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Atelier d’écriture du 16 avril 2018

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DEVOIR : vous avez la possibilité d’assister à un évènement historique et même de changer le cours de l’histoire.

Anonciation

Je suis la Vierge Marie

Une supposition : Dieu existe. Et je suis la Vierge Marie.
Je vous interdis de rire, c’est un exercice d’écriture !
C’est compris ? Donc je suis Marie, j’ai 14 ans et on m’a fiancée au vieux Joseph  le charpentier. C’est un veuf qui a déjà six enfants : inutile de vous dire que ce  barbon ne me plait pas du tout !
Et voilà que Dieu décide de me faire « une faveur » ! Il m’envoie un ange, Gabriel,  pour me révéler qu’il m’a choisie, moi, pour porter son fils… Et je n’ai même pas le choix du prénom : je dois l’appeler Jésus ! C’est moche ! Moi quand j’aurai un enfant je voudrais qu’il s’appelle Kevin. Comment ça, ça n’existe pas ? Je suis une visionnaire, c’est tout.
Il paraît que c’est une grâce que Dieu me fait : j’aurais besoin d’un sauveur pour racheter mes péchés…
On ne me demande pas mon avis, mais je le donne : je ne suis pas du tout d’accord ! Je n’ai pas besoin d’être rachetée, (ni achetée d’ailleurs) je suis innocente et pure.
–      Et comment cela va-t-il se faire alors ? Que je demande à Gabriel (qui est très beau, lui, entre parenthèse).
–      Et bien l’Esprit Saint descendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint et il sera appelé fils de Dieu.
Ah mais non ! Pas question ! Je refuse d’être enceinte à 14 ans sans même faire l’amour avec un homme jeune beau et fort que j’aurai choisi. Ça ne se fait pas de refuser à Dieu ? Mais je m’en fous, moi ! Je vais porter plainte pour viol ! Tu m’affirmes que ce ne sera pas un viol puisque je serai toujours vierge. Et bien je porterai plainte pour violation de domicile intime alors ! T’en restes baba ?
Je vais faire mieux, je vais prendre la tête d’une grande manifestation : mes sœurs, rejoignez-moi, luttons ensemble pour défendre notre droit à disposer de notre corps librement, notre droit au mariage d’amour !!! Il est temps que la toute puissance des hommes soit mise à mal. Pourquoi Dieu n’est-il pas une femme ? Pourquoi les anges sont-ils tous masculins ? Révoltons-nous, mes sœurs ! Qu’aucune d’entre vous n’accepte ce marché inique !
Ce qui fut envisagé fut fait : il n’y eut pas de fils de Dieu, pas d’apôtre, pas d’église, pas de religion, pas de guerre de religion, pas de terrorisme… Dieu resta chez lui et ne se mêla plus de nos affaires, le monde s’en porta bien mieux !
Je sens que la curiosité vous titille : vous voulez savoir ce qui m’est arrivé après ce scandale ? Je suis devenue l’égérie de la libération des femmes, je me suis fait appeler Simone, j’ai rencontré un Jean-Paul, un philosophe, nous avons vécu dans le péché et c’était bien bon, puis j’ai créé avec des amis la première communauté sur le Golgotha, on élevait des chèvres et on vendait nos fromages sur le marché de Jérusalem.  Tous les enfants étaient éduqués ensemble, avec  une méthode nouvelle… Montessori, je l’ai appelée… Je vous l’ai dit, visionnaire, je suis !
Huguette

