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Atelier d’écriture du 1er mars 2021

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Atelier spécial et « buissonnier » pour ce lundi 1er mars car nous étions hors les murs, à la galerie Lec Lec Tic pour nous inspirer de l’exposition « Tout doit disparaitre », des compositions numériques fantastiques de l’artiste Antoine Pecquet.
Merci à Hélène qui nous a super bien reçus !!!

Regrets tardifs

Regrets tardifs

Autrefois
Ma foi
J’ai été grandeur
Puis décadence
Mon cœur pleure
Toute sa douleur
Toute sa souffrance
Il n’y a pas d’heure
Pour la rancœur.

Le chagrin me submerge
La vie me quitte
Je glisse le long de la berge
La nuit s’agite.

Noyé dans le brouillard
Déambulant tel un clochard
Les regrets m’assaillent
Les chaînes me tenaillent
Elles me tirent vers le bas
Hameçonné je suis déjà
Comme un vulgaire poisson
Qu’on tirerait du fond
A quelques pas
A l’orée du trépas.

Il est trop tard pour regretter
Il fait trop noir pour espérer
Le jour se couche
L’obscurité me touche
Se pose sur ma bouche
Un drap étoilé
Qui s’éteint pour l’éternité.

Il est des regrets
Qu’on préfère cacher
Il est des remords
Enfouis comme des trésors.
Fabienne C.

Aller de l’avant

Plus de tête en arrière !
De pensées qui reculent !
Se libérer d’hier,
Du passé qui nous brûle.
Délaisser l’hameçon
Qui nous tire vers le fond.
Ouvrir un jour les yeux
Vers ce qu’il y a de mieux.
Partir le cœur battant,
Accepter les soleils,
Et écouter le chant
Du monde qui s’éveille.
Patricia

Regrets tardifs

 

Encore une fois, c’est son souvenir qui m’a repêché.
Il y a six ans, maintenant, que mon cœur frôle l’arrêt dès que je la vois. Qui aurait pourtant cru, lorsque nous nous sommes rencontrés à cette soirée d’été, que son souvenir ruinerait autant de mes nuits ?
Pourtant, je n’ai pas le droit de lui faire partager cet amour qui, aussi fort qu’il pût être, me détruit chaque jour un peu plus.
Mais revenons à cette fameuse soirée d’été.
Elle était sur la terrasse et dansait avec ses amis sur une chanson dont je n’ai qu’un vague souvenir, Indochine, il me semble, mais qu’importe… Elle  était là, si belle.
Mon unique souhait était de connaitre son nom. Mon corps tout entier ne répondait plus, assailli par des frissons à la vue de ses sourires les plus tendres. Ces frissons qui, jadis, rendaient mon cœur si léger, le rendent aujourd’hui bien trop lourd, car ses sourires étaient destinés à un autre.
On dit souvent que rien n’arrive par hasard. Cependant, à quoi peut bien rimer cette rencontre si je n’ai pas le droit de l’aimer ?
Pourquoi m’a-t-elle autant impacté ?
Je n’ai jamais su répondre à cette question. Je n’ai jamais eu le courage d’aller vers elle. Je n’aurais donc pas non plus son nom, mais elle est encore là, chaque été, à cette même soirée, avec les mêmes amies, le même mari et, chaque année, ma gorge se resserre un peu plus en la voyant danser.
Cette année, pourtant, je ne la verrai pas. Je déménage sur cette toute petite île lointaine que l’on nomme Nouvelle-Calédonie.
Alors que je boucle ma ceinture et regarde à travers le hublot, je repense à cet amour que je ne pourrai lui donner, cette idée s’accompagne d’un sentiment bien plus profond, certainement un regret tardif.
Et alors, je me noie dans cette amertume de ne pas avoir oser.
Encore une fois, c’est son souvenir que me repêche.
Amandine

        Le Matin                                  

Le Matin

Imperceptiblement la nuit fait place au jour. Les sombres cauchemars s’estompent à l’horizon.
Le soleil émergeant rayonne sur le monde,
Il inonde la place de jaune orpiment.
L’oranger se balance et ses pommes d’argent annoncent la couleur et le jus succulent.
L’autre qu’on ignorait, offre sa main dans l’ombre.
L’eau clapote au bassin sous l’alizé naissant.
C’est la promesse de l’aube recommençant.
Claude

 

La rancune

La rancune

Elle est là en moi
Au fond de mes tripes
Elle bout, elle cogne
Elle m’accompagne
Elle m’arrache à toi
Elle est là, elle s’agrippe

Tel un poison
A foison
Elle se libère
C’est un calvaire.

