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Atelier d’écriture du 18 janvier 2021

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Devoir : un sandwich

Après une semaine d’attente, on lui signifia que personne ne répondait à l’autre bout du fil…

… Les mots rebondissaient dans son cerveau en feu sans vouloir se transformer en paroles.
(Le Poulpe – Un travelo nommé désir)
Commencer par l’une ou l’autre phrase.

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Les mots rebondissaient dans son cerveau en feu sans vouloir se transformer en paroles car il y avait longtemps qu’il n’avait pas parlé.
Si longtemps… On en était au quarante septième confinement.
Sept ans !
Au début, les journées étaient rythmées par le télétravail, et tout le monde pouvait sortir un court moment. Pour faire des courses, respirer un peu, même avec le masque. Quelques mots échangés avec la boulangère ou le boucher remplissaient sa journée.
Dès le cinquième confinement, et la pandémie ne reculant pas, un système d’approvisionnement avait été mis en place.
Il commandait et payait sur internet et trouvait ses courses sur son palier tous les lundis vers 9 heures du matin. Bien sûr, au début, il avait attendu pour rencontrer celui ou celle qui livrait. Il avait attendu, attendu… et il y avait toujours un moment où il fallait qu’il aille au toilettes, ou répondre au téléphone, ou…
Et quand il revenait, les courses étaient là ! Il n’avait donc jamais vu qui lui apportait sa nourriture.
Après le 30ème confinement – soit quatre années – à part le virus, plus personne ne circulait. C’était des robots municipaux qui désormais livraient les courses, nettoyaient les rues, tondaient l’herbe…
Les gens restaient chez eux, ne sortant plus du tout. De temps en temps, quelqu’un se jetait d’une fenêtre et les robots venaient silencieusement récupérer ce qu’il en restait.
Lui n’en était pas encore là. Toutefois, il regrettait d’être si seul… Pas de compagne, pas d’enfant, pas même un chien à qui parler.
Au début, il avait communiqué par vidéo avec quelques collègues du bureau, puis, peu à peu, ces derniers n’avaient plus répondu.
Durant la deuxième année, il y avait eu un grand espoir : un vaccin avait enfin été mis au point. Mais les scientifiques s’étaient bien vite aperçu que le virus mutait sans cesse et que les vaccins étaient désormais inefficaces.
Ce monde était condamné ! Il ne pouvait plus se mentir.
Ses journées étaient désespérément semblables. Il se levait à 7 heures chaque matin et allumait tout de suite la télé. Elle était un peu comme une présence rassurante. Il n’y avait plus aucune info, aucun journal télévisé.
Pendant une heure en rythme avec son petit écran, il faisait des étirements et un peu de gym pour garder la forme. Ensuite, il prenait son petit déjeuner pendant au moins une demi-heure en regardant de vieux épisodes d’une série qu’il avait beaucoup appréciée. Il prenait sa douche. Des jeux de lettres l’occupaient de dix heures à midi. A ce moment-là, il préparait son repas et regardait des documentaires animaliers. Après une petite sieste – qui quelquefois s’éternisait – il rangeait un peu son appartement et préparait son diner. Le crépuscule était l’heure la plus difficile. Celle où il se demandait à quoi bon tout ça… Pourquoi ? Pourquoi continuer ainsi ? Mais bien sûr, il ne fallait pas se poser de question et c’était l’heure de prendre sa pilule magique. Au bout d’une demi-heure, tout allait mieux et même, il se prenait quelquefois à sourire.
Après un film – toujours une comédie – il lisait une dizaine de pages du roman qu’il ne finirait jamais ou faisait une grille de mots croisés.
Le sommeil le prenait d’un coup.Un sommeil sans rêve, comme une déconnexion.
Et le lendemain, tout recommençait.
Ce lundi matin-là, il attendait la livraison de ses courses, et surtout ces pilules magiques. Il avait avalé la dernière hier soir.
Il attendit. Attendit. A midi, toujours personne. Il appela le numéro qu’on lui avait donné pour les urgences absolues.
Mais personne ne répondit.
Il passa une journée horrible, mais se dit que le lendemain, tout irait mieux.
Mais le lendemain matin, rien…
Il essaya d’appeler quelques-uns de ses anciens collègues.
Mais personne ne répondit.
Plus inquiétant encore : plus aucun robot dans les rues. Il tenta de contacter les services municipaux.
Mais personne ne répondit.
Le surlendemain, encore plus grave : la télé s’arrêta.
Complètement déboussolé, hagard, terrifié, il se mit à hurler son désespoir, sa peur et sa haine et cassa tout dans son appartement.
Alors, il ouvrit sa fenêtre et sauta le téléphone toujours à la main.
Et bien qu’il n’entendît plus rien, après une semaine d’attente, on lui signifia que personne ne répondait à l’autre bout du fil…
Fabienne

