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Fête de l’atelier le jeudi 12 décembre 2019

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fêtesComme chaque année, nous nous sommes réunis autour d’une table bien garnie pour fêter cette fin d’année.

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Atelier 4

Devoir pour le 12/12, un conte Noël :

-       Le Père Noël fait grève
ou
-       Le Père Noël est devenu écolo…
ou les 2 !!!

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Au vert Noël ! Et sans bavure !

On le savait pourtant, le Père Noël a toujours eu une âme d’artisan ! Tous ces techno-jouets des dernières années avaient grandement nuit à son épanouissement personnel. Quelle terrible frustration que de ne plus mettre directement la main à la pâte et de se contenter de n’être qu’un simple distributeur de ces réalisations industrielles, au fond, toutes semblables.
Dépité, il avait dû faire abstraction de sa créativité, son originalité et son savoir-faire légendaire. Cette immense frustration avait fini par avoir raison de son habituel enthousiasme et pour cette année 2019, seule échappatoire a une profonde dépression, il avait pris quelques décisions radicales : tout d’abord, seules les familles ayant prévu un réveillon composé de produits locaux auraient droit à ses faveurs et aussi, bien évidemment, les familles malheureusement trop pauvres pour prévoir quelques agapes. Aucun produit en provenance de la lointaine métropole ou de l’Australie ne serait admis. Il était impératif de ne consommer que des aliments n’ayant pas eu à subir les aléas d’un long transport, des aliments sains, sans aucun pesticide et, si possible, bio. Par ailleurs, il devrait en être de même pour les cadeaux ; rien que du naturel et de la production locale.
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre…
Pour s’approvisionner, en hâte, les Nouméens se rabattirent sur la champignonnière locale, « le jardin calédonien » ou sur les fruits et légumes vendus aux puces du Pont des Français. Œufs, volailles, lapins et rôtis de bœuf du territoire furent pris d’assaut. Miel et vanille de Lifou furent plébiscités pour agrémenter glaces et pâtisseries.
Satisfait de la réactivité des Calédoniens, le Père Noël déclara que la distribution de cadeaux serait maintenue sur tout le territoire.
Mais… attention cependant ! Pas de drones, d’IPOD, IPAD et consoles diverses. Uniquement des jouets en bois, des jeux de société propres à rassembler amis et familles, outils divers, peintures ou crayons de couleur. Les traditionnelles boites de chocolats industriels furent interdites et remplacées illico par des pâtes de goyave, des bonbons au coco, des papayes et mangues confites ainsi que des chocolats maison.
En l’absence de cheminées sous les tropiques, le Père Noël fit savoir qu’il effectuerait ses livraisons aux pieds des immeubles, au seuil des maisons individuelles ou sur les grand-places. A défaut, la livraison en brousse pourrait se faire dans les chefferies ou les mairies mais… pas question d’utiliser ascenseurs et digicodes ! Et attention ! Pour lui, que du traditionnel ! Pas d’engins à moteur cette année ! La tournée serait faite, comme autrefois, en traineau !
Quand le grand jour arriva, à Nouméa, tous les petits enfants s’étaient rassemblés sur La Place des cocotiers, au pied d’un grand pin colonnaire scintillant.
Impatients, le cœur battant, ils scrutaient le ciel nocturne tandis que leurs parents avaient les yeux rivés sur leur montre.
Plus qu’une demi-heure …
Plus qu’un quart d’heure…
Encore quelques minutes…
Soudain, dans un flot lumineux, le Père Noël apparut dans son magnifique charriot tiré par huit grands cerfs. Quand, très digne, il descendit avec majesté de son fringant attelage, tous purent constater, stupéfaits, qu’il avait troqué son bel habit rouge contre un costume du vert le plus profond.
Plus aucun doute, le Papa Noël à nous z’autes, il est fin écolo !
Patricia

 

J’en grève !

