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Atelier d’écriture du 10 octobre au SILO

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Atelier d’écriture tout public – Samedi 10 octobre, 10h30, au Centre Jean-Marie Tjibaou

Exercice : histoires à plusieurs mains

Chacun des participants écrit une phrase sur une feuille, puis passe la feuille à son voisin de droite. Il reçoit la feuille de son voisin de gauche, écrit une phrase et ainsi de suite jusqu’à terminer l’histoire.

Elle l’attendait depuis longtemps, mais personne au village ne comprenait pourquoi. Bourru et sombre, il n’adressait la parole à personne.
Ce silence et son allure de poète romantique étaient si différents de tous ceux qu’elle avait pu fréquenter au village qu’elle était irrésistiblement attirée. Il lui plaisait malgré tout, même s’il n’avait pas bonne réputation, il avait un petit quelque chose en plus…
Elle le reconnut tout de suite, même la nuit, son ombre droite, sa démarche fière. Elle était émue de retrouver quelque chose de familier, même si elle ne le connaissait pas.
Elle s’approcha de lui et lui proposa d’aller boire un vin chaud, sous la tonnelle.
Il la regarda bêtement. Elle se dit qu’il n’avait peur-être pas compris. Alors, elle lui demanda son nom. Là non plus, aucune réponse. Soudain, elle comprit : il était sourd et muet !
Ce que tout le monde prenait pour de la suffisance et du mépris n’était en fait qu’une tentative pour cacher son handicap.

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Une nuit de pleine lune, je me promenais dans les couloirs du Centre Jean-Marie Tjibaou quand une statue s’anima et se mit à marcher. Elle vint me parler et me dit :
- J’ai perdu mon bijou porte-bonheur tu ne voudrais pas m’aider à le retrouver ?
Un peu déstabilisée tout de même par cette statue qui bougeait et qui parlait, j’hésitai, je me méfiait un peu, mais en la regardant bien, je vis qu’elle n’avait rien de méchant. J’acceptai de fouiller la salle de fond en comble afin de retrouver ce bijou si important.
Je sentis une gêne : quelqu’un m’observait. Mine de rien je regardai autour de moi. Une autre statue semblait elle aussi avoir bougé. Je m’approchai lentement. Autour du cou de cette statue, un collier en or brillait. Irrésistiblement, mon regard était attiré par la lumière qui s’en dégageait.
Elle voulut la toucher, mais se brûla les mains.
Le bijou, créé par une sorcière de la Vallée de la Tchamba contenait un puissant sortilège et seule sa propriétaire avait le pouvoir d’en faire sortir l’effluve magique capable d’attirer à elle l’amour de sa vie. Toute autre personne arborant ce bijou n’aurait jamais le bonheur d’une vie sereine et des malheurs de plus en plus lourds viendraient troubler son existence.
La voleuse avait scellé sa destinée.

***

Ce matin-là, il faisait si doux. Les yeux de merlans frits de l’homme qui était allongé à mes côtés me regardaient. Il me dit :
- Il est l’heure de se réveiller !
Il bailla un grand coup et sortit du lit en se dirigeant vers la cuisine.
Quel romantisme !
Moi, qui étais d’humeur sentimentale ! Je tentais de le faire revenir au lit en l’appelant d’une voix douce. Mais rien n’y fit ! Mes atouts ne l’intéressaient pas aujourd’hui ! Pourquoi ?
Il n’y avait que son plaisir qui comptait… et nager dans la Grande Bleue !
J’étais triste et résignée… Mais je l’aimais.

***

La mer est belle et le sable est chaud. Il fait bon vivre sous  les cocotiers.
Pourtant, un cyclone est annoncé et déjà, au loin, de gros nuages sombres s’amoncellent. Leur petite cabane, presque sur la plage, pourra-t-elle résister aux vents forts ?
Ne vaudrait-il pas mieux quitter les lieux pour se mettre en sécurité ?
Ce n’était pas la première fois qu’on voyait un cyclone. Nous sommes habitués à ces bouleversements climatiques, se dit le père.
Ils n’ont pas fait le bon choix… Pas cette fois.
Le cyclone Trump a tout balayé sur son passage !

***

Il faisait beau et chaud et je n’avais qu’une envie : me baigner !
J’ouvris mon sac. Mince ! J’avais laissé mon maillot de bain dans la voiture. Il me fallut retraverser la pinède qui embaumait plus que jamais cet été-là et je l’avais enfin retrouvé, mon maillot ! Le problème, c’est qu’il était resté plusieurs étés dans la voiture et qu’il était tout décoloré.. Alors, je me dis que c’était une bonne raison d’aller en ville pour m’en racheter un nouveau maillot de bain pour l’été.
En passant devant les vitrines des magasins, un bikini m’attira . Je le regardai bien et entrai dans la boutique.
Seulement, voilà ! De chichis en beignets, j’avais bien profité de la vie ! Et de rentrer dans un bikini, il n’en était plus question. Enfin, y rentrer si ! Mais aussi en ressortir en débordant par vagues successives.
Enfin, comme je ne suis pas femme à me laisser désespérer pour si peu, j’en ai acheté un de taille 50… Et une glace pour me consoler !

