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Atelier d’écriture du 11 janvier 2021

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Exercice 1 :  Depuis le 1er janvier, on n’entend que ces mots, partout, à tous les coins de rues, dans  tous les magasins ou entre voisins :
« Bonne année !!! » Et moi, ça me…

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Depuis le 1er Janvier, on n’entend que ces mots, partout, à tous les coins de rue, dans tous les magasins ou entre voisins : bonne année ! Et moi, ça me donne envie de pleurer.
D’abord de joie, parce que je me dis que 2020 n’aura pas eu ma peau. Puis de perte d’espoir dans l’humanité, parce que ça ne changera rien. On a compris, la Terre a fait un tour autour du soleil, et alors ? Surtout, si on a le malheur d’oublier de dire ça dès qu’on voit quelqu’un en janvier, attention, c’est extrêmement rustre ! Parce que hé bien oui, quelques mots peuvent totalement changer le destin d’une personne pour l’année. Vous voyez le clochard là-bas ? Le pauvre, il était juste en voyage pour le nouvel an. Il n’a dit bonne année à personne et vice-versa, regardez la déchéance dans laquelle il se trouve. Par conséquent, vous devez aller sur votre téléphone et envoyer à vos proches « bonne année » ; si vous n’envoyez pas ça à au moins quinze personnes, 2021 sera une année horrible pour vous, votre maison aura des infiltrations d’eau, vous tomberez gravement malade, votre conjoint vous quittera, vous aurez un enfant non désiré, votre meilleur(e) ami(e) mourra, et encore plus de malheurs ! Alors vite, allez taper les mots fatidiques avant que des nuées de sauterelles viennent sur votre position !
Loup

Bonne année

Depuis le premier janvier, on entend que ces mots, partout, à tous les coins de rue, dans tous es magasin, ou entre voisins : Bonne année ! Et moi ça me parasite les oreilles comme les mouches sur les charognes.
Bonne année. Quelle idée.
Et pourquoi devrait-elle être bonne cette année ? De quoi je me mêle ? Comment diable un inconnu peut-il se sentir âme si altruiste qu’il me souhaite – c’est-à-dire qu’il dépense un de ses vœux pour moi, pour une année entière ?
Les gens seraient-ils si bons que ça, si généreux ? Non, de la politesse voilà tout ! De la simple courtoisie comme un vulgaire « comment allez-vous ? » qui n’attend pas plus de réponse sincère que de réelle conversation avec l’interlocuteur.
Alors nous nous souhaitons la bonne année, sourire aux lèvres et rire forcé. Jouer la comédie avec des gens qui ne nous importent pas tant que ça et dont finalement nous nous moquons légèrement de savoir s’ils vont passer une bonne année ou non.
Et pourtant, on se le souhaite continuellement et on adore se le faire souhaiter. Parce qu’au-delà de cet aspect naïf et peu utile, derrière les façades d’interaction sociale banale, ce « Bonne année » nous fait du bien. Il nous fait croire, même quelques seconde, à la bienveillance humaine. Il nous rappelle, très subtilement du pouvoir que chacun d’entre nous peut utiliser pour égayer d’un halo de douceur, le quotidien des gens que l’on rencontre.
Le « Bonne année », si futile, si furtif tend néanmoins à nous rapprocher les uns des autres. Briser la barrière de l’intimité et souhaiter que l’inconnu soit heureux. Il est ridicule ce « Bonne année », parce qu’il ne présage rien, parce qu’il n’engage rien. Mais il est puissant parce qu’il s’utilise sur le moment, parce qu’il agit sur l’humeur de l’autre dès l’instant où il est prononcé. Il rend heureux ce « Bonne année », peut-être pas sur toute l’année mais au moins quand il est souhaité.
Valentine

