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Atelier d’écriture du 8 avril 2019

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DEVOIR : drôle de métier :

poche

Dans la petite poche de mon pantalon vivait Conscience. Une belle d’âme discrète mais soucieuse.
Dans la petite poche de ma poche, Conscience se nourrissait des miettes de ma vie.
Elle s’abreuvait de larmes tombées par ci par là. Elle grignotait des tâches de colère sur mon blouson. Elle se tartinait des tranches de rire coincées dans les plis de mon falzar.
Conscience aimait son travail.
Elle s’activait dès que mon dos courbait. Elle ajustait les élastiques qui redressaient mon existence.
Conscience était Remonteuse de bretelles.
Elle remontait mon estime avant que l’on puisse apercevoir mon arrière-train de vie.
Vro

 

Remonteur de bretelles

 

autoroutes

En 2041, le jeune président né en 2006, Barron Trump, vient d’être élu. Le dernier fils du regretté DJT (DJ Twitt) succède à sa mère et à son demi-frère ainé, décédé prématurément d’une surdose de fake news. Cette appellation remplace celle obsolète de shit cake.  Rassurez les enfants et les imbéciles, nous ne sommes pas prêts d’en manquer.
Pour que les élections soient réellement démocratiques et que le KGB ne soit plus obligé de les organiser, DJ avait décrété que seuls les États ayant voté contre l’avortement et pour la peine de mort rapide pouvaient élire les grands électeurs. Barron eut une seule voix contre, celle de sa sœur Ivanka dont la carrière avait été brisée il y a dix ans environ. Un journaliste républicain, croyant bien faire, avait fait publier une photo d’elle à Yale, alors qu’elle venait seulement y prendre le thé amphétaminé, spécialité du lieu. Malheureusement, on voyait qu’à sa table figurait un homme de couleur. Bien qu’elle ne l’ait jamais revu, cette brève rencontre l’avait disqualifiée. Depuis aucun homme de couleur n’avait plus été toléré dans aucune université américaine ni d’un pays ami. Cela avait posé quelques problèmes en Afrique.
Donc tous les présidents depuis Donald étaient républicains pur jus, c’est à dire trumpers. Tous avaient mené une lutte permanente contre… tout ! Leur succès le plus remarquable restait l’abolition de l’immigration et la réussite de l’émigration. Tous les hispanophones y compris les chihuahuas avaient été expulsés. On reconnaît l’aboi espagnol au fait qu’il sent l’ail.
Les personnes de couleur foncée avaient été regroupées dans les réserves amérindiennes désertées même par les bisons. Plus personne n’allait à la plage au risque de se retrouver au fin fond du Colorado. Seuls les russes pouvaient immigrer librement. Leur voyage et leur installation étaient néanmoins financés par le maréchal-président à vie Vladimir P. qui ne faisait pas ses 90 ans. Une vidéo très récente le montrait sur la lune exécutant un swing de golf. Son drive avait été mesuré à 51 km mais son style était parfait, malgré le scaphandre.
Cette longue présentation avait pour but de démontrer que, clairement, les frontières des USA sont imperméables. Un mur d’au moins 60 pieds clôt hermétiquement toutes les démarcations terrestres et maritimes. C’est dire que pendant 20 ans ou plus, tout le béton du pays a été utilisé pour la construction de cette muraille étasunienne qui se voit  depuis Mars.
God bless Trump !
On peut donc comprendre facilement que la pénurie de béton a condamné tous les autres édifices, y compris les Trump towers à n’être que de verre fumé.
Donc sans béton, comment construire ou maintenir en état les routes et autoroutes. Un à un les échangeurs s’effondrent. Pendant toute la deuxième moitié du XXème siècle, les semi-remorques géants faisaient la course sur ces embranchement routiers à étages multiples. Maintenant seules les voiturettes deux places sont autorisées à circuler sur ces toboggans de la mort,  à leur risques et périls. Les 1 % d’américains les plus riches s’en moquent : ils ont des voitures volantes comme Batman.
Barron veut que l’on se souvienne de lui comme d’un bienfaiteur, de ses électeurs. Il a donc exigé que ces voies de circulation routière soient réparées, en particulier les échangeurs. Aux USA seuls les hommes blancs et les femmes de même couleur accompagnées d’un pasteur (américaine pasteurisée, comme un vulgaire camembert) peuvent posséder le permis de conduire.
Pour la réussite de cette immense tâche, Jack a été nommé en urgence ministre des transports intérieurs. Ce jeune politicien du Sud a eu un parcours démocratique sans faute, c’est à dire tout sauf démocrate. Il a toujours voté contre. Sauf pour les trumpettistes. Dans sa jeunesse il avait créé une entreprise de montage et démontage de grandes roues et montagnes russes, sponsorisées par Vlady. Ce spécialiste en structures métalliques saurait assurément se passer de béton.
Dès son investiture, Jack fait faire un appel d’offre, au singulier. Sa boite personnelle y répond pour la construction de 100 000 échangeurs à étages. L’indien Mittal fournit l’acier nécessaire contre un chèque d’acompte de mille milliards de dollars. Barron, généreux, y appose sa signature en 3D, sans barguigner. Grâce aux efforts de sa parenté, il est non seulement l’américain le plus riche, mais plus riche en biens meubles et immeubles que les trois Amériques réunies. Il fut satisfait de remettre son autographe en personne au seul indien qui méritait le respect, ayant racheté le Pentagone pour y habiter. Les autres indiens, au nombre de sept milliards, continuaient  d’habiter un pays de merde, dépassant l’entendement. Jack savait qu’il en aurait pour au moins dix ans de boulot. Cependant, il avait la satisfaction sonnante et trébuchante d’être maintenant le seul remonteur de bretelles… d’autoroutes.
Bertrand

