Accueil Non classé Atelier d’écriture du 16 novembre 2020

Atelier d’écriture du 16 novembre 2020

0
0
32

DEVOIR : Employez au moins 5 mots extraordinaires, qu’on a déjà vus, à bon escient dans un texte (juste de mémoire, sans regarder leur sens).

image

Germain aimait sortir aux premières lueurs de l’aube. Max, son chien était encore dans les limbes du sommeil, les yeux remplis de chassis, il se mettait lentement à faire quelques exercices de pandiculation en baillant de sa gueule largement ouverte, le temps que son maitre boive debout, dans la cuisine un café fort. Max, maintenant complètement réveillé, agitait frénétiquement la queue en sautant joyeusement.
Alors, l’homme, suivi de son meilleur ami partait pour une longue balade. Ce matin-là, l’air sentait le pétrichor ; il avait dû pleuvoir peu avant l’aube. Cette odeur les enivrait tous deux.
Ils marchaient d’un bon pas et souvent, à l’approche des grands arbres, des polatouches sautaient de branche en branche. Max aboyait et Germain levait joyeusement la tête. A chaque fois, il était fasciné par toutes ces paréidolies que lui offrait la nature : des animaux fantastiques dans les nuages, des visages sur les troncs, des membres décharnés dans les frondaisons…
Le temps passait vite. Quand Max, qui n’était plus très jeune commençait à trainer la patte, et que la douleur dans son ulna le faisait légèrement boiter, alors, son maitre, à regret, prenait le chemin de la maison…
Mais ils savaient bien que, demain et tous les autres jours, tant qu’ils pourraient marcher, ils auraient le même bonheur.
Fabienne

image

Il faisait encore frais ce matin d’avril. La brume, très présente, avait déposé une légère pruine sur le feuillage donnant un aspect duveteux à tout le paysage alentour. Avec l’impression étrange d‘évoluer dans un rêve, du haut de son cacolet arrimé à son fidèle mulet, il remontait lentement la drève.
Gonflant ses poumons, il respirait à grandes goulées l’air matinal. Tout à coup, surgissant de sa gauche, il fut surpris par un polatouche qui, les pattes chargées de fraîches cenelles, partait les engranger dans le tronc creux d’un grand verne où il avait établi ses pénates. Les balbutiements du printemps lui donnaient l’âme romantique et il s’imagina jouant du rebec ou mieux du syrinx pour les beaux yeux de sa douce guillemette.
Patricia

 

Exercice 1 :  écrire une histoire à partir de cette photo de Vivian Maier

Vivian Maier

 

Aucune voiture ici, la ruelle appartenait aux piétons et aux résidents qui la convertissait volontiers en terrasse dès les premiers beaux jours.
Tonio, attablé comme dans son salon en plein milieu de la chaussée, feuilletait chaque jour « Il Matino », la gazette que tout bon Napolitain se devait de parcourir avec la plus grande attention. Après avoir pris connaissance des derniers exploits sportifs, il s’attelait à la chronique nécrologique, histoire de voir qui de ses relations et amis avait moins bien tenu le choc.
Un petit cru de la région lui échauffait l’esprit (c’est vrai qu’il avait coutume d’attaquer trois ou quatre verres sans sourciller). Parfois il s’interrogeait sur ses chances de passer le cap de la nouvelle année. Avec ses quatre-vingt-dix piges bien sonnées, il n’était plus un perdreau de l’année et la liste de ses amis de jeunesse diminuait comme une peau de chagrin.
Veuf et se sentant toujours vert, il faisait encore, de temps en temps, le joli cœur auprès des anciennes, histoire de se maintenir. Autrefois, on l’appelait « Le beau Tonio » et il avait une réputation à tenir auprès de ses anciennes copines. De jadis, il lui restait la tchatche, pour le reste… mais elles continuaient à glousser sur son passage, charmées par cette attention tardive qui les ravissaient. Aussi, quand il passa subitement l’arme à gauche, nombreuses furent les douairières à porter l’habit noir. Comment dire, elles se sentirent toutes un peu veuves puisque désormais elles n’auraient plus d’admirateur.
Avec lui, elles avaient définitivement enterré le sentiment de pouvoir encore plaire et leur désarroi était donc des plus sincères.
Patricia

Depuis la mort de sa femme, Luigi se sentait bien seul. Alors, tous les 14 février, jour de la Saint-Valentin, il sortait une table et une chaise, une bouteille de vin et un verre, en espérant qu’un jour une dame s’arrête un moment.
Mais évidemment, personne ne s’arrêtait et il finissait la bouteille tout seul, puis rentrait chez lui, seul, également.
Pourtant, cette année, il avait bon espoir. La semaine dernière, il avait mis une petite annonce dans le journal :
« homme seul, plus très jeune, mais aimant la compagnie, recherche douce compagne pour la Saint-Valentin, au milieu de la rue des Amours ».

Oui, il habitait la rue des Amours… Un présage ?

Le lendemain, il avait été tout surpris de voir, dans la même rubrique 3 mots. Trois mots tout simples : je viendrai – Madeleine.
Il était à la fois impatient, fébrile et cependant tout intimidé. Par superstition, il n’avait pas encore sorti le deuxième verre qu’il avait laissé sur le rebord de sa fenêtre, ni la chaise, rangée derrière sa porte.
Qui était cette Madeleine ? Allait-elle venir au moins, ou bien, était-ce un plaisantin qui voulait lui jouer un tour ? Il faut dire que tout le quartier se moquait bien de lui chaque année :
-       Alors, Luigi, toujours seul ?
-       Eh ben, Luigi, elle est déjà partie, ta fiancée ?
Mais cette fois-ci, il leur montrerait à tous que la persévérance payait.
Il était dans la rue depuis un bon moment déjà. Il était presque vingt heures et il commençait à ne plus y croire. Tous les gens du quartier étaient déjà rentrés chez eux… Elle ne viendrait plus…
Au moment où il se levait pour rentrer sa chaise et sa table, soudain, il la vit, devant lui, elle souriait de le voir ainsi, les yeux écarquillés, la bouche ouverte :
-       Je boirai bien un verre de vin, lui dit-elle d’une voix amusée et mélodieuse.
Fabienne

Hier soir, nous avons aussi fêté l’anniversaire de Huguette !!!

anniversaire

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par joie55
Charger d'autres écrits dans Non classé

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Manifestation en l’honneur de la journée de la Femme – Médiathèque de Dumbéa

Introduction Il est très courant de rencontrer, en début d’atelier, la réticence de certai…