Depuis le 1er janvier, on n’entend que ces mots, partout, à tous les coins de rues, dans  tous les magasins ou entre voisins : « Bonne année !!! » Et moi, ça me plait que des inconnus se soucient de ma santé, de ma prospérité, de mon bonheur.
C’est tellement rare qu’on me parle dans la rue.
Je trouve que ces simples mots sont une invitation au dialogue, à la conversation, à une forme de bienveillance entre les uns et les autres et franchement, en cette période où tout le monde critique tout le monde, des mots positifs, ça fait vraiment du bien.
Cette année, comme je n’avais pas fait de réveillon à la Saint-Sylvestre, le matin, j’étais presque en forme. Je dis presque parce que, quand même, le quartier a été bruyant, assourdissant, même dirais-je, jusqu’à une heure très avancée de la nuit. Je me suis donc levée et comme tous les matins, je suis partie marcher avec Zaza.
Peu de monde dans les rues… Tous les magasins fermés… pas de voiture… Bref, la ville pour moi toute seule.
Et puis j’ai aperçu une silhouette qui se dirigeait vers moi. C’était un monsieur, mélanésien, qui s’est approché de moi, m’a regardé dans les yeux, tendu la main et dans un grand sourire, m’a souhaité une « très très bonne année à toi, Mamie ! ».
J’en ai été touchée…
Le lendemain, plus de monde, plus de voitures, plus de voisins… Et toujours ces mots qui revenaient : « Bonne année !!! », mais qui n’avaient plus cette spontanéité ni cette sincérité.
Les jours passant, cette phrase a commencé à me taper sur le système et maintenant, je ne veux plus l’entendre. Alors, s’il vous plait, ne me souhaitez plus rien !!!
Fabienne

Depuis le premier janvier, on entend que ces mots partout, à tous les coins de rue, dans tous les magasins ou entre voisins :  » bonne année !  » et moi ça me met en joie car c’est un moyen tout simple d’échanger quelques phrases.
Je vis tout seul au cinquième étage de ce vieil immeuble, vous comprenez… À part quelques bonjours ou bonsoirs discrets, je ne parle quasiment à personne. Oh ! bien sûr quelques mots utilitaires à ma boulangère ou à la caissière de la supérette mais ce n’est pas la même chose. Quant aux autres, n’osant pas les aborder, je reste seul dans mon coin et les paroles que je souhaiterais tant échanger restent coincées dans ma gorge, tandis qu’en janvier, tout au long du mois, je peux me permettre le fameux sésame « bonne année » et enclencher avec quelques phrases qui parfois sont les prémices de quelques échanges de banalités.
Une aubaine, pour moi !
Pour une fois, j’ai l’impression agréable d’exister, de ne plus être transparent, de faire en quelque sorte partie d’une communauté…
Ô ! je sais que cette sensation est factice mais c’est déjà tellement plus réconfortant que d’interpeler le présentateur des infos ou de faire semblant d’avoir de la compagnie en riant bien fort aux plaisanteries éculées d’un animateur excité entouré d’une bande d’ambianceurs débiles !
Nous ne sommes que le 11 janvier et il me reste donc encore vingt longues journées pour profiter de cette chance.
Alors, à tous, je souhaite :  » Bonne année !!! Bonne santé !!! « . « Que cette nouvelle année comble tous vos vœux !!! » .
Hep ! Vous n’avez pas une autre idée ? Quelque chose de sympa que je puisse rajouter pour en profiter encore un peu, juste un peu…
Patricia

 

Devoir : 5 mots extraordinaires
Logamorphe – virelangue – nictation – trilby – protococus

