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Atelier d’écriture du 27 janvier 2020

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La dernière galette  !!!!

Notre roi Alain !!!

Notre roi Alain !!!

DEVOIR : sandwich (extrait de « Nuit » de Bernard Minier)

Je t’ai déjà dit que, quand j’avais ton âge, j’ai frappé mon oncle avec un marteau ?
Il parvint à la porte et jeta un coup d’œil sur sa gauche.
Ou inversement !

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Il parvint à la porte et jeta un coup d’œil sur sa gauche, puis à droite. Les vieux réflexes revenaient dès qu’il était dans la « maison de famille ». Il s’y sentait tellement mal à l’aise. Il aurait dû refuser l’invitation de ses parents. Mais c’était leur anniversaire de mariage, comment faire autrement ? Comment faire aussi comme si de rien n’était ?
Il n’en pouvait plus… Ce secret l’étouffait.
Il se souvint…
Pelotonné sous ses couvertures, tremblant, il attendait avec angoisse le craquement de la dernière marche de l’escalier, alors que le silence régnait dans la maison. Quelqu’un montait, ouvrait la porte de sa chambre. Il essayait de faire semblant de dormir, mais dès qu’il sentait le souffle chaud sur sa nuque, il ne pouvait s’empêcher de pleurer.
-       Chut !!! Tu sais que je t’aime beaucoup, disait la voix haïe, alors que des mains s’avançaient.
Un soir, pire qu’un autre, il avait pris le marteau de son père dans la remise et quand la silhouette s’était approchée dans le noir, il avait frappé. Mais il était si petit, il l’avait à peine touché. L’autre avait ricané, mais curieusement, il était reparti et l’avait laissé tranquille cette nuit-là.
Les convives arrivaient et il se sentait de plus en plus mal.
Quand tous furent assis à table, il regarda son fils et d’une voix forte, que tout le monde pouvait entendre, il lui dit :
- Je t’ai déjà dit que, quand j’avais ton âge, j’ai frappé mon oncle avec un marteau ?
Fabienne