***

C’est l’histoire d’une petite fille qui voulait explorer le monde. Dans sa chambre, elle regardait sans cesse des photos de ce monde, des villes, des pays, et bien d’autres choses encore.
« Mais pour voyager, il faut de l’argent, se disait-elle. Il faut prendre l’avion pour quitter mon île et l’avion coûte cher. Comment gagner de l’argent alors que je ne suis pas encore adulte ?
J’ai une idée : je vais demander à Papi s’il m’autorise à présenter mes coquillages dans un coin de son magasin. Je ferai payer dix francs aux clients pour leur permettre d’admirer mes trouvailles.
Je pourrais expliquer que ce sont des coquillages magiques, pleins de vertu de partage avec les autres peuples et qu’il suffit de les porter à son oreille pour entendre la douce complainte des vagues mourant sur la plage ».
Et la petite fille vendit ses coquillages. Bien sûr, elle n’eut jamais assez d’argent pour parcourir le monde, mais c’est le monde qui vint à elle à travers tous ceux qui s’arrêtaient dans la boutique et lui parlaient de leurs pays, de paysages exotiques et de coutumes différentes.
Et elle fut très heureuse !

 ***

C’était une matinée pluvieuse, une de ces matinées où l’on serait bien resté tranquille au lit. Mais il fallait qu’elle se lève ! Elle était attendue depuis si longtemps et cette fois-ci, elle ne pouvait pas y couper.
En hâte, elle fit sa toilette, enfila sa plus jolie robe et, après un maquillage léger, sauta dans sa petite voiture.
Quand elle arriva devant la maison de retraite, elle hésita encore à sortir de sa voiture. Elle avait les mains moites, le souffle court et une furieuse envie de faire demi-tour.
Mais que faisait-elle là ? Elle ne voulait pas réintégrer la résidence.
Ce métier d’accompagnatrice commençait à lui coûter plus que la satisfaction qu’elle lui apportait il y a quelques années.
Elle entra dans la chambre de celle qu’elle voyait depuis plusieurs mois et qui était fort mal en point. Les gens qui étaient là se retournèrent vers elle, la mine défaite : Geneviève venait de s’éteindre et elle n’avait pas pu lui dire adieu…

 ***

Commençons par le commencement.
L’histoire que je vais vous conter est une légende ancienne issue de la « Vallée des Enfants Trouvés ».
Vous allez me demander : qu’est-ce que la « Vallée des Enfants Trouvés » ?
Elle se situe non loin de la transversale Koné-Tiwaka.
Près du Caillou Bleu, une grand-mère vous attend pour vous révéler un secret. Pour en comprendre l’importance, il vous suffira d’observer la file d’enfants qui attendent impatiemment que Grand-Mère leur confie, chacun leur tour, les mots magiques qu’ils ont tant imaginés.
Où ces enfants ont-ils été trouvés ? Qui les a abandonnés ?
Voilà les questions qu’ils se posent et les réponses qu’ils attendent fébrilement.
En file indienne, ils attendent patiemment que Grand-Mère les reçoive et leur livre ces secrets.
Seulement voilà : au premier enfant, Grand-Mère s’effondra sur sa chaise.
La légende de la « Vallée des Enfants Trouvés » gardera tout son mystère !

 ***

Un cimetière sous la lune, un soir d’hiver…
Je l’ai vu, et depuis ce jour, je ne l’ai pas oublié. Il hante mon esprit.
Pourquoi n’ai-je pas osé lui parler ?
Il était si impressionnant. Sa stature austère, ses moustaches lissées, sa coiffure gominée… Un maintien qui dénotait qu’il s’agissait d’un gentleman.
Un peu étrange, quand même, car que faisait-il dans un cimetière désert un soir d’hiver ?
Soudain, j’eus peur, mais je pris mon courage à deux mains et me dit qu’il fallait que j’aille le voir ce soir pour lui demander ce qu’il  faisait là.
-       Bonjour. Puis-je vous demander ce que vous faites là ?
L’homme me regarda et me répondit :
-       J’ai perdu ma fille le jour de Noël et tous les ans, en cette nuit de cadeaux, je viens me recueillir auprès d’elle.

 ***

Juste à l’ombre d’un grand saule, les pieds dans l’eau fraîche d’un ruisseau, elle rêvait. Elle n’avait presque plus conscience du lieu quand elle sentit soudain une présence près d’elle.
Elle sursauta. Quelque chose venait de bouger derrière elle. Elle frissonna et ferma les yeux.
Une main se posa sur son épaule et elle sentit le souffle de sa respiration.
Elle ne pipa mot, malgré la frayeur. Allait-il se jeter sur elle ? Abuser d’elle ? Heureusement, elle ne sortait jamais sans son cran d’arrêt.
Elle décida de tourner lentement la tête et de lui faire enfin face. Elle éclata de rire, toute frayeur avait disparu. C’était un bon gros chien qui lui fit aussitôt une léchouille.
Elle le caressa. Elle vit qu’il avait faim et décida de l’amener chez elle et lui donna à manger.
Elle remarqua qu’il n’avait pas de collier, alors, elle se dit qu’elle avait trouvé un nouveau compagnon.

 ***

Derrière ses verres fumés, les larmes lui montaient aux yeux. Il se souvenait d’elle, si belle, si tendre. Son parfum était toujours présent quand il entrait dans cette pièce fermée.
Mais elle était partie.
Elle l’avait laissé seul, dans cette grande maison qui lui paraissait bien vide.
Pour se changer les idées, il alla marcher dehors. Une vieille dame vint le voir et lui dit :
-       Tu as perdu celle que tu aimais. Ne te lamente pas sur ton sort. Cherche plus loin et tu trouveras une « nouvelle demoiselle ».
Mais le temps passa. Passa… Et il ne la trouvait pas.
Lui-même était devenu un vieil homme. Mais ne dit-on pas que l’amour n’a pas d’âge ?
Quand ses enfants voulurent le mettre dans une maison de retraite, il accepta à contrecœur. Cependant, il ne voulait pas être une charge pour sa famille.
Il descendit de la voiture. Ses enfants l’aidèrent à porter ses bagages dans sa nouvelle maison.
Sur le perron, son regard croisa celui de son amour d’enfance….

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