 

jurassic_world

Je m’appelle Steven et je suis réalisateur. J’ai réalisé de nombreux films qui sont devenus des succès mondiaux. C’est en préparant « Retour vers le futur » en 1985 que l’idée m’est venue de construire, en grand secret, une machine à voyager dans le temps. Hormis mon ami Georges et John, un bricoleur génial, personne n’en a rien su. C’est ainsi que j’ai pu voyager pour une destination de moins 66 millions d’années. J’ai été saisi d’effroi par cette vision d’apocalypse. Je n’ai pas pu rester longtemps car l’atmosphère sur terre était irrespirable. Un météorite de 10 kilomètres de diamètre avait décidé de faire un câlin à la terre. Il est tombé dans la région de l’actuel Yucatán. La collision a été inimaginable. Des milliards de tonnes de roche ont été pulvérisées avant de se répandre dans l’atmosphère. L’onde de choc a provoqué des séismes qui ont secoué tous les continents. Des centaines de volcans se sont mis à cracher le feu. Les sphérules de roches pulvérisées qui retombaient sur terre ont pris feu par friction avec l’air, causant ainsi des incendies monstrueux qui ont mis feu à la planète entière. Des milliards de tonnes de suie ont été réchauffées par le soleil, constituant une barrière presque impénétrable aux rayons du soleil et causant une obscurité quasi-totale pendant un an et deGérermi. Ce phénomène a entrainé la disparition des trois quarts des espèces animales de notre planète et l’anéantissement des dinosaures. J’en ai été effrayé et très peiné. J’ai toujours adoré ces immenses animaux si majestueux. Je suis donc rentré très vite dans mon présent et j’ai décidé, toujours dans le plus grand secret et avec mes deux amis de mettre au point un vaisseau anti-astéroïdes. Nous avons eu beaucoup de difficultés à le mettre au point, mais nous y sommes finalement arrivés en 1993. J’ai donc mis la machine à remonter le temps dans le vaisseau anti-astéroïdes et je suis parti sauver les dinosaures. Hélas, une erreur de calcul m’a propulsé au moment où l’astéroïde allait toucher la terre. Je n’ai donc pas pu mettre mon bouclier en place. Alors, j’ai ouvert grand la cale et une poignée de dinosaures s’y est engouffrée. Ils ont été ainsi sauvés de l’extinction. Je les ai amenés en grand secret sur un ile que j’ai achetée et je les ai débarqués. Il fallait faire attention car certains sont très dangereux. J’ai ensuite filmé un documentaire sur tout ce que j’ai fait pour les protéger et tous les soucis que j’ai eu avec eux. Un jour, j’ai montré ce documentaire à Georges. Il m’a dit :

-       Mais tu devrais t’en servir, dire que c’est un film, c’est absolument bluffant. A mon avis, ça va cartonner !!!

Et je l’ai fait. Je ne vous dis pas combien de millions de dollars j’ai gagné ! Alors j’ai décidé de faire des suites, ça marche bien chez nous. J’ai gagné encore plus d’argent, mais au fur et à mesure, les dinosaures devenaient de moins en moins gérables. Lors du dernier film, ils ont tué toute l’équipe de techniciens qui étaient sur l’ile. Alors maintenant, je ne sais vraiment pas comment m’en débarrasser…
Fabienne

