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Atelier d’écriture du 31 août 2020

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DEVOIR : écrire un conte complétement loufoque et déjanté.

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Il était une fois, sur la Côte Est d’une île en forme de cigare, une employée municipale qui rêvait de devenir « Princesse de Monaco ».
Devenir princesse, c’était déjà un sacré challenge, mais… « Princesse de Monaco », ce n’était pas évident ! D’abord, la place était déjà occupée ! Et ensuite, c’était très très loin de sa petite île… Mais bon, c’était son idée et elle ne voulait pas en démordre. Ce qui l’intéressait, c’était d’être une princesse moderne, pas de se trouver engoncée dans une robe ridicule avec une perruque de trois tonnes sur la tête. Non ! ce qu’elle désirait de tout son cœur, c’était être princesse et chanteuse à la fois, comme Stéphanie de Monaco. Pour réaliser son rêve elle se sentait prête à travailler très dur et s’il le fallait à faire quelques concessions. Elle avait vaguement entendu parler de promotion- divan ou promotion-canapé, enfin ! Un truc comme ça, qui, parait-il, permettait une ascension beaucoup plus rapide. Elle ne savait pas ce que c’était mais était décidé à se renseigner au plus vite. Elle n’avait pas de temps à perdre. Elle venait tout juste de fêter ses dix-huit ans et cette majorité toute neuve lui donnait des ailes : plus besoin de l’autorisation de papa et maman pour voyager ! Elle avait déjà fait un premier pas en effectuant toute seule les démarches pour obtenir son passeport ; l’aventure pouvait commencer… Bon, la deuxième chose à faire et non la moindre, c’était de se procurer un billet d’avion.
Comme elle avait foi en son avenir, un aller simple suffirait…
Quand elle apprit combien coûtait un billet, elle fut catastrophée ! Comment réunir une telle somme ? Avec son maigre salaire, elle en aurait pour des années ! Il fallait absolument qu’elle trouve une idée et vite !
Se faire prêter de l’argent par la famille et les amis ? Pas question ! Ils ne pourraient pas comprendre ses motivations et pour eux aussi, c’était bien trop cher !
Lancer une souscription sur Facebook sous un motif fallacieux ? Non ! Son éducation protestante lui interdisait d’envisager la chose.
Alors que faire ?
C’est alors qu’elle eut cette idée de génie : elle allait créer un blog de mode et devenir une de ces influenceuses qu’on voyait de plus en plus sur les réseaux sociaux. Combien d’heures avait-elle déjà passées à les admirer sur sa tablette ! Elle se savait mignonne et comme elle se le répétait souvent :
- Ben, tu connais, c’est pas tout le monde qui arrive en quart de finale de Miss Calédonie !
Elle s’imaginait déjà recueillant des centaines et des centaines de likes,  se voyait admirée et suivie par de nombreux  followers… l’ingénieuse idée fut vite mise en pratique. Elle se renseigna sur la manière de créer un blog et se lança.  Et c’est ainsi que, chaque soir, en sortant du travail, elle se maquillait suivant les dernières recommandations de Christina Cordula, mettait ses plus beaux vêtements (ceux du dimanche) qu’elle mixait avec des manous colorés et de petits bijoux fabriqués à la tribu. Elle misait sur le côté « oiseau des iles » pour attirer son futur public. Ainsi parée, elle se filmait pour alimenter son cher blog.
Hélas ! Bien vite, elle déchanta en constatant que, certes, elle obtenait pas mal de  likes, un succès d’estime en quelque sorte, mais qu’elle avait tout juste deux ou trois followers, le plus assidu étant le fils de ses voisins, un jeune-homme bigleux et pas bien futé.  De plus, son malheur ne s’arrêta pas à ces tristes constatations. Elle dut supporter tout un tas de commentaires plus stupides les uns que les autres, laissés sans vergogne sur son blog : les « t’es pas super » ou pire les « t’es bonne ! » une horreur ! Elle qui avait cru qu’en utilisant un pseudo, elle serait à l’abri de ces propos idiots ! Ben, c’était raté ! Et le pire c’est qu’avec radio cocotiers, ses parents furent rapidement alertés par quelques mamies bien-pensantes qui avaient eu vent de l’affaire.

