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Atelier d’écriture du 28 mai 2018

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DEVOIR : A partir de 3 poèmes différents, en faire un seul.

Les 3 poèmes : Le baiser (Germain Nouveau)   -   Nous dormirons ensemble (Louis Aragon)   -   Es-tu brune ou blonde (Paul Verlaine)

Mon amour ce qui fut sera
Fidèle, Infidèle ?
Tout mon cœur brûle et se consume
Aussi longtemps que tu voudras.
Puisque toujours disposé à couronner mon zèle
J’ai soif, oui, j’ai soif d’un baiser.

Le ciel est sur nous comme un drap
Où notre amour vient se poser.
Comme une ville qui s’allume
Ta beauté sert de gage à mon plus cher souhait.
J’ai refermé sur toi mes bras
Qu’est-ce que ça fait. Au fait ?

O toi que tout mon être nomme
J’ai mis mon cœur entre tes mains.
Et tant je t’aime que j’en tremble.
Est-il sensible ou moqueur, ton cœur ?
Qu’il se donne ou se refuse
Avec le tien comme il va l’amble.

Les amours aux amours ressemblent
Et que le vent achève d’embraser.
D’avoir fait de ton cœur mon maître et mon vainqueur
Je n’ai plus que toi de chemin.
Au cœur battant à se briser
Tout ce qu’il a de temps humain.

Est-tu douce ou dure ?
Je n’en sais rien mais je rends grâce à la nature.
Dans l’enfer ou le paradis
C’était hier que je t’ai dit :
Je veux mourir de tes baisers.
Bertrand

Comme une ville qui s’allume
Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Tout mon cœur brûle et se consume.

J’ai mis mon cœur entre tes mains
J’ai refermé sur toi mes bras
Aussi longtemps que tu voudras
Je n’ai plus que toi de chemin

Ah ! j’ai soif, j’ai soif d’un baiser !
Et tant je t’aime que j’en tremble
Nous dormirons ensemble
J’ai soif, oui, j’ai soif d’un baiser

Dans l’enfer et le paradis
Fidèle, infidèle ?
Qu’est-ce que ça fait
Je veux mourir de ce baiser
Fabienne

Exercice : Une histoire d’amour impossible entre… un crayon à papier et une gomme

crayon

Tous les mots d’amour
Que pour toi je trace
Ne durent pas un seul jour
Sans état d’âme, tu les effaces

 J’ai beau écrire et réécrire
Quand près de moi tu viens,
J’ai beau me maudire
De mes mots, il ne reste rien

 Je n’aurais jamais dû t’aimer
Mais je n’ai pas choisi
Si je devais recommencer
Ce serait toujours toi, pour la vie

 Si quelquefois je fais grise mine
Et ne crois plus en nous
Un rayon de soleil m’illumine
L’amour sera plus fort que tout

 Tu n’aimes que la page blanche
Et te ris de mon triste amour
Mais un jour j’aurais ma revanche
Dans la trousse, je nous enfermerai pour toujours .
Fabienne