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Chambre noire

Il parvint à la porte et jeta un coup d’œil sur sa gauche, un coup d’œil sinistre. L’idée de faire le mal lui était impérieuse.
Derrière la porte verte, il y avait une femme, sa chose. Cette porte était lourde et grinçait sur ses gonds. Un crissement animal. Le cri d’alerte du corbeau effrayé. Il fallait actionner trois pênes pour l’ouverture complète. Le dernier pouvait s’ouvrir de l’intérieur, contrairement aux deux autres. Il suffisait d’appuyer sur un bouton. Le pêne biseauté sautait facilement, en vain. Il avait bien expliqué et réexpliqué à la femme, ce nom engageant : un pêne camarde, camarde. Les gâches étaient bien huilées. De telle façon que le bruit d’ouverture soit bref et métallique. Gâche, encore un mot signifiant.
Entrebâillant la lourde, il pénétra de profil dans la nuit de cette pièce unique, vaste et sans autre ouverture. La musique clinquante des trois pênes se répéta à la fermeture. Trois notes de l’aigu au grave. Il huma l’air humide qui sentait le renfermé, la renfermée. Avait-il changé l’eau du baquet cette semaine ? Peut-être avait-elle tout bu, l’infecte. Il lui avait aussi donné une botte de paille, une couverture de laine, deux serviettes et une écuelle. Des couverts, pour quoi faire ? Pas nécessaire avec le brouet et le bâtard qu’il lui portait. Quand à lui changer ses vêtements on verrait au trimestre prochain, au printemps. Si elle était toujours là. Et des sous-vêtements, en avait-elle besoin ?
Elle avait l’ordre d’allumer une bougie à son entrée. Il vit la stridence de l’allumette puis le vacillement de la chandelle. Attention à la paille, hurla-t-il pour la nième fois. Elle était assise par terre dans le coin, tout au fond. Ses cheveux blonds et sales devant les yeux. Elle lui faisait penser au mufle de son Komondor, son chien de berger. Lui au moins était affectueux et il le traitait bien. Sauf quand il était blindé, bourré quoi !
Il s’avança vers elle, se pinçant le nez ostensiblement. En tremblant, elle tendit son écuelle, croyant à du rab. D’un coup de pied bien ajusté dans le poignet, il lui fit lâcher la gamelle. Elle savait qu’il ne fallait pas crier. Chaque plainte valait un autre coup. Et personne ne l’entendrait dans cette grange désaffectée perdue dans une forêt primaire épaisse, près du lac Balaton.
Quand il l’avait vue arriver sur la rive avec son gros sac à dos jaune citron, elle lui avait plu. Une beauté grasse, comme ses vaches, une laitière. Elle avait, en confiance, accepté de visiter sa ferme à quelques encablures de là. Quel drôle de poisson il avait pêché là ! Quand il avait compris qu’elle était allemande, son cerveau s’était électrisé. Dans le schnaps de l’amitié, il avait mis un somnifère. Le plus dur fut de la charger dans la brouette avec son havresac. Il lui fallut une heure pour arriver rompu à la grange. Il profita de son sommeil pour lui enlever les objets contondants. Elle possédait un bel eustache, la p. , bien aiguisé.
Il venait la voir deux fois par jour, malgré la distance. Pendant environ une heure. Finalement, il ne lui faisait pas de mal, enfin pas trop. Mais c’était dur de se contenir. Surtout au début quand elle geignait pour un rien. Un ongle retourné, un téton tournicoté, quelques cheveux en moins… Il s’était donné des limites : rien de vraiment sexuel. Il ne s’attaquerait pas aux poils. Surtout des menaces. Mais bien dégueulasses, les comminations.
Il ne lui dirait jamais qu’en 1945, les SS, son peuple, l’avaient laissé pour mort devant la ferme. Toute sa famille y était passée. Ils n’avaient pas hésité pour le sexuel, eux. Peu de temps après, après de durs combats, la résistance les avait massacrés près du lac. Mais, ils n’avaient pas assez payé, les sales Boches !
Certes, la femme maigrissait, il le voyait bien. Cependant il fallait la maintenir en vie le plus longtemps possible. Ils avaient le temps, tous les deux. Ici, personne ne la trouverait.
Il s’imaginait l’inventeur d’une nouvelle technique, la torture psychologique. Un quart de physique, trois quarts de mental. Vu l’état déliquescent de la « chose », c’était efficace. Si un autre Allemand passait par là, il ferait une étude comparative, à son goût. Chaque jour il inventait une nouvelle menace. Ce soir il avait amené un outil.
Fille de pute, je t’ai déjà dit que, quand j’avais ton âge, j’ai frappé mon oncle avec un marteau ?
Bertrand

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- Je t’ai déjà dit que, quand j’avais ton âge, j’ai frappé mon oncle avec un marteau ?
- Oui, tu l’as déjà dit. Raconte-moi une autre histoire !
- Euh, alors… Quand j’ai électrocuté maman pour rire ?
- Ça aussi, c’est pour ça qu’elle est paraplégique ! T’as rien d’autre ? Je vais finir par m’endormir sans histoire, moi…
- Ah ! Je sais ! Quand j’ai pété le nez de papa sur la table par pur caprice !
- Ah, celle-là je la connais pas. Raconte, raconte, raconte !
- Oui, oui. C’était en 2013, je crois. Je devais avoir un peu plus que toi. Je voulais prendre que du dessert pour manger. J’avais pris un yaourt, puis une pomme, et je voulais un yaourt en plus du premier. Papa a dit non, j’ai pleuré, j’ai hurlé, j’ai attrapé ce qu’il lui restait de cheveux et j’ai fracassé son visage sur la table !
- Ha ! Ha ! Ha ! trop drôle ! Il avait la face tout en sang, après ?
- Oui, Il en avait partout ! J’ai repris de la gelée de fruits rouges, mais curieusement elle avait un goût métallique.
- Hmm, dégueulasse !
- Chut ! J’entends la chaise roulante de maman !
- Michael ? Si tu racontes encore des atrocités à ton frère, je te préviens, ça va chauffer ! Sors de là !
Michael posa un doigt sur ses lèvres en regardant son cadet, puis s’empara de son couteau suisse dont il sortit la lame. Préparant son prochain coup, s’apprêtant à abattre le bras, il parvint à la porte et jeta un coup d’œil sur la gauche.
Loup

