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Atelier d’écriture du 12 octobre 2020

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DEVOIR : chacun des participants donne un mot. Écrire une histoire à partir de ces mots = savourer – attendre – désirer – aboucher – caresser – hériter – manger – mordre

Sarah, coincée dans son lave-linge

Sarah, coincée dans son lave-linge

A partir d’un fait divers réel…

Sarah avait décidé, sans attendre, de fêter la réussite de son master en droit. Depuis toujours, elle désirait devenir commissaire de police.  Sûr qu’elle avait hérité cette passion de son père, commissaire lui-même.
Elle avait décidé de savourer sa victoire comme il se doit, dans son petit appartement. Ses amis étaient prévenus :
-       Apportez à manger si vous voulez, mais surtout à boire !
Sûr que ce serait une fête mémorable ! Mais elle comptait aussi que certains d’entre eux pourraient l’aboucher avec le milieu de la justice et de la police.
La fête battait son plein et Sarah avait déjà bu plus que de raison. Elle avait même flirté avec son Julien, son meilleur ami de toujours. Au moment où il la caressait négligemment, il lui lança :
-       Je suis sûr que tu es incapable d’entrer dans ton sèche-linge !
Pourquoi le sèche-linge ? On ne sut jamais ! Toujours est-il qu’il ne fallait jamais lancer un défi à Sarah, même quand elle était sobre, alors, ce soir…
En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle y était. Elle pensa même que c’était beaucoup plus facile qu’elle le pensait.
Mais tout se gâta quand elle voulut en sortir. Chacun essaya de la tirer, de la tourner, de la pousser… Rien n’y fit, son bassin resta coincé dans le hublot. Au bout d’un moment, il n’y eut d’autre solution que d’appeler les pompiers.
Sarah enrageait ! Et quand un soldat du feu voulut la tirer avec force, elle le mordit au bras. Par réflexe, il la gifla ! Elle était si énervée qu’elle rua un bon coup, ce qui la décoinça. Il fallut lui faire une piqûre pour la calmer.
Espérons que cette mésaventure ne sera pas un obstacle à ses futures prétentions !
Fabienne

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Pierre était un coquin.
Il avait toujours faim.
Et aujourd’hui n’échappait pas à la règle.
Il avait la dalle.
C’était un frigo sur, disait maman !
Il attendit que nous sortions…. maman devait me déposer à la danse… pour ouvrir le frigo.
Papa était occupé à regarder le sport à la télé, affalé dans le canapé.
Pierre sortit l’éclair au chocolat de sa petite boîte qu’il caressa délicatement.
Comme il avait l’air si appétissant et comme il le désirait tant !
Il savoura le gâteau, le mangea, le dévora, mordit dedans à pleines dents quand il s’arrêta net…
Il avait entamé tout le milieu de l’éclair.
Il ne restait que les deux bouts du gâteau.
Il réfléchit un instant et se dit que maman n’y verrait que du feu s’il abouchait les deux extrémités entre elles.
Il reconstitua tant que bien que mal, plutôt mal d’ailleurs, la pâtisserie et s’en alla rejoindre son père au salon.
Il faut dire que Pierre avait hérité de la gourmandise paternelle, même si papa préférait les bières maintenant.
C’était un bec sucré comme lui.
Au goûter, quand maman s’aperçut de la supercherie, elle comprit très vite qui était l’auteur de cette œuvre d’art et Pierre se défendit comme il put.
Pierre dit à maman qu’il allait appeler la SPA et demander le responsable des poissons rouges car ça ne pouvait plus durer !!!
Après les choco-suisses, Maurice avait tapé dans l’éclair… quel vice avait ce poisson rouge !!!
Fabienne C.

 

Exercice 1 : écrire une histoire à partir de cette photo

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Deux amantes se promenaient dans Paris.
Elles venaient de se bécoter et se courtiser dans l’hôtel du coin de la rue.
Elles se voyaient toutes les semaines.
Elles allaient le long des Champs Élysées, le cœur léger, l’âme aérienne.
Elles songeaient déjà à leur prochaine rencontre, leur tête à tête coquin trinquant avec une coupe de champagne.
Elles s’étaient rencontrées toutes deux après la mort de leur mari respectif dans un club de bridge et le courant était passé très vite entre elles.
Un véritable coup de foudre.
Alphonsine allait sur ses soixante-dix ans et Simone en affichait soixante-quinze.
Elles profitaient de la vie ensemble, maintenant qu’elles étaient grands-mères et même arrières-grands-mères.
Elles voyaient leurs enfants et petits-enfants et s’octroyaient des moments de liberté pour se retrouver.
On aurait dit deux vieilles amies qui se promènaient dans les rues bras dessus, bras dessous.
Pourtant, quand elles sortirent de l’hôtel, Simone n’avait pas senti que le derrière de sa robe et son imperméable s’étaient coincés dans sa culotte gaine.
En fait sa combinaison en dentelle était également enchevêtrée dans son string taille XL !
Alphonsine, de sa main légère et en pleine rue, tira délicatement sur le tas de tissus et en profita pour caresser la cuisse et la fesse de sa bien aimée.
Les passants ne firent même pas attention à la scène, pour eux c’était deux vieilles dames qui s’entraidaient mutuellement à se délester de leur linge encombrant.
Cela les émoustilla quelque peu et elles firent demi-tour. Mais, cette fois, elles reprirent la même chambre pour la nuit entière.
Fabienne C.