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Desmond s’approcha de la cuve étrange, retenant inconsciemment sa respiration. Un grand cylindre de verre, allant du sol au plafond de la pièce, le cabinet de curiosités de son ami Howard. Dans le bassin baignait une sorte de créature, toute petite, presque humaine, un embryon logamorphe.
- Alors ? questionna Howard avec une fierté non dissimulée. N’est-il pas magnifique ? Le tout premier protococus créé in vitro !
- Comment as-tu fait ? demanda Desmond, mi-fasciné mi-effrayé. Je ne suis pas sûr que ce soit très légal…
- Tu sais, tu n’es pas obligé de saper tout ce que tu vois. C’est une avancée capitale pour l’histoire de l’humanité ! Et puisque c’est nouveau, il ne peut y avoir de restrictions quant à ce genre de choses. J’ai fait attention, j’ai gardé tout ça secret depuis que j’ai commencé en 1896, il y a deux ans. Tu es le seul à voir tout cela.
Desmond demeura interdit quelques secondes, mesurant l’ampleur de cette infime chose en face de lui. Un bébé à peine formé, dont les légers virelangues dans le liquide ne faisait qu’apporter plus de répugnance au spectateur qui balbutia :
- Howard, je… Je ne sais pas, quelque chose ne va pas. Cette… chose n’est pas naturelle ! C’est avec la vie, le travail de Dieu, que tu interfères !
- Le travail de Dieu ? Je t’en prie, ne joue pas le numéro du bon chrétien qui donne à l’église du quartier ! Nietzsche l’a dit, Dieu est mort, alors laisse-le de côté et admire ! Admire les réussites de l’homme, car elles sont plus tangibles que celles de Dieu !
- Et ta femme ? répliqua Desmond. Tu as pensé à Mary, au moins ?
- Évidemment ! s’exclama l’inventeur. Tout ce que tu vois là, c’est pour Mary ! Après bientôt dix ans de mariage, nous nous aimons toujours autant. Mais son ventre reste stérile, elle ne peut porter nos enfants ! Il ne se passe pas un instant sans que je ne pense à elle, comme elle doit être malheureuse… Cet enfant, ce sera un rêve devenu réalité. Pour elle, pour moi, pour la science… Pour Dieu, même ! S’il est mort, c’est bien pour nous laisser le relais, tu ne crois pas qu’il a fait son temps ?
- Arrête ! s’emporta Desmond. C’est plus de blasphème qu’il n’en faut pour un mois. Et tu aurais dû en parler à Mary avant… Écoute, tout ceci est démentiel, au sens propre du terme. Tu ferais mieux de reprendre tes esprits, regarde-toi !
Howard se pencha pour observer le protococus, ignorant cette dernière remarque. Il faisait en effet pâle figure, surtout face à Desmond qui avait la tenue de Lord qui convenait. Howard était maigre et avait le teint livide, lui qui d’habitude pétillait de vie. Usuellement tiré à quatre épingles aussi, il ne portait qu’une chemise débraillée et un pantalon froissé, sans chaussures ni autre accessoire. Desmond osa finalement dire :
- Depuis quand n’as-tu pas dormi ?
- Je ne sais pas… Mais j’ai de quoi tenir. Du café, et d’autres choses. Ce petit requiert beaucoup d’attention, si tu savais ! Il faut toujours vérifier que rien d’anormal ne se produise, qu’il dispose de tous les trilbys nécessaires dans le fluide de la cuve… Il est chronophage… Comme n’importe quel enfant, somme toute… Cet enfant… Mon enfant… Mon enfant…
Il continua de murmurer. Ses doigts, véritables baguettes d’os aux griffes effilés, s’enchevêtraient nerveusement, multipliant les nictations semblables à des spasmes. Discrètement, Desmond s’approcha du bureau non loin et saisit le lourd presse-papier en marbre. Revenant près de la cuve, il affirma à son ami :
- Cette créature est néfaste, Howard. Regarde dans quel état elle t’a mis ! Elle fera de même avec Mary, vous finirez par succomber à ce… À cette aberration ! Je ne peux pas te laisser faire ça !
Alors que l’arme allait s’abattre sur le verre, le père cria « Non ! » et se projeta sur l’autre. Desmond en eut le souffle coupé, et avant qu’il ne puisse se relever, son adversaire souleva avec ses bras décharnés le presse-papier, puis l’abattit sur son crâne. Sans même prendre le temps d’asséner un autre coup, Howard serra ses mains rachitiques contre la gorge de Desmond. Insensible aux gargouillis de suffocation de celui-ci, il lui hurla :
- Tu ne le tueras pas ! Tu ne détruiras pas deux ans de travail acharné ! De quel droit veux-tu confisquer notre bonheur ?! Tu es aussi obtus que tout les autres, Desmond, mais je croyais en toi ! Ça n’était pas censé se passer comme ça !
Il resta tendu, les bras oppressant la trachée même après que l’autre ne bougea plus. Enfin, quand il eut craché toute sa haine sur le corps, il se releva et retourna auprès de sa création, hypnotisé par sa merveille, l’observant dans un silence… religieux.
Loup

