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Atelier d’écriture du 12 août 2019

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Invités : le slameur Préchal et le poète Alain Lincker

Échange libre avec le slameur.
Travail sur la musicalité des mots et sur tous leurs sens.

 

Préchal1Une tablée très joyeuse Avec Alain, Arnaud, Alain, Fabienne, Préchal, Huguette, Claire, Bertrand, Muriel et Loup (photo de Pascale Lincker)

 

Préchal2

Huguette (tout au fond), Claire, Bertrand et Muriel

 

Préchal3

Arnaud, Alain, Zaza et Fabienne

 

Exercice 1 :  Vous avez acheté un appareil à moudre le temps. Vous en êtes très content/pas content du tout et vous écrivez au fabricant.

Monsieur le fabricant d’appareils à moudre le temps,

Je vous écris cette petite missive pour vous dire que j’ai acheté un de vos « moulins de temps » il y a trois jours et que je n’en suis pas du tout satisfaite.

En achetant cet appareil, je pensais que qu’il allait m’aider à ralentir le temps car à mon âge avancé, tout va trop vite. On se lève le matin, et hop ! c’est déjà midi, à peine a-t-on déjeuné que l’heure de l’apéritif arrive et, avec elle, l’heure du coucher… Et chaque jour, c’est pareil.
Moi, je voulais un appareil qui me laisse le temps d’admirer l’abeille qui butine une fleur, l’oiseau qui volète dans les herbes folles, l’escargot qui précède son brillant chemin.
Je voulais profiter de chaque seconde et pouvoir m’étonner de toutes les beautés, mais voyez-vous, votre moulin moud trop fin. C’est bien là le problème, du coup, le temps file trop vite. Alors, vous devez demander à vos ingénieurs de le réviser un peu et de moudre le temps très très grossièrement, ou alors de bien vouloir me rembourser, avant que je vous mette au tribunal du Temps.

Votre dévouée,
Minute papillon.
Fabienne

 

Du temps à moudre
Lettre à un monde qui finit et qui s’en f…

Quand je suis venu pour traverser la Manche, l’idée de chevaucher une planche à réaction ne m’est pas venue. Comme un chevalier des temps modernes, certes à la triste figure, je n’ai pas su serrer les bons boulons. Ce beau pays, cette belle mer, la Manche, m’étaient infinis. Je les aimais comme on aime une terre, comme on aime une mère. Depuis quelques temps mon entourage s’inquiète. Je refuse d’obéir aux machines : mon téléphone, ma tablette, mon ordinateur, ma voiture, mon réveil qui fait aussi chronomètre, thermomètre, hygromètre, anémomètre de mes tempêtes intérieures. Tout cela règle notre vie et maintenant votre existence. Tous ces moulins du temps vous enfarinent pour du blé.
Mes enfants me prennent en pitié. Pourquoi n’est-tu pas de notre temps, papa ? Tu vas tout perdre et finir par faire la manche. Non, leur ai-je dit. Vos appareils vous font aligner comme petits soldats. Et ce n’est pas le temps qui défile. C’est vous qui marchez au pas. Peut-être, peut-être, est-ce aussi ce que Sanchez pensa !
Bertrand

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