Accueil Non classé Manifestation en l’honneur de la journée de la Femme – Médiathèque de Dumbéa

Manifestation en l’honneur de la journée de la Femme – Médiathèque de Dumbéa

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Introduction

Il est très courant de rencontrer, en début d’atelier, la réticence de certaines personnes : elles doutent d’elles-mêmes, ont peur « de ne pas être à la hauteur ! », de ne pas arriver à aligner des mots ou des phrases dans les temps impartis, de ne pas y parvenir tout simplement, alors que, si vous êtes capables de rêver, vous êtes capables d’écrire, d’inventer des histoires…
Chaque exercice est basé sur une ou plusieurs contraintes, ce qui, loin de brider l’imagination, permet au contraire d’avoir un axe de départ.
Pour chaque exercice sur place, compter environ vingt minutes pour écrire un texte.
Après chaque proposition d’écriture, les participants sont invités à lire leur texte, sans obligation. Il est très important ne pas laisser un temps trop long pour chaque exercice afin de « forcer » la spontanéité et stimuler l’imagination. Si certains d’entre vous n’accrochent pas avec un jeu, ce n’est pas grave, vous accrocherez avec le suivant.
Aucun jugement n’est porté, tout se fait dans le partage et la bienveillance.
Et vous verrez qu’en fin d’atelier, tout le monde aura aligné des mots et rédigé un texte, avec bien sûr plus ou moins de fantaisie, d’imagination et de bonheur. Comme pour tout, c’est en écrivant que l’on fait des progrès… Au plus on écrit, au plus on a des idées.
« Je ne me croyais pas capable d’écrire de si belles choses », « Je n’ai pas vu le temps passer » c’est souvent ce que j’entends à la fin d’un atelier.

L’idée maîtresse est que tout texte vaut la peine d’être écrit, qu’aucun texte n’est laid, pas plus qu’il n’existe de laide peinture ou de laide musique. Il y a ceux qu’on produit, parce que tout simplement on en a envie, ceux que l’on aime. Comparer deux textes ou deux œuvres d’art est absolument idiot Cependant, il y a certains textes qui nous réjouissent…

Mercredi 6 mars 2019
13h30 – 15h30

 

Photo de Bertrand Pouget

Photo de Bertrand Pouget

 

1/ Exercice : Je me souviens

A partir d’un instantané…
Visualisez un souvenir bien précis – de l’enfance, ou pas… quelque chose qui vous a marqué, comme une photo qui serait gravée dans votre mémoire
Vous allez racontez ce souvenir en y ajoutant ou pas des choses inventées et en utilisant les 5 sens : vue – ouïe – odorat – toucher – éventuellement le goût

 

C’était la fête des Mères… Mon petit frère, de deux ans mon cadet, et moi complotions depuis plusieurs semaines en vue de ce grand jour. Nos maitresses respectives nous avaient fait faire des objets tout aussi laids qu’inutiles. Malgré tout, nous en étions très fiers ! Pour l’occasion, papa avait cuisiné un civet de lapin qui embaumait la cuisine. J’adorais quand papa cuisinait, c’était toujours excellent et nous salivions par avance.
C’était un magnifique dimanche de mai. Le soleil entrait à flots dans la maison et inondait de lumière chaque recoin. Les grains de poussière dansaient
… A la radio, passait un tube de l’époque et de circonstance : les roses blanches qui aurait fait pleurer le cœur le plus endurci.
Maman était devant l’évier, elle lavait quelques plats.
Jean-Marie, mon frère, lui a tapé sur l’épaule. Elle s’est retournée en même temps qu’il s’avançait et lui a malencontreusement marché sur les pieds, qu’elle avait très sensibles. Alors, comme un réflexe conditionné, elle a levé le bras et la claque est partie… Sur ma joue… Ma mère, fallait pas la chercher !