Et voilà, fin de l’histoire ! C’est ainsi que l’ascension fulgurante escomptée fut tuée dans l’œuf. La jeune fille continua donc à servir des repas à la cantine scolaire et remisa ses prétentions. Cependant, au final, l’aventure n’avait pas été inutile car elle demeura une sorte de gloire locale, « la fille du blog », comme on disait. Cette petite notoriété fut un baume pour son ego meurtri. Elle ne serait jamais « Princesse de Monaco » mais était en quelque sorte devenue la star du coin, celle dont on parlait encore de Hienghène à Poindimié et même jusqu’à Ponerihouen !
Patricia

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PARTIE I

Le Prince Igor, du royaume d’Hanam allait avoir vingt ans demain. Il était de taille moyenne, fin de sa personne, bien tourné, avec des cheveux blonds mi-longs. Il savait que, juste après avoir fêté son anniversaire, il faudrait qu’il parte pour sa quête initiatique : il devrait tuer le dragon qui était né en même temps que lui.
Depuis de nombreuses générations, tous les princes qui l’avaient précédé en avaient fait de même. A vingt ans, un seul devait survivre, le prince ou le dragon.
Jusqu’à maintenant, la bête féroce avait toujours capitulé devant le courage et la témérité des jeunes princes et Igor espérait qu’il en serait de même pour lui.
Ce fut un anniversaire magnifique. On en profita pour fêter également ses fiançailles avec la princesse du royaume voisin qu’il connaissait depuis sa plus tendre enfance. Il aurait pu être parfaitement heureux mais la menace de perdre la vie bientôt ternissait son bonheur.
Ce soir-là, Julia, sa fiancée de princesse l’embrassa comme si c’était la dernière fois. Puis, il monta voir le roi, son père dans sa chambre
- Igor, demain matin, très tôt, tu vas partir aux confins de nos frontières pour tuer le dragon. Tiens, je te lègue mon épée Mange-cœur, sertie de rubis, la même que j’ai reçue de mon père, ton grand-père, à ton âge que lui-même l’avait reçue de son père. Fais-y bien attention. Elle seule te permettra d’occire le dragon. Vas mon fils, et que je sois fier de toi.
Aux aurores, le jeune Igor sella son blanc destrier, attacha un balluchon sur le cheval et partit seul, au galop à la rencontre de son destin.
Il passa devant le château voisin et vit sa belle à la fenêtre agiter une écharpe blanche en signe d’adieu. Elle la lâcha et Igor rattrapa ce gage et le mit tout de suite autour de son cou.
Il galopait tout au long du jour et ne s’arrêtait que la nuit venue, dans une auberge ou chez de braves paysans qui lui offraient de bon cœur l’hospitalité, car les princes en ce temps-là étaient très aimés et respectés.
Un soir, alors qu’il prenait un frugal repas dans une taverne, quatre cavaliers entrèrent. Ils semblaient de grands voyageurs. Leurs habits étaient pleins de poussière mais ils ne semblaient pas fatigués. Ils commandèrent bruyamment des choppes de vin.
- Holà, tavernier ! apporte-nous ton meilleur vin, et vite, car nous avons grand soif !
L’aubergiste qui était jeune et timide s’affaira tout de suite.  Les hommes commencèrent à boire, puis, le pichet fini, recommandèrent une autre tournée.  Apparemment, le jeune homme n’allait pas assez vite pour eux car ils commencèrent à le prendre à partie et à lui chercher noise. Igor commençait à bouillir…. au bout d’un moment, il se leva et l’épée levée, leur dit :
- Messieurs, pourquoi donc vouloir embêter un pauvre aubergiste sans défense ? Venez plutôt tâter de mon épée !
En trois mouvements, il les désarma tous, car ces derniers ne s’attendaient pas à trouver un homme prêt à se battre. Ils s’échappèrent rapidement, sans payer. Igor tendit trois pièces d’or au tavernier.
- Jeune homme ! paye-toi pour moi et ces quatre malotrus.
Le jeune homme s’appelait Yvan. Il reconnut le profil du prince sur les pièces d’or et tout intimidé, se courba en une profonde révérence.
- Mon Prince !
- Pas de çà entre nous, ami… montre-moi plutôt ma chambre.
Le lendemain, à son habitude, le prince partit très tôt. Yvan lui avait préparé un sac de victuailles.
Alors qu’il était arrêté à l’ombre d’un saule et qu’il digérait les bonnes charcutailles d’Yvan par une sieste réparatrice, il fut attaqué par les quatre hommes de la veille. Éveillé d’un coup par la vitesse de l’attaque, il ne put se défendre. Les bandits lui volèrent ses pièces d’or et son épée de rubis et le laissèrent seul, éperdu, pensant que jamais, il ne pourrait tuer le dragon.
A quoi bon continuer maintenant ? Et pas question de retourner voir son père qui jetterait toute son opprobre sur lui. Il était perdu et ne savait trop que faire. Il pensa que, le mieux, pour l’instant, était de retourner voir son ami Yvan.