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De ma cachette, j’apercevais le logamorphe qui, en plein délire créatif, ne cessait de changer d’apparences sous les applaudissements nourris de sa compagne, quasiment en extase.
La longue nictation à laquelle ils s’étaient volontairement soumis était, sans aucun doute, le ferment de cette extraordinaire effervescence. Par moment, le vent me permettait de glaner quelques bribes de leur conversation.
J’avais, dans mon jeune âge, appris à parler le virelangue ce qui me confirma, si cela était encore nécessaire, combien ils étaient heureux de vivre tous deux ces moments précieux. Selon leur cycle de vie, ils étaient tout au début de ce que nous pourrions appeler l’âge adulte et ils découvraient, émerveillés, la joie d’être pour la première fois en couple et de partager leur énergie vitale.
Ils étaient si beaux à contempler que j’en oubliais un instant mes préoccupations. Désirant immortaliser cet instant magique, je me saisis de mon Protococus X 24 et fis quelques clichés. J’avais du mal à détacher mes yeux de ce spectacle insolite mais des images si rares avaient un prix et, revenant à une conception plus prosaïque de ma vie, je décidais de les transmettre au Trilby News qui, assurément, m’en offrirait un bon prix.
Patricia

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Drôle de réveillon

Voilà, la fête était finie…
Mais avait-elle commencé ?
Pourtant, tous se réjouissaient à l’avance de passer un réveillon de Noël en famille, pour une fois. Tous ensemble. Ce n’était pas si souvent.
Nicole, la fille était venue seule, en pleurant et complètement logamorphe. Son mari lui avait proposé de « faire une pause » dans leur couple, ce qui ne l’avait pas empêché de partir en week-end avec sa secrétaire. Elle s’était posée sur une chaise et ne bougeait pas plus qu’elle ne parlait, comme une chose insignifiante oubliée là.
Jacques, le fils, était arrivé en retard avec ses gosses infernaux et sa femme Elsa faisait la gueule, plus furieuse qu’un virelangue venimeux en colère. Il n’avait pas trouvé les huitres que sa mère lui avait demandées. Ils avaient fait tous les magasins qui fermaient au fur et à mesure. Elsa lui reprochait, comme d’habitude, de ne jamais prévoir et de faire tout au dernier moment.
Elle n’arrêtait pas de lui faire des griefs : qu’il n’était pas assez ci, et trop ça et qu’elle en avait marre.
Les deux marmots, des jumeaux de six ans, avaient commencé par renverser le sapin de Noël. Dix minutes plus tard, le salon était sens dessus-dessous et Jacques, exaspéré, leur avait foutu une bonne claque sur les fesses, suivie d’une nictation qui consistait à ne pas parler pendant au moins un quart d’heures. Évidemment, ils s’étaient tout de suite mis à hurler et Elsa les consolait. Jacques criait qu’il n’avait plus aucune autorité.
La mère Jeanine, tenta d’apaiser tout le monde en proposant un apéritif et des amuse-bouche. Au moins, pendant qu’ils boiraient et mangeraient, ils arrêteraient ce bruit infernal. Elle était fatiguée et énervée. Elle avait cuisiné toute la journée sans que personne ne lui propose son aide. Le père, André, avait préféré aller passer l’après-midi chez Claude, son vieux copain.
Et d’ailleurs, il n’était pas encore rentré ! Ce vieux protococus paresseux se défilait toujours lorsqu’il fallait mettre la main à la pâte. Elle allait lui téléphoner quand elle entendit du bruit dans l’entrée.
Elle ouvrit la porte et laissa tomber le plateau de verres. André était là, complètement soul, ce qui n’était pas une nouveauté, mais habillée en femme, maquillé comme une voiture volée et bras dessus bras dessous avec Claude qui portait un voile rouge de danseuse du ventre !!!
C’était grotesque. Les jumeaux éclatèrent de rire, mais André les fit taire d’un regard :
-       J’en ai assez de me cacher ! J’ai besoin de vivre ma vie. Je m’installe avec Claude. Nous nous aimons depuis longtemps.
A partir de là, tout est parti en sucette ! Jeanine a giflé André qui s’est réfugié dans les bras de Claude. Elsa a pris ses gosses et a claqué la porte de cette maison maudite avec la ferme intention de ne plus jamais y revenir, tandis que Jacques lui disait que c’était tant mieux et que ça lui ferait des vacances. Nicole, quant à elle, était allongé sur le sol, complètement inerte.
Vraiment, ils se souviendraient tous de ce Noël et de tout ce terrible trilby !
Fabienne