*****

Ce soir, je rentre de l’école. Mon gros chien m’attend, assis derrière la grille du jardin. Il sent le chien mouillé. Il a plu tout l’après-midi.
A l’école, la maitresse devait parler très fort pour se faire comprendre.
Je sais que maman va me gronder, mais dès que je rentre dans le jardin, je prends Ulysse dans mes bras. Il pose ses grosses pattes sur mes épaules et je manque de tomber. Ça y est, ma chemise bleue est tachée.
Je me souviens que, pendant la récré, j’ai troué mon pantalon au genou. Il y a un peu de sang sur les bords effilochés. J’ai un peu mal, mais ce n’est rien à côté de la fessée que maman va me donner.
Elle ne frappe pas fort, elle fait semblant, mais ça me rend furieux : quand elle tape sur mes fesses, mon chien rigole !

 *****

Quand j’étais chez mon père, à la ferme et que je donnais à boire à un petit veau, il était doux, ce petit veau, un petit charolais.
Il aimait boire du lait ; il faisait du bruit car il aimait ça.
Quand il me voyait arriver avec la bouteille, il était très content.
J’avais environ 10 ou 11 ans.

*****

Lorsque j’avais 8 ans, ma maitresse m’avait demandé de chanter devant tout le monde.
J’avais accepté, mais j’avais peur. Peur de toutes les personnes qui allaient me voir au milieu de la scène.
Elle me demanda si j’étais au point pour la chanson. Je lui répondis que oui, mais j’avais toujours peur.
Le jour de la fête de l’école venu, j’entendais tous les bruits qu’il y avait à l’extérieur. Lorsque je sortis et que je vis tout ce monde, mon cœur battit fortement et je voulus tout
arrêter.
Ma maitresse venait tout le temps me demander si j’étais prête. Je lui répondais que oui… Mais non ! J’avais toujours peur.
Lorsque ce fut à mon tour, mon cœur battait encore plus fort.
Quand je touchai le micro, je me suis dit que c’était le moment…
Je me suis lancée… A la fin, tout le monde m’a félicitée. J’étais très contente.

*****

Mes amies étaient des fourmis. Pour les amadouer, je leur offrais des fleurs multicolores et à leur taille : des fleurs de lantanas rouges, roses, oranges et jaunes avec le cœur blanc.
Quand l’une d’entre elles mourait, j’étais souvent invitée. Elles marchaient en file indienne, entre le mur et l’escalier. Elles escortaient leur amie perdue dans le silence. Pas un bruit, pas une larme…
J’aimais suivre des yeux leurs longues processions, que j’encourageai de temps en temps d’un geste de la main, effleurant leurs fragiles carapaces qui luisaient sous un soleil de plomb.
Aucune odeur, sinon les vapeurs qui laissaient de longues trainées bleutées s’élever.
A l’enterrement de mes amies, je voudrais retourner, mais je ne vois plus les fourmis, mes amies…

 *****

Chez mon papi, j’ai fait du vélo et j’ai pris une grande descente. Il y avait un petit caillou. J’ai roulé dessus et j’ai volé à au moins un mètre du sol. Je me suis blessé à la jambe. Je saignais. Il a fallu que je rentre à cloche-pied à la maison.

 *****

La première fois que j’ai dû parler au micro devant tous les élèves du collège, c’était pour lire l’hymne de notre école.
Lorsque le présentateur a appelé notre classe, je sentis mes mains et mes jambes qui commençaient à trembler.
Je sentis l’odeur de l’apéritif qui était sur une table. J’entendis des élèves de notre classe crier, alors j’ai serré la feuille que j’avais dans les mains. Je l’ai serrée tellement fort qu’elle s’est déchirée. Lorsque ce fut à mon tour de lire, j’ai attrapé le micro et je l’ai serré très fort.
Je finis la prestation en tremblant. Puis, j’ai forcé sur l’apéritif… J’étais enfin apaisée.

