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Atelier d’écriture du lundi 30 juillet 2018

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DEVOIR : métier insolite : il était raseur de murs

établi

Par une chaude journée de vacances, je flânai dans un tout petit village en dégustant une glace.
Il faisait chaud et personne ne venait troubler la tranquillité de ce début d’après-midi.
Tout à coup, mon regard qui errait sur les façades des vieilles maisons en pierre fut attiré par un panneau rouillé au-dessus de la porte d’un ancien magasin : « RASEUR DE MURS ».
La vitrine était poussiéreuse et la boutique semblait fermée depuis longtemps, mais, ma curiosité l’emporta. Je m’approchai de la porte et saisis la poignée.
A ma surprise, elle s’ouvrit et le tintinnabulement d’une clochette retentit .
Lorsque mes yeux se furent habitués à la pénombre, j’aperçus un très vieil homme vouté, avec une longue barbe…. pleine de fleurs, penché sur un établi. Il se tourna lentement vers moi et dit :
- Bien le bonjour, la boutique est fermée mais puis-je vous aider ?
- Bonjour, répondis-je, vous vendez quoi ici ?
Il partit d’un grand éclat de rire et dit :
- à cause de l’enseigne ?!, et sans attendre la réponse, c’est bien, grâce à elle, je vois encore du monde !…. j’étais jardinier et je travaillais dur…. souvent ma femme venait avec ma fille m’apporter mon repas sur les chantiers. Ce n’était pas rare qu’elles me trouvent sur une échelle contre un mur, en train de tailler un rosier, des hortensias ou autres fleurs grimpantes. Si bien qu’un jour où quelqu’un me demandait mon métier, ma fille Hélène, âgée de cinq ans, répondit avant moi :
-  Mon papa, il fait aux murs comme il fait tous les matins à sa barbe, il les rasent ! ….
C’est comme ça que l’idée du nom du magasin m’est venue…. et depuis ce jour, pour faire honneur à Hélène et être aussi beau qu’un mur fleuri… je mets chaque jour des roses dans ma barbe…
Et il eut un beau sourire en me faisant un clin d’œil .
Je me souviendrai toujours de ce jour là !
Catherine

Atelier d'écriture du lundi 30 juillet 2018

Un jeune homme et une vieille dame discutent. Le jeune commence :
- Les murs ont des oreilles.
- On dit ça.
- Non, vous ne me comprenez pas, les murs ont des oreilles !
- Vous venez de le dire, je ne suis pas gâteuse !
- Ce que j’entends par « les murs ont des oreilles », c’est que les murs peuvent entendre comme les humains. Avec leurs oreilles.
- Vraiment ? Balivernes, même moi qui suis sourde comme un pot, j’entends mieux qu’un mur !
- En tout cas, vous êtes aimable comme une porte de prison…
- Ne dites pas cela, pendant la guerre  j’aurais adoré que  quelqu’un soit aimable comme une porte de prison avec moi, au lieu d’essayer de me canarder !
- Bah, vous savez, mon grand-père est mort dans les camps… il est tombé d’un mirador.
- Au lieu de déblatérer vos bêtises, revenons au sujet initial de notre conversation : les murs ont des oreilles ?
- Bien sûr. Essayez donc de me prouver le contraire !
- Mais ce serait juste aberrant qu’il existe… des murs vivants.
- Ils le sont, je vous le garantis. Il y a même des gens pour les aider, les laver, les raser…
- Je dois bien avoir perdu un peu de ma tête pour parler avec vous de raseurs de murs.
- Qui vous dit que je n’en suis pas un ?
Loup

Le majordome

majordome

Il travaillait depuis longtemps pour la famille de Nevers. Il avait vu M. Philippe de Nevers naître, se marier avec Mme Joséphine de Crilis et avoir ses enfants, Jeanne, Marie et Pierre. Il avait également vu passer beaucoup de domestiques. Les temps avaient changé et plus personne ne restait au service d’une famille toute sa vie. Mais lui aimait le grand jardin de la propriété et son tout petit appartement sous les toits de la bâtisse secondaire. Et M. Philippe n’était pas méchant, alors pourquoi partir ?
Aujourd’hui justement, un petit nouveau devait arriver, tout juste diplômé, en Suisse lui avait-on dit. Oui, les temps avaient changé, il fallait maintenant un diplôme pour changer les draps, ouvrir les portes et apporter le diner. Penché à la fenêtre, il vit le jeune garçon passer le portail en sifflotant. « Ça commence mal », se dit-il. Le vieux majordome sortit et interpella le jeune homme :
-       C’est vous le nouveau domestique ?
-       Non, moi je suis ici pour le poste d’employé de maison, niveau gradé.
-       Oui, c’est la même chose. Tu seras un raseur de murs, comme tout le monde.
-       Un quoi ?
-       Un raseur de murs. Tu vas apprendre à te faire oublier.
-       Ah, très drôle !
Mais, le nouveau finit vite par se rendre compte que cela n’avait rien de drôle. Il apprit à ne plus siffloter, à ne plus parler quand il en avait envie, à ne pas faire de bruit en marchant et à baisser la tête lorsqu’il croisait un membre de la famille dans un couloir. Cela lui prit du temps, beaucoup de temps et le vieux domestique dut s’énerver plusieurs fois. Mais après quelques années, le vieux se félicita, le petit jeune était parfait, un vrai raseur de murs ! Il commença à envisager une retraite, douce et calme, mais une retraite où il pourrait avoir ses murs à lui et ne pas les raser…
Claire