Nous sommes en 2222. La Terre est surpeuplée, toute la place au sol est occupée.
Le remède génial est venu de l’intelligence artificielle : les ordinateurs « intelligents » ont décidé de placer les voies de communication en hauteur, sur des pylônes d’acier qui les supportent. Ainsi, la surface de la Terre est en quelque sorte multipliée par deux.
Tout un réseau d’autoroutes forment maintenant un « toit » au-dessus des immeubles – il y a bien longtemps que les maisons individuelles, « mangeuses » de place ont disparu et qu’on ne voit pratiquement plus le ciel -  à environ cinquante mètres du sol, parfois même beaucoup plus.
Or ce 1er avril 2222, une armada de petits plaisantins a lancé une idée de blague « géniale » pour faire revivre une coutume des temps anciens presque oubliée, le poisson d’avril : ils se sont mis à démonter les bretelles des autoroutes suspendues, tout simplement en les déboulonnant ! De façon aléatoire, évidemment…
Ce qui aurait dû rester la blague d’un jour a tellement plu à des bandes de jeunes oisifs – car en ces temps futurs, le travail est effectué par des robots, commandés par des ordinateurs, si bien que les humains s’ennuient – qu’ils la poursuivent partout et tout le temps…
Imaginez le désastre : nombres de véhicules se sont retrouvés piégés en l’air, ou bien se sont plantés, nez sur les immeubles…
Il fallait réagir vite : le gouvernement (le robot-président et ses robots-ministres, sous le commandement du GOD : Grand Ordinateur Démultiplié),  a réquisitionné des équipes d’humains remonteurs de bretelles qui travaillent maintenant nuit et jour pour repérer d’abord puis réparer les problèmes.
Entre les démonteurs de bretelles et les remonteurs de bretelles, c’est la course, un jeu du chat et de la souris permanent qui amuse beaucoup ! Les ordinateurs en perdent la tête mais les humains ne s’ennuient plus !
Gageons que les ordinateurs, mécontents, vont bientôt découvrir la parade ! Espérons seulement qu’ils ne vont pas décider de se passer désormais des humains, totalement parasites sur cette planète… En les exterminant, par exemple…
Il serait peut-être judicieux  de les débrancher avant… C’est ce que préconise le MICHET (Mouvement Inter-galactique pour la Conservation des Humains Tenaces ), dont je fais partie…

