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Atelier du 1er avril 2019

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DEVOIR : Prendre une expression française et écrire un texte en la prenant au pied de la lettre, jusqu’à l’absurde.

Devos

Mesdames, Messieurs, vous savez ce que l’on dit de moi ces derniers temps ? On dit que je divague, que j’extravague, parfois que je délire !
Moi ? Alors qu’il n’y a pas plus raisonnable que moi. Il n’y a pas d’esprit plus cartésien que le mien. Je ne fais que rapporter les faits tels que je les observe.
Ben Évidemment, il y a observer et observer. Ça dépend du sens qu’on donne au mot « observer ».
Quand, par exemple, on demande aux gens d’observer le silence…
Au lieu de l’observer, comme on observe une éclipse de lune, ils l’écoutent … tête baissée ! Ils ne risquent pas de le voir, le silence.
Parce que les gens redoutent le silence. Alors, lorsque le silence se fait, ils le meublent.
Quelqu’un dit:
- Tiens, un ange passe !
Alors que l’ange, il l’a pas vu passer. Mais s’il avait le courage comme moi d’observer le silence en face, l’ange, il le verrait !
- Je suis désolé de vous le dire Mesdames, Messieurs, mais lorsqu’un ange passe, je le vois ! Je suis le seul, mais je le vois !
Évidemment, je ne dis pas que je vois passer un ange. Parce qu’aussitôt dans la salle, il y a un doute qui plane. Et je le vois planer, le doute,
Évidemment, je ne dis pas non plus que je vois planer un doute. Parce qu’aussitôt les questions fusent :
- Ah Ah … Comment ça plane un doute ? (Avec quelques gesticulations).
- Comment pouvez-vous identifier un doute avec certitude ?
- À son ombre !
- L’ombre d’un doute… c’est bien connu !
- Si le doute fait de l’ombre, c’est que le doute existe.
- Il n’y a pas d’ombre sans doute !
- Et on sait le nombre de doutes au nombre d’ombres !
- S’il y a cent ombres, il y a cent doutes !
- Je ne sais pas comment vous convaincre. Je vous donnerais bien ma parole, mais vous allez la mettre en doute.
Mais le doute, je vais le voir planer, je vais dire:
- Je vois planer un doute !
Le silence va se faire, quelqu’un va dire :
- Tiens un ange passe … et il faudra tout recommencer !
Mesdames et Messieurs, vous avez peut-être déjà vu un tigre passer à travers un cerceau, maintenant vous allez voir un ange passer à travers son auréole.
Vas-y Gabriel ! Pouf !
Mesdames et Messieurs, un incident regrettable s’est produit : l’ange qui passait n’a pas vu déboucher sur sa droite un doute qui planait. Ils se sont rentrés dedans ! Le doute a continué sa route hasardeuse, mais l’ange a chu…. et un ange qui choit, déchoit !
Il ne doit pas être tombé bien loin… je vois sa boîte noire ! On va vraiment savoir ce qui s’est passé.
Oooh, un froissement d’aile… puis la voix de l’ange, qui dit :
- Quel est le connard qui a eu l’idée de me faire passer à travers mon auréole ?
On parle de moi là je crois.
Aaaah, de nouveau la voix de l’ange, qui chante :
- Plus près de toi mon dieu, plus BOUM…
Mesdames et Messieurs, à la mémoire de tous les anges qui sont tombés dans cette salle, nous allons observer une minute de silence.
Raymond DEVOS

idée

Depuis hier soir, une migraine terrible me terrasse. Toute ma pharmacopée n’a pu en venir à bout et je n’en peux plus. Tout a commencé par une sensation bizarre. Au début, une simple gêne dont je n’ai pris conscience qu’assez tardivement, constatant que je n’arrivais plus à ordonner mes pensées. Un poids inexpliqué affectait la base de mon crâne ; j’avais même l’impression qu’il penchait vers l’arrière, risquant de m’entrainer dans sa chute.
Je m’étais effondrée au fond d’un large fauteuil, la nuque affalée sur le dossier, un linge humide sur le front. Cependant, rien ne semblait pouvoir atténuer cette charge et l’impétueux charivari qui me laissait impuissante et sans force. Épuisée, j’essayais de tâter l’arrière de mon crâne dont aucune épaisseur suspecte ne put me renseigner : ni plaie ni bosse, mais toujours cette impression de masse très localisée qui me faisait perdre les pédales.
Il fallait absolument que je comprenne, que je vois par moi-même ce qui clochait. Dans un sursaut d’énergie, je parvins à attraper les deux petits miroirs rangés dans la commode jouxtant le fauteuil et c’est ainsi que je la découvris.  Elle était là, tapie à la base de mon crâne, énorme, tenace, vrillante et obsédante ; seul le passage à l’acte pourrait m’en délivrer… j’avais une idée derrière la tête !
Patricia

