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Atelier d’écriture du 29 juillet 2019

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DEVOIR : le conte du pourquoi

Pourquoi a-t-on inventé les talons hauts ?

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Roméo est venu aménager à côté de Juliette quand il avait quatre ans. Juliette en avait trois. Contrairement à leurs célèbres homonymes, leurs parents n’étaient pas ennemis, au contraire. Ils s’entendaient bien et mangeaient souvent ensemble. Les deux enfants devinrent vite inséparables.
Dans la famille de Roméo, pour dire bonjour ou au revoir, on faisait toujours une bise. Dans celle de Juliette, la démonstration n’était pas de mise. On savait qu’on s’aimait – ou du moins, l’espérait-elle – mais aucune effusion ni déclaration.
Juliette était beaucoup plus petite que Roméo, mais ce petit baiser qui atterrit la première fois sur son front fut, pour elle, une vraie révélation !
Elle imagina qu’un oiseau venait là battre des ailes… Roméo, lui, faisait ça machinalement. Tout au moins, au début, car, quand il vit l’air ravi de Juliette, il fit durer le plaisir.
Quand Roméo arrivait, ce baiser voulait dire : « je suis content de te voir. On va bien s’amuser ».
Quand il partait, c’était : « garde mon souvenir sur ta peau, jusqu’à ce qu’on se revoit ».
Ils partagèrent tout, les jeux, les fous-rires, les devoirs, les bêtises, les punitions même.
Partout où était Roméo, Juliette suivait et inversement.
Quand elle eut quinze ans, Juliette voulut faire une expérience. Au moment où Roméo allait rentrer chez lui et s’avança pour l’embrasser, elle monta sur quelques livres. Machinalement, à son habitude, Roméo voulut baiser le front de Juliette. Mais là ! Surprise ! Il embrassa ses lèvres. Ce fut un doux moment de bonheur. Juliette eut l’impression de respirer l’âme de son ami. Roméo, lui imagina que toutes les fleurs de la terre s’étaient donné rendez-vous sur la bouche de Juliette. Ils firent durer ce moment d’extase.
Par la suite, Juliette trafiqua ses chaussures pour que ce hasard devienne une habitude ; et c’est ainsi qu’elle inventa les premiers talons hauts.
Fabienne

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Trouver chaussure à son talon

Pourquoi a-t-on inventé les talons hauts ?
Houla ! une telle histoire, ça remonte ! Mais en vrai c’est enfantin.
Lors de l’époque où les explorateurs européens voulaient tout cartographier, ils sont tombés sur l’Asie. Et donc sur les femmes asiatiques ! Leur charme exotique fit chavirer les cœurs (et heureusement non pas les bateaux) de ces aventuriers. Le seul problème était que ces hommes étaient très grands et ces femmes très petites. Vilain ADN. Un homme de la cour de l’empereur eut une idée. Il s’appelait Confutil, et pourtant ni con ni futile il ne fut. Il planta un jour un petit couteau à beurre, ramené d’Europe par les navigateurs, dans la semelle de la ballerine d’une courtisane, et celle-ci gagna aussitôt quelques précieux centimètres. Il essaya, avec les autorisations de son empereur, de créer des chaussures sculptées avec une longue excroissance sous le talon. L’impératrice testa les souliers, et bien qu’elle eût du mal à avancer en les portant, elle les adora et lança une nouvelle mode. Confutil fut promu maroquinier et cordonnier impérial, les hommes européens devinrent d’heureux époux, et les femmes asiatiques entrèrent dans une longue période de chevilles cassées dont certaines descendantes ne sont toujours pas sorties.
Loup

 

Exercice 1 : écrire une histoire à partir du tableau « Gabrielle d’Estrées et sa sœur » (anonyme)      