Verts, rouges, les liquides,
Les ressentis remontent
Tels des acides
Qui brûlent et rabotent
Tout mon intérieur
Jusqu’à l’extérieur.

Elle affole mes narines
Elle délave mes yeux
Elle est là, elle s’enracine
Elle me rend disgracieux

Cette rancune
M’importune
Et je ne sais comment
Faire semblant
D’avancer avec elle
A tire- d’aile
Fabienne C.

L'attente

L’attente

Homme Kanak attaché à sa terre attend son heure.
Il arbore fièrement le drapeau triomphant sur son corps.
Femme Kanak, elle, attachée à sa liberté, se sent emprisonnée, prise au filet.
Elle a évolué, finie la robe Mission, la chape, la prison.
Finis les jeux d’enfant. Doucement, ils s’éloignent l’un de l’autre
L’un accroché au passé et l’autre en révolution.
Claude

 

Arnaud au top de sa forme !

Arnaud au top de sa forme !

L’avenir

Faites attention humains, plus précisément les hommes !
Depuis des années que cette phrase est prononcée « la femme est l’avenir de l’homme », c’est en train de se produire. Cela a commencé tout doucement, et depuis quelques temps ça s’accélère.
Même, il n’y a plus besoin du dernier terme de cette phrase « de l’homme », les avancées génétiques vont vous remplacer, les mâles.
Vous n’êtes plus que des cloportes, des nuisibles. Le féminin ne se contente plus de vous émasculer, il vous décapite. Votre existence est remise en cause.
Les femmes n’ont besoin maintenant que des chiens. Ce sont les seuls qui remuent la queue quand elles rentrent chez elles.
Ce quadrupède est fidèle.  Le chien est l’avenir de la femme.
Arnaud 

La bouderie

-       Chéri, arrête de faire la tête, il y a presque deux heures que tu es là, sans bouger, en plein soleil !
-       ….
-       Allez, ça suffit, c’est pas parce que j’ai pris ta carte bleue pour faire les soldes que tu dois bouder comme ça pendant si longtemps. Après tout, je n’ai dépensé que 150.000 F… Tu sais, j’ai acheté des super fringues, juste pour te plaire.
Pffff ! Fait une chaleur ici, je vais me déshabiller. Allez, tourne la tête, regarde, je suis nue… D’habitude, ça t’inspire.
-       …
Et puis, tu sais, ce garçon que tu as vu chez nous hier soir, ce n’est pas du tout ce que tu crois, c’est… c’est… c’est mon cousin ! Je ne l’avais pas vu depuis qu’il est reparti à la tribu, alors c’était normal qu’on s’embrasse… Allez Chéri, viens, tu sais que je t’aime… Je n’aime que toi, voilà, tu es content ?
Allez, viens je te dis…
-        …
Si tu veux, demain matin, pour une fois, je t’apporterai le petit déjeuner au lit. Et puis, tiens, tu n’iras pas travailler et on restera ensemble toute la journée…
-       …
Tu ne veux pas à cause de ce qui s’est passé avant-hier ? Tu sais, ce n’est pas de ma faute si j’ai confondu le sucre avec la mort au rats pour te faire ce beau gâteau… Je suis contente que tu n’en aies mangé qu’une seule bouchée.
Bien sûr, tu as été malade, mais quand même, tu aurais pu y passer… Je t’aime, mon Chéri…
Dis-moi, c’est vrai ce que tu m’as dit la semaine dernière, que tu avais pris une assurance-vie et que j’en serai la bénéficiaire ? Tu sais, je demande juste comme ça, parce que, bien sûr, je n’aimerais pas qu’il t’arrive quelque chose. Je t’aime tellement..
Allez, viens, quoi ! Arrête un peu… Tu sais que ça m’énerve quand tu fais ça… et qu’après, j’ai du mal à me contrôler !
Allez, comme tu aimes bien quand je chante, je vais te chanter une chanson traditionnelle d’Ouvéa, où je suis née… C’est une très belle chanson. Elle parle aux requins, elle les envoûte. Maman disait que, quand c’est une femme amoureuse qui la fredonne, elle peut leur faire faire ce qu’elle veut quand c’est une femme amoureuse qui la fredonne, mais bien sûr, ce n’est qu’une légende… Ah, tu vois, tu souris…
-       …
Allez… Adieu, mon Chéri…
Fabienne