fleurs

Le dernier de ses soucis

Mauve avait le temps, elle en était convaincue. Depuis sa mise à la retraite anticipée la vie, sa vie, était devenue un fluide transparent. Comme une petite rivière canalisée dont les rivages semblaient calmes et uniformes. Elle ne voyait pas encore l’océan lointain. Mais elle savait, comme tout le monde, que la mer l’engloutirait une nuit.
Elle fréquentait assidûment la grande jardinerie. Son amie Angélique lui avait conseillé ce dépaysement quasi quotidien qui occupait ses jours, ses semaines, ses années. Dans cet univers du jardin, tous les employés et même beaucoup de clients, la connaissaient. Leur amabilité n’était pas une façade. La verdure adoucit les mœurs contrairement à la verdeur. Souvent Mauve avait droit à de petits cadeaux, en sus de ceux induits par ses cartes de fidélité. Sans le vouloir elle collectionnait ces cartes. En groupant les années, elle aurait pu organiser un jeu des sept familles.
Les nombreux rayons n’avaient pas de secret pour elle. L’animalerie et ses préférés, les lapins nains. Ils retroussaient leur petit nez rose pour renifler ses doigts, sa robe, la douceur de sa joue poudrée. Le grand carré des fleurs avec ses cascades d’orchidées. Les cattleyas la ravissaient avec leurs pétales de velours. Elle venait le soir avant la fermeture, pour humer leur parfum musqué.
Ce mois-ci la présence d’orchidées noires, les black-pearl, l’avait surprise. Le petit personnage rouge au centre de la fleur l’avait intriguée. Sa modeste retraite ne lui permettait pas un tel luxe. Le plaisir des yeux, elle s’en consolait.
Les aquariums la faisaient voyager jusqu’à la mer de corail. Elle suivait les évolutions de marquise de la rascasse poule. Allez savoir ! Peut-être pondrait-elle un œuf derrière les fausses algues, dans le courant des bulles.
En gagnant au loto du patrimoine, elle se serait bien offert un voyage vers les tropiques. Mais l’idée de s’exposer sous les cocotiers en maillot taille 50 lui faisait horreur. Le secteur des arbres, lui aussi, était formidable. Surtout l’orangerie avec ses senteurs de néroli en plein hiver.
Le coin qu’elle ne manquait jamais était la grainèterie. D’innombrables petits sachets analogues étaient soigneusement alignés et classifiés par une maîtresse de maison avisée et sourcilleuse. Capucine avait, au sujet des graines, des connaissances d’ingénieur agroenvironnemental. Elle en connaissait l’histoire, la géographie, la génétique, la culture, la météorologie, l’écologie… Grâce à elle, Mauve ne faisait jamais d’achat improductif. Au contraire, Capucine lui avait enseigné les repiquages, boutures et récoltes qui faisaient durer le plaisir. Après avoir travaillé la terre, Mauve plaçait les graines une à une. Elle les regardait germer, pousser, fleurir. Elle se désolait d’une semence stérile. Elle aimait ses fleurs comme des enfants. Les marguerites, les ancolies bleues, les digitales pourpres, les pavots jaunes des Pyrénées. Elles aussi, il fallait les élever, les voir grandir et prospérer. Maintenant que son jardinet comportait plus de trente carrés, c’était pour elle un exercice de mémoire. La survie de ses neurones, peut-être.
Néanmoins, dans cette jolie famille florale, il y avait un vilain petit canard. Ces fleurs jaune-orangé, elle les avait placées tout au fond, près du bac à compost. Elles sentaient trop mauvais, autant que les œillets. Mauve n’allait jamais les voir et encore moins ne leur parlait. Les herbacées persistaient, vivaces malgré les intempéries, malgré le désamour. Mauve s’en moquait : c’était le cadet de ses soucis.
Bertrand

