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Atelier d’écriture du 18 juin 2018

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DEVOIR : A l’arrivée, demander des mots aux participants pour faire un texte avec tous ces mots dans l’ordre
Inspiration – sieste – grenouille – marais – arbre – fumier – gargarisme – nature – antépénultième – réjouissance

Thimothée Chalamet

Thimothée Chalamet

Jackson Krecioch

Jackson Krecioch

Armie Hammer

Armie Hammer

Je n’ai pour cette histoire aucune inspiration. Il est 13h30 je n’ai qu’une envie c’est de faire la sieste, mais mes petits enfants ne font que hurler. Et comme je n’est rien d’autre à faire que de vous raconter ma vie actuellement minable, et bien voilà je vous la raconte. Mais pas ma vie d’avant, parce que j’ai toujours eu un problème avec les terminaisons du passé-simple.
Je vis donc dans la ville de New-York, à Time Square, comme j’avais toujours rêvé quand j’étais une simple ado et fan d’un garçon qui se nommait Jackson Krecioch.  Il habitait justement à New-York. J’ai aujourd’hui 64 ans et mon mari, 71. Je me suis mariée en l’an 2033 avec mon cher Timothée, je ne m’appelait plus Lola Pellitteri mais Lola Chalamet  depuis donc 34 ans. Je me suis mariée à l’âge de 30 ans et ( Timothée Chalamet acteur principal du film « Call me by your name ») en avait 37. J’ai donc épousé une star de cinéma qui est d’ailleurs en plein tournage à Hollywood pour le film « la princesse et la grenouille ». Son rôle est de sauter dans un marais d’un arbre de huit mètres de haut. Je trouve ça ridicule pour un grand acteur comme lui, mais il dit toujours « un bon acteur est un acteur qui serait prêt à sauter dans le fumier frais pour un film ». C’était son très cher ami Armie Hammer ( compagnon de scène sur le tournage de « Call me by your name » ) qui lui avait dit quand il avait 22 ans ( j’en avait 15 en 2018).
- Mamie !! Je peut prendre de l’ice-tea framboise ?
- Oui, mon petit sucre d’orge .
Après l’ice-tea pêche, l’ice-tea citron en 2018 et l’ice-tea fruit de la passion  en 2020, en 2067 ils ont sorti le ice-tea framboise.
Mon petit fils Célestin fait des gargarismes tout en buvant sa boisson.
- Célestin !!
- Oui ?!!
- Arrête de faire ça !
- Ok Mamie.
- Tu fais quoi, Mamie ?
- J’écris Jacob.
- Quoi t’écris !?
- Oui, pourquoi ?
- On n’écrit plus en 2067, Mamie.
- Tu sais, moi à ton âge avec mes amis, nous jouions encore dans la nature et je ne passais pas ma vie à parler à Siry .
- Ouais mais c’était il y a dix mille ans .
Dix mille ans… mais oui bien sûr, il n’y avait que quarante-neuf ans mais pour eux c’était dix mille ans. Peu importe !
- T’écris quoi du coup ?
- Une histoire.
- Une  histoire sur quoi ?
- Jacob, tu connais le mot « antépénultième » ?
- Non, c’est quoi ?
- Hé bien, tu n’as qu’à demander à Siry.
- Ouais, bonne idée .
Je suis enfin tranquille. Je peux continuer, mais un problème n’arrive jamais seul ! DING DONG !!! Mais qui vient m’embêter ? Je vais ouvrir je reviens… C’est bon ils sont partis, à ma plus grande réjouissance c’était ma fille Alisson et mon beau-fils Brandon, qui venaient chercher les deux homoncules.
Enfin, le bruit ce n’ est plus de mon âge.
DING DONG !! Mais ce n’est pas possible, qui vient m’embêter encore ??!!
- Timothée, mon chéri !!!!
- Surprise, je rentre pour ton anniversaire !!!
- Ah oui… Super !!!!
Bon et bien maintenant j’ai 65 ans.
Lola

