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Atelier d’écriture du 16 juillet 2018

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DEVOIR : Le conte du pourquoi
Écrire sous forme de conte pourquoi les chiens et les chats ne peuvent pas se voir

chiens-chats

Entre chiens et chats

 Il était une fois un chien qui s’appelait Cerbère. C’était un chien terrifiant qui devait garder le royaume des Morts. Il faisait peur à tous les êtres vivants et aimait terrifier toutes les âmes qui passaient à côté de lui. Il prenait son travail très au sérieux. Pourtant, une personne, ou plutôt un animal, avait trouvé la faille de Cerbère, c’était Félix le chat. Un jour, alors que Félix s’amusait à jouer avec une petite graine trouvée par terre, il se retrouva entre les pattes de Cerbère. Le terrible chien se mit à grogner, et même à aboyer, mais dès qu’il vit la petite graine rouler, il ne put s’empêcher de courir après. Félix le laissa faire et s’assit dans un coin pour le regarder jouer. Cela ne dura pas longtemps car Cerbère, un peu pataud, avait fait rouler la graine entre deux rochers. Félix, beaucoup plus adroit, la récupéra en un coup de patte et, la tête haute, partit jouer avec la graine un peu plus loin.
Félix, qui s’ennuyait beaucoup, s’amusait chaque jour à narguer le gardien des Enfers. Chaque matin, il apportait une graine ou un caillou et laissait Cerbère jouer avec. Et quand après seulement cinq minutes de jeu, Cerbère avait coincé ou perdu l’objet, Félix allait le récupérer et, à chaque fois, il paradait devant le chien. Bien sûr, Cerbère aurait voulu le croquer, mais c’était strictement interdit par Hadès. Alors tous les jours, Cerbère bavait d’envie devant Félix qui jouait pendant tout le reste de la journée avec son caillou. Depuis ce temps, Cerbère déteste les chats et s’est évertué à transmettre sa haine à sa nombreuse descendance.
Claire

Il y a fort fort longtemps, au royaume de CHIAN, tous les hommes avaient un chien et toutes les femmes, un chat. Et tout le monde vivait heureux, très heureux, même. Les chiens et les chats parlaient le même langage et s’adoraient, les couples aussi. On n’avait d’ailleurs jamais vu de divorce. Les chiens jouaient avec les chats. Les chats faisaient des massages aux chiens. Ils mangeaient tous dans la même gamelle et se faisaient plein de papouilles. Les couples aussi…
Mais à force de vivre si heureux, ils n’étaient plus conscients de ce bonheur et la vie devenait chiante et monotone.
Roger et Marcel, son doberman étaient mariés avec Joséphine et Agathe, sa chatte angora depuis trois ans. Roger et Marcel adoraient leur vie et n’auraient voulu qu’elle change pour rien au monde. Mais Joséphine et Agathe commençaient à vraiment s’ennuyer dans ce monde de bisounours. Alors, elles commencèrent à perdre l’appétit, puis le sommeil et devinrent acariâtres. Tout devenait prétexte à des discussions sans fin. Le ton monta et on en vint aux disputes, puis aux mains. Rapidement, l’ambiance devint intenable et Roger et Marcel décidèrent de prendre quelques jours de vacances pour aller pêcher, histoire de calmer le jeu. Mais à leur retour, Joséphine et Agathe avaient fait leurs valises… Ils crurent qu’elles allaient revenir… pendant longtemps. Puis, un jour, alors qu’ils rentraient du travail, sous la porte, ils trouvèrent un courrier d’une avocate demandant le divorce. Le divorce !!!! Roger et Marcel ne pouvaient y croire, on n’avait jamais vu ça au royaume de Chian ! Ils essayèrent de demander une rencontre avec leurs bien-aimées, mais l’avocate leur signifia une fin de non-recevoir. La vie avec ces mâles étaient tout simplement intenable et elles décidèrent qu’ils n’avaient plus rien en commun. Roger et Marcel invoquèrent les trois années de bonheur sans nuage qu’ils avaient connu, leur complicité, leur amour… mais rien n’y fit.
Et le divorce devint une bataille… Une bataille, que dis-je ? Une guerre… Le pire est que dans le royaume, les hommes et les chiens prirent évidemment parti pour Roger et Marcel et les femmes pour Joséphine et Agathe. Dans tous les foyers autrefois si unis, ce n’était désormais plus que disputes et coups bas.
Le juge, ne pouvant prendre parti, déclara le divorce à torts partagés. Ce qu’évidemment personne ne supporta…
Depuis ce jour, si quelquefois les hommes et les femmes font semblant de bien s’entendre, les chiens et les chats eux, incapables d’hypocrisie, se vouent une guerre infinie !
Fabienne

