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Atelier d’écriture du 16 septembre 2019

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DEVOIR : 5 mots : boucle, paradoxe, colombe, gentil, émoi
Le 1er mot dans la première phrase.

gros

Bouclez la !

La boucle de ma seule ceinture s’est décrochée. Le cuir qui la maintenait a cédé. Certes, c’était un vieux cuir.
Comme moi.
Mais bien tanné, il se devait de tenir.
Comme moi.
Chez moi, plutôt que le cuir c’est le lard qui refaçonne ma belle silhouette. Mais je n’ai pas la solution. « Mange moins », m’a dit ma sœur. C’est bien gentil mais faut pouvoir. « Vouloir c’est pouvoir », a-t-elle argué, ou nargué. Quand j’avais ma Rolls, je me faisais un régime sur mesure. Aller à l’essentiel, telle était ma devise. Quelques petites cuillerées en vermeil de caviar béluga matin, midi et soir et j’avais mon compte de tous les nutriments nécessaires et suffisants, comme moi. Mais avec ma petite retraite. Comme disait Tom : quand y a plus d’essence, même Jerry cane !

Est-ce un paradoxe : moins vous êtes riche plus vous avez faim ? Et  plus vous approchez de la fin et plus vous mangez mal. Par exemple, au hasard, j’achète les glaces les moins chères. Elles sont faites en Chine. Mes préférées sont celles de la marque « O Sorbet d’Amour ». Auparavant, elles étaient fabriquées à Arcachon, comme moi. Maintenant, à Hong Kong, on dit « fa sobet mou ». C’est moins glamour mais trois fois moins onéreux ! Imaginez ma félicité quand je déguste le soir, seul devant la télé… orange sanguine ou pain d’épices cannelle ! Eh bien, cet émoi dure… 500 grammes. Souvent je lutte.  Comme mon cor au pied, les séquelles de mes luxations de chevilles, l’usure des ligaments de mes genoux, l’érosion de la tête de fémur gauche m’interdisent tout déplacement inconsidéré, le bilan calorique est chaud. Et encore je ne vous commente pas le délabrement de tout ce qui se situe au-dessous de la fameuse ceinture.
Je suis gros, et alors ! Arrêtez de me condamner. Vous, les histrions du manger sain, les bio-parleurs, les végan petits.
La bave des étiques n’atteint pas la colombe dodue !
Bertrand

- Regarde chérie, j’ai une boucle, un seul cheveu sur mon crâne chauve ! C’est un paradoxe moi qui avait les cheveux raides avant de les perdre. Tu m’entends ma colombe, j’ai un cheveu frisé sur ma tête glabre !
-  Ton émoi me bouleverse mon gentil mari mais c’est poil de cul. Regarde, je te le retire sans effort, il n’est pas enraciné, tu vas devoir m’expliquer ?
Joël Paul

boucle

Boucle d’Or habitait avec sa maman une maisonnette au bord de la forêt. Sa maman lui avait toujours dit qu’elle ne devait jamais, jamais aller dans la forêt toute seule.
- On ne sait jamais ce qui peut arriver à une petite fille toute seule dans la forêt. Promets-moi que tu n’iras pas, ma colombe.
Boucle d’Or promit, mais un matin, à l’orée du bois, elle vit une belle jacinthe bleue et alla la cueillir. Plus loin, il y en avait une blanche, plus loin encore, une rose. Elle cueillit ainsi un gros bouquet, mais quand elle voulut rentrer, elle s’aperçut, le cœur en émoi, qu’elle était au milieu de la forêt et que tous les chemins se ressemblaient.
Perdue et très triste d’avoir désobéi sans le vouloir à sa maman, elle marcha, marcha, longtemps. Elle était épuisée quand elle vit une clairière et, dans cette clairière, une petite maison. La porte n’était pas fermée à clé et, malgré sa peur, elle entra. Elle vit trois tables et trois chaises : petites, moyennes et grandes. Sur le poêle, une marmite moyenne dégageait une délicieuse odeur. Elle ouvrit le couvercle et découvrit qu’un cassoulet était en train de mijoter. Elle prit le bol moyen et s’en servit une large part. C’était délicieux et elle était affamée. Elle en reprit.
Sur le grand buffet, une grande bouteille de whisky était ouverte. Dans un grand verre, elle en prit une rasade car il commençait à faire froid et elle avait besoin de se réchauffer. Le ventre plein et l’esprit un peu embrumé, elle vit un tourne-disque sur la petite étagère et le mit en route. Une vieille chanson de Frank Sinatra résonna dans la maison.
Elle alla alors dans la chambre et vit trois lits bien rangés : un grand, un moyen et un petit. Fatiguée par cette éprouvante journée, elle bailla et se dit :
- C’est quand même un paradoxe. Je suis chez des étrangers qui ne sont peut-être pas si gentils que ça et pourtant, je me sens comme chez moi.
Elle s’allongea sur le petit lit et s’endormit aussitôt.
Quand les trois ours rentrèrent à la maison après une journée passée en forêt, ils virent tout de suite la porte grand ’ouverte. Maman ours se précipita vers le cassoulet :
- Mais qui a mangé notre cassoulet, il n’en reste presque plus pour ce soir !
Papa ours vit la bouteille de son whisky 12 ans d’âge et s’écria, mécontent :
- Qui a eu l’audace de voler mon whisky !!!
Petit ours, à son tour, vit que quelqu’un s’était servi de son tourne-disque.
- Mais qui a écouté ma chanson préférée ! dit-il en colère.
Ils entendirent ronfler dans la chambre et s’y précipitèrent et là, Boucle d’Or se redressa dans le lit et balbutia :
- Stangers in the night… HIPS ! Prout !
Fabienne