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Après une semaine d’attente, on lui signifia que personne ne répondait à l’autre bout du fil…
Cela faisait plusieurs jours qu’il tentait de la joindre.
Elle était partie comme ça, un beau matin, en lui souhaitant une « bonne journée, mon chéri ! » et en déposant les enfants à l’école.
Elle avait nourri les animaux comme à l’accoutumée !
Pas un mot, pas une explication, pas un coup de fil le soir et les jours suivants !
Rien !
Rien qui aurait pu lui donner un indice sur son départ soudain.
Elle avait fui le domicile conjugal, n’avait même pas prévenu son bureau et ses collègues.
Ses amies n’étaient au courant de rien !
Personne de sa famille n’avait eu de ses nouvelles !
Il dut attendre quelques jours avant de signaler sa disparition à la police.
Ils firent une enquête, retracèrent son emploi du temps avant le moment fatidique et tentèrent de localiser son portable.
L’attente se faisait de plus en plus longue et le mari pensa au pire !
Elle avait dû être enlevée, on devait la séquestrer, peut-être même qu’on l’avait violée et tuée.
Même les hôpitaux n’avaient aucun signalement de cette femme.
La police trouva une piste qui pouvait expliquer son départ.
Elle invita le mari à venir au poste pour le tenir informé de sa découverte.
Les enquêteurs lui exposèrent leurs ressentis même si cela ne restait que des suppositions.
Ils pensaient que la jeune femme avait besoin de se ressourcer, de faire un break dans sa vie…
L’euro million de la semaine dernière avait été décroché …. Et l’heureuse gagnante n’était autre que sa femme ….
… Les mots rebondissaient dans son cerveau en feu sans vouloir se transformer en paroles.
Fabienne C.

