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ATELIER D’ECRITURE DU 27 JUILLET 2020

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L’artiste Thibaut Raffard expose ses œuvres à la galerie Arte Bello, au Quartier Latin du 22 juillet au 4août 2020  

 

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DEVOIR 1 : drôle de métier Caresseur dans le sens du poil

Lola était coiffeuse. Elle avait ouvert son petit salon en centre-ville, il y avait un peu plus de dix ans. Ce salon marchait bien… du moins les cinq premières années car depuis, c’était de pire en pire ! Et cette année, avec la crise, il ne fallait pas s’attendre à un mieux, au contraire. Peut-être même devrait-elle mettre la clé sous la porte, comme bon nombre de ses concurrentes, et néanmoins amies. La liste des frais s’allongeait sans fin, alors que celle des gains s’amoindrissait comme peau de chagrin. Il fallait absolument trouver une solution. Lola ruminait ces sombres pensées, le front soucieux quand Pierre, son meilleur ami entra.
Il avait les cheveux en bataille et la barbe hirsute. Lui non plus n’était pas de très bonne humeur. Il expliqua à Lola qu’il avait mal dormi et que sa copine venait de le quitter. Lola tenta en vain de le réconforter avec des paroles d’encouragement, ce qui, habituellement le faisait repartir du bon pied. Mais cette fois-ci, rien n’y fit. Alors, elle eut une idée : elle l’installa confortablement et commença à lui lisser les cheveux et les poils de la barbe dans le bon sens. Puis, elle massa et  caressa ces zones, doucement, longuement… Peu à peu, elle sentit qu’il se détendait… jusqu’à presque s’endormir.
Quand il ouvrit les yeux, il avait le sourire et se sentait bien ! Lola le regarda, d’un coup, tout devenait clair pour elle. En souriant elle aussi, elle lui dit :
-       Tu viens de me sauver la vie !!!
Devant son regard interrogateur, elle lui expliqua ses difficultés. Il n’en revenait pas ; pour lui, Lola allait toujours bien, avait la pêche et n’avait pas de soucis.
-       Mais comment ai-je pu te sauver la vie ? Finit-il par demander. Tu sais que je n’ai pas beaucoup d’argent, sinon, je t’en aurais déjà donné…
-       Tu m’as donné bien plus que ça !! Une super idée. Pour continuer de bien marcher, mon salon a besoin d’être différent, de proposer des services nouveaux auxquels les autres n’ont pas pensé. Et maintenant, grâce à toi, je sais ce que je vais faire : à  partir d’aujourd’hui, je vais être « caresseuse dans le sens du poil » pour clients nerveux ou déprimés. Et avec tous ceux qui n’ont pas le moral, je vais bientôt faire fortune !
Fabienne


Devoir 2
 : trouver une origine à l’expression « les doigts dans le nez ».

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Les parents du petit Gabriel avaient vraiment toutes les raisons de se réjouir : non seulement il était d’une beauté angélique – boucles blondes et yeux de porcelaine – mais il était également très intelligent. A six ans déjà, il était passionné par les maths et résolvait des équations très compliquées. Il n’avait qu’un seul défaut : il se mettait toujours les doigts dans le nez, particulièrement quand il réfléchissait. Sa maîtresse lui avait pourtant expliqué que c’était très impoli, rien n’y faisait. Elle ne manqua pas d’en informer la maman de Gabriel. - Il fait tout les doigts dans nez. Cette dernière ne comprit pas le message et en conclut que son fils était très doué, il pouvait non seulement faire ses exercices rapidement, mais en plus, il se permettait de mettre les doigts dans son nez, ce qui prouvait qu’il travaillait avec une rapidité déconcertante. Fabienne

