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Atelier d’écriture du 22 février 2021

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Devoir : drôle(s) de couple(s)

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Fables

La cigale et la fourmi,
Un couple qui a un peu vieilli…
Le renard et le corbeau,
Un beau scénario,
Le lion et le rat,
Pourquoi pas ?
Le lièvre et la tortue,
Pas mal non plus
Les deux moineaux et le chat,
Celle-là, connais pas !
Le singe et l’éléphant,
Assez impressionnant.
La grenouille et le rat,
Ne m’en parlez pas !
L’agneau et le loup,
Une histoire de gros sous,
Le loup et le chien,
Oh, celle-là, elle est bien !
Les poissons et le cormoran
C’est assez déroutant.
Le singe et le dauphin,
Une histoire sans fin.
Le vieux chat et la jeune souris
Une fable qui m’a attendrie.
Dans ces fables, tous ces drôles de couples
Qui, par la grâce de Lafontaine vont en double
Mettent en scène des animaux
Pour mieux critiquer les hommes.
Et ainsi, le poète, par tous ces contes moraux,
Toujours nous divertit et jamais ne nous assomme
Il ridiculise les puissants,
Se met du côté des petits.
Ce qui, n’arrive pas souvent,
Vous verrez, dans la vraie vie !
Fabienne

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A l’origine du monde, le Créateur baignait dans une douce béatitude.
Tout était parfait : pas de pollution, pas un bruit, pas de voisin importun empiétant sur sa propriété.
La mer était bleue, le ciel était bleu, les saisons bien marquées, tout poussait sans problème et se régénérait à l’infini, sans aucune aide extérieure.
Les animaux étaient pacifiques, le poisson abondant sautait tout seul dans les filets.
Il suffisait que le Créateur claque des doigts pour faire apparaître son plat du jour :
-       Le lundi : tournedos de dinosaure.
-       Le mardi : omelette de cane.
-       Le mercredi : ragoût de crocodile.
-       Le jeudi : un volatile au choix.
-       Le vendredi : homard.
-       Le samedi : poêlée de champignons ou lasagnes de légumes.
-       Le dimanche : poule au pot.
Et pourtant, ni l’abondance auto-renouvelable ni la sérénité perpétuelle ne suffisaient à rendre le Créateur heureux
En fait, Tout-Puissant qu’il était, il s’ennuyait ferme.
Aucun imprévu à l’horizon, pas le moindre petit cyclone ou tremblement de terre à gérer.
Les faits n’étaient pas divers, il ne neigeait jamais au printemps, et aucune maladie ou épidémie n’étaient à déplorer.
Une telle monotonie était devenu tout simplement insupportable à vivre pour le Big Boss.
Un jour (celui du homard), il eut une idée : « il me faut de la compagnie ! Je vais essayer de me trouver des copains sympas avec qui passer de bons moments», se dit-il en regardant  en vain tout autour de lui.
Pas facile, quand on est parfait, de trouver chaussure à son pied.
Mais le Créateur était motivé et bien décidé à rompre avec la solitude.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Il attrapa son jeu de dés (des osselets de bébé tyrannosaure) et les lança joyeusement en l’air.
Premier coup réussi… ou presque : devant lui apparut un couple de rigidosaures. Pas mal, mais pas assez affectueux.
Deuxième essai : un couple de rigolanosaures. Déjà plus marrant, mais impossible de les arrêter de rigoler.
Un peu lassant, à la longue…
Le troisième essai fut le bon. ELLE avait deux petites pommes sur la poitrine, une feuille en bas du ventre et une troisième pomme dans la main.
LUI se cachait derrière un arbre et faisait semblant de ne pas la voir.
Mais non, c’est le contraire, le Créateur s’est trompé en inversant le négatif-photo.
ELLE était derrière l’arbre, bien décidée à vivre sa vie en toute indépendance.
LUI la poursuivait, un gourdin à la main, et un deuxième bâton entre les jambes qui sautillait quand il courait.
Ah, le Créateur a tout de suite adoré ce drôle de binôme peu poilu et tellement inattendu !
Leurs bouches s’ouvraient en laissant s’échapper des bruits, et leurs yeux lançaient des éclairs ou se faisaient tout doux.
Un jour, le couple rigolait, le lendemain, il boudait, le jour d’après, il chassait en se tenant par la main.
On ne s’ennuyait jamais en sa compagnie.
Le Créateur n’espérait plus qu’une chose : pouvoir communiquer avec ce drôle de couple.
Même ce vœu fut exaucé.
…. Et ce fut le début du grand chambardement et des embêtements perpétuels.