 

-       Ben, alors, ma Germaine, qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi tu marches avec les jambes écartées ?
-       Ne m’en parle pas ! Si tu savais…
-       Mais j’aimerais bien savoir…
-       Tu te souviens, je t’avais parlé de Gaston…
-       Ah oui, ton Gaston… Dis donc, ça fait un moment que ça dure avec lui…
-       Justement, et bien, hier soir…
-       Quoi hier soir ?
-       Écoute, Simone, si tu m’interromps chaque fois, je vais pas y arriver… C’est déjà assez dur comme ça…
-       Je ne dis plus rien ! Je suis toute ouïe !
-       Donc hier soir, Gaston, après tout ce temps, a voulu conclure…
-       Pas possible ! Et moi qui croyais que tu allais mourir vierge ! Alors ?
-       Alors, hier soir, toutes les circonstances étaient réunies et après tout ce que nous nous étions dit… Je ne pouvais plus reculer…
-       Certes, certes…
-       Simone ! Ferme-la ! Donc hier soir, Gaston a voulu me faire connaitre le plaisir charnel…
-       Et il y est arrivé ?
-       Oh ! la la ! Si tu savais…
-       Oui, moi, je sais… Mais pourquoi marches-tu comme ça…
-       Et bien, tu vas peut-être me trouver un peu gourde, mais mon Gaston, il est arrivé… comment dire… en forme !
-       Et alors ?
-       Et bien, quand il est sorti, il ne lui restait qu’un petit bout… Alors, toute la journée, je me suis demandée s’il n’en avait pas oublié un morceau à l’intérieur… S’il te plait, tu veux bien regarder ?
Fabienne

Exercice 2 : Racontez ce mythique pèlerinage à ENCORE où de fervents jouissifs se rendent encore, chaque année, prier pour que ça dure…

 

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On était cent, on était mille ! On était quelques centaines de mille à faire le fameux pèlerinage de la jouissance.
Notre dada à nous tous c’était le plaisir, la délectation, l’orgasme sous toutes ses formes.
Nous étions des femmes, des hommes, des trans, des séropositifs, des laissés pour compte, des borderline, nous étions des catins, des humains qui vendaient leurs corps à des tordus, des malheureux, des introvertis, des gens qui recherchaient simplement un peu de présence, de chaleur humaine…
On était là pour accueillir tous les malheurs des gens, pour assouvir leurs fantasmes, pour répondre à leurs besoins souvent primitifs, voire destructeurs.
C’était notre gagne-pain et chaque année, nous défilions pour partager nos plaisirs, nos craintes, nos souhaits et envisager l’avenir avec la trouille de la maladie, des violences…
Et chaque année, nous aimions partager ce moment entre nous.
Par contre, ce pèlerinage n’était absolument pas une partouze géante, comme beaucoup d’entre vous pourraient l’imaginer. C’était pour nous le moment de reposer nos corps, de laver nos chairs, d’embellir nos cœurs et d’envoler notre âme, plus haut, plus loin de notre quotidien qui pouvait sembler noir et sale.
Encore et toujours, nous défilerons à Encore, nous les fervents jouissifs de la vie, nous qui vivions du plaisir et qui le partagions.
Fabienne C.

Albert et Suzanne étaient des épicuriens. Toute leur vie, ils avaient joui de tout… et de tous… Mais il fallait bien avouer qu’à leur âges, 85 ans et 83 ans bien sonnés, ils avaient déjà goûté à tout ce que la vie avait pu leur offrir.
Aussi, maintenant, se sentaient-ils un peu « désœuvrés », gâtés qu’ils avaient été par la divine cuisine, les vins les plus fins et les plaisirs charnels à l’infini. Ils avaient tout aimé mais sentaient que leur plaisir n’était plus le même.
Lors d’une soirée entre voisins, lorsque Simone et Robert lui proposèrent un pèlerinage à ENCORE, ils n’hésitèrent pas une seconde.
Ils ne se doutaient pas du tout qu’une telle passion puisse exister ailleurs que dans leur couple… Pourtant, c’était à tout un groupe qu’on leur proposa de se joindre.
Le voyage, en car, devait avoir lieu la semaine suivante. Ils étaient comme deux enfants à la veille de vacances merveilleuses.
Sauraient-ils ENCORE ? Pourraient-ils ENCORE ?
Il valait mieux ne pas se poser ce genre de questions et y aller, l’esprit et le cœur ouverts à tout.
Ils allaient enfin pouvoir retrouver tous leurs émois d’antan !
Albert faisait fiévreusement la valise quand tout à coup, il serra sa main sur sa poitrine et tomba, raide… Suzanne, ne put en supporter davantage et son vieux cœur s’arrêta lui aussi. Ils avaient eu tout ce que la vie pouvait leur donner et ne purent supporter aucun ENCORE !
Fabienne

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