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Atelier d’écriture de la Maison du Livre du lundi 9 avril 2018

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1/ DEVOIR : Prendre un livre en cours de lecture, ouvrir p 57- commencer une histoire à partir de la 4ème phrase.

D’après « La Maison de l’Orchidée » de Lucinda Riley

livre

-       On boit un café ensemble la semaine prochaine ? proposa-t-elle.
Il fut surpris, tenté de dire non, puis finalement, il accepta. La revoir lui faisait toujours aussi mal. Depuis qu’elle l’avait quitté, il avait un trou dans la poitrine. Un trou qui saignait et que rien ne pouvait guérir.
Ils iront donc boire un café dans un lieu plein de lumière, avec du monde autour, des arbres et des oiseaux qui chanteront, comme si de rien n’était, comme si le ciel ne venait pas de s’écrouler. Ils bavarderont comme deux amis, d’un ton badin. Il pourra même plaisanter, un peu. Puis au moment de partir, ils se feront la bise, comme deux vieux amis. Elle lui dira « au revoir » avec son sourire qui le fait toujours craquer. Elle dira aussi qu’ils se reverront, bientôt… et ce sera son dernier mensonge.
Il sut alors qu’il allait guérir !
Fabienne

Ann Sullivan se rappela sa tendre enfance,
Les souvenirs gardés de ce bout d’innocence,
Ce moment de la vie où rien n’est proscrit.

On se dit, quand on est enfant :
« Je veux déjà être grand »,
On ne voit pas ce dont on jouit.

Quand on est grand, souvent,
On pleure sa jeunesse d’antan,
Les bonbons, les doudous, et tout ce qui suit.

Mais on est toujours chéri, aimé,
Par notre famille si adorée,
Pour perdre ça, personne n’aurait vieilli.
Loup

 

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«  Un parfum d’encre et de liberté » de Sarah Mac Coy.