 

2/ Exercice : A partir d’une phrase…
Sur une feuille, chacun écrit une phrase ou deux (pas trop banale).
Plier la feuille.  Faire passer la feuille à son voisin de droite qui écrira également une ou deux autres phrases.
Faire passer à nouveau à son voisin de droite. L’histoire doit commencer par la première phrase et terminer par la deuxième.
Il faisait chaud. Pas une chaleur étouffante, non, une chaleur douce qui réconforte les âmes perdues dans les bois de Nouméa.
Un soleil qui réchauffe un peu. Un vent très frais… Une belle journée d’hiver !
Il y avait beaucoup d’insectes et des milliers d’oiseaux.

*****

 

Aujourd’hui, nous sommes rassemblés en l’honneur de la Femme.
Une manifestation bonne enfant, inaugurée par Monsieur le Maire qui est très sympathique.
Je crois que la médiathèque n’avait pas dû payer sa facture à Enercal parce qu’il y a eu plusieurs coupures d’électricité.  Heureusement, ça s’est arrangé.
Après, il y a eu un atelier d’écriture et j’ai beaucoup aimé. Je ne savais pas ce que c’était, mais c’est normal parce que je n’ai que 10 ans.
Ça m’a fait prendre conscience qu’être une femme, c’est difficile et qu’il faut se battre toute sa vie.
Bon, ce n’est peut-être pas un combat… Je dirai que c’est plutôt une aventure !

 *****

La forêt dense et verte courrait sur le flanc de la montagne. C’était le début du printemps. Les fleurs commençaient à fleurir.
Au loin, un beau paysage que l’on aurait pu regarder pendant des heures auprès de la personne qu’on aime.
C’est ce que j’étais en train de penser.
Sur que ce serait bien qu’on m’aime… Oui, mais voilà : il n’y avait personne à mes côtés…

 *****

Ce jour-là, mon chien s’était mis à parler avec moi pour la première fois.
Je regardai à droite, à gauche, devant, derrière… Je ne vis personne !
- Quelle vie de chien, dit-il, tu ne me regardes même pas !
Alors j’ai baissé les yeux et là, mon chien me parlait en me regardant, la gueule ouverte.
- Ah ! Quand même !!! Pfffff !
Alors, j’ai pris sa tête entre mes mains et, les yeux dans les yeux, je lui ai demandé :
- Tu veux quelque chose ?
- J’ai envie de te raconter ma vie, de me confier toi, tu sais, faire comme toi !
Une belle vie de chien !

 *****

Le petit chien va dans le pré. Il gambade dans les petits champs et court après un petit papillon de ses petites pattes.
Mon chien et moi sommes si heureux ensemble. Nous courrons partout, jusqu’à ce que l’on atteigne une immense forêt.
On aperçoit au loin une magnifique maison avec un beau jardin très fleuri.
Mais ce qui attire mon regard, c’est l’arbre à bonbons. J’ai couru vers cet arbre et une méchante sorcière est sortie de la maison…

 *****

Dans le jardin de Monsieur Mathieu, il y avait une très jolie fleur bleue et noire.
Les abeilles qui butinaient avaient leurs pattes chargées de pollen qu’elles laissaient tomber pour qu’il y ait plus de fleurs.
Car cette fleur était tellement rare qu’elles valait une fortune.
Souvent, des inconnus tentaient de la voler, mais l’alarme de Monsieur Mathieu sonnait, si bien qu’ils n’y arrivaient jamais.
Un jour, ils ne virent plus la fleur…
Monsieur Mathieu se mit à rire car elle était dans sa maison.

 *****

La première fois que j’ai eu un beau cadeau, j’ai sauté de joie.
C’était un Iphone XS, le meilleur cadeau au monde, selon moi.
Mon père, qui travaillait tout le temps, avait pris sa journée pour moi.
J’ai adoré cette journée et je m’applique dorénavant à offrir chaque semaine un assez long moment à mes enfants.
D’ailleurs l’atelier d’écriture fait partie de ces moments désormais.

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