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Atelier d’écriture du 18 février 2019

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DEVOIR : Pour la Saint-Valentin, j’avais le choix…

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Pour la Saint-Valentin, j’avais le choix : Alain m’avait invité chez lui, pour un diner aux chandelles et menu gastronomique. Michel m’avait proposé de l’accompagner dans le meilleur (et plus cher !) restaurant de Nouméa. Quant à Jean-Jacques, il voulait qu’on fasse une escapade de deux jours à l’ile des Pins. Sans parler de Christophe qui s’était ruiné en chocolats fins et Jean-Pierre qui m’avait fait livrer un bouquet de cinquante roses rouges… Oscar, quant à lui m’avait offert un magnifique diamant, hélas, solitaire !
Vraiment, je ne savais lequel choisir !
Enfin, ça, c’était ce que je faisais croire à mes copines qui, certainement allaient être vertes de jalousie, tout en leur disant que j’en avait vraiment assez de ces fêtes si commerciales !
En réalité, pour la Saint-Valentin, j’avais le choix entre… me suicider… et me suicider !!! Parce que j’étais seule, bien sûr… Seule depuis plus de douze ans !
Et là, subitement, je me suis dit :
Oh ! Et puis non, stop aux idées noires !
Alors, j’ai cuisiné un magnifique repas, arrosé de champagne, que je dégusterai en compagnie d’une personne de qualité et que j’apprécie beaucoup…
Pour ce soir-là, je mettrai un miroir devant mon assiette !
Fabienne

Exercice : Zorro a 100 ans !

zorro

Zorro pour cent ?

-       Ma fille, si tu rencontres un homme masqué, fuis-le, évite-le. Et s’il te cherche, cache-toi. Le masque ne cache pas le vice, il le démontre.
-       Mais maman, si ce masque est noir, fin, discret. S’il dévoile néanmoins un beau visage, des fossettes rieuses, de petites oreilles à mordre, un nez fin et droit ? Si l’on peut, malgré tout, voir ses iris noirs pétiller à l’amour ?
-       Mais c’est un loup que tu me décris. Ne t’ai-je pas fait lire des fables éducatives pendant ton enfance ? Et de plus, que saurais-tu du loup ?
-       Mais maman, j’ai 22 ans. Je suis en âge de me marier. Si tu le voyais, il a de beaux yeux. Il est si élégant avec sa grande cape noire, son chapeau d’espagnol, noir aussi.
-       Ma fille, cet homme me paraît bien noir, en effet. Je ne vois pas ce qui peut te donner le rose aux joues quand tu en parles.
-       Maman, maman, maman, et quand il fait claquer son fouet !
-       Ah, ma fille, c’est bien ça. Je le connais ton bonhomme. Il est célèbre. Hier il m’a envoyé un bristol. Il veut me rencontrer pour parler mariage.
-       Oh, maman !
-       Oui et c’est signé. Monsieur le marquis de Sade.
Bertrand

100 ans !!! Ben dis donc, j’aurais jamais cru y arriver !!!
A la maison de retraite, ils voulaient me faire un goûter, avec un gâteau sans sucre, à cause de mon diabète… Et puis, inviter toutes les vieilles d’ici. Franchement, elles ne m’inspirent pas !
Alors, avec mon copain Bernardo, on a décidé que ce soir-là, on ferait le mur et qu’on se retrouverait à l’Hacienda, une boite à la mode.
J’ai invité Catherine Zeta Jones, sans Antonio ! Elle a dit qu’elle serait là ! Cool !
J’ai aussi invité le Commandant Garcia – hé oui, il a pris du grade, depuis ! Toujours aussi con celui-là, mais finalement, je l’aime bien !
Mon père ne pourra pas venir, il fête la Saint-Valentin avec sa nouvelle copine, ce soir-là. Dommage !
J’ai su que tous mes copains Mexicains seraient là avec du Mezcal, et qu’il y aurait un flamenco. J’adore.
La semaine dernière, j’ai contacté poupée Barbie – qui est séparé de Ken depuis peu – Je me suis dit que j’aurais peut-être une chance. Je sais pas si c’est à cause des liftings mais alors, celle-là, elle n’a pas pris une ride, une vraie bombe !
Bon allez ! Faut que je me dépêche, je vais être en retard. Bernardo est déjà là, à m’attendre. Je mets mon masque, ma cape, mon chapeau et ma couche culotte signée d’un Z et je prends Tornado, mon déambulateur et j’arrive !!! Ah ! les amis !!! Quelle fête on va faire ! On n’a pas tous les jours cent ans !
Fabienne