La guerre GOD/MICHET est déclarée ! A bon entendeur !
Huguette

bal

La remonteuse de bretelles

Anna n’en pouvait plus d’attendre…
Il y avait plus de six mois qu’elle préparait, avec sa mère, cet important évènement.
Tout d’abord, il avait fallu choisir le tissu de la robe. Un tulle blanc. Ensuite, voir la meilleure couturière de la ville pour qu’elle propose un modèle. Pas trop osé, mais pas trop strict non plus, le but étant d’attirer les prétendants, pas de les faire fuir, mais en même temps, de montrer qu’on était une jeune fille bien comme il faut.
Elle avait aussi choisi les chaussures : des escarpins crème, brodés de perles blanches, avec un petit talon. Vraiment très chic ! Elle les portait tous les après-midis pour les « faire », quand son professeur de danse, Monsieur Ernst venait lui donner son cours. Et il est vrai qu’elles ne lui faisaient presque plus mal. Elle était également parfaitement au point pour la valse, la mazurka et la polka, mais avait fait impasse sur la pavane qu’elle jugeait trop « remuante » et rapide. On en sortait toute rouge et ébouriffée.
Ses longs gants de satin blanc étaient prêts et Mère lui avait prêté de fines boucles d’oreilles en perle.
A sa grande surprise, Père, qui jusque-là semblait ne pas se préoccuper de « l’Évènement » l’avait amenée chez un grand bijoutier et lui avait offert un diadème, certes simple, mais en diamants, tout de même… Elle en était très émue.
Tout était donc prêt pour le grand bal demain soir. C’était son premier, son entrée officielle dans le monde et il signifiait également qu’elle était en âge de se marier. Elle allait y rencontrer tous les jeunes gens les plus brillants, dignes de sa condition.
Elle se savait jolie. Son corps était svelte, et elle était fière de ses yeux noir profond et de sa longue chevelure brune qui serait artistiquement montée en chignon par un grand coiffeur, demain, dès 10 heures.
Sous ses airs de douceur et de soumission, elle cachait une volonté et une ambition qui n’étaient pas pour déplaire à son père. Elle se voyait déjà ambassadrice, au bras d’un époux qui voyagerait dans le monde entier ou d’un futur politicien avec qui elle gouvernerait le pays.
Le grand moment était enfin arrivé ! Elle jeta un œil dans le haut miroir du hall, au bras de son père, juste avant d’être annoncée et se rassura. Elle était vraiment belle et n’aurait sans doute que l’embarras du choix ce soir. Effectivement, dès qu’elle arriva dans la salle, des regards remplis d’admiration l’accompagnèrent.
La premières mesures de la valse d’ouverture retentissaient à peine qu’un grand jeune homme lui prit le bras. Elle s’arrêta un instant pour le regarder. Il avait des traits réguliers et un sourire ravageur. En revanche, son pantalon « bouchonnait » sur les chaussures, ce qu’elle ne put supporter. Alors, sans hésitation, elle prit ses bretelles et les lui remonta.
- Voilà, vous êtes beaucoup plus présentable comme ça ! lui dit-elle.
Passée la première surprise, le jeune homme lui sourit et l’entraina sur la piste. Ce geste, qui aurait dû choquer toute l’assemblée, fit sensation.
A la danse suivante, tous les jeunes gens faisaient la queue pour inviter la si jolie « remonteuse de bretelles ».
Fabienne

Exercice : écrire un texte sur le tableau suivant :

