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Atelier d’écriture du 7 mai 2018

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DEVOIR : Sandwich
Il resta près de quatre heures à attendre, assis sur une chaise, un temps suffisant pour
son absence avait provoqué un grand trou d’air, comme on en connait en aéroplane, parait-il. (Au revoir là-haut – Pierre Lemaitre)

 

 Angéique

Il resta près de quatre heures à attendre, assis sur une chaise, un temps suffisant pour réfléchir. Les policiers l’avaient interrogé toute la nuit et il avait avoué. Au petit matin, ils l’avaient laissé là, sur cette chaise, à attendre on ne quoi.
Alors, David avait commencé à se souvenir des moindres détails de cette funeste journée du 25 avril. Ce matin-là, il était seul dans sa petite maison de briques rouges. C’était son jour de repos et sa femme et les enfants étaient en vacances dans le sud. L’image d’Angélique s’était imposée à lui et avait occulté tout le reste. Il ne pouvait penser qu’à elle. La belle petite Angélique. Pendant plusieurs années, ils avaient habité le même immeuble. Elle devait avoir six ans à cette époque-là. Il l’avait vue grandir, sans que sa « folie » comme il l’appelait, le reprenne. Non, à cette époque-là, il ne voyait qu’une petite fille qui jouait avec son fils ainé. Avec sa famille il avait déménagé depuis deux ans pour cette maison qu’ils avaient achetée, dans le même village. La semaine dernière, Angélique était passée devant chez lui. Il faisait chaud. Elle portait un short moulant rose et l’avait salué avec un sourire. Ses petits seins pointaient sous son tee-shirt. Alors, il ne pouvait plus penser qu’à ça.
Il avait déjà eu des pulsions par le passé, mais il avait payé et était sûr qu’il était guéri… Depuis presque vingt-cinq ans, il se tenait à carreau. Pourtant, dans la journée il alla à Lille acheter des pilules « bleues » contre les troubles de l’érection dans un sex shop. De retour chez lui, il se souvint qu’il avait pris trois pilules, qu’il vait bu beaucoup de bières et qu’il s’était endormi. Quand il s’était réveillé, il ne se sentait pas bien. L’image d’Angélique avait pris toute la place dans sa tête, il avait envie d’elle, c’était plus fort que lui. Alors, quand elle est passée devant le jardin, il l’a appelée prétextant un livre qu’il devait rendre à son père. La petite l’a suivi chez lui sans méfiance, elle le connaissait depuis longtemps. Dans un état second, il lui a posé des questions, intimes. Puis il se revoit la menaçant d’un couteau. La petite était submergée par la peur. Elle s’est débattue et s’est mise à crier. Il l’a enfermée dans les toilettes, l’a violée et l’a tuée. C’est seulement après qu’il a repris ses esprit. Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait ça ? Aucune réponse. Il a nettoyé toutes les traces de sang, s’est débarrassé de ses vêtements et de ceux d’Angélique et a mis son corps dénudé dans une valise qu’il a cachée dans le coffre de sa voiture. Il a pris une pelle pour creuser un trou, mais la terre était dure et il a finalement jeté le corps dans un fourré.
Le lendemain, sa femme et les enfants sont rentrés. Il est allé au travail, à son habitude, comme si de rien n’était. Il a fait preuve d’une maitrise de lui incroyable mais quand il a vu la maman d’Angélique pleurer à la télé, il a su qu’il fallait qu’il aille se rendre.
La maman passa sur plusieurs chaines, elle parla d’Angélique et expliqua que son absence avait provoqué un grand trou d’air, comme on en connait en aéroplane, parait-il.
Fabienne

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Attente

Il resta près de quatre heures à attendre, assis sur une chaise, le temps suffisant pour brasser toutes sortes d’idées, toutes plutôt sombres… Il s’efforçait pourtant de les chasser, par une sorte de crainte superstitieuse, celle de provoquer  précisément ce qu’il redoutait. Mais la longueur de l’attente minait la moindre velléité d’espoir.
Mélanie était entrée à la consultation du docteur Willem pour « une affaire de femme » avait-elle dit à Victor. Elle ne souhaitait pas sa présence, avait-elle ajouté… Elle avait même insisté pour qu’il rentre chez lui…
Il eut le temps de tout imaginer : d’abord un événement heureux, l’annonce d’un bébé, qu’ils espéraient depuis longtemps, puis, au fil des heures, des drames : une fausse couche, une grossesse extra-utérine, un cancer même… Il n’osait bouger, il restait figé sur cette chaise, s’attendant au pire.
Enfin, au bout de ces quatre heures interminables, il se décida à se rendre au bureau des admissions et posa la question qui le taraudait : pouvait-il avoir des nouvelles de son amie Mélanie, qui était entrée en fin de matinée chez le docteur Willem ?
Une secrétaire lui répondit aussitôt : vous avez attendu pour rien, Monsieur, elle est partie depuis longtemps avec le docteur : ils sont allés déjeuner. Ils ne repasseront pas par l’hôpital, ils sont déjà en route pour leur week-end à Deauville. Devant l’air déboussolé de Victor elle comprit que le ciel venait de lui tomber sur la tête et ajouta un « désolée », du bout des lèvres.
Mélanie le trompait ! Mélanie l’avait quitté ! Et il n’avait rien vu venir ! Rien compris !  Lui qui croyaitSon absence provoqua un grand trou d’air comme on en connait en aéroplane,  parait-il en leur amour unique ! Comment vivre maintenant ? Mélanie c’était son oxygène, son énergie, sa force.
Son absence provoqua un grand trou d’air comme on en connait en aéroplane,  parait-il.
Huguette