Le Créateur n’aurait pas dû s’en mêler…
Comprendre l’être humain, c’est vraiment mission impossible !
Marie-Pierre

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Il était une fois, dans une verte prairie jouxtant une grande et belle forêt, une jeune et fringante brebis du nom de Séraphine. Son maître, un brave fermier, la laissait du soir au matin, batifoler dans l’herbe tendre, rassuré par la solide clôture qui entourait ses terres.
Séraphine, née en ses lieux, vivait heureuse et insouciante. Mais un  jour, elle aperçut deux yeux noirs et luisants qui l’observaient avec une attention extrême. Intriguée par cette insistance, elle s’approcha de la clôture et découvrit que son admirateur était un grand et puissant loup.
Le fermier l’avait maintes fois mise en garde contre ce type de cruels prédateurs mais… ce loup-là était peut-être différent… Elle lui trouva une bonne mine. Certes son regard était très direct, mais ses prunelles si brillantes avaient quelque chose de troublant, et quand il retroussa légèrement ses babines, elle vit, délicieusement impressionnée, ses magnifiques dents blanches du plus bel éclat. Son pelage brun et fourni, ses fines oreilles, frémissant au moindre bruit, tout dans cette belle bête l’attirait irrésistiblement. Peut-être même que ce danger dont on lui avait rebattu les oreilles s’avérait un piment supplémentaire…

Hou ! hou ! l’interpella le loup d’une voix chaude et sensuelle.

Bê ! Bê répondit Séraphine, en inclinant sa tête avec grâce.

Et bien, si vous pensez que cette rencontre insolite fut sans lendemain, vous vous trompez grandement ! Chaque soir, quand après une dure journée, le fermier rentrait chez lui, le loup venait rendre visite à Séraphine.
Leur étonnante idylle dura ainsi toute la belle saison, mais avec l’arrivée des frimas, Séraphine savait que ses jours de liberté étaient comptés : bientôt elle serait confinée dans la bergerie jusqu’au retour des beaux jours.
Si elle voulait continuer à voir son amoureux, il fallait agir au plus vite.  C’est ainsi que par un pluvieux soir d’octobre, ayant réussi à faire un large trou dans la clôture, Loup emmena avec lui la douce Séraphine tout au fond de la grande forêt.
Contre toute attente logique, mais somme toute, comme dans tous les contes, notre histoire finit bien. Ils se marièrent à la mode des loups et vécurent tous deux très longtemps et très heureux, sans doute, parce qu’ils n’eurent pas d’enfant.
Mais cette considération nous amènerait à une autre histoire… nous mettrons donc un point final à celle-ci avant de nous quitter.
Patricia

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Le vélo et la Clio

 Il était une fois un vélo tout terrain
Amoureux d’une Clio d’un clair orange fluo
Il emmenait sa belle sur de vilains chemins
Pour lui conter fleurette, pas des contes mythos
Mais des histoires sanglantes du temps des Achéens

Ils roulaient côte à côte au milieu des ornières ;
La belle allait cahin-caha avec ses yeux de chat,
Ils parlaient de César ou de Catilina,
Pour le plus grand plaisir de la muse, pas trop obtuse,
Qui brinquebalait parmi les nids de poule,
Zigzaguant savamment. Ils échangeaient leurs patins
Et leurs disques de frein au cœur de leur p’tit bois.
Elle parlait de la Grande Guerre, des chevaux sacrifiés,
Ou des guerres mongoles et du grand Gengis Khan,
Il lui parlait des Han de la Chine prospère
De l’époque des Tang, c’était toute une autre ère.

Il jouait de la sonnette et elle, de son klaxon pour aller de concert.
De son hayon arrière, il en connaissait un rayon.
Pourtant un jour la douce toussota,
Elle cassa son cardan en se cassant les dents,
Quant au vélo tout terrain, son cadre de carbone
Ne tenait plus la route et ses roues se voilèrent
A cause des ornières.