Joconde

Je m’appelle Francesco Melzi. Mon  maître, pour qui j’ai le plus profond respect et la plus grande admiration m’éblouit par ses talents innombrables. Merveilleux artiste (peintre, sculpteur) il est aussi versé dans les sciences. Bien qu’il néglige parfois les délais impartis par ses mécènes, il est toujours à l’œuvre et son esprit bouillonnant n’a jamais de repos. Il a même conçu des mécaniques insolites. L’une d’entre elles permettrait d’explorer le fonds des océans. Peut-être pour étudier la vie des poissons et des coquillages ou, qui sait, admirer des sirènes ? Il a, entre autres, inventé un véhicule hérissé de canons se déplaçant sur tout  terrain, mais, ce que je préfère, ce sont  ces merveilleuses machines volantes. Tel un oiseau, l’homme s’élèvera peut-être un jour vers les nuages ? Quel  formidable mentor ! Je le vénère et suis son obligé et sans doute, du moins je l’espère, bien d’avantage… Hélas ! Il est si passionné par son art que parfois il m’oublie des jours entiers. Une de ses œuvres en particulier l’obsède et me tourmente sans répit ; il lui prête tant d’attention qu’il en oublie le sommeil, le boire et le souper. Hier encore, au lieu de rejoindre sa couche, il lui a consacré toute sa nuit. Il s’agit seulement d’un portrait de petite taille, une simple femme mais il  cherche sans cesse à la parfaire, jouant avec ombres et lumières, lui appliquant sa fameuse technique du sfumato. Il est même parvenu à lui donner un air énigmatique et quand je passe devant cette toile, l’effrontée semble me suivre du regard. Je hais et jalouse cette insolente qui toujours m’irrite et semble se moquer de ma personne. Cette toile m’est devenue une obsession qui m’interpelle et me repousse tout à la fois. Cette nuit encore, il l’a passée  auprès d’elle, ne s’en éloignant qu’au point du jour pour se jeter, épuisé, sur son lit. C’en était trop cette fois! Alors, j’ai attendu qu’il soit totalement endormi et me suis glissé sans bruit dans l’atelier. Elle m’a regardé m’approcher avec toujours sur ses lèvres ce sourire ironique ; jamais elle ne baisserait sa garde et deviendrait mon alliée. C’était elle ou moi, je n’avais plus le choix. Alors, dans un long cri je me suis précipité sur elle, la lacérant grands coups de couteau, jusqu’à en faire de la charpie.
J’avais pour toujours éloigné cette rivale mais, ma colère retombée, transi d’appréhension,  je tremblais  de tous mes membres, anticipant la colère de mon Maître :
- Dis-moi, Léonardo, mon sort est-il scellé ?

NB  -   « sfumato » : technique picturale qui produit, par des glacis d’une texture lisse et transparente, un effet vaporeux qui donne au sujet des contours imprécis.
-       Léonard de Vinci 1452-1519.
-       Francesco Melzi, un des élèves favoris du maître  et son compagnon jusqu’au décès le 2 mai 1519.
Patricia


Exercice
 : Métier insolite : il était dresseur de poils !

poils

Avec lui, les poils de tous poils filaient droit. Tous les poils fous, frisottés, en désordre, ça le défrisait. Il ne supportait que les poils bien dressés, quitte à les effrayer pour obtenir ce résultat.
Ce qui le mettait de mauvais poil, c’est quand il criait de sa voix de stentor : « garde à vous ! » et qu’un petit malin rétorquait : « poil au cou ! ». Il se mettait dans une violente colère et voyait rouge. Il demandait au coupable de se dénoncer. Mais évidemment, personne ne mouftait. Alors, il les faisait mettre à poil et leur jetait du poil à gratter. Et ça, ça le faisait poiler.
Un matin, il tomba pile poil devant une adorable petite boule de poils orange, toute mignonne et bien dressée qu’il surnomma Poil de Carotte. Il l’adorait car Poil de Carotte le caressait toujours dans le sens du poil.
Mais la plupart n’étaient pas aussi mignons, ils avaient un poil dans la main. Avec eux, rien n’était possible, alors il fit une grave dépression. Pour reprendre du poil de la bête, un matin aux aurores, il les réunit tous dans la cour, et hurla :
« Va falloir que je vous dresse ! »
« Poil aux fesses ! » répondirent-ils tous en chœur, et là, il fit un arrêt cardiaque.
Fabienne