La bouderie

Je sais repousser mes limites, surpasser mon prochain.
Je connais mon potentiel et je contrôle mon quotidien
Mais je sens cette vanité, et ces insatisfactions ridicules qui me consument en vain. Je les tais, je n’apprends rien.
Je m’observe.
Attentivement, une image apparaît. Je me souviens.
Cet homme me l’avait bien dit. Ou bien m’avait-il maudit. J’étais jeune homme mais mon esprit était garçon. La vie donne toujours ses réponses avant nos questions.
« Tu n’es pas à l’aise avec tes émotions, surtout les plus banales. Tu te laisses submerger par une eau sombre. Tu te noies dans des flaques d’eau qui pourraient s’évaporer sous ton regard ardent. Au lieu de plonger, et de nager dans une eau tienne, tu lui refuse le droit d’exister, jugule son expression. Mais elle ne saurait être contenue. Il y a pire que la noyade , il y a l’érosion.
Ton déni provoque la remontée du trouble, et la création d’un Fléau que tu nourris. Pendant ce temps-là, Elle fane, tu la délaisse.
Qui ? Qui ?! » Devrait s’exclamer ton esprit célibataire.
Ta partenaire la plus fidèle, et donc, la plus trahie. Ta sensibilité.
Et qu’est-ce qui vous sépare, vous désunit ? Une contrariété sous le boisseau, une attente illégitime, une comparaison frustrée ?
Le choix d’être victime plus que responsable. Un non-dit semblable à un morceau de plastique criard dans ton jardin intérieur.
Ton moi-idéalisé, au détriment des plus belles noces de ta vie.»
Marceau

LA BOUDERIE, Féminin au bord de son bain, regarde son masculin se mouvoir dans son noir. Quand la rancune vous prend en chasse, le couple cri au désespoir.
L’été se termine et le soleil a laissé des marques à coup de soucis. Reste sur ton rocher. L’eau froide a flétri mon envie. On ne vit plus d’amour et l’eau n’est pas aussi fraîche.
La nage des excuses ne suffit plus. Un caillou dans la mare des reproches retentit comme une claque de perdue. Fausse ingénue, ta beauté tropicale me fait suer.
Je crois bien que cette fois si, c’est terminé !
Bruno

Le vent

Le vent

 

La nuit était encore épaisse, et la chaleur étouffante.
Pas un seul courant d’air ne venait atténuer la difficulté de marcher dans la forêt des heures durant. l’atmosphère était tellement lourde que le ciel semblait violacé.
Mais il fallait absolument qu’il attrape quelque chose car les réserves étaient presque épuisées. Il priait pour faire une grosse prise, de quoi tenir un mois sans retourner à la chasse. La viande serait séchée, salée, ou encore fumée. Les petits mangeraient à pleines mains entre deux éclats de rire. Et sa femme aurait les yeux brillants de gratitude, et lui de fierté.
Pour l’heure, il fallait suivre cette trace, ténue. Certainement un cerf, mais la légèreté de ces traces lui en faisait douter.
C’est quand il ne l’attendait plus que le cerf se montra, curieusement dans la partie découverte de la forêt. Serrant son fusil contre sa poitrine, il s’accroupit lentement dos à l’arbre près de lui. En jetant un regard par-dessus son épaule, il observa la lumière de la lune éclairer l’animal. Son pelage blanc paraissait argenté et nacré. Il n’avait jamais vu une chose pareille.
Un cerf albinos ? Peut-être…
C’est le moment que choisit le vent pour se lever. Il pesta en espérant que son odeur ne soit pas portée jusqu’à l’animal. Sa présence fut finalement trahie par la roussette qui était perchée au-dessus de lui. Elle poussa un cri strident en s’envolant subitement.
Le cerf qui broutait releva la tête vers le chasseur, et disparut aussi rapidement qu’il était apparu.
Satanée roussette !
Ah tiens, on dirait bien la trace d’un cochon. La nuit est loin d’être finie.
Louise

 

Notre Fabie, une âme de poète

Notre Fabie, une âme de poète

Les petits jeunes : Amandine et Loup

Les petits jeunes : Amandine et Loup

Marceau, le bon élève !

Marceau, le bon élève !

Patricia, très inspirée...

Patricia, très inspirée…

Tête à tête (Salomé)

 Verte de rage après la peur, après l’horreur…
Afin qu’en moi ton sexe plus jamais ne se glisse,
Je veux sentir couler ton sang chaud sur mes cuisses.
Ma haine te ressemble et voit comme j’en tremble !
Je veux être cruelle et te sentir fragile,
Découper de ta vie un à un tous les fils.
Tout désir en exil, tes traits enfin tranquilles
Séparés de ton corps, je veux te voir docile.
Il faut que tu l’admettes ; tu dois payer ta dette.
Adieu à jamais soumission et courbettes,
Je me délecterais du vin de ta défaite
Et alors, toi, le mort, sans regret ni remords,
Révélant à la foule que tu n’es qu’une bête,
Marionnette muette, j’exposerais ta tête.
Patricia