grenouille

Respirant l’air nauséabond des environs, Clément prit une profonde inspiration. Cinq minutes auparavant, il était en train de profiter de son temps libre pour faire la sieste dans sa maison du quartier. Mais les grenouilles du marais à proximité avaient coassé à pleins poumons, tout repos était donc proscrit. Ainsi, il s’était mis en tête l’idée de faire taire ces bruyantes demoiselles, encore un peu chancelant de sommeil. Depuis, il pataugeait dans la vase et la boue. Tout à coup il aperçut entre les branches d’un arbre, un saule pleureur plus précisément, une flamme bleutée et spectrale. Sa beauté envoûtante contrastait avec l’odeur de fumier baignant dans les parages. Malheureusement, d’un seul coup, elle disparut, laissant un étrange sentiment dans le crâne de Clément. Celui-ci, entendant les gargarismes des batraciens touts proches, revint à la réalité et se souvint de sa quête initiale. Sans respect pour la nature, il arracha à la tourbe une solide branche et moulina dans l’air, en vociférant :
- Du balai les crapauds ! Dégagez ! C’est la dernière fois que je vous le dis ! La prochaine, c’est vos têtards qui prendront cher !
Puis, se ravisant et se rendant compte de ses propos horribles, il dit :
- Alors… disons que c’est l’avant-dernier avertissement… Bon d’accord, c’est l’antépénultième sommation ! Filez, maintenant.
Finalement, il rentra chez lui et dans son lit avec joie, transport et réjouissance.
Loup

 coq

Certains vous diront que lorsqu’on n’a pas d’inspiration, que rien ne veut venir, que la page reste désespérément blanche, rien de tel qu’une petite sieste, comme s’il suffisait de recharger les batteries pour devenir un grand écrivain. Mais ce n’est évidemment pas le cas pour moi, soit parce que je ne me souviens pas de mes rêves, même pendant une méridienne, soit parce qu’ils sont trop moches. Non, moi, ce qui m’inspire, c’est une grenouille qui coasse dans le marais, un cerf qui brame, des escadrilles de perruches qui volent d’arbre en arbre au coucher du soleil, une cigale qui stridule au pied d’un pin colonnaire, et même un coq qui chante sur un tas de fumier, comme s’il faisait un gargarisme pour s’éclaircir la voix. Oui, vous l’avez compris, pour moi, la nature est une source inépuisable de rêveries, de récits, d’histoires fantastiques, de contes pour enfants. Les sentiments n’arrivent qu’en antépénultième position de mon inspiration, contrairement à d’autres qui s’en font une perpétuelle réjouissance.
Fabienne

Exercice : Personne n’est parfait !

parfait

Je devais avoir près de trente ans quand je l’ai rencontré, dans une boite de nuit à une époque où on pouvait encore draguer sur des slows. Quand je l’ai vu s’avancer vers moi, je n’y croyais pas. Il avait vraiment un physique parfait, mais je n’ai pu m’en rendre compte que plus tard, tant il faisait sombre à l’intérieur. Pour ne rien gâcher, il dansait admirablement bien et sentait divinement bon. La série de slows passa sans que je m’en rendisse compte. Il me proposa, de sa voix sensuelle, d’aller faire un tour dehors. J’acquiesçai de la tête, tant j’étais subjuguée. Lorsque nous sortîmes, je vis mes copines, vertes de jalousie, nous suivre du regard.. Contrairement aux autres garçons que j’avais l’habitude de rencontrer en ces lieux, il ne tenta pas de m’entraîner dans un coin sombre. Non, lui, il était cultivé et avait beaucoup d’humour. Nous discutâmes jusqu’à l’aube sur le parking, adossés à sa voiture, un petit bolide de l’époque Aux premières lueurs du jour, je me rendis compte qu’il était brun aux yeux verts, les traits fins, les épaules larges, les mains fines, bref, un fantasme… Mon fantasme. Je décidai alors qu’il ne fallait pas le laissait partir comme ça… et lui proposai un dernier verre chez moi. Et bien sûr, ce qui devait arriver… arriva. Mais lorsque je le vis allongé sur mon lit… Horreur !!! Je m’aperçus qu’il avait le nombril ennuyeux… Et là, je n’ai pas pu… Tout mais pas ça… Non, décidément, personne n’est parfait !
Fabienne