L’amour impossible qui devint possible

Il était complètement fou d’elle. Il admirait ses formes sculpturales et son caractère très tranché. Elle n’hésitait jamais à s’imposer et il adorait ça. Pourtant, il n’avait jamais osé le lui dire.
Lorsqu’il devait la voir, il se faisait le plus beau du pot à crayons. Il taillait sa mine, lustrait sa peinture bleue et se dressait sur la pointe de sa mine pour dépasser tous ses camarades. Mais, il ne savait même pas si elle le remarquait.
Les autres ne l’appréciait pas beaucoup, elle n’en faisait qu’à sa tête et préférait rabaisser le caquet de tous d’un air hautain. Qu’importe ! Il la trouvait magnifique.
Alors, un jour, il se décida de lui parler. Il était posé tout près d’elle sur le bureau et lui lança un timide « Bonjour ».
-       Bonjour, répondit-elle
-       Je voulais te dire que tu es magnifique ! continua le crayon avant de manquer de courage.
-       Oh, c’est gentil ! Pourtant, vu le nombre de bêtises que vous écrivez, je suis plutôt sale aujourd’hui.
-       Ah bien, je ne trouve pas. Tu sais, je t’aime beaucoup.
-       C’est très aimable à toi.
-       Merci, répondit simplement le crayon, déçu.
La gomme resta silencieuse quelques instants, puis reprit :
-       Ce que je voulais dire, c’est qu’un amour entre nous est impossible. Tu t’exprimes en écrivant et dessinant alors que je ne sais que m’exprimer en effaçant.
-       Ne sais-tu rien faire d’autre ? demanda le crayon plein d’espoir.
-       Non, pas que je sache.
-       Pourtant, il doit bien y avoir une solution. L’amour peut vaincre de tout !
-       Tu y vas fort, Ce n’est pas parce que tu as recopié tout Shakespeare le mois dernier que l’on vit dans un conte de fée.
-       C’est plutôt tragique Shakespeare, tu sais ?
-       Non, je ne sais pas puisque je ne fais qu’effacer les fautes.
-       Eh bien, je vais tout te raconter, et toi, tu n’auras qu’à effacer !
La gomme découvrit ainsi les plus grands classiques et les plus beaux dessins que le crayon lui reproduisait avec amour. L’amour qui semblait impossible dura finalement jusqu’à ce que la mort les sépare.
Claire

 

C’était dramatique, horrible, à pleurer tant c’était triste. Albert le crayon à papier et Suzon la gomme vivaient l’histoire d’amour la plus pathétique au monde. Dans leurs jeunes années, les deux s’étaient tombés dessus par (mal)chance. Le propriétaire d’Albert lui raclait le cul contre une feuille en faisant un bruit digne du hard-rock, alors que celui de Suzon lui déchirait le dos en laissant quelques morceaux de charpie derrière. Une bagarre générale ayant éclaté dans la classe, ils avaient profité que leurs maîtres, occupés à gifler leurs camarades, soient distraits par le capharnaüm pour enfin s’évader et prétendre à une vie meilleure. La liberté, la vraie ! Rien d’autre ne provoquait cette euphorie extrême. Depuis ce jour, Albert et Suzon étaient restés ensemble afin de profiter de ce que la vie a de mieux. Ils n’eurent pas d’enfants, parce que Suzon était déjà un peu usée et que la création d’un « vagin », comme elle le savait grâce aux cours de SVT, fait maison par son mari, risquait d’être assez handicapant pour elle. Malheureusement, le conte de fées finit trop tôt. Bien vite, il se mit à crier contre elle car elle louchait sur les nouveaux porte-mines, ce qui était totalement faux. Puis, un jour, il abusa d’elle. La pauvre crut qu’elle allait mourir. Ensuite, il l’avait enfermée dans une trousse sombre et froide. Chaque nuit, il revenait et creusait un nouvel orifice. Au bout d’une semaine, Suzon ne ressemblait plus qu’à une carcasse démembrée, une parfait petite horreur. Le lundi suivant, une nouvelle victime du crayon fou la rejoignit dans sa sinistre demeure, trou à la hanche. Chaque lundi, on voyait arriver une autre gomme, qui rejoignait le club des malformées. La collection grandit tellement qu’un jour, le propriétaire de la trousse jeta les « quasi-cadavres » dans la poubelle, sans aucune compassion pour les misérables.
Loup

Exercice : Faire l’éloge de l’avarice

avare

Je ne donnais rien et je gardais tout. On me l’avait bien reproché, surtout mon ex-femme et ma mère, à qui je n’offrais rien pour la fête des Mères. J’économisais sur tout, tout le temps. On me traitait de pingre, de rat, de Picsou. Et alors ? Moi j’étais fourmi, et les autres cigales. Mais qui rigolerait durant l’hiver ?