En 2019, les enfants savent tous, dès la naissance quasiment sinon ils sont dans les limbes, que le Père Noël (PN) n’existe pas. Il est le seul à y croire, à sa propre existence. Il n’a pas de téléphone portable, ni même une tablette, encore moins une bécane. Donc, il n’existe pas, CQFD.
Les cadeaux de Noël arrivent en amazone et repartent sur le site Jean Voulaiplu (s). GAFA l’a tuer !
Cependant c’est un personnage ancien, important, convaincu qu’un jour… les dinosaures reviendront (autre-part qu’à Rivière Salée). En attendant, en cette fin d’année mouvementée, il se pose des questions.
Insensément pour lui, une enquête onusienne le concerne et même le cerne. Le « bidule » est incapable de régler un seul problème mondial fut-ce sur l’île de Sainte-Impéritie. Améliorer les conditions d’existence de quiconque sur terre ne porte pas de casque bleu ou de costume Smalto est au-dessus de ses forces. Alors le « machin », situé sur la planète immatriculée 10017 NY s’attaque aux mythes. De préférence à ceux qui ni peuvent être défendus ni par les avocats d’affaires ni par Me Dupont Moretti (qui, pourtant, en son faible intérieur y croit, au PN).
Une investigation inquisitrice pléonastique a donc été lancée. L’idée de la lancer sur FB a été donnée par la femme de ménage du secrétaire capitaine, du secrétaire colonel, du secrétaire général adjoint de l’ONU. L’honneur du Secrétaire Général généreux est sauf. Le filet social s’est rapidement déchainé. La bête Noëlle serait traquée jusqu’aux pôles. La française déléguée in partibus aux terres encore gelées a fait valoir une clause de conscience en souvenir  de son ex qui croyait que PN faisait pleuvoir.
La requête d’enquête (poil à la qu…) a été rédigée en 666 langues, y compris le Vénusien, le Martien et le trounoirdien. Heureusement les habitants des trous noirs parlent tous le même idiome. Du moins on le suppose car là-bas on y voit comme dans le trou du cul d’un blanc, qui n’est pas plus brillant que les autres trouducs ! Alors, si vous le voulez bien, je laisse un blanc…
Le brave PN , à son âge canonique (il fait donner le canon d’alcool blanc toutes les heures), réfléchit en lui-même. N’est-il pas attaquable. Par sa situation géographie, attaquable transatlantique bien entendu.
Depuis quelques années, la fécondité de ses rennes diminue (leur libido aussi, décrépite par les jeux électroniques piqués aux gosses). Leur vieillissement s’accroit et PN n’arrive plus à ouiller leur caisse de retraite. Ouille ! A la veille de Noël 2017, ils ont manifesté, les salopiaux. Leur défilé sur la banquise, qui existait encore à ce moment, n’a pas été télévisé. PN a compté douze rennes processionnaires mais le syndicat NRLR (Nous Reprenons Les Rênes) a déclaré à l’AFP et Reuters plus de 3000 sabots. Un chiffre à couper les rennes en quatre.
Depuis PN, très remonté, a recruté du personnel étranger non déclaré. Des antilopes, voire des gazelles résistantes puisqu’elles avaient traversé la Baltique à la nage. Plus quelques gnous fatigués, de véritables prothèses de gnous. Un kangourou a été accepté en dernier ressort. Ce personnel affable et exotique se contente de peu, logés dans quelques conteneurs charriés sur l’océan dans les matières plastiques (qui leur font une litière), nourris par des grosses graines de quinoa fabriquées en Chine à partir de vieux pneus. Pour des raisons religieuses respectables et économiques, ils refusent l’aquavit quotidien que PN se permet au coin du feu, épisodiquement. Mais tout cela est-il bien légal ?

De surcroit PN, en 2013 a rempli en 192 exemplaires les formulaires exigés par l’administration UE en vue de financer des emplois fictifs (c’est marqué sur la demande) de nains. Les siens bourrés à l’EPO avaient grandi et ne rentraient plus dans l’atelier. A Bruxelles, le Haut Commissariat aux Nains de Jardin avait opiné (d’habitude ils opinaillent) pourvu que le dit jardin soit traité hebdomadairement au glyphosate pendant au moins cinq ans. Une somme de 300 000 € avait été débloquée en urgence et reconduite annuellement, remboursable sur un prêt cocotier souscrit sur une île non vierge, pour une fois (comme disent les Belges). Les fonctionnaires budgétivores avaient justifié cette somme relativement importante (l’équivalent d’un petit déjeuner du Conseil de l’Europe) par le fait que tous les nabots européens pourraient trouver un emploi stable bien que dérapant près de ce pôle si magnétique. Et puis, politiquement, un vote d’homoncule vaut bien celui d’un hétérosexuel. Ainsi PN se payait son caviar quotidien qui agrémentait la bouteille d’aquavit journalière. Le béluga, ça donne soif !
Pour justifier ces emplois non délocalisables mais quand même, PN avait acquis un garage rue de l’Etuve à Bruxelles, un endroit assez chaud très touristique. Le Haut Commissariat aux parkings rénovés avait financé l’aménagement et la location par un budget gelé en 1994 et réaffecté depuis en « divers ».  Les deux nains bien réels que PN avait recrutés pour justifier 117 assistants parle-menteurs, sortaient de leur habitacle juste en face du Manneken Pis ce qui les flattait. 55 cm, Pfff ! Mais le soir, après bière, cela leur donnait de mauvaises idées. Les touristes femelles se réjouissaient sur Instakilogramme de leurs clichés volés. C’était vrai, ces nains pissaient plus loin que les autres, et pour cause.
Toutes ces sommes transitaient bien sûr par le Vanuatu, Malte, les îles sous le Pet et j’en passe. PN y passait des vacances bien agréables en faisant le tour du monde, laissant son petit personnel œuvrer fictivement.
Mais… tout ça était-il bien moral, se questionnait le vieillard joasse.
Surtout comment faire pour échapper à ces poursuites onusiennes si menaçantes ?
Euréka, hurla PN, allongé lascivement dans sa baignoire en or massif, rapportée d’Amazonie guyanaise. J’ai trouvé la parade. Il me suffit de payer une cotisation modique au syndicat de la RATP, d’endosser un gilet jaune en guise de houppelande et de ME METTRE EN GREVE ! Personne ne pourra plus me faire un seul reproche. Faut-il que ce vieux schnoque croie en lui-même !
Bertrand