Dans la ville de Montbrison, ma ville, on trouve toutes sortes de vieux métiers : dentellière, repasseuse à l’ancienne, redresseur de torts, tueurs de cauchemars, chercheur de petites bêtes, effeuilleur de marguerites, et j’en passe…
Mais hier, en prenant un raccourci, une sorte de traboule entre la rue Tupinerie et la rue des Pénitents, je suis tombée sur une boutique à l’enseigne de « Dresseur de poil ».
J’ai beau savoir que les Montbrisonnais ont une imagination qui dépasse les limites du réel et même du concevable, j’en suis restée sidérée !
J’ai poussé la porte ; évidemment, je ne pouvais pas rater l’occasion d’interviewer le propriétaire de cet étrange commerce.
–      Bonjour Monsieur !
C’était un petit homme tout rond, affable, souriant et totalement imberbe.
–      Que désirez-vous, charmante dame ?
–      Ouh… Je ne sais pas, je viens plutôt en curieuse : que faites-vous exactement ?
–      Mais… C’est écrit sur la porte : voyez, je dresse les poils.
–      … ?
–      Je vous explique : certains poils sont très indisciplinés, ils essaiment un peu partout où on ne veut pas les voir, ils ne savent pas tenir en place. J’ai un moyen de les mettre au pas, de les dompter en quelque sorte : vos poils de pubis resteront bien sagement couchés et ne s’aviseront pas de s’évader de votre string, vos poils d’oreilles rentreront timidement à l’intérieur de l’orifice, vos poils de nez éviteront de sortir en bouquets de vos narines  (je parle là surtout pour les messieurs…). Quelle économie ! Point d’épilation ! Plus besoin d’achat dispendieux de tous ces appareils pour les traquer, les étêter, les éradiquer… J’agis par persuasion, j’hypnotise le poil en quelque sorte.
–      Ça me paraît intéressant, en effet ! Et original, comme approche…
–      Et ce n’est pas tout ! Je sais aussi faire dresser les poils : je les terrorise et ils se hérissent !
–      Mais… quel intérêt y a-t-il à cela ? Quelle clientèle avez-vous ?
–      Oh, vous savez, les gens n’ont plus le temps pour rien. Ils ne prennent pas le temps d’aller au ciné pour voir des films d’horreur, ni de lire des polars terrifiants. Je leur donne des émotions factices : quand leurs poils se dressent, ils ont l’impression d’avoir peur. Économique et rapide ! C’est très tendance, tenez-vous au courant, ma petite
–      Mais, les vôtres, où sont-ils passés ?
–      Je les ai dressés à ne pas se montrer : ils se planquent ! C’est pratique…
Comme je ne voulais pas être venue pour rien, je lui demandai de dresser un de mes cils qui s’obstinait à pousser à l’intérieur de ma paupière. Il fit tout un rituel auquel je ne compris rien, mais mon poil, lui, manifestement oui ! Et tout rentra dans l’ordre pour 50 euros.
Je lui promis de revenir à la moindre incartade de l’un de mes poils et de lui envoyer des clients.
Huguette

Avec de l’entraînement, on peut tout faire. Il y a bien certaines personnes qui, sans le vouloir, sont si repoussantes qu’elles vous font dresser les cheveux sur la tête. Moi, c’est pareil, mais en moins moche et moins grand. Eh oui, vous avez devant vous un dresseur de poils polyvalent, avec possibilité de déplacement à domicile pour services domestiques. Même s’il n’est pas tellement prestigieux, mon boulot est pratique dans la vie courante. Combien de pauvres adolescents, déprimés par leur puberté coincée dans les bouchons, ai-je sorti des complexes ? Et je leur ai aussi appris des tours, à mes poils à moi ! Ils répètent jour et nuit pour le grand spectacle de juin, « Alphonse et ses amis extraordinaires ». Tenez, par exemple le numéro de Roméo et Juliette (Mes poils, hein, pas Leonardo di Caprio !) : Ils s’enroulent, s’entortillent, s’enlacent dans une danse langoureuse (Parents, faites attention à la sensibilité de vos enfants), puis pour le grand final, triple pirouette en duo puis réception en galipette ! Ne sont-ils pas extra, ces poils ! Mais bon, tout ça pour vous dire que les inscriptions à la nouvelle filière « Métiers du corps et du bien-être » de l’université commencent le mois prochain, et que j’ai hâte de vous avoir comme nouveaux collègues.
Ceci était un message de l’Université de la Nouvelle-Calédonie dans le cadre de son projet de partage de parcours professionnels.
Loup