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Les mots rebondissaient dans son cerveau en feu sans vouloir se transformer en paroles. Un séisme de magnitude 8 avait frappé l’atoll où elle passait ses vacances. Malgré ses promesses, il n’avait pas pu l’accompagner : trop d’affaires en cours et son cabinet d’expertise comptable ne désemplissait pas…
Par un pur hasard, alors qu’épuisé par sa journée, il écoutait distraitement France Inter pour s’endormir, il était tombé sur une émission scientifique qui relatait l’information.
Rien sur cette foutue TV bien sûr ! Le sort d’une petite ile du Pacifique n’intéressait pas le Français lambda ! II avait tout de suite essayé de la joindre par téléphone puis, sur internet mais rien…silence…
Fou d’inquiétude et malgré l’heure tardive, il avait essayé de faire jouer ses connaissances pour glaner quelques informations mais personne n’était encore au courant. La nuit d’insomnie avait été un calvaire qu’il avait traversé à grand renfort de cigarettes et de café. Au petit matin, après moultes recherches sur des sites dédiés, il eut la confirmation du séisme et de son amplitude, mais rien sur la situation actuelle sur site.
Incapable de se concentrer il prit sa journée mais il lui fut impossible d’obtenir plus de détails. « Pourvu qu’elle soit vivante ! Même blessée mais pourvu qu’elle soit vivante ! ». II psalmodia cette unique phrase tout au long de la journée et fit de même les jours suivants.
Hagard, assis à même le sol de leur chambre, leurs photos récentes éparpillées autour de lui, il avait la sensation de devenir fou. « Bordel ! À notre époque ! C’est pas possible que je n’arrive pas à avoir d’infos ! » hurla-t-il.
Six jours plus tard, par le biais d’un ami qui fréquentait la communauté scientifique étudiant ce type de phénomène dans le Pacifique, ami qui venait juste de rentrer d’expédition, il obtint enfin un tuyau. Un simple numéro de téléphone ; la personne concernée vivait une partie de l’année dans une île voisine. Par miracle, il parvint à la joindre mais la conversation s’avéra frustrante : oui, le séisme avait été exceptionnellement violent et les premières liaisons avec l’atoll étaient chaotiques. Elle ne savait pas grand-chose à part que des secours militaires allaient arriver sous peu. Dès qu’elle en saurait un peu plus, elle le contacterait immédiatement par internet…
Deux jours plus tard, toujours sans nouvelle, il rappela son interlocutrice. Troublée, elle bredouilla qu’elle était vraiment navrée mais que la situation semblait catastrophique. La petite île avait été quasiment dévastée… Les rescapés étaient peu nombreux et on avait dû ensevelir les cadavres à la hâte sans pouvoir les identifier « la chaleur…le risque d’épidémie… vous comprenez…je suis vraiment désolée… ». Bouleversé, il raccrocha plongeant bientôt dans un sentiment d’irréalité dont il n’émergea que bien plus tard.
Continuant, contre toute logique, à espérer, quelques jours plus tard il essaya de joindre à nouveau la personne qui l’avait renseigné. Hélas ! Une nouvelle réplique avait frappé toute la région. Il multiplia ses tentatives pour la joindre, essayant de passer par le biais des rares bâtiments administratifs du lieu…
Après une semaine d’attente, on lui signifia que personne ne répondait à l’autre bout du fil.

Exercice 1 :  écrire une histoire à partir de cette photo qui date de 1930

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 Photo de Fox Photos / Hulton Archive / Getty Images

 

Elle faisait le pied de grue depuis des heures dans cette rue. Avec les bruits qu’elle faisait, certains passants la prenaient pour une péripatéticienne défraîchie. D’ailleurs, quelques hommes en manque osèrent l’aborder courtoisement.
Elle répondit qu’elle ne pratiquait pas ce métier, mais que…
Ils ne lui laissaient pas d’écouter ses explications qu’ils étaient déjà partis.
Il y eut même des femmes qui s’approchèrent pour la traiter de… Elle ne s’en offusqua pas et tenta encore de se justifier. Les bourgeoises déguerpirent rapidement sans écouter.
Deux hommes de la maréchaussée, voyant son manège l’entourèrent et lui signifièrent de partir de là.
Avec le sourire, elle put enfin donner la raison de sa présence dans cette rue : elle cherchait désespérément son perroquet qui était sorti de sa cage et s’était échappé de sa maison. Il ne revenait qu’au son de son sifflet spécial. Elle souffla dedans et un son étrange en sortit. En réponse, une voix d’oiseau dit :
-       Maquerelle, va-t’en !
-       Ah ! C’est lui en haut de la branche ! Dit la vieille femme.
-       Laisse-moi, mocheté, continua le perroquet.
-       C’est mon défunt mari qui lui a appris à parler, se défendit-elle, toute rouge.
-       Dépêchez-vous de le récupérer, lui intima l’un des policiers.
Elle siffla à nouveau dans le tube.
-       Fais pas chier, la vieille ! amuse-toi avec tes deux couillons en bleu, cria l’oiseau.
Vexés, les agents embarquèrent la vieille femme au poste de police, suivis du perroquet qui n’arrêtait pas de les insulter.
Arnaud