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La grève du Père Noël

 

Il en avait marre !!! Ras le bonnet rouge, le traineau et les rennes, le Père Noël !!! Marre de tout.
De ce monde fou… De ce monde de surconsommation… De cette Terre qui mourrait à petits ou à grands feux… De tout ce gâchis… Et parallèlement de tous ces gosses pauvres, abandonnés, exploités.
Certains avaient tout et même plus. Mais ils continuaient de commander : des super Iphones et smartphones, des tablettes révolutionnaires, des consoles dernier cri, des gadgets connectés… Alors que d’autres n’avaient même pas à manger.
Parce que voyez-vous, les commandes, il fallait les payer. Les parents devaient donner leur numéro de carte bleue. C’était la règle. C’est ce que son super boss Amazone lui avait dit. Pas de paiement, pas de cadeaux. Mais certains ne pouvaient plus.
Le Père Noël était dégoûté.
Alors, c’était dit : cette année, il ferait grève.
Il mettrait un gilet jaune et en donnerait un à tous ses lutins. Et ils iraient bloquer le premier rond-point au pôle nord.
Sauf que, bien sûr, il n’y a pas grand monde qui passe par là et que, forcément, ça ne bloque pas grand-chose.
Mais bon, il communiquerait partout, sur tous les réseaux qu’il allait faire grève.
Enfin, juste la grève des cadeaux.
Mais comme c’était Noël, le Père Noël devait quand même amener quelque chose.
Il fallait que ce cadeau n’ait pas de prix, mais une grande valeur. Il réfléchit beaucoup et longtemps.
Puis soudain, tout fut clair pour lui.
Ce qu’il amènerait cette année, ce serait de l’amour. Et rien que de l’amour.
Le monde en manquait cruellement.
Fabienne

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La révolte du Père-Noël

En ce mois d’août, le Père Noël tentait en vain d’échapper à sa femme qui commençait à lui parler du planning pour le Noël à venir. Les lutins étaient revenus de leurs congés annuels et attendaient les ordres pour remettre l’usine de cadeaux en route. Le Père Noël soupira, il était fatigué de tous ces Noëls à trimer. Lui aussi rêvait de profiter d’un bon gueuleton devant un feu de cheminée et déballer les cadeaux qu’il aurait commandé. En plus, il détestait cet affreux costume rouge !
Il réfléchissait depuis le mois de janvier à la meilleure manière d’esquiver cette corvée, mais son imagination n’était pas au meilleur de sa forme. Alors, lorsque la Mère Noël vint pour la troisième fois de la journée lui demander quand est-ce qu’il comptait commencer à produire les jouets, il décréta simplement qu’il ne s’en occuperait pas cette année car il était en grève.
-        En quoi… Tu es en quoi ????
-        En grève, ma chère !
-        En grève ! N’importe quoi, le Père Noël n’est même pas salarié, tu es en grève contre qui ?
-        Contre toi !
-        Ça te passera va. Tu ne pourras pas résister à toutes les lettres des enfants !
-        C’est ce que tu crois ! J’en ai ras le bol des « j’ai été sage toute l’année alors s’il te plait Père Noël, apporte moi… » et là c’est une liste interminable. Comme si les enfants étaient assez sages pour mériter tous ces cadeaux.
Du gaspillage, c’est du gaspillage !
Tu sais quoi ? Tu as gagné, je ne suis plus en grève, je suis écolo. Personne n’aura rien pour Noël ! Pas de gaspillage, plus de plastique, d’emballage cadeau… Rien du tout ! Avec un peu de chance, ils arrêteront les sapins de Noël dès l’année prochaine, et vive les forêts !
-        Tu dérailles mon vieux.
Mais le vieux ne déraillait pas. Il tint parole et aucun cadeau ne fut déposé aux pieds des sapins ou des cocotiers. Les enfants de tous les pays demandèrent des explications à leurs parents, qui n’en avaient pas. Alors, tous allèrent acheter en toute hâte des cadeaux à leurs têtes blondes et prétextèrent un léger retard de livraison de la part du Père Noël.
Le Père Noël, lui, ne remit plus jamais les pieds sur son traineau, malgré les suppliques régulières de sa femme. Et voilà comment une histoire vraie s’est transformée en un mensonge qui berce les jeunes années de tous les bambins.
Claire

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