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Je t’ai déjà dit que quand j’avais ton âge, j’ai frappé mon oncle avec un marteau ?
Cette histoire, mon petit gars, je n’ai jamais pu l’oublier :
Autour de la table, au grand complet, la famille s’était réunie pour fêter mes quatorze ans. J’avais attendu avec impatience cette journée car mamie Alice devait m’offrir un super livre de jeux de rôles que je convoitais depuis très longtemps. Comme à l’habitude, le repas s‘éternisait et, bien sûr, la distribution des cadeaux était différée au dessert.
Mon oncle Henri qui avait un peu abusé de la dive bouteille mettait tous ses talents d’amuseur public au service de ma modeste personne. Les plaisanteries et moqueries douteuses se succédaient sans que personne ne pense à y mettre un frein. Je bouillais littéralement de rage et rêvais de lui rabattre le caquet mais face à la vitesse des salves dont j’étais l’innocente victime aucun mot d’esprit ne me venait. Après avoir longuement stigmatisé mes multiples tâches de rousseur (tâches que j’essayais chaque jour de masquer comme je le pouvais, empruntant à ma mère crème et même fond de teint !), il s’en prit à mon appendice nasal (trop court, parait-il, pour faire de moi un homme) puis passa avec ravissement à mes oreilles qui, ma coupe de cheveux aidant, semblaient perpendiculaires à mon crâne : «  les oulious comme les aïs » répétait-il en s’esclaffant et pour donner plus de poids à la phrase et mieux atteindre ma dignité de presqu’ado, il la traduisait en articulant avec force chaque syllabe : «  les oulious comme les aïs » ! «  Les o-reilles com-me les â-nes ! »
Je ne sais pas ce qui m’a pris mais moi, d’un caractère peu belliqueux, soudain, j’ai vu rouge. Alors, sans aucune intention préalable, je me suis emparé d’un marteau qui, on ne sait pourquoi trainait sur le buffet, et j’en ai asséné un coup franc sur la tête de mon oncle. Par chance, à cette époque, sa chevelure était encore très abondante ce qui a un peu amorti le choc. Avant que la douleur ne prenne le dessus, j’ai vu dans son regard une immense stupéfaction suivie d’une sidération de quelques longues minutes. Autour de nous, un mur de silence s’était abattu, rompu un peu plus tard par la vue du sang rouge jaillissant de la plaie.
Après, que vous dire ? Ce fut la révolution ! Dans un brouhaha insoutenable tous vinrent lui porter secours avec plus ou moins de bonheur. Quant à moi, réalisant l’ampleur de mon forfait, je me suis, dans un premier temps, effondré sur ma chaise, blanc comme un linge et tremblant d’une frayeur rétrospective. Ma grand-mère, en furie, m’informa de sa décision : le livre tant convoité serait sans délai ramené à la librairie et échangé à l’avantage d’un autre membre de la famille. Mes parents, morts de honte, manifestèrent leur incompréhension et s’engagèrent à une punition de la plus haute gravité : finis la télé et les jeux vidéo ! Plus aucun copain à la maison ! Restriction drastique des heures de sortie et peut-être même la pension pour l’année prochaine !
Ne sachant plus où me mettre, j’avais, en douce, quitté la salle à manger et m’étais ratatiné sur une chaise, près de la sortie, n’attendant que mes parents pour, enfin ! m’éloigner du lieu du crime, quelles que puissent être les conséquences plus tardives de mon forfait.
Hélas ! La blessure nécessitant quelques points de suture, il fallut accompagner mon oncle à l’hôpital. Encore dans les brumes tant de l’alcool que du choc brutal sur sa tête, je ne vous dis pas la grimace qu’il fit en m’apercevant quand, en titubant un peu, il parvint à la porte et jeta un coup d’œil sur sa gauche !
Patricia