Exercice 1 :  Écrire un texte sur cette photo de V. Maier

enfants

Zézette et Félix s’aimaient d’amour tendre depuis leur plus jeune âge. Ils ne rêvaient que d’une chose : se marier quand ils seraient plus grands. Mais Dieu, que c’était long. Depuis quelque temps, ils avaient eu une idée : il y avait un « marchand de temps » sur la place du village et tous les jours, ils y passaient devant.
Zézette disait que s’ils achetaient du temps, les heures passeraient plus vite. Elle avait même cassé sa tirelire. Mais au fait, combien ça coûtait une heure ? un jour ? Ni elle ni Félix ne savait. Et le monsieur du temps qui n’était pas là, comment faire ?

Félix avait même une idée encore plus géniale : les heures qu’ils achèteraient maintenant, pourquoi ne pas les récupérer quand ils seraient plus grands ? Zézette avait froncé les sourcils, signe, chez elle d’une intense réflexion.

- Tu crois que ça pourrait marcher ? demanda-t-elle d’un air angoissé
- Oui, j’en suis sûr lui répondit-il, le tout est de savoir combien nous pourrons en acheter.

Tu sais, ces heures qu’on va acheter, on va les garder pour la fin, tout à la fin de notre vie, quand nous seront très vieux, pour que tu me tiennes encore quelques heures dans tes bras.
Fabienne

Photo  1927 de V.M. Envers de cordée

La toubique était fermée. Les logeors indiquaient des horaires pas possibles, tous ferrandis. Lequel zirchoir ? Quand Pucineca m’a demandé l’heure, j’ai dit : zichoi ! On a bien ri. Tu sais où on est Zefchaud m’a demandé Capu.  Attends, je me centrecon. Oui ! J’ai pas bliéou. C’est là qu’on a apporté la tremon de papa. Pour la glairer. Elle toussait du dranca. J’ai  bien peur qu’ils ne puissent pas la gnessoi. Je l’avais laissé béton dans les lettoies. C’est sur que la rationrépa va merder. Il est ramant mon frère. Je l’aimerai jourtout.
Bertrand


Exercice 2
 : les acronymes
C vient de s’associer à D car il connaît la musique (CD)
T vient de lancer une OPA sur V pour relooker son image (TV)

Trouvez d’autres associations sur ce modèle.

E & T rencontreraient FP et A pour formation accélérée.
SP recherche A pour avoir du chien
T aimerait bien retrouver P pour l’aider à faire ses devoirs à la maison
O & P se déguiseraient bien en T pour soirée timbrée
SN serait ravi de voir CF, histoire de briser le train-train quotidien
O & N demandent à U de faire la paix
EE font savoir à C qu’ils sont au courant de tout
P cherche Q pour se torcher
A a rompu avec VC qui lui a brisé le cœur
SI s’associerait avec LO pour avoir de l’ouvrage
ME se dispute avec DEF  pour savoir qui est le patron
CD cherche E pour noyer le poisson
Fabienne

Accro décroché

Il y a un demi-siècle que j’ai la haine pour les acronymes. Jamais au grand jamais je ne les utilise. Je me les fais toujours, oui toujours, expliquer par le sigleur accro.  Une personne accro aux nymes est pour moi un imbécile qui gobe, digère et retient dans son rectum la merde du langage. Je refuse cet exercice au nom de l’académie des belles lettres du lundi soir dont la secrétaire perpétuelle doit être bien fatiguée. Je lui remets ma démission devant vous.

CQFDA : ce qu’il fallait dire absolument !
Bertrand

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