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Atelier du 2 décembre 2019

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DEVOIR : 5 mots extraordinaires

Ceau – scion – zentaï – gréser – rebec

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Si j’avais un zentaï petit ami je le rendrais amoureux fol. J’irais jusqu’à lui faire gréser des larmes d’émotion. Il serait comme un ceau qui courrait si vite que l’air vif le ferait pleurer de joie.
Mais je n’ai rien à espérer du mien. C’est un rebec qui n’entend rien à la poésie d’amour courtois. En vérité, je crois que c’est un scion, un pauvre scion.
Bertrand

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Comment gréser son zentaï

Tout le monde s’est posé au moins une fois cette question dans sa vie :
Comment gréser son zentaï ?
Voici donc un petit tuto qui vous permettra de bien gréser votre zentaï sans l’abimer. C’est une opération délicate qui mérite une grande attention.
Sortir le zentaï au grand air, mais éviter le plein soleil.
A l’aide d’un rebec, Commencer par enlever tous les scions pour que la peau soit lisse. Ensuite, lavez le côté interne du zentaï avec un mélange de bicarbonate, de produit à vaisselle et d’eau. Insister sur les taches.
Bien rincer.
Peignez-le dans le sens du poil. Laissez sécher.
Prenez une branche de pin ceau pour repeindre. Il est temps alors de gréser délicatement votre zentaï.
Quand cette opération est terminée, laissez-le sécher dans un endroit frais et sec. Vous aurez alors un zentaï tout neuf !
Fabienne

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Zentaï
était intrigué. Chaque nuit, il faisait le même rêve. Un rêve bizarre…
Il marchait dans une forêt très touffu. Soudain, il apercevait au loin une fille. Elle avait l’air perdu. Alors, il s’approchait doucement d’elle.
Elle était belle. De long cheveux d’un brun très chaud, des pommettes hautes, un rebec d’un ovale parfait, des yeux couleur de miel… Mais son regard était effrayé.
Il s’approchait doucement d’elle et se rendait compte qu’elle était suivie par un jeune scion qui avait l’air apprivoisé. Il commençait à lui parler lentement, ne sachant si elle parlait sa langue. Soudain, au loin, on entendait des voix d’hommes et des aboiements de chiens. Alors, elle se mettait à courir. Zentaï la suivait.
-       Si tu ne veux pas qu’on se fasse gréser, lui dit-il, il faut passer par ce chemin, je le connais bien. Un peu plus loin, il y a un seau dans lequel nous pourrons nous cacher.
La fille avait l’air de le comprendre.
Ils se cachaient dans le seau. Les hommes et les chiens arrivaient et là, à chaque fois, il se réveillait.
Ce rêve l’intriguait car il était récurrent.
Quand il sortit de chez lui pour aller au travail, ce matin-là, il croisa la même fille que dans son rêve. Quand elle le vit, elle se mit à courir et Zentaï la suivit…
Fabienne

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C’est vrai docteur, je devrais m’épargner ce type de réflexion qui fait mal à la tête. C’est plus fort que moi. C’est comme un rebec qui viendrait me piquer ainsi qu’une moustique à la libido effrénée. C’est à cause de mon ceau. Bien que muet, il est toujours à moitié plein ou à moitié vide. Mais un ceau c’est têtu. Il ne se décide pas à aller plus loin. Je voudrais qu’il arrête ce comportement stagnant et irresponsable. Mais voilà, ma septième femme, Luciane, cette garce, ne fait que le gréser. Alors il glisse vers ses mauvais penchants. Certes ceux-ci sont naturels et humains mais c’est fatiguant, à la longue.
Mes autres femmes, les braves biquettes, me le répètent souvent. Une personne comme toi. Qui a le ceau si scion. Sois raisonnable. Éloigne ton ceau quelque temps. Ne t’en fais pas, il reviendra. S’il le faut, mets lui un élastique. Le ceau à l’élastique cela remonte toujours ! Ah, elles sont bien zentaï, comme on dit en patois latexois (près de Latex les bains). Le masculin de zentaï c’est zentoï. A ne pas confondre avec zen toy bien qu’aussi très zentaï mais en plus vibrant.
Monsieur le pyskanalyste, aidez-moi. Je suis scion mais pas de bois !
Bertrand

 

Rebec : instrument de musique médiévale et Renaissance
Ceau
 : petite carpe
Zentaï
 : combinaison recouvrant le corps dans son intégralité
Gréser
 : polir
Scion
 : jeune rameau de l’année


Exercice 1
 : logo rallye

Elle resta assise devant son café, perdue dans ses pensées
Elle ouvrit précipitamment la porte
Elle ne voyait rien devant elle
Elle avait éprouvé un tel soulagement
Sans regarder derrière elle, elle franchit d’un saut…
Seule la lueur bleutée du moniteur illuminait la pièce.
(Opération Napoléon – Arnaldur Indridason)

 

Exercice 2 : C’est quand qu’on arrive ?

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-       C’est quand qu’on arrive ?
-       On ne dit pas çà. On dit : quand arrive-t-on ?
-       Ok, mais c’est quand qu’on arrive ?

Elle n’en pouvait plus. Il faisait une chaleur moite qui l’oppressait. Mais ce qui l’angoissait le plus, c’était qu’il fallait bien se rendre à l’évidence : ils étaient perdus. Elle et ce groupe de dix enfants qu’elle avait amenés en balade. Elle ne comprenait encore pas où elle s’était trompée. Pourtant, elle le connaissait bien ce chemin. Elle l’avait fait plus d’une dizaine de fois… Dans le sous-bois, le soleil jouait à cache-cache avec les grands arbres.
La petite Emma vint à côté d’elle et répéta :
-       Dis, Maitresse, c’est quand qu’on arrive ?
-       Bientôt, Emma, bientôt…
Ils étaient maintenant sur une pente escarpée et ses jambes avaient du mal à avancer. Elle pensa alors que les petits devaient être à bout.
-       On va faire une petite pause. Sortez votre goûter.
Les enfants étaient si fatigués qu’ils mangèrent à peine les biscuits sortis de leur sac.
Mais ils avaient soif… Elle pensa avec effroi qu’il lui restait moins d’un litre d’eau.
Le soleil se faisait moins fort ; l’humidité commença à tomber. Quelques enfants s’allongèrent, épuisés, leurs yeux se fermaient tout seuls.
Mon Dieu ! Que faire ? Son téléphone ne captait plus rien… Pas de réseau…
C’était pourtant un chemin fréquenté, normalement… Mais si elle s’était trompée, peut-être serait-il judicieux de faire demi-tour ?
Elle pensa que si elle montait sur un arbre, avant qu’il fasse trop nuit, elle pourrait voir où ils se trouvaient. Elle commença son ascension avec peine.
Elle était déjà assez haut quand elle entendit une branche craquer. Elle perdit pied et alla s’écraser devant l’arbre.
Elle entendit une dernière fois une toute petite voix :
-       Dis, c’est quand qu’on arrive…
Avant de sombrer.
Fabienne

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