Elle est là, mal fagotée, dans la rue pavée.
Elle porte le même linge sur elle, la crasse de plusieurs jours.
Elle a, à sa bouche, une sorte de sarbacane. Elle est bien équilibrée sur ses deux guiboles, le poing sur la hanche.
Elle est face à un mur et elle n’a que faire de ce qui se trame autour.
Ce qui lui importe, c’est ce qui se passe de l’autre côté de l’enceinte.
Son amie Alphonsine la regarde comme à l’accoutumée sur le trottoir le long de ce mur.
On dirait qu’elle surveille les alentours, inquiète, se rassurant en se touchant les mains.
Léontine n’a d’yeux que pour son homme, cloitré depuis des années dans une cellule minuscule.
L’a tué un gars, son homme ! Un dur à cuire, son type.
Et tous les jours, elle est là, la tête levée vers le ciel, à lui envoyer des mots d’amour, des mots de réconfort qu’elle projette de sa sarbacane.
L’a même arrêté de fumer pour avoir plus de souffle dans sa cage thoracique qu’elle dit !
Elle a rendez-vous avec lui dès l’aube, là, face à la prison du Xème arrondissement et sa fidèle amie Alphonsine fait le guet.
C’est qu’elle est sacrément amourachée de son homme la Léontine !
Fabienne C.

Danse dans la rue


Je la vis s’y diriger dangereusement. Non s’il te plait maman…
La mère Francine se dirigea droit sous la fenêtre du prétendant, elle sorti sa flûte et se mit à jouer des notes de musiques approximatives.
-        Tu vas voir on va le séduire ma fille, et c’lui-là faudra pas m’le lâcher après.
Pitié non !
De toute façon que j’intervienne ou non, ça n’y changera rien. C’est comme essayer d’arrêter un buffle en pleine course. Mieux vaut se tenir loin, très loin de la scène.
Francine se lâchait dans des mélodies érotiques, qu’elle alternait de paroles lourdes et vulgaires. Un buffle quoi. Pourtant là-haut, rien ne bougeait dans l’appartement. Il devait avoir peur l’pauvre jeune homme.
-        Ben dis, il s’fait désirer le p’tit gars.
Alors elle se mit à danser, enfin à faire des rondes sur ses pieds et faire virevolter sa jupe à qui voudrait bien voir ce qu’il y avait en dessous. Elle se mit à hurler, à crier, frénétiquement comme une folle ensorcelée. Elle sifflait dans sa flûte un son strident, des notes qu’un musicien aurait eu du mal à déchiffrer.
-        Il finira bien par sortir ton gars !
Oui maman, oui il sortira. Il est bien là le problème.
Et son désir ne se fit pas attendre plus longtemps.
Jacques, le beau Jacques, le ténébreux Jacques, mon cher et tendre Jacques sortit la tête de sa fenêtre, ahuri du grabuge qui saisissait sa ruelle. Il était encore en bleu de travail, le visage sali par la sueur du travail à l’usine. Son nez immense reflétait les rayons du soleil et son crâne bientôt chauve perlait de gouttes de transpiration.
Qu’il était beau mon Jacques ! Oh il ne m’avait jamais vraiment regardé et c’est bien pour cette raison que maman se chargeait aujourd’hui de le courtiser à ma place.
-        Eh ben dis ! Le voilà tiens ! Hein Ginette que j’t’avais bien dit qu’il sortirait ton gars. Ah il est beau, c’est vrai qu’il est ben beau. Tu m’feras de beaux p’tits enfants avec ce gaillard pour sûr.
-        Oh ! Mais c’est quoi ce foutoir ? Y’en a qui se reposent ici ! Lança-t-il d’un ton charmeur
-        Oh eh dis, t’veux pas inviter ma p’tite Ginette à danser ? Tiens, elle attend qu’ça la pauvre, un gars qui s’occupe d’elle, répondit maman
-       Non mais dégagez de chez moi ! Vous êtes complétement malade !
Sa voix si douce m’éblouissait
Ma mère dansait, elle s’en fichait. Et moi j’étais terrée au bout de la rue.
-       Dégagez ou j’appelle les flics.
Bon, on va s’en aller. La danse ce sera pour plus tard.
Valentine

