Accueil Non classé Atelier d’écriture du 13 août 2018

Atelier d’écriture du 13 août 2018

0
0
64

DEVOIR : Faire un texte en employant le plus possible d’expressions contenant des fruits et légumes.

 fruits

Ça faisait plus d’une heure que je faisais le poireau quand Rose a ramené sa fraise. Elle était rouge comme une tomate et n’avais pas trop la banane. Elle m’a dit :
-       Les carottes sont cuites, j’ai plus un radis. Ne reste pas planté là comme une asperge. Il va falloir que tu fasses turbiner le pois-chiche que tu as dans la tête pour mettre du beurre dans les épinards.  Tu sais, j’en ai gros sur la patate, je n’ai même plus la pêche. Il faut absolument trouver de l’oseille, par n’importe quel moyen sinon c’est la fin des haricots. Je voyais bien que c’était pas vrai, alors je lui ai répondu :

-       Arrête de me raconter des salades. Faut pas pousser mémé dans les orties. Je sais que tu as du blé, faut pas me prendre pour une courge.
J’en avais vraiment marre de cette fille, alors, je l’ai planté là et je suis parti. Le lendemain, j’ai rencontré Marguerite mais ça n’a pas duré, et puis, il y a eu Cerise, juste sur le gâteau et je suis à nouveau tombé amoureux. Que voulez-vous, j’ai un cœur d’artichaut !
Fabienne

Je suis allé voir mon banquier. Il m’a dit :
- Vos comptes, c’est la fin des haricots. Vous n’avez quasiment plus d’oseille. Vos placements ont fait choux blanc. Dans quelques jours, vous n’aurez plus un radis. Si vous n’êtes pas content, vous pouvez toujours prendre un avocat.
Je lui ai répondu :
- Si je comprends bien, je n’ai plus de poire pour la soif, Plus de cerise sur le gâteau, mes économies sont mi-figue, mi-raisin.nEn plus, je ne peux pas ramener ma fraise. Toutes ces années de labeur, pour des prunes et des cacahuètes !!!!! Et qui c’est le cornichon dans l’histoire ? C’est ma pomme !!!

Exercice : écrire une histoire à partir du tableau d’Edward Hopper – compartiment C voiture 193

CompartimentC-voiture 193

Mademoiselle Lucie avait pris le train de nuit qui devait l’amener vers sa nouvelle affectation, dans un petit village de Lozère. Ce n’était pas de gaité de cœur qu’elle avait quitté la capitale et sa jolie école communale du XVème arrondissement. Elle y avait passé deux années, juste après être sortie de l’École Normale. Deux années de bonheur, où elle enseignait la lecture, l’écriture, les mathématiques, la géographie, l’histoire et les sciences à des petites filles éveillées et avides d’apprendre. Et puis, elle avait rencontré Jules, qui avait succédé à Monsieur Saignac, le vieux directeur qui était parti à la retraite. Jules enseignait aux garçons du CM2. Une allée séparait les deux parties de l’école. La mixité n’était pas encore de mode. Jules lui avait tout de suite plu, avec ses fines moustaches, ses longues mains, ses yeux vert foncé et surtout l’autorité naturelle qui se dégageait de sa personne. Elle qui doutait toujours d’elle, était en admiration devant lui. Mais Monsieur Jules n’était pas le modèle de moralité qu’il voulait bien paraitre, et après l’avoir séduite, il la laissa subitement tomber pour une danseuse de cabaret. Mademoiselle Lucie n’eut d’autre choix que de demander une affectation le plus loin possible de sa chère école. Elle s’était souvenue que son grand-père paternel était natif d’un petit village de Lozère. Elle allait mettre douze heures avant d’arriver. Elle voyagerait toute la nuit, ce qui lui laisserait le temps de méditer sur la duplicité masculine.
Fabienne

Exercice : branle-bas dans le placard : l’aspirateur et le balai se sont déclaré la guerre. Tous les coups sont permis et les chiffons comptent les points

placard-c3a0-balais

Depuis quelques temps, la pression était monté entre l’aspirateur et le balai. Avant, ils sortaient chacun leur tour et avaient des rapports plutôt corrects, si ce n’est amicaux. Mais là, ça faisait trois fois que le balai sortait. L’aspirateur trouva cela un peu abusif. D’autant que chaque fois que le balai retournait dans le placard, il le poussait un peu plus loin.
-       Non, mais ça va, là !!! Bientôt, on ne me verra plus du tout et on va m’oublier…
-       Mais aussi, tu es tellement peu pratique, tout en morceaux qu’il faut assembler, sans se tromper… et puis si lourd à manier… Alors que moi, je sors si vite, je danse, je vole, je virevolte, et hop ! C’est fini.
-       Ah ben oui ! Parlons-en, c’est du travail de sagouin. Tu soulèves la poussière et tu la laisses retomber aussi vite.  Tiens pourquoi tu crois que la petite dernière n’arrête pas d’éternuer ?
-       Ben, parce que c’est l’hiver et qu’elle a attrapé froid.
-       Mais pas du tout, cette pauvre petite fait une allergie à la poussière et avec toi, elle est servie.
Les chiffons regardaient l’un, puis l’autre et riaient de tous leurs trous… Pour une fois qu’ils n’étaient pas en cause et que les deux « kadors » du ménage se disputaient, ils n’en rataient pas une miette.
-       Ah, parlons-en de la poussière, rétorqua le balai, quand tu es plein et qu’on doit te vider, c’est l’horreur. Il y a même des bébètes des fois, beurk !!! Moi, je reste toujours propre…
-       Tu ne m’enlèveras pas de l’idée que faire le ménage au balai, c’est faire le ménage à moitié !
Le placard s’ouvrit en grand. L’aspirateur allongea tant qu’il put son tuyau pendant que le balai tombait négligemment dans les bras de la ménagère, qui, cette fois, les sortit tout deux.
-       Tiens ! Tiens ! une nouvelle façon de faire le ménage ? suggéra le balai
-       Une bonne alternative, concéda l’aspirateur.
Les vieux torchons tendirent leurs vieux carreaux et furent enlevés prestement. Et avant que balai et aspirateur ne s’en rendent compte, tout fut jeté aux ordures pour laisser la place au magnifique nouveau balai à vapeur.
Fabienne

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par joie55
Charger d'autres écrits dans Non classé

Laisser un commentaire

Consulter aussi

ATELIER D’ECRITURE DU 22 JUIN 2020

DEVOIR : 5 mots extraordinaires Sépale – polatouche – agarie – éfrit – chassie Il aimait s…