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Atelier d’écriture du 22 juillet 2019

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DEVOIR : un sandwich 
Elle haussa les épaules et les sourcils et tourna les talons, sans oublier de claquer la porte…
Je suis sorti de là comme si j’avais la gueule de bois.
(Cliente – Josiane Balasko)

Exceptionnellement les phrases peuvent être inversées.

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Elle haussa les épaules et les sourcils et tourna les talons, sans oublier de claquer la porte.
Comme d’habitude, depuis quelque temps, elle était saoule, droguée. Elle tenait à peine debout. C’était comme si elle voulait s’anéantir, disparaître. Elle, la star à la voix inimitable, elle qui avait eu toutes les distinctions, encensée par les plus grands, adulée par son public qui adorait son extravagance, ses coiffures improbables, ses tatouages si nombreux, elle qui gagnait plus d’argent qu’elle ne pourrait jamais en dépenser…
La semaine dernière, on l’avait retrouvée dans la rue, échevelée, du sang sur les mains, en jean et soutien-gorge. Les paparazzi une fois de plus se sont jetés sur elle, comme des vautours autour d’une charogne. Ils l’ont filmée pendant qu’elle les insultait.
Il faut que je la fasse réagir ! Alors, je lui ai prévu une tournée européenne d’enfer…

Catastrophe ! quand elle a commencé son concert à Belgrade, elle a été huée, trop enivrée qu’elle était pour se souvenir des paroles de ses chansons, de l’endroit même où elle se trouvait et des membres de son groupe lorsqu’elle a voulu les présenter. Elle s’est assise sur la scène, souriant stupidement. On a été obligé de la sortir et de tout rembourser.
Ensuite, elle a fait une grave dépression. Elle pensait que l’héroïne, la cocaïne et l’alcool l’aiderait à tenir la tête hors de l’eau, mais on sait bien comment ça finit… Elle devenait de plus en plus violente, dangereuse, même pour elle, surtout pour elle. Je la voyais sombrer, alors, je l’ai persuadée de faire une cure de désintoxication. Elle n’a pas rechigné. Pendant trois semaines, tout allait bien… enfin je croyais.
Aussi l’a-t-on autorisé à sortir pendant vingt-quatre heures. Elle tenait absolument à chanter pour le quatre-vingt dixième anniversaire de Nelson Mandela… Je croyais que tout allait bien se passer… Mais elle a replongé.

Aujourd’hui, on est le 23 juillet. Il y a huit jours que je n’ai pas eu de ses nouvelles. Je suis inquiet, à juste titre. La police vient de m’appeler… Quand je suis arrivé dans son appartement, elle gisait par terre, morte. Elle avait vingt-sept ans !!!
Adieu Amy, mon amie. Qu’aurais-je pu faire pour te sauver toi qui t’acharnait tellement à te détruire. Quel gâchis !
Je suis sorti de là comme si j’avais la gueule de bois.
Fabienne

Exercice 1 : j’ai une petite faiblesse

faiblesse

Mon côté droit s’affaisse, surtout les fesses.
Ce côté droit, j’y pense sans cesse.
Il manque complètement de noblesse,
Que puis-je faire pour qu’il se redresse ?
Dois-je faire dire une messe,
Le combler de caresses,
Changer de maîtresse ?
Je ne sais, je le confesse.
Pourtant, certains soirs d’ivresse,
plus rien ne m’intéresse
Et j’arrive à aimer cette petite faiblesse.
Fabienne


Exercice 2
 : écrire un texte avec une anaphore

Pas facile d’entendre dire qu’on est faible,
Pas facile de nous dire constamment qu’on est stupide,
Pas facile d’être exploitée tous les jours,
Pas facile d’être jugée sur son apparence,
Pas facile d’être asservie, privée de liberté,
Pas facile d’être vendue,
Pas facile de ne pas choisir son destin,
Pas facile d’être toujours fautive,
Pas facile tout ce qu’on nous fait croire,
Pas facile de naître femme !
Fabienne


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