La jeune fille à la perle de Johannes Vermeer

perle

Je n’en peux plus de tout ce bruit !!!
Ma femme a pondu dix marmots en dix ans… Et ils me cassent les oreilles.
Je ne les supporte plus… Et pourtant, il faut que je fasse avec… Ma femme est riche… Enfin, c’est sa mère qui est riche et qui entretient notre maisonnée, en attendant que je fasse un chef-d’œuvre. Et croyez-moi, ma belle-mère, c’est pas un cadeau !!!
Alors, pour les fuir, pour fuir le bazar et le désordre, je m’enferme dans mon atelier pour peindre.
Il est absolument interdit d’entrer dans mon atelier quand je peints.
Depuis une semaine, Metje est ma maitresse. Metje, c’est notre domestique. Elle est jeune et belle. Je n’ai pas pu résister.
Pour que tout le monde me foutent la paix, j’ai dit que j’allais faire le portrait de Metje et que ce serait mon chef-d’œuvre.
Tous les après-midis, nous nous enfermons donc dans l’atelier… et nous prenons du bon temps…
J’ai quand même peint un peu… et j’ai fait durer le plaisir…
Quand le tableau a été presque terminé, j’ai eu l’idée de donner les boucles d’oreilles de ma femme à Metje. C’était des perles… Je savais exactement que cette perle serait le centre de mon œuvre. Qu’à travers elle, le monde, mon monde se reflèterait. Et je ne me suis pas trompé.
Mais quand le tableau a été terminé, ça a été le drame parce que ma femme qui était jalouse de Metje l’a accusée de lui avoir volé ses boucles. Elle lui a sauté dessus et l’a mordue… tellement fort qu’elle lui a arraché l’oreille.
Heureusement que j’avais fini le tableau !
Fabienne

Là, j’ai quinze ans. C’est mon premier bal. Et mes parents, de simples boulangers, ont voulu que je sois unique. Différente de toutes les autres.
Point de robe à fanfreluches, de diadème ou de décolleté affriolant. Juste ma jeunesse, mon teint nacré, mes yeux innocents, ma bouche fruitée et surtout cette énorme perle à mon oreille, prêtée par un riche client à la seule condition qu’il puisse faire mon portrait. C’est un bizarre, ce monsieur Vermeer !
Il aurait dû faire une photo avec son portable mais ce n’était pas encore inventé, alors j’ai dû subir des séances et des séances de pose et son regard gourmand…
Mais il paraît que grâce à lui je vais passer à la postérité : dans plusieurs siècles  on se souviendra encore de moi, l’insignifiante  petite Griet !
Il exagère un peu, non ? C’est vrai que c’est beau mais je crois qu’il a voulu surtout m’impressionner pour obtenir ma fleur…
Huguette

Que ne faut-il pas faire pour cultiver la plèbe ! Afin de moderniser un peu le tableau, le Ministère de la culture a trouvé un moyen : faire un shooting photo avec un top model costumée en Jeune fille à la perle, et ensuite publier les photos obtenues sur Instagram depuis le compte du président, afin de faire un maximum de vues et de likes. Les nombreux hashtags de la photo aidèrent aussi dans une moindre mesure :
#culture, #france, #Veermer, #dartdart, #jeunefilleàlaperle, #exposition, #frenchculture, #grandclassique, #France, #gouvernement, #CarolineesthabilléeparYvesSaintLaurent, #bijouxcartier, et finalement #sponsoriséparcequelebudgetestcommetoujoursauplusbas.
Le message et les photos furent relayés par des milliers, voire des millions d’internautes. Le tableau (re)devint connu dans le monde entier pour cette génération fâchée avec les musées.
Content qu’enfin un de ses projets marche sans que trois mille gilets jaunes ne débarquent dans ses villes, Macron décida de faire pareil avec d’autres œuvres. Chaque vendredi à midi, un nouveau post Instagram informait les gens de l’œuvre choisie et la partageaient. La fois suivante, ce fut la « Ronde de nuit » de Rembrandt qui fut choisie. Puis après, ce fut « La guerre « d’Otto Dix. Puis « les Nymphéas » de Monet, puis les visages de saisons d’Archimboldo, puis « Persistance de la mémoire » de Dali, puis « Les hasards heureux de l’escarpolette »… un vendredi, assuré de la réussite bien enclenchée de son entreprise, le gouvernement choisit de présenter une reconstitution de « L’origine du monde ».
L’application censura immédiatement les photos et supprima le compte ; un scandale éclata, et fut relayé sur les réseaux le message que  :
« En plus de vous voler vos sous, l’État vole l’innocence de vos enfants ».
Aujourd’hui encore, le père Macron a du mal à se dépêtrer de cette affaire. Aussi, vous l’aurez compris, même avec toute la bonne volonté du monde, on ne peut pas donner à boire à quelqu’un qui n’a pas soif !
Loup