lapin

J’ai posé un lapin

J’avais connu Alain sur un site internet. Ça matchait bien entre nous. J’aimais son humour, sa gentillesse… de plus, il ne faisait pas de fautes d’orthographe, ce qui, pour moi était très important.
Au bout de trois mois de Chat, nous avons décidé de nous rencontrer. Très déçus l’un et l’autre de nos précédentes expériences amoureuses, nous n’attendions pas grand-chose de cette relation… ou pas… Au moins une amitié.
Rendez-vous fut donc pris, un soir, à 18 heures – heure sacro-sainte de l’apéro, qu’il appréciait, comme moi – dans un bar calme de la place.
La veille de la rencontre, nous nous sommes envoyés nos photos respectives.
J’avoue que, quand j’ai vu sa photo, je n’avais plus envie de le voir. Il avait une tête de tueur en série, un regard d’obsédé, un sourire sarcastique… Du coup, je lui envoyai une photo de mocheté, trouvée sur internet.
Bref, je décidai sur le champ que je n’irai pas au rendez-vous et donc que je lui poserai un lapin. Avouez que c’est bête car pour poser le lapin, il fallait bien que j’y aille….
Sans compter que, par chez moi, on n’en trouve pas beaucoup de lapins. Ceux à l’état sauvage sont rares et durs à attraper. Je décidai donc d’aller de bonne heure à une animalerie pour acheter le lapin. Dans la voiture, ça n’a pas été pratique parce que le lapin courrait partout. Quand je suis arrivée, j’ai bien mis dix minutes à le trouver, il s’était planqué dans le coffre. Ce lapin commençait à bien me courir sur le haricot !
Et là, subitement, un doute m’assaillit : fallait-il que le lapin fût vivant ou mort ??? Ne me sentant pas le courage de tuer une aussi jolie boule de poils, je décidai de lui laisser la vie sauve…
Et si Alain était allergique aux lapins ?
Bah, il n’aurait qu’à le poser à quelqu’un d’autre, me dis-je.
Quand j’entrai dans le bar, tout le monde me regardait… J’étais bien sapée et maquillée, avec le fameux lapin sous le bras. Je me sentais un peu gênée quand je vis un type, lui aussi avec un lapin sous le bras, pas moche du tout, pile à l’endroit de notre rendez-vous !
Fabienne

Exercice : Jamais plus

Jamais

Jamais plus je ne mettrai ma culotte à l’envers
Sanglotait doucement le bon roi Dagobert
Je vais être la risée
De toute la postérité !

Jamais plus les Anglais je ne bouterai
En dehors du royaume français,
Se lamentait la Pucelle d’Orléans
Sur son bûcher incandescent…

Jamais plus je ne passerai rue de la Ferronnerie
Ignorant que, dans l’ombre, le régicide est tapi
Pleurait doucement le Vert Galant
Sur sa couche, agonisant.

Jamais plus je ne dirai au peuple de manger de la brioche
Regrettait Marie-Antoinette, la tête dans l’encoche
Car évidemment, du pain aurait suffi
Cette boutade m’a coûté la vie !

Jamais plus je ne croirai
Au Prince charmant, c’est un enfoiré
Constatait la Belle au bois dormant,
Il me trompe depuis cent ans.

Jamais plus je ne penserai à hier ou demain
Et ne me ferai du souci pour rien
Il faut vivre au jour le jour
Et ne penser qu’à l’amour…
Fabienne

La professeure de français se dit après sa dernière heure de LITSO (Littérature et société) : plus jamais !
Pour éclaircir les raisons de cette funeste déclaration, revenons quelques semaines en arrière : au premier cours de LITSO, les élèves durent choisir par quoi commencer l’année entre six thèmes. Étonnamment, un des élèves ayant déclamé un inspirant discours, le thème choisi fut justement celui des discours.
Ayant proposé ce sujet sans arrière-pensée, la professeure improvisa et tint aux ados à peu près ce langage :
- Puisque notre travail sera sur les discours, vous allez, lors de l’heure qu’il nous reste, commencer à écrire chacun votre propre discours, qui pourra soit défendre une idée ou une cause, soit présenter avec argumentation votre position et avis face à de grands sujets de la vie. La mort, la famille… faites ce qu’il vous plaira mais soyez à l’aise, car lorsque nous nous reverrons dans deux semaines, vous passerez chacun à l’oral pour déclamer votre discours personnel.
Les élèves motivés se mirent au travail tout de suite. Pour une fois, la classe n’était pas animée de bavardages et de propos habituels, mais d’un murmure autrement plus excité et intéressé : celui des élèves qui travaillent vraiment en groupe.
Deux semaines ayant passé, afin de récompenser la bonne conduite des jeunes gens, la professeure décida qu’elle n’allait fixer que la moitié de la note, le reste étant déterminé par chaque étudiant. Au final, elle ferait la moyenne, pour obtenir une note sur vingt une fois que celle de l’enseignante aurait été ajoutée à celle des élèves.
La première à passer fut une fille assez frêle et extravertie, appréciée de tous dans la classe. Son discours, intitulé « Profiter de la vie », comportait certes des arguments assez communs mais avait été magistralement servi par la lecture de sa créatrice.
Touchée, la prof mit une bonne note.
Le second élève, un grand garçon du style tête de classe un peu mégalo, parla de la vie lorsque l’on se questionne sans cesse sur tout et sur rien, d’avoir pour tout cerveau «une immensité bordélique de pensées désordonnées». Au contraire de la précédente, bien que l’on pût trouver meilleure diction, les arguments et le fond de texte étaient tels que la prof, encore plus touchée, n’hésita pas à mettre 10.
Vous l’aurez compris, tout le reste fut ainsi.
Les élèves, plus que proches entre eux, étaient tous collés comme des sardines, assis sur les tables, et attendaient que quelqu’un d’autre vienne les hypnotiser et les abreuver de ses paroles. À la moindre personne qui pleurait, tout le monde se câlinait, alors que presque personne ne se connaissait le mois précédent. Car oui, les discours furent tous des plus émouvants. Contrairement à la soupe pseudo-littéraire que les élèves servent habituellement lors des rédactions, les écritures splendides s’enchaînaient à n’en plus finir.
L’une parla du cancer qu’elle avait réussi à vaincre, provoquant une explosion de tristesse auprès de ses collègues. L’autre parla de la perte de son frère, qui avait disparu à l’âge de cinq ans.
Tout fut de cette veine. La prof tenta d’éponger ses yeux rougis, mais voyant qu’elle n’avait que des mouchoirs à la menthe, elle s’abstint et pleura toutes les larmes de son corps avec ses élèves. Après cette séance, elle se dit qu’elle avait perdu son professionnalisme un instant.
Séchant ses larmes d’émoi, elle pensa d’abord qu’elle était trop sensible, avant de se déculpabiliser et de se dire :
- Faire un cours aussi mentalement éprouvant, plus jamais !
Loup