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Quel énigmatique tableau. Troublant même. Troublant de par ces deux sœurs qui se pincent le téton, et pour les plus observateurs de l’homme nu peint derrière…
Gérald en était stupéfait. Sa prof lui avait dit qu’ils allaient faire une sortie musée. D’abord, ça l’avait fait chier de rester à voir des merdes antiques entouré de vielles antiques. Puis, il avait réalisé que le contrôle de maths avait été reporté grâce à ça. De toute façon il aura 5 à son contrôle, mais heureux les simples d’esprit.
Au musée, comme attendu, ce fut chiant. Certes, pour des mentalités aussi ouvertes que des tournesols, cette sortie offrait un grand épanouissement, mais pour des bogues comme Gérald le divertissement était enterré depuis longtemps. Bref, avancée lente et douloureuse. Quand soudain, la section « Renaissance et libertinage » fut atteinte. Ciel ! Gérald découvrit de l’art toutes les plus belles et charnues facettes. Il vit des scènes plus que suggestives, des corps nus qui s’entrelacent, de l’amour, de la liberté, de la passion ardente ! Il se mit à croire de nouveau en l’amour, lui que personne n’avait jamais aimé.
Il faut dire que dame nature avait pour lui vraiment été une salope. Elle ne lui avait donné ni le corps ni la tête. Son visage lui aussi était si repoussant qu’il servait à faire fuir les rats, qui mettaient quelques séances de couinements sophrologiques à se remettre de tel traumatisme. Mais là, ce bourgeonnement de l’esprit et du corps émerveillait Gérald. Il s’intéressa à un tableau en particulier ; deux meufs qui pointaient. L’une pinçait le téton de l’autre. Elles avaient l’air très ridicule avec leur visage digne dans leur baignoire vide, mais ça n’en restait pas moins stimulant. Gérald apprit à interpréter pour la première fois de sa vie. La vieille au fond en train de faire son point de croix, ce n’était pas anodin. Elle devait être en train de faire un sex toy 100% laine, la cochonne. Et le tableau en tout petit, on y voyait un mec en position scabreuse, l’instrument au vent, prêt à recevoir quelques affections buccales sans doute.
« Ce qu’il fallait pas faire pour une pipe, à l’époque ! Heureusement de nos jours on a Tinder », songea le délicat élève. Dans un élan de lucidité, il remarqua la bague que tenait la blonde, avec une telle subtilité qu’il n’avait rien remarqué. Il se demanda si ça voulait dire qu’elle rejetait le mariage pour vivre avec sa femme. Car c’était sans doute sa femme l’autre à gauche, pour se pincer le téton comme ça. On ne pince pas le téton du premier venu, et même de la première venue. Il demanda à la prof ce qu’il en était. Celle-ci, surprise par les velléités intellectuelles de Gérald dont elle n’avait jamais eu vent, lui expliqua toute l’histoire du tableau. L’élève écouta sans broncher, jusqu’à ce que la prof mentionne qu’elles étaient sœurs. Gérald, révulsé, fut tout à coup repris de son aversion pour toute forme de culture. Ce libertinage en qui il avait placé tant d’espoir l’avait trahi ; lui était venu par intérêt du désir charnel, pas pour voir de l’inceste ! Il avait eu raison sur un point, on ne pince pas le téton du premier venu, et même de la première venue. Mais de sa soeur ! Alors là jamais!
Gérald, furibard de tant d’immoralité, s’en retourna à la section « Dinosaure » du musée. Là au moins, face à des ossements antédiluviens, aucune circonstance frivole ne viendrait embrouiller son peu puissant cerveau, et l’innocence morale du simple d’esprit s’y installerait de nouveau. Ainsi, quelle ne fut pas la surprise de ce vieux Gérald en voyant une salle entière dédiée à la reproduction des dinosaures !
Il était submergé de phallus gigantesques et d’utérus colossaux. Foudroyé, l’idiot chut de ses flasques échasses lui servant de jambes. Malheureusement, il ne put être réanimé aux urgences, faute d’étincelle de conscience en lui. La prof eut un rictus victorieux. Au final, un consommateur mourut et il faut avouer que, de par son sacrifice, la planète se porta beaucoup mieux écologiquement, et surtout mentalement d’être délestée d’un tel poids moral.
Loup