 Zaza

Je m’appelle Zaïa et je suis la maîtresse d’une humaine qui, la pauvre, n’a que moi à temps complet dans sa vie… Alors je me laisse nourrir et toiletter, ça l’occupe ! Je la laisse même m’appeler Zaza, surnom ridicule vous en conviendrez :  je lui pardonne tout, je vous dis !
Je l’accompagne partout, elle n’aime pas sortir seule. Je la fais marcher tous les jours, sous prétexte d’une crotte ou d’un pipi à faire, c’est bon pour sa santé.
Je supporte ses amis sans broncher, ceux qui veulent me caresser et me bisouiller comme Arnaud, comme celle qui hurle dès que je m’approche de son pantalon blanc.
Ma vie est utile à quelqu’un et ça suffirait à me rendre relativement heureuse même si mon humaine a souvent des idées bizarres : elle me lance des balles qu’il faut lui rapporter, pas au pied, non, dans la main ! Et elle recommence, sans se lasser… Pourquoi ? Mystère ! Elle me demande de lui tendre une patte, puis l’autre, de m’asseoir sans bouger puis de faire la belle pour une friandise de rien du tout, tout ça devant ses amis, comme si elle voulait leur prouver qu’elle me domine, l’innocente… et surtout elle s’ingénie à me colorer la mèche en rose fluo ! J’ai l’air de quoi auprès des jeunes mâles qui me plairaient bien ? D’une greluche dont ils se moquent, voilà !
J’ai beau ne pas comprendre ses motivations, je ne veux pas la contrarier, cette pauvre humaine : que voulez-vous, personne n’est parfait !
Huguette

- M. Andrew vous êtes en retard !!
- M. Cooper, vous ne devinerez jamais !!! Ce matin en sortant de chez moi, un bandit avec une cagoule noire m’a sauté dessus, m’a volé mon sac de cours et est parti en courant. Du coup je n’ai pas eu le choix que de lui courir après pour récupérer le devoir maison qui était dedans, à vous rendre pour aujourd’hui. Heureusement que les cours de sports existent. Une fois que j’étais assez près de lui je lui ai sauté dessus, et on s’est battu. Je lui ai cassé la mâchoire. Du coup, il a lâché mon sac, mais il étais moins une.
Et ce n’est pas tout ! Après ça, une mamie d’au moins quatre-vingt-douze ans s’est faite agressée par un gamin de douze ans . Alors là, quand je me suis approché pour aider le gamin… euhh je veux dire la mamie, le gamin m’a sauté au visage. Mais heureusement, je l’ai mis KO en un rien de temps.
Bon je pensais être débarrassé des problèmes, quand un loup s’est mis à me courser. Et à cent mètres du lycée, un OURS !! Un ours M. Cooper.
Et là j’étais cerné entre un loup affamé et un ours immentissime. Mais j’étais échauffé et en trois coups de stylos Bic je les ai égorgés.
Et voilà la raison de mon retard.
- Allons M. Andrew personne n’est parfait.
- Ok… C’est mon réveil qui n’a pas sonné.
- Voilà qui est mieux M. Andrew. Prenez place je vous en prie.
Lola

Personne n’est parfait. En y réfléchissant à deux fois, vous réaliserez sans doute à quel point cette phrase est bidon. C’est absolument faux ! Il existe forcément, parmi nos 8 milliards d’humains, quelqu’un de beau, intelligent, gentil, attentionné, courageux, sociable, riche et je ne sais quoi encore ! Ce serait quand même un peu gros si Dieu ou quelque entité divine n’avait jamais créé un être dépourvu de défauts. De plus, la notion de perfection est très subjective.
Tenez, quel est le défaut qui vous insupporte le plus ? Moi, c’est l’incompétence. Les gens vraiment empotés qui ont deux mains gauches et ne savent rien faire, ils m’énervent, ils m’énervent, ils m’énervent ! Je ne peux pas les sentir. Même si je rencontrais un être ayant comme seul défaut l’incompétence, je ne verrai que cela en lui ! Je sais, c’est affreusement sadique. Mais je ne vous apprend pas que l’amour est ingrat, c’est pour cela qu’il y a tant de romances à sens unique. Finalement, même s’il repose sur une notion fausse, abstraite et subjective, ce n’est pas tant pour cela que cet adage est classé aussi bas dans mon estime. C’est parce que, bien évidemment, l’être parfait, homoncule des dieux, c’est évidemment moi, voyons ! Qui oserait prétendre le contraire ! Aussi, par les pouvoirs qui me sont conférés par moi-même, je change cette expression ! Désormais, on dira « Personne n’est parfait, sauf moi ! ».