 PARTIE II

Il y avait maintenant un mois qu’Igor habitait avec Yvan. Il le trouvait très aimable, doux et patient. Il n’avait jamais connu une amitié pareille. Pour rembourser son écot, le prince, qui n’était pas fier, aidait son ami à servir la clientèle. Yvan lui avait prêté des brayes et une chemise. Ils avaient la même taille.
Et Igor apprenait à Yvan à se battre. Tous les jours, ils croisaient l’épée dans des joutes de plus en plus techniques.
Un soir, alors que des clients étaient attablés et prenaient un succulent repas, quatre cavaliers firent irruption dans l’auberge. Les deux jeunes hommes les reconnurent immédiatement et sortirent leurs épées qu’ils gardaient cachées derrière le bar. Yvan n’avait plus peur, il savait se battre maintenant. Les deux amis eurent vite raison de ces bandits de grand chemin. Ils les attachèrent fermement et les mirent dans la grange. Demain, ils appelleraient le bailli qui les mettrait au cachot. Mais, en attendant, Igor récupéra avec un grand soulagement sa dague et les pièces d’or qu’il restait.
Le lendemain, après que les voleurs furent amenés en prison, Igor s’approcha d’Yvan et lui dit :
- Ami, je dois repartir dès à présent vers mon destin. Je te promets que, si j’en sors vivant, je repasserai par ici .
- La nuit dernière, répondit Yvan, j’ai fait un rêve. J’ai vu le dragon que tu dois terrasser. Il est vraiment effrayant. Mais j’ai vu aussi qu’il n’y avait qu’un seul endroit où tu pourrais le toucher pour le tuer : à l’endroit du cœur.
Yvan était bien triste et n’eut pas honte des larmes qui coulaient sur ses joues au départ de son seul ami. Igor repensait à ce que lui avait dit le jeune aubergiste. Devait-il le croire ?
Il reprit donc sa chevauchée, mais les confins du royaume n’étaient plus très loin.  A l’aube du troisième jour, alors qu’il n’avait trouvé aucune habitation depuis l’auberge d’Yvan, il vit une immense grotte et sut immédiatement que c’était l’antre du dragon. Tout autour l’herbe était calcinée, aucun arbre ne poussait. L’endroit était désertique.
Il descendit prudemment de cheval et s’approcha silencieusement de la grotte. En collant son oreille près de la paroi, il entendit un bruit de forge. Allons ! il fallait y aller, au péril de sa vie…
- Montre toi, sale bête, je n’ai pas peur de toi ! Cria-t-il devant la grotte.
Le jeune prince dut faire un écart : une énorme flamme jaillit, suivie du dragon.  Alors commença un combat acharné. Aux coups d’épée d’Igor, répondaient les flammes du dragon, comme un ballet mortel. Le prince était brûlé en plusieurs endroits, mais il ne sentait pas la douleur tant il était pris par le duel. Le dragon lui, saignait de toutes part, un sang vert fluo, comme tous les dragons, qui s’épaississait en séchant et dans lequel Igor s’empêtra quelquefois et risqua de tomber.
Alors que le prince essayait pour la énième fois de toucher le cœur du dragon, comme le lui avait conseillé son ami,  et qu’il se disait que vraiment, ce conseil ne valait pas tripette, il entendit le galop d’un cheval : c’était Yvan.
- Mon ami, ne t’approche pas, c’est bien trop dangereux, haleta Igor.
- Je viens seulement t’informer d’une chose importante que j’ai oubliée de te dire : les dragons ont le cœur à droite !
Igor fit tourner avec son épée le monstre qui s’enflammait de moins en moins. Il visa bien à droite, le cœur du dragon. Ce dernier s’effondra. Igor, ravivé par ce revers de situation, enfonça une nouvelle fois sa dague dans le monstre qui rendit son dernier soupir.
Ivre de joie, Igor se précipita dans les bras de son ami, qui, en même temps lui offrit ses lèvres. Le Prince donna son écharpe blanche à Yvan et tous deux, bras dessus, bras dessous, rentrèrent au royaume. Le prince qui terrassait le dragon fut roi à son tour alors que son père prenait une retraite bien méritée.  Le père d’Igor partit donc pour sa grande villa sur la Riviera, peuplée d’un harem de jeunes femmes toutes plus belles les unes que les autres.
Igor et Yvan vécurent heureux et n’eurent pas d’enfants. Ils furent célèbres pour leurs folles soirées de drag Queens et les fêtes organisées au palais.
La princesse, quant à elle se maria avec un autre prince qu’elle trompa toute sa vie. Elle se disait que c’était quand même malheureux qu’elle soit marié avec un cocu !
Fabienne