Salomé

De nouveau je me sens bien.
Je vais pouvoir m’épanouir.
Vingt ans, j’ai ravalé mon chagrin.
Je m’en suis même voulu de jouir.
Tu m’as sacrifiée dans ton étreinte.
Je reprends vie quand tu t’éteins.
J’ai pourtant appelé à l’aide, je ne pouvais mordre ta main.
Dans ta bouche des « je t’aime » mais ton sexe est vilain.
Longtemps j’ai été laide, car dans tes yeux je ne l’étais point.
J’ai falsifié mon assurance, toujours douté des « tu es belle ».
Mon équilibre était fragile, désidentifiée corporelle.
Aujourd’hui, mon sourire est subtil, je me satisfait dans ta mort.
J’ai encore du chemin à parcourir mais le miroir ne me lancera plus de sort.
Tes gestes ne peuvent mourir, mais de ma vie, j’en veux encore.
Aujourd’hui je suis femme, et tu tiens dans mes bras.
Je ne porte plus de blâme, je suis forte à cause de toi.
Il y a de la Grâce au-delà des abysses.
Je t’ai fait face. Aujourd’hui c’est ton sang sur mes cuisses.
Je m’appelle Salomé, et j’ai pris la vie du père qui m’a nommée.
Marceau


Chérie, je te donne tout

Qu’avons-nous besoin de plus ?

Regarde, chérie, ce paysage merveilleux où nous vivons. C’est presque le paradis. Cet endroit nous fournit tout l’essentiel dont nous avons besoin pour vivre. Cela ne te suffit pas , tu en veux encore plus.
Je t’ai donné tout ce que j’avais avec tout mon amour, avec tos mes sentiments positifs. Je n’ai plus rien à me mettre, seulement ce caleçon fleuri.
Je cueille, je chasse, je pêche pour toi pendant que tu te prélasses toute la journée.
Je t’aime, tu le sais, j’espère. Je te donne tout mon cœur mais il ne te suffit pas. Que veux-tu encore ?
Tous mes organes, prête à me manger. Tu es une goulue, une ogre,  une cannibale même ! Tu m’as vampirisé, aspiré toute mon âme.
Je ne peux pas vivre sans toi. Tue-moi et mange-moi…
Arnaud

La bête

LA BOUDERIE, Féminin au bord de son bain, regarde son masculin se mouvoir dans son noir. Quand la rancune vous prend en chasse, le couple cri au désespoir.
L’été se termine et le soleil a laissé des marques à coup de soucis. Reste sur ton rocher. L’eau froide a flétri mon envie. On ne vit plus d’amour et l’eau n’est pas aussi fraîche.
La nage des excuses ne suffit plus. Un caillou dans la mare des reproches retentit comme une claque de perdue. Fausse ingénue, ta beauté tropicale me fait suer.
Je crois bien que cette fois si, c’est terminé !
Aline

La rancœur

 
Chacun de ses regards est un poignard invisible.
Celui-ci est trop beau, il lui fait de l’ombre.
Celle-ci est trop riche, elle pourrait partager, quoi !
Le monde entier lui veut du mal, s’est ligué contre lui. Où qu’il aille, il se retient de sauter à la gorge du premier venu. Il n’y a pas d’innocence. Les autres jettent des regards moqueurs, colportent rires et quolibets, dissimulent à peine leur ressentiment.
Lui, il les assassinerait tous, sans problème, il en est persuadé ; mais sa voix intérieure chuchote, le calme toujours, le retient à la dernière seconde.
Il ne s’en rend pas compte, mais sa rancœur indistincte l’a changé. Ses yeux ont délaissé leur robe émeraude pour un regard ophidien. Un regard froid et venimeux, un regard qui, bien tapi dans ses orbites attend une proie.
Lui qui avait le teint frais, voilà que sa peau n’est plus que goudron. Une barrière, inerte et poisseuse, entre son cœur et les autres.
Il est, sans le savoir, un énième pantin du diable. Véritable Lucifer, autrefois bon, lui aussi. Son âme corrompue est irrécupérable. Le vice en lui s’entretient tout seul, telle une mauvaise herbe. Le vice, toujours plus tentant, tendant vers le ciel l’urne infernale, laissant ses méphitiques vapeurs s’insinuer insidieusement et sans soupçon.
Et l’enragé aveugle, inquiet de tout sauf de lui-même, ouvre grand ses naseaux et inspire de tout son soûl.
A celui que j’ai aimé avant qu’il ne se tue, dont l’anachronique beauté s’est aujourd’hui tut, dont la rancœur a fait du corps une arme, je ne peux plus pour toi, verser la moindre larme.
Loup

 

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