fait tourner un polar : Les Tueurs. Je cite ses Mémoires : « je me suis imposée en sirène fatale, aux hanches ondulantes et au décolleté vertigineux, capable de flanquer le feu à la planète en restant adossée contre un piano ».
Son premier mari, Mickey la trompe… vertigineusement ! Son deuxième, Artie lui déclare (un 8 mai ?) : « tu es bête comme une oie ». Son troisième, Franck est ruiné.
A eux trois, ces hommes qui ont vécu sous la censure et le puritanisme américains, comptabilisent vingt mariages, sans que la bonne société n’y trouve à redire !
Elle, elle est traitée de « briseuse de ménage ».
Quand elle tourne Vénus, on couvre, après le tournage, une statue nue qui reproduit fidèlement son anatomie (avec des seins de volume normal).
En 1951, contrevenant à la loi, elle avorte deux fois. Elle considère qu’elle ne peut élever un enfant. Franck est malheureux.
En 1954, La Comtesse aux pieds nus raconte sa vie. Son « rôle » dira : « je crois que je suis belle, mais je ne veux pas être une star ».
Ses amants seront Prince, toréador ou… ratés !
En 1968 elle joue Sissi vieille, dans Mayerling.
A soixante ans, elle finira par jouer les sorcières.
Puis elle se désintoxique de tout. Elle se brossait les dents avec du whisky !
La Souche nous fera chanter : « la beauté d’Ava Gardner, ça met dans les yeux des hommes un air, de savoir qu’tout va dans la mer ».

Vous pouvez penser que c’est le diable et qu’il y a dans ses yeux les flammes de l’enfer. Je m’en moque, je l’admire.
Comme George Cukor l’a écrit en 1965 : « Ava, c’est un Monsieur ! ».
Je ne veux pas d’un tel compliment, je voudrais simplement que l’on dise de moi : « elle l’a fait ! ».
Bertrand


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Christine de Pisan

 

- Bonjour Christine, je m’appelle Muriel.
- (Surprise)… Bonjour Muriel. Nous nous nommons par nos prénoms ? C’est assez inhabituel… Oh, mais c’est que je ne parle pas ainsi. Quelle étrange tournure ! Est-ce sorcellerie ?
- Un peu, Madame. C’est la magie de l’imaginaire et de l’écriture qui m’a permis de vous invoquer.
- ?
- Nous ne sommes plus au XV siècle mais en 2021. On m’a demandé d’écrire sur une des femmes que j’admirais le plus. Le choix était difficile. C’est votre nom qui s’est imposé à mon esprit : Christine de Pisan.
- Je suis extrêmement flattée. Mon père m’avait prédit que mon chemin serait semé d’embûches, mais que mon étoile brillerait longtemps.
- Il était astrologue, c’est bien ça ?
- Et médecin, pour notre bon roi Charles V, entre autres. Paix à son âme, cet homme était sage et a su s’entourer de gens exceptionnels. Vous connaissez Jeanne ? J’ai écrit un livre sur cette jeune fille admirable, vous l’avez peut-être lu….
- Sur Jeanne d’Arc ? Non, malheureusement. Vos œuvres sont difficiles d’accès à cause du moyen-français que vous pratiquez. La langue a beaucoup changé. Et elle évolue encore. On parle par exemple d’écriture inclusive pour faire avancer la cause des femmes, de la féminisation de certains métiers…
- Ah encore ? Déjà, à mon époque, j’étais obligée de féminiser des métiers qui n’étaient réservés qu’aux hommes. Je suis d’ailleurs « homme de lettres ».
- Aujourd’hui vous pouvez dire « femme de lettres »ou écrivaine.
- Voilà une avancée qui m’enchante. Est-ce à dire qu’il y a plus de femmes qui ont pris la plume ?
- Oui, elles sont nombreuses et dans presque tous les métiers.
- Enfin ! Si vous saviez comme on m’a embêtée quand, après la mort de mon époux, j’ai décidé d’écrire et de gagner ma vie ainsi : quatorze ans de procès, d’attaques diverses… On m’accusait de luxure, d’avarice, d’être une étrangère (je suis née à Venise mais j’écris en français). J’ai dû batailler en particulier contre les créanciers de mon mari et j’ai réussi à récupérer les sommes qu’ils nous devaient. J’ai vraiment dû me battre. Il faut dire que j’avais à charge mes trois enfants, ma nièce et ma mère.
- Pas facile !
- C’est peu dire… Surtout que j’aimais profondément mon mari à qui j’ai consacré plusieurs ouvrages. L’amour a été l’une de mes grandes sources d’inspiration et le deuil a été terrible. Ce sentiment de solitude sans lui, même parmi les miens…
- « Seulette suy et seulette veux être,
Seulette m’a mon doux ami laissée »…
- Je suis touchée de vous entendre citer mes vers, mais évoquons plutôt l’avenir puisque j’ai la chance de vous rencontrer.
- Vous plaisantez, tout l’honneur est pour moi. Permettez que je vous pose encore quelques questions… Comment avez-vous résisté à l’adversité ?
- J’ai gardé des contacts à la Cour, beaucoup étudié, y compris la philosophie et les sciences, l’Histoire aussi, et beaucoup écrit. On m’a alors passé des commandes dont une biographie de Charles V. À partir de là, le succès a été au rendez-vous. Mon Livre des 100 ballades a été très bien accueilli. J’ai eu des protecteurs. Je me suis même constitué un groupe de copistes travaillant sous mes ordres.
- Une vraie industrie !
- L’indépendance financière et la reconnaissance publique m’ont permis d’aller toujours plus loin : philosophie, politique et même un texte sur le domaine militaire… Là, j’ai senti que j’allais encore me faire des ennemis, mais j’étais déjà lancée. Et puis, j’en avais assez du traitement réservé aux femmes. Même les poètes qui jouaient les progressistes sous couvert d’amour courtois étaient bien souvent misogynes.
- Vous pensez à Jean de Meung et à son Roman de la rose ?
- Oui, vous êtes bien renseignée. Dans Le Dit de la rose je l’ai un peu remis à sa place. Mais là où je me suis vraiment fait plaisir, c’est dans La Cité des dames. Vous connaissez ?
- Que de nom malheureusement.
- C’est une œuvre allégorique, la construction d’une cité par des femmes et à la gloire des femmes illustres du passé, réelles ou mythiques. On y rencontre Blanche de Castille, les amazones, Sappho, Médée et sa tante Circé, la reine de Saba, Xanthippe, Iseult… Jocaste y côtoie des saintes. La vierge Marie elle-même leur fait l’honneur de sa présence. Il fallait bien un monument pour donner à toutes ces femmes la place qui leur revenait et rappeler au monde, au-delà de leurs beautés ou de leurs vertus, la noblesse de leurs esprits. J’en ai profité pour aborder des sujets plus délicats comme le péché que constitue le viol ou la possibilité pour les femmes d’accéder à l’éducation, pour peu que les hommes leur en laissent le droit. N’en ont-elles pas pleinement les capacités ? Mais excusez-moi, je m’emballe, je parle, je parle. C’est que j’aimerais tellement avoir contribué à faire avancer la cause des femmes dans notre pays.
- Vous êtes considérée comme la première femme en France ayant vécu de sa plume, ce n’est pas rien. Tiens, je pense à quelque chose qui devrait vous faire plaisir : Judy Chicago, une artiste américaine, vous rend hommage dans son œuvre Diner Party en vous plaçant parmi trente-neuf  femmes qui ont compté dans l’histoire. Vous y avez votre couvert, non loin de ceux d’Aliénor d’Aquitaine et de la reine Elizabeth.
- La reine Elizabeth ? Oh oui, parlez-moi du futur… J’ai tant de choses à apprendre et tellement d’espoir pour mes comparses.
Muriel