-         Dis, ma sœur, il est sympa ton mec de t’avoir payé une baignoire. Mais avoue quand même que c’est un peu relou qu’il l’ait mise juste devant la fenêtre, et en plus, avec un rideau qui s’ouvre et qui se ferme… Tu as vu qu’il y a plein de types en bas…
-         Oui, j’ai vu. Henri m’a dit qu’il fallait qu’il la rentabilise la baignoire, alors, il fait payer 500 francs à chaque personne, puis il ouvre le rideau… Il est malin mon Riri… Et puis, depuis qu’il est au RSA ça met un peu de beurre dans les épinards et d’animation dans la cité…
-         Mais dis-moi, qu’est-ce que tu tiens à la main ?
-         Ça ? C’est un piercing que Riri m’a acheté, mais je ne sais pas encore où je vais le mettre… La langue, le nombril, le nez…
-         Et pourquoi pas là, au bout du sein ?
-         J’ai peur que ça fasse mal…
-         Il faut souffrir pour être belle, tu te rends compte de la charge érotique que ça aura si tu le mets là… Il va plus te lâcher le Riri !
-         Bon OK, c’est une super idée… Mais ne parle pas trop fort, il y a ma belle-mère au fond de la pièce. Elle fait semblant de coudre, mais je suis sûre qu’elle écoute tout ce qu’on dit !!! Et puis, tu as vu comment elle est fringuée, la vieille ? Elle ne met que des robes de princesses. Je crois qu’elle commence à ramollir du ciboulot.
Tu sais ce qu’elle a fait l’autre jour ? elle a ramené une photo de son fiston, entièrement nu et elle l’a collée au-dessus de la cheminée pour dire, genre, c’est moi qui ai fait le plus beau mec de la terre ! C’est d’un goût, je te jure ! J’ai honte quand on reçoit des invités. Ah ! J’en peux plus de la vieille. J’ai vraiment envie de la mettre dans un EPAD !
Fabienne


Exercice 2
 : Ecrire une histoire avec ces 7 mots :

 Compte – orbe – myriade – strident – masque – aboyer – ange

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Dans la tour d’Isengard, Saroumane Le Blanc s’adonnait à diverses activités. Il avait déjà vérifié ses comptes, car il devait garder des réserves suffisantes pour l’hiver. Sa magie ne pouvait pas tout faire, et la création de nourriture était plus du ressort de Radagast Le Brun. Il sortit de sa réserve son Palantir, un gros orbe de cristal opaque, et le plaça sur le piédestal au milieu de sa salle du trône. Car oui, Saroumane avait dans Isengard une salle du trône avec un piédestal en son centre. Comme il était un homme d’une curiosité dévorante, il ne put s’empêcher de regarder dans le Palantir. Le Palantir se réveilla. Soudain, bruit strident éclata dans la tête du sorcier. Il lui semblait qu’une myriade de fouets lui flagellaient l’esprit en même temps, qu’un millier d’orques lui tranchaient le crâne simultanément. Tout à coup, il apparut.
L’œil.
Le grand œil. Sauron,Seigneur du Mordor. Auréolé de flammes, il était dans la tête de Saroumane. Un ange de la désolation venu sur terre pour une rédemption infernale. Il aboya de sa voix maléfique et tonnante :
- Saroumane… Le plus puissant des sorciers enTerre du milieu… Écoute bien, Curunir. Les orques du Mordor sont prêts pour la guerre. Les peuples libres ne pourront résister. L’anneau s’est réveillé et il veut me revenir. Quand mon corps sera reconstitué, l’effroi s’abattra sur les plaines du Rohan, sur les arbres de la Lothlórien, sur les terriers de la comté… Mais à toi, Curunir, je te laisse le choix. Rejoins-moi et ensemble régnons, ou demeure et trépasse comme un pion. Dans toute ta sagesse, j’espère que tu sauras faire le bon choix.
Saroumane fut projeté contre son trône. Il se releva avec l’aide de son bâton, et fut forcé de réaliser la véracité des dires de Sauron. L’œil, en effet, avait une armée colossale, Curunir l’avait entraperçu à travers le Palantir. La plus sage décision serait de se rallier aux ténèbres. Saroumane vit depuis son haut balcon un cavalier venir vers lui. Son vieil ami, Gandalf le gris. Parfait. La victoire de Sauron allait bientôt commencer. Il allait piéger le magicien, attendre avant de tomber le masque. Et alors Mithrandir serait hors jeu, et Saroumane serait le maître incontesté de la sorcellerie en ces Terres du Milieu.
Loup

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