Dans une contrée lointaine, en des temps lointains, se trouvaient deux clans : le Clan solaire et le Clan lunaire. Le premier était constitué de farouches et courageux guerriers, tous des chiens. Le second se composait uniquement de chats, malins et agiles chenapans. À l’époque déjà, les deux groupes se vouaient une animosité mutuelle, bien qu’ils partageassent le même culte. La « Religion des trois astres » était basée sur l’adoration de Seigneur Soleil et Dame Lune, tous deux chapeautés par le Temps avec un grand T. Les querelles étaient fréquentes, mais contrôlées par le Temps. Ces personnages divins choisissaient parmi les mortels des individus qui devenaient de puissants avatars : Dame Lune ne prenait dans ses rangs que les chats, alors que Seigneur Soleil ne choisissait que des chiens. Le Temps, lui, élisait toujours un seul avatar et le gardait jusqu’à sa mort, de manière à ce que sa présence sur terre soit minime. Quelquefois, il s’agissait d’un chien, d’autres fois d’un chat, mais cela avait peu d’importance : l’avatar était transformé par la magie du Temps en un grand être rosâtre sans griffes ni pelage, doté d’une sagesse légendaire. L’avatar du Temps n’interférait d’ordinaire que très peu dans les affaires des clans. Mais un jour, l’avatar du Temps utilisa ses pouvoirs pour prendre la forme d’un chien et assassiner des chats. Puis, il se métamorphosa en chat et fit autant de morts chez les canidés que chez les félins. Les chats tentèrent de négocier, mais l’impulsivité de leurs voisins ne leur permit pas ce luxe. Une grande guerre éclata, nommée plus tard « Conflit des vendettas » par les historiens. Et elle n’est toujours pas terminée…
Loup

Exercice :
Une nuit au musée : la Vénus de Milo discute avec la Victoire de Samothrace, et elles ne peuvent pas se voir…

Victoire

Cette nuit, le musée est calme. Pas un bruit dans le Louvre. Les lumières blafardes des lampadaires municipaux projettent contre les œuvres des ombres menaçantes. Tout à coup, la quiétude angoissante des lieux est rompue par une voix stridente.
- Allô, Victoire ? Tu es là ? Demande la Vénus de Milo à son iPhone.
- Oui je suis là ma Vénus, répond le lecteur automatique de Siri, qui remplace les cordes vocales de Victoire.
- Non mais je te raconte pas là, je suis dans un état de mort musculaire ! J’ai la tronche collée au mur pour tenir le Ah ! Pomp, croink, sbung. Houlà, désolée, c’est cet abruti de David qui m’a envoyé un texto, le vibreur m’a fait sursauter…
- Encore David ? Mais c’est pas possible virgule ce mec t’envoie des messages tout le temps ! s’exclame » Victoire d’une voix qui se voudrait sans doute exaspérée. Il doit forcément buguer sur toi !
- Non mais attends, t’as vu la taille de son machin ? Laisse tomber, en plus il a pris la grosse tête depuis qu’il sort avec l’autre meuf, là, la pouff avec ses boucles d’oreilles dégueulasses… Ah, voilà mes Cupidons, je reviens tout de suite… Hé ! Hé, les petits exhibos ! Venez tenir le téléphone à votre mère ! Ah, c’est mieux comme ça. Bon, et sinon, ta semaine ?
- Ne m’en parle pas virgule il m’est arrivé un truc horrible…
- Ah bon ? S’excite Vénus. Je suis sûre que c’est la Joconde qui t’a demandé en amie, ou un truc comme ça…
- Haha LOL même pas je l’aurais bloqué de suite. En fait je me suis pété le bras.
- Quoi ? Non mais attends faut appeler les services de restauration là !
- Pff ! T’as vu comment ils t’ont aidée ? C’est une mauvaise idée. J’étais chez Le Penseur hier midi et il voulait me faire essayer une « expérience inoubliable » entre guillemets. Il m’a enfilé un harnais avec des ailes pour faire du deltaplane sur la Tour Eiffel. Mais cette tête de « censuré » m’a pas expliqué comment me diriger alors j’ai failli me crasher dans les champs de Mars. En plus Griezmann venait de marquer un but et ces Hooligans ont levé les bras au moment où je faisais du rase-mottes et j’y ai laissé mon bras. Comble du comble le harnais était bloqué et je n’ai pas pu me détacher. Du coup je suis rentrée avec ce truc de volatile sur le dos la moitié des passants m’ont pris pour une catin burlesque. Et là j’ai toujours cette merde à la con sur le dos.
- Hou là là, quelle aventure ma Victoire ! Mais je vais devoir te laisser, j’entends les gardiens arriver pour ouvrir le musée, on se voit en boîte ce vendredi soir ?
- Ouais j’ai envie de sentir l’alcool me monter à la tête… Allez bisous.
- À la prochaine !
Sur ce, la lumière éclatante du soleil projette sur les œuvres un éclat qui n’a pas fini de les faire resplendir, au plus grand bonheur des amateurs d’art
Loup
Vénus