Ce que ces mots signifient :
Logamorphe = ordre des mammifères herbivores tels que le lièvre et le lapin
Virelangue = phrase à caractère ludique difficile à prononcer pour améliorer sa prononciation
Nictation = clignement de paupières
Trilby = chapeau rond à bords relevés
Protococus = algue microscopique qui pousse sur le tronc des arbres
Ce que ces


Exercice 2
 : objet mystère

 objet mystèreÉcrire un texte qui trouve une utilité à cet objet

Floriane était une écolo à tendance végétarienne et se targuait de n’ingurgiter que des aliments sains et totalement bio.
Si elle avait depuis longtemps oublié le goût de la viande elle faisait quelques concessions pour le poisson frais du jour, pêché par son meilleur ami. Elle se permettait également les œufs de la ferme voisine et quelques laitages plus ou moins élaborés.
Aussi quand dans un magazine, elle découvrit l’annonce pour cet appareil économique et surtout simple d’emploi, elle n’hésita pas une seconde et en fit rapidement l’acquisition. Pour obtenir un résultat satisfaisant, il suffisait d’y verser du lait et quelques gouttes de pressure.
Quelques heures plus tard, c’était prêt ! Le petit lait s’était écoulé par les trous et, recueilli dans un grand saladier, servirait à un usage ultérieur. Ne resterait donc à l’intérieur de l’appareil qu’un fromage frais et onctueux qu’il lui suffirait de sucrer légèrement avec un bon miel d’acacia de la région et le tour serait joué : un vrai délice !
Patricia

 

C’est un vieil objet que j’ai déniché chez un antiquaire et j’en suis très fière !!!
Quand j’ai demandé au vendeur à quoi il servait, il m’a dit que c’était pour mettre sur un bureau. Il sert à la fois de presse-papier, pour ne pas que tous vos documents s’envolent car il est très lourd et tous ses petits trous servent à y ranger vos crayons.
Il est magnifique, tout en cuivre…
Bien sûr, au début, il était tout noir et sale. Je l’ai bien nettoyé et maintenant, il brille de tous ses feux.
Et bien sûr aussi, je l’ai mis sur mon bureau…
Mais l’autre jour, quand mon ami médecin est venue me voir et qu’il a aperçu cet objet posant royalement sur mon espace de travail, il a éclaté de rire…
Comme je le regardais bêtement, il m’a expliqué à quoi il servait. J’en ai été gênée, un moment, puis, après coup, j’en ai été encore plus fière. Et quand des amis viennent me voir, selon mon humeur, je peux leur faire croire que ce sont des jumelles pour les milliers d’yeux des mouches, une plaque commémorative en braille ou un brasero portatif pour griller des steaks, mais jamais, ô grand jamais, je ne leur dis à quoi il sert réellement !
Fabienne