Alors, ils se rangèrent et du coffre arrière
Naquit, ce n’est pas un mystère, un vélo de croisière
Un vélo électrique, de couleur bleu roi.
Claude

Exercice 1 :  figures de style

Vous avez été très mal reçu par un agent administratif et vous allez faire un courrier à son chef pour vous en plaindre.
Dans ce texte, vous devrez inclure :
-       1 anaphore = reprise d’un mot ou d’une série de mots au début de phrases ou de propositions successives.
-        2 métaphores = figure de style qui consiste à donner à un mot un sens qu’on attribue généralement à un autre, en jouant sur l’analogie, les ressemblances
-       3 comparaisons = 2 éléments rapprochés au moyen d’un comparatif (comme, tel, pareil…)

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Monsieur le Directeur,

Je viens par la présente vous faire part de mon mécontentement concernant un de vos agents.
Alors que j’avais pris rendez-vous avec un responsable de votre service comptabilité, j’ai été reçue comme un chien dans un jeu de quilles.
Nous avons été maintes fois interrompus et j’ai eu bien du mal à exposer la situation qui me pose problème. Moi, qu’une éducation stricte avait nourrit de respect envers mes aînés, j’ai trouvé très cavalière la façon qu’a eu cet agent de m’apostropher.
Faisant à ce jour, à mon tour, partie des seniors, je m’attendais à plus de considération.
En ma qualité de fidèle cliente, je m’attendais à un autre accueil, en ma qualité de fidèle cliente, je m’attendais à plus de respect, et surtout en ma qualité de fidèle cliente, j’attendais de votre administration plus d’écoute et de compréhension.
Cette personne a la délicatesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine et ce pitbull ne sait guère qu’aboyer ; autant s’adresser à un mur ! La chaleur de son accueil mériterait largement un article dans « Le chien bleu » car à travers ce comportement c’est un voile de honte qui s’abat sur toute votre administration, portant hautement préjudice à la réputation de votre établissement.
Je vous saurais donc gré de bien vouloir prendre toutes mesures utiles afin de faire cesser ce déplorable dysfonctionnement.
Espérant que vous porterez attention à cette légitime réclamation, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération distinguée.

Madame Hortense Lofus-Key
Patricia

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Madame la Directrice,

Je prends le temps de vous écrire pour vous signaler l’attitude irresponsable de l’une de vos employées envers ma fille Noémie Dupain.
La petite est rentrée hier très énervée. Elle tournait, tel un lion en cage, dans sa chambre sans nous faire partager ses préoccupations. Face à son visage fermé comme une porte de prison, nous ne savions plus que faire. Il nous aura fallu une patience d’ange et bien des cajoleries pour lui délier la langue qu’elle a ordinairement bien pendue.
Ma petite est triste.
Ma petite se sent trahie.
Ma petite se sent mal-aimée.
Elle nous parlait beaucoup, ces derniers temps, de Pierre qui est plus jeune qu’elle et avec qui elle partage fréquemment son goûter. Elle le considère comme son amoureux. Or, depuis que la nounou lui a crié dessus devant les enfants car elle ne s’était pas lavé les mains, ce garçon ne veut plus lui parler de peur, je cite  » d’attraper des microbes de saleté ».
Est-ce le rôle d’une nounou de dire à tous que « Noémie est cacabeurk ? »
L’incident pourrait prêter à sourire s’il ne s’agissait pas des propos d’une adulte et de leurs conséquences sur une petite qui ne cesse de pleurer et ne veut plus aller à la crèche.
Je vous prierai donc d’aborder le sujet avec la dame en charge de son groupe, afin d’apaiser la situation et de repartir sur des bases saines.
En essayant de rester cordiale,
Mme Dupain, une maman très en colère.
Muriel

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A Monsieur Gaston LOUBARD
Maire de Tréfouillis-lès-Oies
Monsieur le Maire,