 fabienne

Maman

 Un modèle de femme
Une femme que j’admire le plus
Sans hésiter ma mère, une grande dame
Pour qui j’ai une admiration absolue

 Elle manie les aiguilles et le crochet
L’aquarelle et les mots croisés
Elle fleurit son jardin et sa maison
S’occupe de son potager avec passion

 Alors enfants, elle savait être ferme quand il le fallait
Je vais tout raconter à votre père qu’elle disait
On la faisait tourner souvent en bourrique tous les trois
Mais elle était tendre et douce à chaque fois

 Il n’y avait qu’un salaire à la maison
Mon père voyageait beaucoup
Ma mère était sans profession
Alors que c’était elle qui gérait tout

 Les trois enfants et le quotidien
Quand les journées de dèche
On n’avait pas grand-chose
À se mettre sous la dent
Mes parents étaient magiciens
Et multipliaient la ventrèche
En se privant de viande je suppose
Pour que l’on mange suffisamment

 Maman nous répétait sans arrêt
Le respect et les valeurs
Maman ne cessait de nous corriger
Quand nous n’avions pas de cœur

 Elle nous disait que l’on ne pouvait pas changer
Qu’un con resterait un con
Que c’était un défaut de fabrication
Qu’il ne fallait pas perdre son temps
En voulant changer les gens
Que mener sa vie était déjà bien assez compliquée
Passer son chemin
Au lieu de s’évertuer à vouloir les changer en vain

 Voilà d’où me vient mon inspiration
D’une maman qui nous aime sans condition
Fabye

Simone

Une ministre dans la tourmente

Je me souviens de ce 26 novembre 1974 comme si c’était hier. Je n’avais pas vingt ans. J’étais enceinte. Et mariée depuis deux ans.
Cette femme que j’entendais pour la première fois m’a bouleversée :
-       Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. C’est toujours un drame.
Je pense que cette phrase résonne toujours aux oreilles des femmes de ma génération.
Simone Veil vient défendre la légalisation de l’avortement.
Parmi cette assemblée, presque exclusivement composée d’hommes, les quolibets puis les injures fusent. Elle fait face dignement à sa propre majorité, conservatrice et misogyne qui, sous couvert de religion, refuse toute liberté aux femmes.
Elle est alors ministre de la santé et non parlementaire. C’est le premier dossier que lui confie le président Valéry Giscard d’Estaing.
C’est une urgence : plus de trois cent mille femmes ont recours chaque année à l’avortement clandestin. Une en meurt, tous les jours.
Beaucoup ne comprennent pas cette urgence. Jacques Chirac dira même :
-       Les femmes se sont toujours débrouillées jusque-là, elles continueront.
Paradoxalement, ce sera son plus fervent défenseur, contre vents et marées.
J’écoute religieusement ce que dit cette femme de quarante-sept ans, mère de trois enfants. Personne ne sait encore qu’elle a été déportée, a survécu à l’horreur. Elle ne veut pas en parler.
Pendant trois jours et deux nuits, elle va défendre son projet de loi, se faisant traiter – et c’est un comble -  de « nazi ».
Après une âpre bataille verbale, le projet de loi est finalement adopté. Elle gagne alors le respect et l’admiration des femmes. Elle entre dans l’Histoire.
Et cette femme, Mesdames, ne l’oubliez jamais. Elle nous a donné la liberté.
Cette femme que j’admire plus que tout, qui a su avec courage aller au bout de ses convictions, comme j’aurais aimé la rencontrer.

Aujourd’hui, partout dans le monde, on voit un recul de nos droits, même de ceux que l’on pensait inaliénables. Il faut être vigilantes. Toujours se battre, ne jamais rien lâcher !
Fafa

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