Dans les sous-sols du Louvre, les derniers visiteurs sont partis depuis longtemps. Le gardien, ensommeillé a fait une première ronde. Tout est sombre, calme et tranquille. C’est le moment où toutes les statues s’éveillent.
-       Oh, quel mal de crâne soupire la Vénus de Milo… Évidemment, toi, tu ne peux pas savoir ce que c’est…
-       Ah ! Ah ! Ah ! Comme c’est drôle, riposte la Victoire de Samothrace, celle-là, tu me la fait tous les soirs. Je n’ai peut-être pas de tête, mais j’ai un corps sublime. Et je suis sûre que mon visage devait être divin… Mais je ne m’en souviens plus… hélas !
-       Tu dis ça, mais peut-être qu’on te l’a coupée exprès ta tête, tellement elle était ratée… Alors que moi, tu as vu, mon visage ? Il est parfait ! Et mes seins ? Tu ne les trouve pas beaux, mes seins…
-       Franchement, je trouve que tu es impudique. Qu’as-tu besoin de toujours te dévoiler ?
-       La beauté n’a pas de pudeur… C’est pour ça que tu es habillée ?
-       Ça suffit, maintenant ! Ne vois-tu pas combien les plis de ma robe sont aériens, on dirait vraiment un voilage, alors que nous sommes en pierre !
-       Toi, tu es toute en pierre, même ton cœur !
-       Mais enfin, j’ai des ailes ! Peut-être que celui qui m’a sculptée me comparait un peu à un ange…
-       Un ange, mon œil ! Un démon, oui !
-       Ah ! si je ne me retenais pas…
-       Eh bien ! Viens, je t’attends.
Le ton monta et dans la galerie, on n’entendait plus qu’elles. Toutes les autres statues en avaient vraiment assez de ces constantes disputes. Mais aussi, quelle idée d’avoir mis ces deux-là côte à côte. Soudain, la momie de Ramsès II se souleva légèrement et souffla :
-       Gardien !
-       Tu ne perds rien pour attendre, marmonna Victoire
-       Demain, je te dévisse de ton piédestal, chuchota Vénus, avant de reprendre la pose.

Exercice : « Je rêvais d’un autre monde »

Galilée

Je rêvais d’un autre monde
Où la terre serait ronde…
Murmurait-il, épuisé au fond de sa geôle.

« Je sais, je sens que la Terre n’est pas le centre de l’univers, quoi qu’ils disent… Ils m’ont torturé pour que je dise le contraire. Alors, je me suis abjuré au procès, pour ne pas être brulé, comme mon copain, mais je n’en pense pas moins. Finalement, ils m’ont laissé en vie.
Je sais qu’un jour, quelqu’un démontrera que c’est le soleil qui est au centre et que la Terre tourne autour, et donc… qu’elle est ronde !!!! Et pas plate, comme ils disent…
Toute ma vie, je n’ai vécu que pour cette idée, sans jamais pouvoir en parler… Sinon, ils auraient recommencé… Il n’y a que sur mon lit de mort que je me suis lâché. J’ai dit : « Et pourtant, elle tourne ! » mais heureusement, ils n’ont pas compris de quoi je parlais. (Galilée)
Fabienne

Terre

Je rêvais d’un autre monde
D’une autre réalité
D’une Terre plus très ronde
De voyages à volonté

De territoires infinis
D’endroits très originaux
Voyager toute sa vie
Survoler des pays beaux

Fair’ coucou aux esquimaux
Saluer les navajos
Retourner vers le Congo

Aller en Amazonie
Ou bien en Patagonie
Et profiter de la vie.
Loup

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