 

Exercice : depuis que je me suis devenu parasite, je m’éclate ! Je n’ai jamais été aussi

furoncle

- Depuis que je suis devenu parasite, je m’éclate ! Je n’ai jamais été aussi prospère que sur ce vieux Jonathan ! Hahaha, il fait moins le malin, avec une splendeur telle que moi sur la fesse droite ! Je parie qu’il enrage, moi qui lui vole toute la vedette !
Ledit Jonathan, en effet, rongeait son frein pour ne pas éclater l’énorme furoncle qui squattait le terrain vague de son fessier. Le jeune homme adorait être le centre de l’attention, alors quand tout le monde venait lui passer le bonjour en disant :
- Alors, il va mieux, ton compagnon d’infortune ?
Il se retenait afin de ne pas proférer quelque cinglante remarque qui lui ferait mériter une grande claque sur le fameux volcan purulent, ce qui n’en serait que plus douloureux et ne ferait qu’empirer les choses. Ainsi, il devait se résigner à souffrir en silence, avec pour seule compagnie cet increvable abcès qui proscrivait toute position assise, et tolérait à peine celles couchées.
Et bien que l’outrecuidant eût évité à son colocataire une semaine entière de cours, il faisait plus de mal que de bien. Aussi fut-ce pourquoi on décida finalement de recourir à l’opération ; le jeune homme, à présent plus effrayé qu’énervé, fit des pieds et des mains (et même des fesses) pour éviter ce passage au bloc, mais rien ne put décourager ses parents.
Après un temps d’inconscience anesthésique, Jonathan revint à lui en ayant retrouvé son immensité arrondie qu’il chérissait tant.
Enfin débarrassé de cette incessante présence, ce passage de sa vie fit naître en lui une vocation profonde. Aussi est-ce pourquoi aujourd’hui même, vous pouvez vous faire opérer par le docteur Jonathan Delaville, grand manitou dans le service chirurgie des opérations anales…
Loup

Fainéant

J’en avais vraiment assez d’être toujours seul, de tout faire par moi-même et pour moi-même alors, je me suis marié… la semaine dernière.
Depuis, c’est la paradis ! J’ai tout ce dont j’ai besoin : le gîte, le couvert, le blanchissage. Ma femme fait TOUT ! Et… Elle ne se plaint jamais !
Je lui ai suggéré que, pour ne pas tourner en rond dans la maison, elle trouve un travail, pas trop fatigant et bien rémunéré…
Et elle a trouvé !!!
Je n’ai pas compris exactement ce qu’elle fait, mais elle m’a dit qu’elle était quasiment couchée toute la journée et une partie de la nuit, et c’est vraiment bien payé !
Du coup, comme j’en avais assez de me lever tous les matins pour gagner notre maigre pitance, j’ai arrêté de travailler.
Elle ne rentre qu’aux premières lueurs de l’aube… Pour tout préparer à la maison. On se voit peu mais ça ne me gêne pas. On n’a pas le temps de se disputer, elle est trop fatiguée. Et moi, je passe tout mon temps sur le jeux vidéo, j’adore ça !
Quand j’ai faim, je l’appelle pour qu’elle me serve.
Vraiment, depuis que je me suis devenu parasite, je m’éclate ! Je n’ai jamais été aussi heureux de ma vie !
Fabienne

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