Exercice 1 : Écrire une histoire sur un tableau de Thibaud Raffard

Paradise California

Paradise California

Le ciel blanc est déchiré par un éclair écarlate. La montagne noire, juste en-dessous, ne peut que s’éclipser.
La plaie entre Gaïa et Ouranos laisse suinter un sang poisseux tout le long de l’existence. La ligne terrible, ainsi tracée, stoppe sa folle trajectoire en piqué vers le sol.
L’explosion fracasse tout le décor ; des gerbes de feu jaillissent au loin, laissant présager le sort funeste qui attend ce monde. Les grondements se font de plus en plus proches, tout se met à trembler, on croirait que la nature se venge d’elle-même avec un courroux sans précédent.
Dans une ultime tentative, un dernier trait d’espoir s’envole, trait d’un rose bonbon, si doux dans le tumulte environnant ;
il part emmener son espérance ailleurs, fuyant un jour pour mieux revenir guerroyer un autre.
Loup
C’est l’hiver au pied du Mont Whitney.
Tranchante comme une épée, une lumière glacée fend le paysage.
Le soleil se couche rose sur la neige immaculée.
Le feu rougeoie ses dernières lueurs.
Debout sous les mélèzes dorés, les bûches carbonisées se dressent.
Personne alentour.
Il y a peut-être un cadavre sous les pins…
Huguette
La plume et l'écaille

La plume et l’écaille

Les feux de l’amour

Un petit poisson, un petit oiseau ( heu… petit canard…) s’aimaient d’amour tendre mais …comment s’y prendre, même tous deux dans l’eau ?…
Le canard en restait coit, coit, coit.
Le poisson en devint rouge.
Toujours est-il qu’à l’heure où le soleil se noie,
Ne pouvant contenir leurs émois,
Ils tentèrent de s’unir.
L’eau du lac, un peu choquée par les voluptueux remous, rosissait sous les derniers rayons.
Leurs sentiments étaient si forts et si sincères que dame nature, touchée au cœur par cet exotique amour, les aida à conclure.
Nos deux tourtereaux vécurent longtemps, heureux et toujours inséparables.
Ému par cette idylle extraordinaire, un jeune peintre décida de l’immortaliser en un flamboyant tableau et c’est cette toile que vous pouvez aujourd’hui admirer à la Galerie Arte Bello. Longue vie au jeune peintre et à son in(can)descent  sujet !
Patricia

Danse macabre

Danse macabre

Danse macabre

Ce soir, dans le parc solitaire et glacé,
Ils se sont rencontrés.
Ils avaient une réunion au sommet !
Fallait-il que les humains soient informés ?
Devait-on leur dire que, la mort passée,
Devant eux, une autre vie s’ouvrait ?
Certes différente,
Mais tout aussi passionnante.
Des fantômes qui hantent
Les têtes vides et vacantes
Peut-être sur la mauvaise pente…
Alors, les quatre dansaient
Ils riaient et savaient
Que jamais ils ne dévoileraient
Ce grand secret :
Qu’est-ce que la mort réservait ?
Fabienne

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Critique artistique du Gorafi magazine : « après la bataille »

Librement inspiré des trois Grâces, et parce que l’actualité est à l’égalité des femmes et des hommes, on peut se réjouir de voir enfin une version masculine : après tout il n’y a pas de raison que seules les femmes soient représentées dénudées et lascives.
Les visiteuses et visiteurs pourront ainsi observer à l’envi l’anatomie masculine.
On notera la dualité entre le côté obscur et l’éveil, l’allégresse et la joie atténuées cependant par le personnage en haut à droite qui semble  inquiet ou craintif tant dans sa posture que dans son geste.
Que vous soyez féministe ou macho, courrez visiter l’exposition jusqu’au 4 août 2020
Dominique

Portrait bleu

Portrait bleu

Je suis dubitatif. Mon regard sur le monde change.
J’ai beau chercher à interpréter l’évolution de tout ce qui m’entoure, le sens m’en échappe. Le moteur qui jusqu’à ce jour donnait une impulsion à mon humaine mécanique s’est brusquement grippé. Je me déconnecte de plus en plus du réel et mon esprit, autrefois rationnel, se délite. Peu à peu, je déshabite mon corps. Demain, l’écorce bleue de ce que je fus sera ma trace ultime.
Surtout ne me cherchez pas ! Pour l’éternité je deviens voyageur.
Patricia