Il était «  dresseur de poils » et sur la porte de son échoppe, son diplôme était fièrement affiché. Il avait un peu hésité entre kiné, masseur ou gigolo quand il était tombé sur une publicité ventant les mérites sociétaux de ce nouveau métier. Dans un monde où le stress était monnaie courante, où les célibataires esseulés étaient légions, où les mariages à peine célébrés étaient trop souvent rompus, cette activité, lucrative au demeurant, lui parut  pleinement justifiée. Il y avait bien eu la levée de boucliers de quelques puritains mais ce mini scandale avait été vite étouffé par la meute des habitués et des clients potentiels. Notre homme avait donc à présent pignon sur rue et recevait à son cabinet ( hé oui ! son échoppe avait rapidement été rebaptisée ainsi) de 8 h du matin à 17 h sans interruption. L’affaire était si florissante qu’il avait même dû embaucher pour le seconder deux aide-dresseurs qu’il avait personnellement formés. Dès l’ouverture, il y avait foule et c’est uniquement vêtu d’une blouse blanche que le maître officiait. Impossible de savoir ce que cachait ce sage uniforme sans prendre rendez-vous… le secret était bien gardé, la discrétion la plus totale étant de rigueur pour protéger, avec la plus grande efficacité, la vie privée de la clientèle.
Ce que j’en ai su par un ami très proche et sous le sceau de la confidence, c’est que tous les poils étaient effectivement dressés lors de ces mystérieuses séances, que la sensation était exceptionnelle et qu’on sortait tout ragaillardi de ces soins particuliers. J’ai eu beau insister et insister, je n’ai malheureusement pas réussi à en apprendre plus. Me voilà donc contrainte à prendre rendez-vous ; c’est pour la semaine prochaine, le jeudi 19…
Patricia

Exercice : Petits papiers – piocher un nom puis un adjectif et faire un texte avec ces 2 mots
Miroir                                                         Prétentieux
Echarpe                                                     menteur
Montre                                                       nonchalant
Bague                                                          acariâtre
Tapis                                                           paresseux
Téléviseur                                                 hilare
Escalier                                                      vicieux
Fenêtre                                                       prévoyant

miroir 

Des Parisiens avaient acheté la grande et vieille maison du village. Ils voulaient en faire une villégiature, comme ils disaient. Même si la plupart des villageois ne connaissent pas ce terme, ils pensaient que ce devait être quelque chose de très chic . Tout d’abord, il firent plein de travaux. Il faut dire que la maison en avait bien besoin. Puis, quand l’électricité, la plomberie, le chauffage, les peintures furent finis, ils partirent tous les dimanches faire les brocantes du canton. Ils meublèrent ainsi leur belle maison à peu de frais avec toutes sortes de meubles qu’ils customisaient.
Un dimanche matin, ils allèrent à la brocante de Monbrizon et tombèrent en extase devant un magnifique miroir qui donnerait à l’entrée son cachet de noblesse. Très grand, tout encadré de bois doré, le miroir semblait les attendre. Ils l’achetèrent vite fait, marchandant à peine le prix qui leur semblait dérisoire. Et le miroir fut accroché dans l’entrée, comme prévu, juste au-dessus d’une console en merisier. A peine fut-il en place que tous deux voulurent s’y mirer. Et là, un phénomène incroyable se produisit, ils en restèrent perplexes : le miroir se mit à rire, à se gondoler, même. Surpris, ils décidèrent de se regarder l’un après l’autre… Le joyeux miroir semblait se toujours se moquer d’eux. Mais qu’avaient-ils de si drôle ? Ils ne trouvèrent rien qui put provoquer une telle hilarité. Ni la lavallière de Monsieur portée sur une chemise à carreau du plus bel effet au-dessus d’un short à fleurs, ni la capeline de Madame et sa veste en fausse fourrure de lapin au-dessus de ses crocs vert fluo ne leur semblaient risibles… Au contraire, pour eux c’était le summun du bon goût puisqu’ils pensaient être les nouveaux châtelains du village. Mais alors, que faire du miroir ?
Fabienne

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