Marteau vengeur

Il parvint à la porte et jeta un coup d’œil sur sa gauche : le « monstre », comme il le nommait, était sur le canapé, vautré dans une posture grotesque, l’air hébété comme s’il cuvait un mauvais vin. Le jeune garçon ne s’attarda pas à cette vision, il ne voulait pas avoir pitié, il refusait d’avoir des remords.
Alors il franchit rapidement cette porte et courut dans la chambre de sa mère : il se jeta dans ses bras et pleura longuement. Elle, qui savait tout de son calvaire quasi quotidien, le berça un peu puis entreprit de soigner ses blessures. Le petit visage de son fils était bleu de coups, sa lèvre fendue, du sang se coagulait lentement sur son menton et à la racine de ses cheveux.
Quand les sanglots du petit furent apaisés, il put raconter : il avait renversé par mégarde (je te jure, maman, je n’ai pas fait exprès !) quelques gouttes de la bière du « monstre » sur son livre de comptes et alors les coups avaient plu. Sa colère inextinguible s’était déchaînée, sa violence, qui terrorisait toute la maisonnée, n’avait pas de bornes.
- Alors je l’ai fait, maman, je l’ai fait ! Va voir, toi, moi je n’ose pas y retourner.
La mère fit ce qu’elle estima être son devoir : protéger son enfant de la justice, elle qui n’avait pas su le protéger de la haine de cet homme, son propre frère : elle effaça les empreintes, découvrit l’arme maculée de sang et de cheveux, s’en débarrassa, conduisit l’enfant en lieu sûr chez une amie et attendit sagement dans sa chambre que le corps sans vie fût découvert par un domestique. Il serait temps d’aviser quand la police se présenterait, mais tout le village connaissait le caractère irascible de son frère et beaucoup avaient de bonnes raisons de souhaiter sa mort…
Mais comment son enfant, si jeune, si innocent, avait-il eu cette idée ?
C’est lui, maman, qui m’a dit un jour, pour me faire peur :
- Je t’ai déjà dit que, quand j’avais ton âge j’ai frappé mon oncle avec ce marteau ?
Huguette

Exercice 1 : Dans la peau de…

On va commencer un nouveau cycle de cet exercice avec des personnages historiques.
Le premier sera : Adolf Hitler

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Adolphe H

Grand-mère habitait Poum. Elle qui balançait des coups de poing au premier venu sous prétexte qu’il allait commencer, était assez satisfaite de cette onomatopée : Poum ! Baboum, elle aimait bien, aussi. Pas badaboum, laissez tomber.
Pendant la guerre, à Poum, elle s’était inscrite aux jeunesses hitlériennes. Elle n’était pas la seule. Avec ses copines, elle faisait des défilés dans la rue principale en uniforme. La rue Philippe P., sur le drapeau français, elles avaient amoureusement cousu une svastika. En passant devant, elles levaient le bras droit au ciel d’un avenir wagnérien meilleur. Ces walkyries plus blanches que blanches levaient aussi la jambe adroitement avec les blonds ariens du village.
Bien que n’ayant jamais été élue (son slogan favori était : ni miss ni maire), elle représentait l’autorité. Elle disait aussi qu’elle avait écrit un livre : mein keuf. Il faut dire que son mari était policier ou faisait semblant de l’être. Il réglait la circulation et les consommations au bar du coin : Le Poum tralala.
Vers l’âge de cinquante ans, la moustache vint à lui pousser. Bien noire et bien fournie. Grand-mère fut ravie. Elle la tailla courte et étroite sous son nez épaté variqueux. Oui, elle était métisse et elle seule ne le savait pas. Des cheveux qui lui restaient elle fit une mèche courte sur la droite… l’extrême droite.
Elle se rasa le menton tous les trois jours pour une vraie virilité. Enfin elle ressemblait à son héros. En catimini, les gens l’appelaient Adolpha, Adolphette, Adolphine. Elle ne le savait pas, cela l’aurait mise en führer !
Bertrand