Exercice-image de Joël :

Louphoque

 

Exercice 1 : Un notaire lui apprit qu’elle héritait d’une demi-route. Que faire de la moitié d’une chaussée ? se demanda-t-elle.

Un notaire lui apprit qu’elle héritait d’une demi route. Que faire de la moitié d’une chaussée se demanda-t-elle ?
Tout d’un coup lui vint une idée : en faire un lieu de tournage pour les séries TV. Il suffirait de compléter certains bords de route non aménagés par quelques constructions ou du moins des façades relativement mobiles qu’on modifierait en fonction des scénarios. La route pouvait aussi bien évoquer le retour au domicile que l’évasion ou l’aventure. Et pour les personnes étrangères à ce business, un droit de péage s’imposait. Oui, au final, cet héritage loufoque pouvait s’avérer juteux. Ah moi les pépettes ! s’écria- t-elle en rangeant l’acte de propriété dans le premier tiroir de son bureau.
L’acte doit s’y trouver encore car tout à sa joie, elle se précipita hors de chez elle pour tout raconter à sa meilleure amie. Un camion qui, hélas ! débouchait au même moment, mit définitivement fin à ce mirifique projet.
Patricia

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Un notaire lui apprit qu’elle héritait d’une demi-route. Que faire de la moitié d’une chaussée ? se demanda-t-elle.
Surtout qu’elle ne savait pas du tout à qui appartenait l’autre moitié…
Elle alla au cadastre pour se renseigner et apprit qu’elle était la propriété de son voisin, celui qui habitait justement au bout de la route. Ce voisin qui ne lui disait jamais bonjour et qu’elle détestait. Car il était vraiment détestable, ce vieux schnock, qui marmonnait on ne sait quoi chaque fois qu’il la croisait.
Tout d’un coup lui vint une idée : sur son demi-côté, elle allait fermer la route. Genre, mettre des panneaux pour dire qu’il y avait des travaux, creuser un grand fossé, mettre des gravats, ou, pourquoi pas, monter un mur… Après tout, c’était sa propriété et elle pouvait en faire ce qu’elle voulait… Ainsi, le vieux con pourrait aller chez lui, mais plus jamais en sortir… et ça, ce serait chouette : elle ne le verrait plus… Parce que, derrière chez lui, il y avait une autre route qui menait également au village, mais qui  rallongeait la distance d’au moins dix kilomètres… Elle s’en foutait, qu’il se débrouille, ce vieil idiot ! Elle l’aurait enfin, sa tranquillité !
Bien sûr, il y avait toujours une possibilité : si jamais il venait un soir pour s’excuser, avec une bonne bouteille… peut-être envisagerait-elle de la rouvrir, sa moitié de chaussée !
Fabienne