Et l’hiver, bien sûr, finit par arriver avec ses gros sabots. La planète se meurt, il n’y a plus d’eau et il fait chaud. Ils ne savent pas vivre sans climatiseur, alors que je n’en ai jamais eu, ça coûte bien trop cher. Les douches limitées à une seule fois par semaine ? Cela a toujours été mon quotidien. La roue tourne ! J’étais un rat au milieu des rois, je suis désormais un roi au milieu des rats.
Claire

Tout le monde dit que je suis avare, mais ce n’est pas vrai, je suis seulement économe… D’ailleurs, ma femme m’a quitté à cause de ce soi-disant « défaut invivable », comme elle disait. Depuis son départ, je ne dépense quasiment plus rien. Et j’en suis fort aise. Plus de vêtements et de chaussures qui encombrent les placards et que l’on jette alors qu’ils ne sont même pas usés… Si peu portés en fait. Plus de restaurants, ces endroits où l’on vous vend des pâtes ou des pizzas. Non mais franchement, si j’ai envie de pâtes, je les fais moi-même, ça ne coûte quasiment rien. Plus de cadeaux non plus. Des présents où l’on se cassait la tête et qui ne plaisaient jamais. Tenez, pour notre dernier anniversaire de mariage, je lui ai offert un fer à repasser, car le nôtre, au bout de trente ans avait rendu l’âme. Eh bien, vous ne le croirez peut-être pas, mais elle était en colère ! Vraiment, je suis très content qu’un tel panier percé soit sorti de ma vie ! Maintenant, je fais partie d’un club très fermé, le « Club des oursins ». Nous nous réunissons chaque semaine pour échanger nos trucs et astuces pour dépenser le moins possible.
Nous collectionnons les coupons de réduction. Celui qui en a le plus a gagné. Moi je joue beaucoup avec les commandes sur internet et ne recherche que les « satisfait ou remboursé ». Je commande, j’essaye gratuitement pendant quinze jours puis je renvoie, car évidemment, je ne suis JAMAIS satisfait.
L’autre jour, la réunion mensuelle de notre club avait lieu chez moi… Et celui qui reçoit doit « régaler » en quelque sorte. Et c’est là où nous rivalisons d’ingéniosité. J’avais mis dans une très belle bouteille tous mes restes de vins des deux semaines précédentes… Et ils ont trouvé ce cru excellent. J’ai eu beaucoup de mal à remettre le bouchon, mais j’y suis arrivé. Ensuite, j’avais gardé tous mes restes de repas et j’en ai fait un délicieux gratin. Comme je n’ai pas voulu acheter du fromage râpé, j’ai mis de la ficelle, très fine… Et c’était bon : j’ai même eu l’oursin d’or !
Fabienne

On me dit souvent que je suis avare. Et alors ? D’un, je ne suis pas avare mais économe. Ce n’est pas pareil, je garde mes sous pour le voyage d’août, et là, à moi le shopping ! De deux, de toute façon, être avare n’a jamais tué personne. Au contraire, les riches sont les derniers à mourir lors de la guerre, pendant que la plèbe, pauvre et maigre, s’entasse dans les tranchées pour crever. J’ai raison de garder mes piécettes, je suis économe et prévoyant. Qui veut finir dans une maison de retraite low-cost, parmi tous ces clochards ivrognes et mamies fripées ? Personne. Tout le monde préfère rester jeune et vigoureux, et vous achetez votre viagra comment, hein ? Même si les petits malins diront « en allant à la pharmacie », c’est bien sûr grâce à votre argent, votre monnaie, vos pépettes, votre oseille, votre pognon, votre artiche, votre pèze, votre flouze ! Aussi vous conseillè-je une des meilleures méthodes du bon avare : Ayez toujours un petit carnet sur vous, dégainable à tout moment et surtout contenant des excuses applicables à toutes les situations nécessitant un quelconque versement. Un autre tuyau : lisez les BD de l’oncle Picsou, c’est toujours plein de bonnes choses. Il réutilise au moins dix fois les sachets de thé ! Ça, c’est ce que l’on nomme du business.
Loup

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