 

Pour les pâtissiers en herbe, c’est parfois dur de faire des jolies fioritures sur vos merveilles, n’est-ce pas ?
Déjà que les farandoles de pâtes, les kyrielles de glaçages et les hordes d’assortiments accessoires ont failli avoir votre peau, vous ne savez pas comment apporter le petit quelque chose de magique. Ne cherchez plus, car avec Konbinex, la solution est face à vous : nous vous proposons une plaque de fer au couvercle troué. Mettez votre glaçage secondaire dedans, refermez, et retournez la plaque juste au-dessus de votre pâtisserie : en la tournant, vous ferez des œuvres d’art dignes des plus beaux mandalas et gagnerez sans aucun doute quelques milliers d’abonnés sur Instagram.
Pour les clients qui seraient des adeptes de cuisine plus… vampirique, nous proposons un couvercle supplémentaire. Agrémenté de piques métalliques pointues, il vous permettra de faire de votre charmante boîte une vierge de fer miniature. Mettez une souris ou une main à l’intérieur, écrasez pour libérer tout le bon jus, et retournez comme d’habitude l’ensemble : votre glaçage sanguin plus vrai que nature devrait glacer le sang à plus d’un !
PS : Ne vous inquiétez pas, de nombreux syndicats sont intervenus et ont exigé le retrait de cette dernière blague moisie.
Loup

Presse Abdominale

- Mesdames et Messieurs, j’ai l’immense privilège de vous faire découvrir aujourd’hui notre pièce majeure de la soirée : un précieux bijoux, la masterpiece de notre enchère provenant directement de la Seconde Guerre Mondiale dans le célèbre camp d’Auschwitz.
Une pièce en cuivre double fonte, taillée à la main, seulement dix en ont été produites dans le monde, selon les archives mises à notre disposition par le professeur émérite en histoire de la torture germanique du XXe siècle, j’ai nommé Nicholas State. Voici Mesdames et Messieurs la célèbre Presse Abdominale !
Le principe est enfantin, il suffisait au mercenaire de placer la Presse Abdominale de part et d’autre du condamnée et d’actionner un rouage pour presser à bon gré l’instrument contre le corps du torturé.
Ainsi comme vous le montre en temps réel Mademoiselle Servain, il était nécessaire de dévisser entièrement la presse en retirant la barre latérale que voici…
Placez la plaque avant sur le ventre… Voilà comme ça !
Et la plaque arrière sur le dos… Voilà… Ah un peu plus vers le haut…Voilà parfait !
Ensuite, nous replaçons la barre latérale à l’intérieur des deux trous faits pour… Parfait.
Puis nous actionnons ladite barre à l’aide de la manivelle en ferraille… Oui comme ça super ! on dirait que vous avez fait ça toute votre vie Mademoiselle Servain !
Et voilà il est ainsi possible de torturer comme bon nous semble et à degré suffisant notre victime afin de lui extraire toute information jugée pertinente. Au bout d’un certain moment les bouts de peau commenceront à agglutiner vers les trous et vous saurez alors que votre cobaye est prêt à parler ! Ha ha.
C’en est fini pour la présentation.
L’offre débute à 5.000 dollars US pour cette merveilleuse Presse Abdominale. N’hésitez pas à venir essayer la manivelle de vos propres mains, Mademoiselle Servain est là pour ça. Commençons donc, 5.000 dollars US qui dit mieux… ?
Valentine

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