Je m’appelle Diego de la Vega mais mes amis et mes fans me surnomment Zorro. Je suis né en 1919 quelque part au Mexique. Je vous avoue qu’Alzheimer a pris le dessus et que je ne me souviens pas tout à fait quel jour. Il y a un mois ou deux, une des infirmières de ma maison de retraite m’a rappelé que mon anniversaire approchait et qu’il serait temps de lancer les invitations. J’ai donc rédigé quelques lettres que j’ai fait déposer aux portes de mes seuls amis, mes voisins à la maison de retraite. J’ai soigneusement écrit l’invitation de Marguerite. Personne, sauf mon meilleur ami, ne sait que je l’aime bien cette sacrée Marguerite. Ils m’ont tous confirmé assez rapidement leur présence.
La semaine dernière, l’accueil a commandé le gâteau, les décorations et ont fait le tour pour demander aux autres ce qu’ils voulaient m’offrir comme cadeaux. J’ai hâte de voir ce qu’ils m’auront choisi !
Oh mince ! J’allais oublier. Mon meilleur copain, Rolando, de la chambre d’à côté m’avait confirmé sa présence en premier mais il est mort hier soir dans la nuit. Ça lui apprendra à cet imbécile de fumer des dizaines de cigarettes par jour !
Quelques jours plus tard… Ça y est, je suis officiellement le premier de la maison de retraite à avoir vécu un siècle entier. Franchement, je ne vois pas beaucoup de changement. J’ai toujours mal au dos et aux articulations et je ne peux toujours pas me déplacer sans mon déambulateur.
Habituellement, je fais attention à mon apparence et je me prépare avant de sortir de ma chambre mais aujourd’hui, je voulais mes cadeaux. Je me suis donc précipité vers le salon où m’attendaient mes amis, un magnifique panier de chouquettes et un tout petit paquet cadeau minable.
J’ouvris le paquet et y trouvai une enveloppe. Dedans, deux billets pour aller au cinéma. Au dos des billets, il y avait un mot : « Pour Zorro et Marguerite. De la part du vieux Rolando ».
Et c’est ainsi que je commençai un nouveau centenaire avec une jolie copine.
Chloé


Exercice
 : Écrire la bible des grenouilles

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Je crooooaaaaa ! disait la grenouille prêtre
Je crooooaaaaa ! répétaient les grenouilles fidèles
Mais tu crois quoi ? Tu crois quoi ?
Je crooooaaaaa !
Qu’avec un baiser sur la bouche
En prince, la fée nous transformera
Et que près d’elle, sur sa couche,
Amants, pour toujours, on deviendra
Je croooooaaaaa !
Je croooooaaaaa !
Fabienne

La bible des grenouilles

Début du premier chapitre.
Bien avant le déluge, les batraciens imploraient le ciel. En ce temps-là, Dieu n’existait pas et leurs prières étaient vaines.
Un crapaud sec se meut peu. Une grenouille déshydratée n’est plus verte mais elle survit. L’eau avait décidé de rester terre à terre, sous forme de mers, d’océans, de lacs et de calottes. Mais dans l’air point de vapeur. Si la vie des batraciens était sans nuage, elle était cependant bien triste.
Au fond des mers, à la même époque, les bénitiers décidèrent un jour de ne manger que des algues. Le véganisme les prit, clairement. Ce régime les fit croître et multiplier, les algues ayant des propriétés nutritives et copulatives. Leur nombre devint tel que le produit de leur digestion monta à la surface des océans infinis. Le soleil fit son œuvre de cuisson. Les gaz emplirent l’atmosphère. La couche nuageuse dépassa un kilomètre de hauteur et finit par percer, inondant le monde des raines.
Ainsi le peuple grenouille grenouilla vraiment, coassant chaque jour de bonheur.
Ceci est l’histoire vraie du vrai déluge.
Fin du premier chapitre de la bible des grenouilles de bénitier.
Comme disait le crapaud : plus c’est gros, plus c’est vache.
Bertrand

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