Sa grand-mère, à sa malheureuse mort, ne lui légua qu’une demi-route.
En allant sur les lieux pour voir le phénomène, elle constata le problème d’elle-même : la route était finie par un long pont, relativement moderne et solide, qui appartenait à un autre actionnaire que la défunte.
Elle avait rendez-vous avec ce bonhomme, un certain Matthys Bergelette, et elle espérait bien racheter les droits du pont (surtout vu le prix du péage à son entrée). Mais quant elle vit la personne, horreur ! C’était son premier ex, le premier à lui avoir fracassé le cœur à la massue, qui avait changé de nom grâce à son mariage avec une vieille peau fortunée.
Lorsqu’elle le vit, et qu’elle remarqua son manque de réaction, elle en conclut qu’il l’avait oubliée depuis longtemps. Ni une ni deux, dès que l’occasion se présenta, elle le poussa de son pont et joua la comédie auprès des autres. Alors que l’homme s’écrasait au fond du ravin, elle esquissa un sourire narquois sur son visage ; une vengeance, une route et un pont en une journée, voilà qui n’était pas chômé !
Loup

Exercice 2 : Une photo

Numériser

-       Germaine ! Baisse ta robe !
-       Mais enfin, Gaston, tu vois bien que l’eau monte…
-       Ben, y’a pas que l’eau qui monte ! Baisse ta robe, que je te dis, tu m’excites !
-       Ah non, Gaston ! Tiens-toi un peu…
-       Et puis ce machin-là, qui pend entre tes fesses, tu l’as fait exprès, hein ?
-       Mais mon Gaston, tu sais qu’on a déjà quinze gosses, en dix-sept ans de mariage ? Tu vois pas qu’il n’y a que notre famille qui se baigne, plus de place pour les autres… Tiens, surveille-les au lieu de me regarder…
-       Ah, Germaine, tu sais bien que les gosses, j’ai toujours été meilleur pour les faire que pour m’en occuper.
Fabienne

- Alors, ma Simone… Ça fait-y du ben à tes ch’villes ?
- Raymond, t’as donc eu une ben bonne idée d’nous rameuter dans ce trou-là ! R’garde comme les marmots trempent ! Pis j’ai presqu’ plus mal aux pieds !
- Ouais… Faudra just’ penser à passer chez l’père Rondelle… C’te robe est encore trop longue ! Un ourlet ou deux et ça t’ira comme un gant !
- Pour sûr… Raaah, et v’la-t’y-pas que Bernard noie André… Ho, Bernard ! Vas-tu cesser, veux-tu ? Tu vas nous l’casser à la fin !
- Ahlala, ces gosses… Tu sais, j’me dis que dans l’futur, y’aura un truc qui empêche les moutards.
- Hein ? Quesqu’ tu veux dire par là ?
- Y’aura l’progrès ! J’sais pas, ptêt qu’on mettra une boîte à gosses, pour les déposer avant qu’tu sois grosse…
- Grosse ? Non mais ho, le crois-tu comment qu’y m’parle, cui-là ? Ben tiens, tu ramèneras les bambins, moi je rentre. Et t’inquiète pas, le suivant y’est pas pour bientôt !
Loup

La plage en famille

A Paris il n’y a pas de plage donc comme Ré en a de grandes, ma famille et moi y habitons. Depuis 9 ans nous avons 8 enfants. Mon mari part souvent à Paris pour son travail mais je ne lui parle plus depuis un bon moment.
Soudain, à côté de moi, mon futur mari se pose.
Lucas

Août 1948, à la une des journaux : « Une femme transgenre apparait sur les plages de l’Ile de Ré. »
Debout à côté de son père, elle soulève sa jupe pour dévoiler ses mollets qui sont presque aussi gros que sa vanité. Sur le sable, elle porte ses cheveux en chignon sous un chapeau, une ceinture souligne sa taille inexistante. Les enfants, effrayés, tentent de s’enfuir en vain.
Ils seront à jamais marqués par cette femme transgenre, le début de Pride sur l’Ile de Ré.
Chloé

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