Exercice 2 : Le comportement de ces Parisiens déconcertait le village. Propriétaires d’une maison de campagne, ils n’entraient et ne sortaient que par les fenêtres, jamais par les portes. Les suppositions allaient bon train

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Le comportement de ces Parisiens déconcertait le village. Propriétaires d’une maison de campagne, ils n’entraient et ne sortaient que par les fenêtres, jamais par les portes. Les suppositions allaient bon train…
D’aucuns disaient qu’ils avaient perdu les clés, parce que, vous comprenez c’est une famille TRES nombreuse et selon eux, aucun n’avait les clés ! Personne ne se souvenait à qui l’agent immobilier les avait données.
D’autres disaient que c’est parce que des démons étaient sculptés sur les portes, et comme ils étaient très croyants, ils ne voulaient pas que le diable entre chez eux, ce qui, vous convenez, est très compréhensible.
D’autres villageois enfin, disaient que cette grande demeure était restée longtemps inhabitée et qu’ils avaient peur que les esprits bienveillants qui ne manquaient pas, s’enfuient car, comme chacun le sait, les esprits passent toujours par les portes, pas par les fenêtres !
Bref, toutes ces suppositions qui allaient bon train étaient cependant bien loin de la réalité. En fait, cette très nombreuse famille était originaire de Roumanie et avait fait fortune en peu de temps à Paris : ils pillaient les belles demeures des vacanciers.
C’est ainsi qu’ils avaient pu acheter, en toute légalité cette fois-ci, ce magnifique manoir… Mais l’habitude était restée pour eux de ne passer que par les fenêtres…
Fabienne

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Le comportement de ces Parisiens déconcertait le village. Propriétaires d’une maison de campagne, ils n’entraient et ne sortaient que par les fenêtres, jamais par les portes. Les suppositions allaient bon train…
La plupart pensaient qu’ils avaient perdu leurs clés et que, avec tout le manque de pratique qui caractérise habituellement les citadins, ils se résignaient à passer par les fenêtres.
D’autres avaient des hypothèses plus farfelues : le père Grommelle par exemple, pensait qu’ils avaient une fausse porte pleine de drogue.
Au bout d’un moment, les villageois succombèrent à leur curiosité et demandèrent aux Parisiens, pourquoi cet étrange rituel ? Ceux-ci répondirent tout simplement que c’était une partie de leur programme de suivi sportif.
Car en effet, pourquoi s’installer en province si ce n’est pour l’air frais des campagnes, « le soleil de chez nous » et l’odeur vivifiante de bouse matinale ?
Loup

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Le comportement de ces parisiens déconcertait le village. propriétaire d’une maison de campagne ils n’entraient et ne sortaient que par les fenêtres, jamais par les portes. Les suppositions allaient bon train  : 
avaient-ils perdu les clés ? Ce n’était pourtant pas difficile de refaire un jeu! Cette explication ne tenait pas.
Etaient-ils de ces bobos du 11eme (bourgeois bohèmes) qui ne savent plus quoi inventer pour se rendre intéressants ?
S’obligeaient ils ainsi à faire de l’exercice : il est en effet plus sportif d’enjamber une fenêtre, surtout celle du deuxième étage, que de passer par la porte !
La raison était tout autre : ils avaient quitté Paris et son périphérique sans cesse encombré ; le moindre souvenir déclenchait systématiquement une migraine pour madame, une dépression pour monsieur.
Imaginez donc : au jardin, la Porte des Lilas, au sud, la Porte Dorée par le soleil. Quant à la salle de jeu des enfants, un jour de pluie et un atelier bricolage l’avaient définitivement baptisés « la porte de Pantin » ; il y avait aussi la porte de La Chapelle.
Au moins les fenêtres ne déclenchaient aucune pathologie.
Dominique

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