Signé : Un comédien frustré à l’orgueil blessé qui a auditionné pour le rôle principal et s’est retrouvé dans la peau d’un figurant méchant proclamant huit misérables répliques.
Loup


Exercice
 : 1, 2, 3, partez !!!

escargots

Tout autour de la piste, l’ambiance est surchauffée. Les deux champions Godefroy et Ursule sont vraiment au coude à coude, ou plutôt devrais-je dire, au corne à corne, car oui, Mesdames et Messieurs, nous en sommes à la finale de la course d’escargots. Les deux protagonistes vont à un train d’enfer tel que les limaces-arbitres ont beaucoup de mal à suivre. Et voilà déjà la première côte… Nos deux champions en bavent, c’est le cas de le dire, on peut les suivre à la trace… Godefroy a une légère avance, mais bientôt, Ursule, qui a le cou plus long arrive à le rattraper. Et là, vous n’en croirez pas vos yeux, d’un coup de coquille bien ajusté, Godefroy tente d’envoyer son rival dans les choux. L’atmosphère est survoltée. Ursule vacille, mais se redresse au dernier moment. Les paris vont bon train : les fourmis encaissent des paris illicites, car bien sûr les bêtes à bon dieu sont les bookmakers officiels de la course. Godefroy… Ursule… Ursule… Godefroy, mais qui donc va gagner cette finale ?
Eh bien, nous ne le saurons pas. Ursule et Godefroy étaient tous deux mâles au départ mais pendant la course, Ursule est devenu femelle et a séduit notre champion et ils sont partis tous deux conter fleurette dans les pâquerettes.
Fabienne

course
Je pose mes doigts tremblants sur mes hanches afin de ne rien laisser transparaître de ma peur. J’y suis, c’est le grand jour ! La coupe municipale du frère ou de la sœur le ou la plus acharné(e). Je prends place sur la ligne de départ. La maire, Mme Lagarde, est postée sur le toit de sa voiture, son costume blanc brillant presque au soleil. Armée de son mégaphone, elle prononce :
- Bienvenue à vous, Nouméens et Nouméennes ! Le parcours sera le suivant : vous partez des poubelles, puis vous descendez la pente jusqu’à la maison de Monsieur Bonneau. Attention, la barrière ne sera pas soulevée, et il est impossible de passer par-dessus ou de la contourner ! Ensuite, vous suivez la rue jusqu’aux escaliers de pierre. Ici, vous tapez dans la main de la jeune fille placée tout en haut, puis vous revenez aux poubelles. Attention aux chiens ! Au final, il vous faudra remonter la côte après avoir glissé sous la barrière. Ne vous inquiétez pas, nos médecins bénévoles se chargeront d’aller récupérer vos morceaux de cuisse écorchés sur le goudron. Des cinquante participants, un seul gagnera ! 1, 2, 3, partez !
Sur ce, elle dégaine de son sac à main un revolver, ce qui fait sursauter trois quarts de mes rivaux et moi-même, et tire en l’air un coup sonore. Étant un des seuls à comprendre qu’il s’agit du coup d’envoi, je fonce dans la pente pour passer en premier la barrière. J’y arrive en écrasant un nain au passage. Fallait grandir, mon petit ! Je prends de l’avance, je suis troisième, second, premier ! Il faut dire que c’est mon quartier. D’un seul coup, alors que je suis au coude-à-coude avec une grosse dondon étonnement sportive, je vois Amandine qui sort de sa porte un club de golf, même une énorme Bertha ! Smash ! En un seul coup ! La grosse dondon est partie voir trente six chandelles. Alors que les organisateurs s’emparent de cette merveilleuse amie, elle me hurle « Vas-y Loup ! Tu vas gagner ! ». Ragaillardi, je cours comme un dératé, slide sous la barrière, et au lieu de continuer de courir, j’escalade avec pieds et mains la montée. Je m’étire, j’allonge mon bras… Oui, c’est bon, j’ai topé la main de Sonia ! Me voilà désormais champion municipal de course fraternelle.
Loup

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