-       Et ben alors Manon ! Plus vite! concentre-toi ! Au lieu de jacasser avec Marie ! Oui Marie, je t’ai vue, ne fais pas comme si tu n’étais pas concernée!
Je vous jure… si j’avais mes deux mains que j’en remplacerais au moins trois d’entre elles… c’est plus ce que c’était… Et ce Rémi, il n’est toujours pas revenu? Toujours dans le bureau de la comptable?
-       Les filles! Vous avez vu Rémi? Où est ma sarbacane? Je vais le faire rappliquer vite fait, bien fait. Et que la fenêtre s’ouvre au premier coup de caillou, sinon…
Elle ouvrit la porte, se posta dans la rue, et visa la fenêtre de la comptable en envoyant son premier caillou.
En cherchant dans sa poche une deuxième munition, son regard fut attiré derrière elle.
-        Qu’est-ce que tu regardes ? t’as pas de pain sur la planche toi ?
Madame Michel s’avança, presque à reculons.
-        Bonjour Madame Martin, excusez-moi de vous déranger en plein travail…
- Rémi ! hurla Madame Martin, sans même regarder Madame Michel.
- C’est que… reprit Madame Michel. On entendit le son du deuxième caillou qui avait atteint la fenêtre. C’est que je voulais vous demander de recevoir ma nièce, elle cherche un emploi. Elle est très sérieuse et …
- Rémiiiiiiiii! Rah, ce coursier je n’en peux plus! REMIIIIIIIIII !
Madame Martin regarda Madame Michel.
-        Elle commence demain. Elle remplacera Rémi ».
Et Madame Martin retourna à l’atelier sans plus de cérémonie.
Louise

 
Mary regardait Élisabeth se pavaner dans la rue.
Non, mais elle se prenait pour qui, celle-là ? Elle faisait semblant de tirer sur un long fume-cigare et soufflait la fumée imaginaire d’une blonde américaine en se dandinant du derrière. C’en était ridicule !
Mary pria pour que la grosse glisse sur les pavés mouillés de la rue et en finisse avec ses provocations.
Depuis deux jours, elle passait et repassait dans ce quartier ouvrier misérable en criant à qui voulait l’entendre qu’elle allait bientôt partir. Dans pas longtemps, rajoutait-elle elle habiterait un hôtel particulier des quartiers les plus huppés. Oui, bientôt, elle échangerait ses vieilles hardes contre de belles robes, des bijoux et elle aurait même une femme de chambre pour l’aider à s’habiller et se coiffer.
Bientôt, elle serait riche !
Mary en avait plus qu’assez de cette vieille peau. Mais surtout, surtout, la jalousie l’étouffait.
-       Pourquoi elle et pas moi ? Se disait-elle toute la journée. Pourquoi c’est elle qui avait gagné le gros lot, alors que c’était la première fois qu’elle jouait ? Et pourquoi ce n’est pas moi, alors que je joue régulièrement toutes les semaines ?
Ah ! La vie était vraiment injuste !
Fabienne

 En fait, il s’agit d’un métier surréaliste en 2021 :
Un knocker-upper était quelqu’un dont le seul but était de réveiller les gens à une époque où les réveils étaient chers et peu fiables. Sur cette photo, Mrs. Smith gagnait 6 pence par semaine en utilisant un tireur de pois pour tirer des pois secs aux fenêtres de travailleurs endormis dans l’Est de Londres, dans les années 1930.

 

Exercice 2 : Ce dimanche-là, nous prenions notre petit déjeuner en famille lorsque les miettes sur la table se métamorphosèrent petit à petit en…

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Ce dimanche-là, nous prenions notre petit déjeuner en famille lorsque les miettes sur la table se métamorphosèrent petit à petit en aimant à souris !
Elles arrivaient de partout !
Au même moment, on entendit les cris stridents des voisins, suivis de près par ceux de maman. Et puis des miens.
Papa m’attrapa par la taille et me serra contre lui tout en courant vers la maison.
Ma tête au-dessus de son épaule, j’appelai :
-        Maman !
Elle s’était remise à courir après avoir repoussé d’un revers de main une souris sur son jean.
Papa ferma la porte dès que maman nous eut rejoints. Il garda les mains sur le battant, comme si cela pouvait empêcher les souris d’entrer.
Louise