Je croyais que pour être agent d’accueil, comme son nom l’indique, il fallait accueillir les gens, c’est-à-dire d’être au moins aimable.
Je croyais que pour être agent d’accueil, il fallait être au service des visiteurs.
Je croyais que pour être agent d’accueil, il fallait, sinon être joli, ce n’est pas donné à tout le monde, mais du moins être bien mis et souriant.
Je croyais que pour être agent d’accueil, il fallait trouver les interlocuteurs ou les services demandés.
Je croyais que pour être agent d’accueil, il fallait être souriant.
Mais rien de tout cela, à l’accueil de votre vénérable institution car, ce matin, c’est un cerbère, qui m’a reçue.
Alors que je lui demandais poliment une entrevue avec vous, cette harpie, aimable comme une porte de prison, n’a même pas daigné m’annoncer.
Pire, elle a même fait barrage de son corps, tel un chien féroce défendant son os afin que je ne puisse arriver à votre bureau.
Cette guenon, coiffée comme un as de pique et vêtue comme une clocharde, m’a carrément éconduite, sous le prétexte fallacieux que je n’avais pas de rendez-vous.
Comment se fait-il qu’elle empêche vos administrés de vous voir ? N’est-ce pas avec nos impôts qu’elle touche un salaire mirobolant ?
Laissez-moi vous dire, Monsieur le Maire, que vous feriez mieux de m’embaucher moi. Oui, moi ! Et vous verriez que cette prison, cette geôle où vous travaillez sans avoir l’autorisation de voir quiconque, se transformerait en paradis, voire en septième ciel !
Je vous remercie, par avance, de l’attention que vous porterez à ce courrier et vous prie de croire, Monsieur le Maire, à sentiments les plus chaleureux.

 Madame May Comtante

PS : Alors, mon Gastounet, on se voit quand ? Tu vois, cette fois-ci, je t’ai bien écrit, hein ?
Fabienne

Tarapehu, 22 février 2021

A Monsieur le Directeur de la CPS, section de Tarapehu

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Monsieur,

Voilà quatre fois que je me rends à la section de la CPS de notre commune afin de réceptionner ma carte d’assuré social et voilà quatre fois que je me fais recevoir comme un malotru.
Voilà quatre fois que Monsieur Edouard Patu Patu rejette ma demande, cet ours mal léché qui ne connaît manifestement pas les règles les plus élémentaires de la politesse et qui s’est comporté comme un goujat avec moi, me regardant à peine, trop occupé qu’il était à finir ses mots fléchés de niveau 1.
Voilà quatre fois que cet Ostrogoth me réclame un papier différent comme s’il n’avait pas pu me les demander tous à ma première visite. Voilà quatre fois que je fais la queue dans la chaleur moite, supportant des enfants braillards comme des poules qui caquettent.
Qu’attendez-vous donc pour le mettre dehors
Monsieur Patu Patu prend un malin plaisir à faire traîner les choses pour occuper son temps je suppose. Il doit s’ennuyer ferme.
Soyez sûr que je ne me présenterai pas une cinquième fois et je vous posterai le papier manquant.
Veuillez donc prendre les mesures qui doivent être prises contre votre employé en espérant que vous ne soyez pas de la même trempe.
Dans l’attente de la suite du feuilleton, recevez Monsieur le Directeur, mes regrettables salutations,

 M. Hubert Grincheux
Claude

Exercice 2 : Objet mystère = à quoi sert, selon vous, cet objet ?

objet mystérieux 2

UN MICROSCOPE VIEUX DE 6000 ANS !!!

C’est un objet exceptionnel qui vient de parvenir au Museum du Jardin des Plantes. Il est présenté dans une petite salle à gauche de la galerie de l’Évolution, et occupe le centre de cette pièce dont il est l’unique trésor. Il s’agit de l’ancêtre de notre microscope. Il a été découvert dans une tombe égyptienne de la Vallée des Rois nouvellement explorée. Il aurait six mille ans.
Il est en bois de rose et se compose de neuf cylindres munis de lentilles grossissantes qui permettent de voir une particule avec un grossissement proche de celui de nos microscopes électroniques.
Cette découverte est absolument fabuleuse car elle permet de comprendre un message en hiéroglyphes jusqu’alors obscur trouvé dans la tombe d’un savant du Haut- empire, Hymontep. Ce message expliquait qu’on on avait découvert les bactéries alors qu’on datait cette découverte de la fin du XVIIIème siècle et qu’elles furent révélées vraiment au grand public un siècle plus tard.
Une autre tablette raconte comment la civilisation égyptienne fut touchée par le fléau de la peste qui entraîna sa décadence et dont on avait déjà isolé le bacille à l’époque.
Gageons que cet objet va attirer la foule au Museum d’Histoire naturelle. C’est avec beaucoup d’émotion que la Directrice nous a fait partager ce secret qui n’en est plus un pour vous.
Claude

 