Exercice : Jamais le premier soir !
Contrainte : ne pas parler de relations sexuelles !!!

pieds

Il adorait les pieds de porc en gelée. Et ce soir-là, où pour la première fois il invitait son « amoureuse » au restaurant, ce mets délicat était précisément à la carte. Il ne put résister…
Tandis qu’elle s’en tenait à la classique côte de bœuf accompagnée de haricots verts, il se pourléchait les babines devant son pied de cochon.
Évidemment il s’en saisit avec les doigts, cela faisait partie du plaisir…Évidemment il s’en mit plein la moustache, évidemment il eut vite la bouche luisante de gelée… et évidemment sa « princesse » le regarda avec dégoût et ne répondit plus jamais à ses messages implorants…
Il retint la leçon : les pieds de porc en gelée, c’est jamais le premier soir !
Huguette

 

Ciné

Quand je l’ai amenée au ciné, la première fois et que je lui ai demandé :
- tu veux ou tu veux pas ?
D’un air péremptoire, elle a annoncé : « jamais le premier soir » !!!!
Alors, en rigolant, je lui ai dit qu’il y avait aussi le matin et l’après-midi, et que, bien sûr, c’était bête d’attendre aussi longtemps.
Là, elle m’a giflé… et m’a dit qu’elle ne voulait plus me revoir.
Je ne comprends toujours pas… Je lui proposait seulement des Popcorn !!!
Fabienne

Amanda venait enfin d’accoucher, et l’avait fait, selon tout le personnel du Médipôle, avec un brio rarement vu.
En trois poussées, paf ! Il était né le divin enfant !
Elle avait même failli l’envoyer percuter le mur tant ses contractions avaient été efficaces. Alors qu’elle se reposait, le petit Marvin faisait la connaissance de son père, descendu de Koumac pour l’heureux évènement.
Seulement voilà : habitée comme toujours par une formidable énergie, Amanda n’était pas fatiguée du tout à une heure du matin. Elle avait même terriblement faim, une telle énergie corporelle nécessitant naturellement beaucoup de carburant. La misérable soupe de lentilles qu’on lui avait apportée avait à peine atténué sa faim, et elle sentait remuer ses entrailles comme une bête qui la mangeait de l’intérieur en grondant tel un orage.
C’était une preuve physique de sa famine, et, ne pouvant se résigner à jeûner plus longtemps, elle sortit en douce de sa chambre pour aller dans les alentours de l’immense hôpital. Le stagiaire chargé de la surveillance de l’étage s’était depuis longtemps assoupi, et Amanda se dirigea droit vers la chose la plus calorique qu’il y avait à proximité : le Burger King. Elle y entra pieds nus et en robe d’opération de papier, faisant fi du regard blasé de la vendeuse, qui était manifestement habituée à recevoir tous les fous assez habiles pour s’évader du Médipôle. Mais là, elle se souvint au milieu des tables vides, faiblement éclairées par les néons de l’enseigne au-dehors. Elle se souvint de l’infirmière lui disant :
- Ne mangez rien d’autre que ce qu’on vous sert ! Jamais le premier soir après accouchement il ne faut se gaver. Vous aurez faim, mais respectez bien cette règle, ou des conséquences plus que néfastes pourraient vous affecter !
Culpabilisant, la femme hyperactive se résigna à retourner dans sa chambre sans faire d’autres vagues. Elle finit par s’endormir comme une pierre, assommée par sa bonne conscience et un sentiment satisfaisant du devoir accompli.
Loup

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