 

barbier

 

Dans la famille Frizzoli, on avait toujours été barbier de père en fils depuis la nuit des temps. Ernesto Frizzoli ne dérogeait pas à la règle et était donc barbier lui aussi, depuis une vingtaine d’années dans la petite ville de Poil, dans la Nièvre, et tous les habitants mâles venaient dans sa boutique pour se faire couper les cheveux, raser la barbe, rafraichir la moustache ou raccourcir les rouflaquettes. Tous venaient car il était le seul barbier à la ronde. Ses affaires marchaient bien et son commerce prospérait.
Seulement voilà, un beau matin, juste en face de sa boutique, Ernesto remarqua qu’il y avait des travaux. Un autre magasin allait ouvrir. Il était curieux de savoir quels services son voisin allait proposer. Et quelle ne fut pas sa surprise, alors que les peintres venaient de terminer l’enseigne de lire :
« Chez Figaro, Barbier de Paris ».  Alors là, quel culot ! Venir ouvrir une boutique de barbier, juste en face la sienne ! Ernesto piqua une violente colère, qui ne servit à rien car Figaro démarra son commerce et tous les habitants vinrent chez lui ; l’attrait de la nouveauté, l’envie de changer, et puis un barbier de Paris, quand même ! Tous les chalands avaient une bonne excuse pour ne plus se faire coiffer ni raser par Ernesto. De plus, Figaro se disait barbier « visagiste », un nouveau concept. Il pouvait savoir exactement quel style vous irait à la perfection.
Bien évidemment, les affaire d’Ernesto commencèrent à péricliter. Alors, ce dernier, après avoir voué au diable le nouveau barbier et tous ses anciens clients trouva une astuce. Dans sa vitrine, il mit une pancarte qui fit sensation et attira à nouveau tous les hommes du canton. Bien avant l’ouverture, il y avait une queue immense devant sa boutique. En effet, sur la pancarte, on pouvait lire : « demain on rase gratuit ».
Le premier barbu entra. Ernesto le rasa à la perfection et tout le monde s’extasia du parfait coup de ciseaux de l’artiste. Mais lorsque ce client voulut partir, Ernesto réclama le prix de la prestation. Le client surpris montra la pancarte.
-       En effet, j’ai dit que ce serait gratuit demain, pas aujourd’hui.
Les chalands s’aperçurent qu’on s’était moqué d’eux. Sur la place, ce fut un tollé, presqu‘un soulèvement. Tous se mirent à hurler et à tout casser. Ernesto ne dut son salut qu’à la fuite. Un homme cria :
-       Maintenant, tu ne raseras plus que les murs !
Et c’est ainsi que Monsieur Frizolli, barbier de métier, devint bien malgré lui, raseur de murs….
Fabienne

Exercice : Une virgule était amoureuse d’un point…

point

Une virgule était amoureuse d’un point, mais lui ne la calculait même pas… Il était subjugué par un point d’exclamation qu’il trouvait beau et majestueux.
La petite virgule quant à elle, faisait tout pour se faire remarquer. Elle intervenait à n’importe quel moment du texte et tentait à chaque fois de se rapprocher de la fin de la phrase et donc de son cher point. Elle ouvrait et fermait les parenthèses pour tenter de lui dire des choses sans les dire. Le point, quant à lui, faisait aussi un peu n’importe quoi. Il téléphonait à ses potes pour une fête et ils devenaient des points de suspension. Il faisait de l’équilibre sur les épaules d’un copain pour faire deux points. C’est à cette occasion d’ailleurs, qu’il remarqua la virgule qui s’était glissée au milieu de guillemets. Il en profita pour lui parler. Car, jusque-là le point qui était très très myope et ne voyait que de très près ne l’avais jamais vue. Il la trouva vraiment mignonne pour une virgule. Quand il s’approcha d’elle, elle rougit et il trouva cela charmant. Une idylle commença et l’année d’après, ils annoncèrent à toute la ponctuation la naissance de leur petit point-virgule, qui était le portrait craché de son papa et de sa maman.
Fabienne

Exercice : Avec le temps…

vieille 

Avec le temps
J’oublie tout
A part ici et maintenant,
Mes souvenirs sont flous.

 Avec le temps,
Mes guibolles flageolent
Et je ne sais comment
Je suis devenue si molle

 Avec le temps
Je n’y vois plus
Je perds mes dents
N’en parlons plus

 Dans le temps,
J’étais jeune et belle
J’avais plein d’amants
Et des robes de dentelle

 On ne peut être et avoir été
Tout passe, tout lasse
C’est la vie, vous me direz
Mais c’est dur quand ça casse.
Fabienne

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