S’il y a bien un endroit que j’adore c’est la vieille demeure de grand tante Hortense.
Nichée au cœur d’un jardin verdoyant, on peut apercevoir de très loin les deux pignons qui, tels des vigies, dominent la campagne environnante.
La maison, quand on s’en approche, pourrait paraître austère avec ses pierres grises et sa large porte de bois sombre mais, dès qu’on pénètre à l’intérieur on se sent comme accueilli entre ses murs chargés d’histoire.
La bergère de cretonne semble vous inviter à une petite sieste au coin du feu à moins que vous préfériez les deux gros fauteuils en cuir brun, certes usagés mais tellement confortables !
Dès que j’entre dans cette maison, il me semble que tante Hortense est toujours là et qu’elle va me proposer des scones beurrés et une tasse de thé Earl Grey.
Que de souvenirs dans cette maison !
Mes pièces préférées étaient la cuisine d’où montaient souvent de délicieuses odeurs de pâtisseries mais surtout le grenier où je puisais tous les trésors propres à nourrir mon imagination : phantasmes de guerrier, de grand magicien ou d’artiste renommé. Un objet surtout avait ma préférence : tout en bois blond, formé de différents éléments concentriques, sous sa forme condensée il tenait entre mes mains mais si on le déployait il n’était pas loin des quarante centimètres. C’est sous cette forme que, me  prenant pour Rackham Le rouge, j’explorais des iles inconnues  grâce à cette originale longue vue. Sous sa forme plus compacte, je lui attribuais la fonction prestigieuse de « boite à mystères » dont le contenu imaginaire variait au fil de mes divagations.
En vérité, la réalité dépassait largement la fiction. Dès qu’en fermant un œil, on regardait au fond de cet étrange objet, c’est tout un monde multicolore qui apparaissait, la trame de ce vivant tableau se modifiant à chaque mouvement et s’irisant au moindre rayon de lumière. Qu’il était beau ce caléidoscope et comme il m’a fait longtemps rêver …
Patricia

Messieurs les Pirates manchots du bras droit et borgnes de l’œil gauche (ou vice-versa), voici un objet spécialement conçu pour vous !
En effet, cette longue-vue est faite pour vous.
Arrêtez de vous sentir inférieurs face à ces chiens d’Anglais, toujours tirés à quatre épingles et raides comme la justice, mais tellement enviables quand ils sortent négligemment leur longue-vue pour voir si vous êtes dans les parages.
Vous avez, bien sûr, déjà essayé de faire comme eux, mais nous n’arrivez jamais à tenir ces engins, lourds comme un âne mort.
Ce temps-là est révolu ! Prenez notre fausse longue-vue de votre bras droit et mettez délicatement l’embout sur votre œil gauche borgne (ou vise-versa). Joliment sculptée, faite en sapin, elle est ultralégère et tiendra facilement dans votre membre valide.
Bien sûr, vous n’apercevrez pas grand-chose mais vous verrez que vous serez admiré par tout votre équipage qui vous trouvera fière allure…
N’hésitez donc pas à nous commander votre longue-vue qui, pour un léger extra, peut être personnalisée à vos initiales ou pour y graver la carte d’un trésor, que vous aurez, ainsi, toujours à portée de main.
Offre exceptionnelle jusqu’à la fin du mois : pour une longue-vue coûtant un coffre rempli d’or, la deuxième est gratuite !
Fabienne

« Mes biens chers frères,

Je profite du dernier jour de cette retraite pour vous faire partager ma surprise lorsque cet objet m’a été livré directement à la sacristie.
En l’observant, plusieurs théories me sont venues à l’esprit (saint évidemment !) : bâton de pluie rétractable ; didgeridoo… J’avoue avoir immédiatement pensé à un don de notre regretté Abbé N’Pé qui nous a récemment quitté pour l’Australie, tout auréolé de joie à l’idée de retrouver les siens.
Hé oui, la bonne nouvelle c’est qu’il s’agit vraiment d’un cadeau qu’il nous adresse. Mais avez-vous déterminé sa fonction ?
Eh bien, mes chers frères, c’est tout simplement un porte-cierge aborigène que nous disposerons au pied de l’autel pour mettre en valeur le cierge pascal. Mais voyez comme c’est astucieux, il y a sur le dessus un embout pour les petites bougies que l’on peut enlever et le porte-cierge est rétractable : il s’adapte à toutes les tailles de bougies.
De la retraite aux flambeaux à la grand-messe, il nous apportera sa lumière et notre ami, l’abbé N’Pé continuera à guider nos pas. Alléluia ! »
Muriel

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