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Ce dimanche là , nous prenions notre petit déjeuner en famille lorsque les miettes sur la table se métamorphosèrent petit à petit en confiseries.
Les vulgaires tartines de pain, beurrées et confiturées, faisaient place aux bonbecs.
La fraise Tagada faisait de l’œil à la guimauve en chocolat, les crocodiles multicolores coursaient les petits nounours transparents.
Les bananes essayaient de s’accoupler avec les petites bouteilles de coca cola.
Les enfants étaient émerveillés devant tant de sucreries, c’était à celui qui se goinfrait le plus !
Les parents étaient décontenancés et ne savaient plus où donner de la tête pour stopper leurs chérubins dans leur désir effréné de sucre.
Les gamins en profitaient pour émietter le plus possible les tartines de pain qui s’effritaient à l’infini pour leur plus grand plaisir.
Fabienne C.

 

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Des miettes de pain

 
Ce dimanche-là, nous prenions notre petite déjeuner en famille lorsque les miettes sur la table se métamorphosèrent petit à petit
en poussières d’étoiles et cratères de lune.
Je regardais la saleté parsemée sur la nappe et, plus mes yeux effleuraient les grains, plus leur beauté m’envahissait. Des fragments de pain, des restes de gâteaux, l’apparent chaos se transformait en une merveilleuse voie lactée.
J’admirais chacun des petits points de blé et leurs contours prenaient l’aspect de planètes infinies. Des mondes infimes, minuscules. Qui sait, peut-être que dans ces miettes régit une galaxie d’une autre dimension.
Peut-être même que notre galaxie se résume à des miettes de pain comme celles-ci dans l’assiette de géants.
Des poussières de vie, une trace de notre présence, elles sont si belles ces miettes.
Sur la nappe blanche ressortent les reliefs de ces trésors si humbles.
Des miettes de pain, le point commun réunissant nombre de familles françaises. Qui n’a pas mangé de pain à table ? Alors c’est ça, depuis des générations, depuis le début des temps nous sommes liés par cette expérience, par cette vue, par ces restants d’un repas bien copieux.
Oh je crois que ma soirée d’hier était un peu trop arrosée !
Valentine

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Ce dimanche-là, nous prenions notre petit déjeuner en famille lorsque les miettes sur la table se métamorphosèrent petit à petit en fourmis.
Ce qui, il y a peu, était des miettes se mettait à bouger et à avancer sur la table.
Une vraie procession, il y en avait des milliers. Et toutes se dirigeaient vers ma mère. Celle-ci regardait avec horreur ces petites bêtes monter sur ses doigts, ses mains, ses bras et se rejoindre dans son cou sans qu’elle pût bouger un cil. On ne sait par quel mystère elle était transformée en statue. Seuls, ses yeux reflétaient toute l’horreur de cette scène.
Les fourmis continuaient à avancer. Elles entrèrent dans sa bouche, puis son nez. Maintenant, la folie habitait le regard de maman. Elle put enfin ouvrir la bouche et un cri muet en sortit….
C’est à ce moment-là que je repris mes esprits… Tout ça parce que Mère avait dit :
-       Je ne sais pas ce que j’ai ce matin, mais j’ai des fourmis partout dans les mains !
Je trouvais que j’avais vraiment trop d’imagination !
Fabienne

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Ce dimanche là , nous prenions notre petit déjeuner en famille lorsque les miettes sur la table se métamorphosèrent petit à petit en
feu Pépé Octave.
Plus précisément, elles dessinèrent la tête qui nous parla. :
-       Dépêchez-vous de vous cacher dans le bunker ou vous allez bientôt me rejoindre !
Puis les miettes s’éparpillèrent.
Surpris et apeurés, nous restâmes là, autour de la table, bouche bée, un long moment.
Un grand BOUM nous fit sursauter.
Trop tard !!!
Nous vîmes, au loin, naître un énorme champignon de fumée dans le ciel…
Arnaud

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