Merlin IV

Il resta près de quatre heures assis sur une chaise, un temps suffisant pour feuilleter son grand grimoire de fond en comble. Alaric tournait avec précaution chaque page de l’antique manuscrit qu’il avait lui-même rempli au fil de ses nombreuses années d’études. De ses doigts habiles, qui avaient été agités des milliers de fois afin de jeter moults sortilèges, il soulevait avec grand précaution les pages toutes plus noircies par l’encre les unes que les autres. Il parcourait des yeux le papier, occupé par d’étranges dessins géométriques : des figures qu’il connaissait à la perfection mais que personne d’autre que lui ne pouvait déchiffrer, des symboles magiques qui, « récités » correctement, lui permettraient de faire léviter des objets sans les toucher, de charmer le plus hostile des Gobelins, ou encore de faire pleuvoir feu et glace de ses mains. Alaric savait faire tout cela, et même plus. Il n’était cependant pas le plus puissant des magiciens, la place revenait à son vieux mentor, Cilithos. Si ce dernier n’était plus son professeur, il restait le maître incontesté de l’art magique. Mais ce n’était malheureusement plus qu’une question de semaines avant que ce mage, déjà à moitié fou, ne soit entièrement vaincu par le temps et ses ravages, et laisse à son ancien apprenti la place d’Archimage. Algaric reprit ses esprits, ferma son énorme volume et l’afflux de pensées néfastes déferlant dans sa tête, puis se releva, soulevant sa lourde robe de laine, en prenant appui sur son bâton. Même en déployant toute la mauvaise volonté du monde, il était presque impossible de prendre cet artefact pour une simple canne : la tige, parfaitement droite, faite de chêne dur et résistant, se terminait par un éclat de cristal mauve, autour duquel le bois s’était moulé comme du cimentet des éclats plus petits orbitaient. Un travail de maître qui avait sans doute nécessité des heures de dur labeur. Exactement comme le parchemin posé sur la table pour sécher. Alaric l’examina, puis détermina que le Rhövv (sang de dragon préparé pour être utilisé comme encre) avait assez reposé. Sur ce parchemin, un nouveau dessin était inscrit : il s’agissait en quelque sorte d’un prototype de sort. La combinaison de runes et de glyphes de celui-ci était censée faire apparaître un grand pont d’énergie astrale, qui serait fort pratique à de nombreux aventuriers pour traverser un fossé, par exemple. L’ensorceleur procédait toujours de cette manière, il préparait en premier le « code » selon le résultat voulu, puis il laissait l’encre magique imprégner l’écriture pour lui donner vie. Ensuite, il se rendait à sa salle d’entraînement située au 3ème étage de sa tour, pour tester sa création grandeur nature et vérifier si d’éventuelles modifications étaient nécessaires. Maintenant qu’il était un des plus grands mages du Royaume des Cinq terres, il ne se trompait presque jamais dans la recette, et l’essai révéla que le pont était exactement comme son créateur voulait qu’il soit. Cette arche instantanée allait sans doute se voir proposée à la vente dans la boutique « Potions, scriptologie et enchantements », entièrement gérée par notre Alaric. Il remonta dans son laboratoire, situé au 4ème étage, et recopia son nouveau bébé dans son codex, signe qu’il allait le garder comme version finale. Dès que sa plume eut fini de tracer la dernière ligne, un croassement se fit entendre de derrière la fenêtre ouverte. Connaissant les méthodes de communication de ses collègues, le maître des lieux s’approcha et découvrit un volatile essoufflé. Il reconnut le corbeau de son mentor, qui l’informa d’une voix éraillée
- Monsieur Alaric, vous êtes demandé par Maître Cilithos, qui est au plus mal actuellement. Son faible état ne lui a pas permis de vous parler de vive voix avec un moyen magique de télépathie, mais il a pu m’envoyer vous quérir. Votre présence est requise avec grande diligence.
- Viens, oiseau noir, lui dit le sorcier. Je pars tout de suite, alors je t’emmène, cela t’évitera un autre long et pénible vol.
L’animal ne se fit pas prier et sauta sur l’épaule de l’homme. Ce dernier se concentra, leva son bâton, et dessina avec sa pointe une espèce de rond d’étincelles crépitantes, une porte qui pouvait le faire atterrir dans n’importe quel plan de réalité ou dimension alternative, et surtout dans la demeure de son pédagogue souffrant. Sans hésiter, il sauta dans le passage, le messager volant bien accroché à lui. Et comme il était, avec son compagnon, la seule âme qui soit en cet endroit, son absence provoqua un grand trou d’air comme on en connaît en aéroplane, paraît-il.
Loup