Ce matin, au réveil, je me suis senti tout drôle. Une sensation de confinement, d’étouffement, d’étroitesse… Oui ! c’est exactement ça : « étroitesse » ! J’étais à l’étroit dans un corps bien trop petit pour moi. À chaque mouvement brusque, je tremblais à l’idée que ma peau distendue puisse se craqueler et même éclater ; cette sensation insupportable me mettait les nerfs à vif et moi, d’un naturel plutôt pacifique, j’avais, montant du plus profond de moi, comme une envie irrépressible de cogner ou de mordre. Cette souffrance continue m’était intolérable. Le goût incoercible de la vengeance envahissait tout mon être ; c’est sûr mon entourage allait en payer le prix fort ! Et quand je dis « mon entourage », je minimise car ma haine immense s’étendait à tout être vivant : animaux aussi bien qu’humains et même surtout aux humains ! Pourquoi les autres auraient-ils le droit de jouir d’une existence paisible quand je ne suis que douleur ? Les calmants et médicaments divers n’ont aucun effet sur moi… ma rage est incommensurable ; j’en veux au monde entier !
Tout à l’heure je suis passé devant un miroir. Évidemment que je suis à l’étroit, ce corps a bien 15 cm de moins que le mien ! En plus qu’est-ce que c’est que ce physique de loser ? Ces cheveux gras et raides et cette grosse mèche qui barre mon front ? Et je ne parle pas de ces affreuses lunettes rondes et de cette moustache brune tellement petite qu’elle en est ridicule ! Ah ! je ne sais pas le comment et pourquoi mais je n’ai eu aucun problème pour m’identifier. Et vous ? avez-vous deviné quel est mon triste sort ?
Patricia

Adolf se retourna dans sa tombe. Tant pis, il aurait de la terre dans son trou de balle (l’artificiel), mais là, ça valait le coup de se retourner. Il s’était retourné récemment quand on avait fait un film sur sa chute. Un très bon film, d’ailleurs. Mais il y avait une scène, à la fin, où on le voyait dans le bunker qui fut son tombeau, entouré de ses généraux. Il avait fait sortir le reste du personnel. Cependant, même si le film était américain, la scène avait été tournée en allemand, avec des sous-titres rajoutés après. Internet s’était emparé de ce passage, et chacun avait modifié les sous-titres pour lui faire dire tout et n’importe quoi. L’une de ses répliques était la suivante : « Ich bin ein furher ! Ich bin gessofeldorf hallal ! ».
Les sous-titres informaient les spectateurs que « Toute ma vie, j’ai aimé les Juifs et Musulmans ! Moi, je ne mange que halal ! ».
Plus tard, lors de sa diatribe, alors qu’on voyait ses sous-fifres s’inquiéter hors de la salle où il était, il hurlait prétendument que :
- Vous voyez ça, c’est une grenade ! Je vais tous nous faire sauter !
Après un bruitage de pet explosif et étouffé, il marmonnait « Saloperie de chinoiserie ! ». Et comble de l’obscénité, il disait ensuite, en entendant les pleurs d’une secrétaire : – Et l’autre qui chiale ! Elle ferait moins de bruit avec ma bite dans la bouche !
Un général l’informait ensuite que « Mon furher, d’après nos calculs, la taille de votre bite n’est pas suffisante pour effectuer cette manœuvre. », avant qu’Adolf ne vocifère « Refaites vos putain de calculs, elle a grandi depuis ! ». Alors Hitler se retournait dans sa tombe. Ils devaient être contents, les merdeux qui parlaient pour lui. Si on lui avait dit qu’un jour, n’importe qui aurait pu se mettre dans sa peau…
Loup

J’ai toujours su que j’étais un artiste ! Je peins… Et franchement, je crois que je suis génial. J’ai demandé à mes parents d’aller étudier aux Beaux-Arts. Je dois passer le concours d’entrée mais je suis confiant. J’ai présenté deux de mes meilleures œuvres.
Comment ont-ils osé ? Ils m’ont refusé l’entrée de l’école.
-       Aucun travail
-       Puéril
-       Ça ne vaut rien…
Ils ne m’ont rien épargné… Mais je leur prouverai le contraire, oui, je leur prouverai que mon nom passera à la postérité.
Alors, j’ai retenté une autre fois… Mais c’était pareil !
Ils sont nuls, ils n’y connaissent rien…
C’est à peu près à cette époque-là que des rumeurs concernant ma paternité ont commencé de circuler. J’étais soi-disant, un enfant de Juif !
Un Juif ? C’est quoi ça ?
Est-ce à cause de ça que j’ai été refusé ? Ou bien les jurés étaient-ils tous Juifs ?
Peu importe, c’est à partir de là que j’ai commencé à la haïr, eux, qui me fermaient toute les issues. Ils se souviendront de moi, croyez-moi !
J’en ferai un combat… le combat de ma vie : Mein Kamfp !
Fabienne

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