Exercice : A la manière de : Cyrano de Bergerac – la tirade du nez
Ecrire une phrase à chaque fois pour décrire quelqu’un qui a une particularité physique avec au moins 8 des adjectifs suivants :
Agressif – Amical – Descriptif – Curieux – Prévenant – Tendre – Pédant – Empathique – Dramatique – Admiratif – Naïf – Militaire – Pratique – poétique

ventre

- Ce ventre est gros.
- Ah non, c’est un peu court, jeune homme, on pourrait dire sur ce ventre, bien des choses en somme ! Par exemple,
Agressif : Pouvez-vous vous vanter que dans votre Twingo vous rentrez ?
Amical : Cela montre que de la vie, vous savez profiter !
Descriptif : C’est une boule, c’est un ballon, c’est une bombe, que dis-je, c’est un hémisphère !
Prévenant : Gardez-vous bien de chuter, par cet appendice entraîné, sur votre père ou mère !
Tendre : Ce ventre vous donne un certain charme, quand ses boudins voguent à veau-l’eau…
Pédant : Comment tant de gras peut rentrer sous si peu de peau ?
Empathique : C’est vrai que la grandeur d’un homme ne se mesure pas à celle de son excroissance !
Dramatique : Les voilà, ces bourrelets qui leur maître ont réduit à une telle impuissance !
Curieux : Et ce bout de chair ici bas, jamais il ne vous lâchera ?
Admiratif : Avec cette carrure, personne ne vous embêtera.
Naïf : Votre nombril n’est pas rentré, par tant de matière entouré ?
Militaire : Mon bonhomme, on va vous mettre dans les kamikazes, toute cette surface, on va l’exploiter !
Pratique : Avec une telle bouée, flottaison assurée !
Loup

pied

-       Wouah ! Les grands pieds !!!
-       Ah non jeune homme, c’est un peu court. On pouvait dire… Oh ! Mon Dieu ! … bien des choses en somme en variant le ton… par exemple, tenez :
Agressif : Moi, Monsieur si j’avais de tels arpions, il faudrait sur le champ que je les sciasse.
Amical : Il doit être facile de prendre son pied avec de tels appendices !
Descriptif : on dirait des racines tentaculaires qui vont peu à peu s’étaler et pousser tout autour de la terre
Curieux : Pour vous chausser, vous essayez les boites ? Et pour faire du paddle, vous n’amenez que les rames ?
Tendre : on a vanté les petits petons, mais avouez quand même que les grands pannards ont leur charme
Naïf : Pour vous suivre à la trace, faut-il partir la veille ?
Admiratif : quels pannards !!!
Pédant : Avec vous, Berthe aux grands pieds n’a qu’à bien se tenir !
Pratique : avec de tels boulevards, vous ne devez jamais vous ennuyer le dimanche…
Compatissant : pour vous, il ne doit point être aisé de trouver chaussure à son pied
Empathique : N’en avez point assez, les oignons vous faire écraser ?

 

3/ Exercice : Le référendum en Nouvelle-Calédonie :
Il ne s’agit pas de donner votre opinion mais 4 opinions différentes.

referendum

- Voyez-vous, le nombre de médecins va fortement chuter après le référendum si l’avenir indépendantiste est choisi par les électeurs, assure Jean-Gérard Lavaille, directeur des ressources humaines au Médipôle et ancien chirurgien à la clinique Magnin. Je m’explique : Il est évident que si cette voie est choisie par les Calédoniens, le pourcentage d’habitants d’origine ethnique européenne va fortement chuter, soyons réalistes. Il restera en majorité des ethnies à peau sombre comme les Kanaks. Or, tous les docteurs savent que les ethnies à peau sombre cicatrisent plus vite que celles à peau claire, car il leur faut après s’être totalement rétabli repigmenter leur peau afin qu’elle s’accorde à celle du reste du corps. Il est donc évident que l’effectif des médecins va fortement chuter, c’est enfantin !

- Awa, c’est pas bien, dit ce jeune homme anonyme de 15 ans, cigarette à la main. Après, les riches y vont partir et on pourra plus les vol… Ben, s’amuser chez eux, kwa !

Des témoignages qui ne font qu’intensifier les sentiment de nos internautes, qui ont été plus de 100 000 à nous demander sur Facebook cet interview : Ce n’est certainement pas pour e la politique que les gens vont aller voter !
Loup

Zoreille : Mais enfin, qu’on leur donne leur indépendance à ces PAKE : pauvres amis kanaks exploités !
Caldoche fonctionnaire : Awa lôngin, mais si on est indépendant, tu crois qu’on qu’on sera payé pareil, si c’est plus la Frônce qui paye, qui paye ?
Javanais : Calédonie, jamais fini cassé !
Kanak : les nouz’aut, on est indépendantisse par tradition ! mais woilà, dans la tribu, on sait pas trop ce que c’est !
Fabienne

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