« Tu trouveras une trappe avec une poignée ». Ce sont les derniers mots qu’elle a prononcés. Juste avant, en ahanant elle a parlé de somnifère, d’une SDF, d’une sorte de cave mais tout était confus et sa respiration si hachée que je n’ai pas pu comprendre ce qu’elle tentait de me dire. Après, elle est tombée dans le coma et depuis rideau ! Ça  fait déjà trois jours… Bien sûr j’ai d’abord fouillé toute la maison. Il y a bien un grenier et un cellier, mais de cave, niet ! Et pas la moindre trace d’une trappe ! J’ai soulevé tout le lino de la cuisine pour vérifier,  les autres pièces sont carrelées. Mais qui ça peut être cette fille, cette SDF ?  De sa voix chancelante  Maguy me répétait «  la fille… la fille… »   j’ai bien senti toute son inquiétude, son angoisse de ne pas parvenir à se faire comprendre. A l’hosto, j’ai essayé de lui parler ; il paraît qu’ils entendent… Aucune réaction ! Le toubib m’a dit  que pour l’instant il n’était pas possible de communiquer avec elle mais que son état pouvait se modifier à tout moment. Ça peut durer quelques jours, un mois, un an. Personne ne peut le dire. Toutes ses fonctions vitales sont intactes ; les médecins ne comprennent pas la cause du coma, alors…
Je suis retournée dans la vieille baraque ; il fallait bien nourrir le chat ! Je ne sais pas ce qu’il avait mais il n’arrêtait pas de miauler bizarrement. On aurait dit un feulement ; C’était hyper angoissant. Je suis repartie dès que  j’en ai eu fini. Cette nuit, j’ai rêvé. J’ai rêvé d’une trappe que je soulevais avec difficulté  et filtrant  de dessous la trappe j’entendais un souffle rauque. Je me suis réveillée en nage et je suis descendue fissa à la cuisine boire un grand verre d’eau. Les battements de mon cœur me soulaient et je n’arrivais pas à reprendre le bon rythme.  Ce matin, tout est ok. Ce n’était qu’un stupide cauchemar. Normal, non, avec toute cette histoire !
La solution ne peut être que dans la maison, j’en suis quasiment certaine. Je chercherai centimètre par centimètre mais cette foutue trappe, je vais la trouver. Me revoilà dans la maison de Maguy ; rien n’a bougé à part le chat qui semble s’être calmé. Je vais commencer par lui donner à bouffer pour qu’il me fiche la paix ; A peine sa gamelle engloutie et voilà qu’il se remet à feuler de plus belle. Comme lui j’ai les poils hérissés et dans la batterie de mon cœur je sens comme des ratés. Bon je respire un bon coup et je me lance, au boulot ! Aujourd’hui je fais le grenier, le cellier et je vais réétudier la cuisine.
Ça fait trois heures que je fouille et, toujours rien… Bon ! Je redescends à la cuisine. Il est vraiment zarrbi ce chat ! Il miaule et me fixe comme s’il voulait me dire quelque chose. Mais… qu’est-ce qu’il fabrique ? Il pousse son panier… Ben, merde alors, sous son panier… il y a une trappe !  Je tire dessus de toutes mes forces pour la soulever mais qu’elle est lourde ! Han ! j’ai réussi à l’entrebâiller. Non, mais c’est pas vrai ! J’entends  comme un souffle, juste comme dans mon cauchemar… Han ! ça y est ! J’ai réussi à l’ouvrir. Merde ! La lumière vient de s’éteindre ! Je sais que j’ai un briquet dans ma poche, je vais l’allumer… ça y est ! Devant moi, quelques marches. Je descend mais n’y voit pas grand chose. On dirait qu’il y a un corps par terre… c’est une femme ! Elle est ficelée comme un saucisson, son bâillon a glissé mais elle est tellement déshydratée qu’elle n’arrive pas à parler. Vite ! vite ! je remonte chercher de l’eau et un couteau et lui fait avaler quelques gorgées, ensuite, je la détache et l’assied dos au mur de la cave. Elle me semble au bout du rouleau ; pourvu qu’elle tienne bon ! Elle est très confuse. J’ai su plus tard qu’au début elle essayait de compter les heures mais toute seule pendant presque trois jours complets sans boire ni manger, elle a fini par perdre tous ses repaires. J’ai appelé les secours et ils l’ont embarquée.  Quand elle a été en mesure de nous raconter, nous n’arrivions pas à le croire. C’est Maguy la responsable de toute cette souffrance ! Je la croyais un peu fragile mais avec une force insoupçonnée, c’est elle qui a poussé la fille dans les escaliers et pendant qu’elle gisait au sol, complètement assommée, elle a dû en profiter pour la saucissonner avec une corde solide. La fille m’a raconté qu’après l’avoir attirée chez elle, Maguy lui avait donné à boire. Le goût n’était pas terrible mais comme la fille avait traîné dans les rues toute la journée, elle était morte de soif et avait bu le grand verre d’un seul trait. Sur le sol de la cave, quand  elle était revenue à elle, elle  avait bien vu que Maguy avait l’air affolée, qu’elle n’était pas très cohérente.  Elle ne faisait que répéter surtout ne bougez pas ! surtout ne bougez pas !  Je serais de retour dans une heure… Mais voilà, Maguy ne donne toujours aucun signe de réveil. Alors la SDF et moi (au fait, la fille s’appelle Laurence), nous ne sommes pas plus avancées. Quelle énigme !
Patricia

2/ Exercice : « Passe la phrase »

Ecrire une phrase sur un morceau de papier. La plier et la faire passer à son voisin de droite. Vous devez obligatoirement commencer par cette phrase. Ecrire un texte. Vers le milieu de l’écriture, refaire passer la phrase à son voisin de droite. Terminez avec cette phrase.

géants

L’homme se tenait debout au bord de la falaise, face à la mer. Igor Nythorinque admirait la splendeur du pays. Il sentait sous ses bottes les pierres hexagonales de la Chaussée des Géants. La houle déchaînée lui apportait son odeur d’iode et de varech. L’écume bouillonnante se faisait bringuebaler au gré des vagues. Cette splendeur brute et sauvage ne se lassait pas de le fasciner, malgré la fréquence de ses visites. C’était la cinquième fois en trois jours qu’il venait dévorer la vue des yeux. Ce paysage, qui pourtant pourrait paraître infernal, l’apaisait. Lorsqu’il contemplait toutes ces pierres si étranges, ses ennuis semblaient sombrer au plus profond de l’eau froide. Quand il admirait les lames se fracasser contre la falaise, les tracas quotidiens de la Nouvelle-Calédonie lui paraissaient bien lointains. Sa mère, véritable Xantippe, ne pouvait plus lui ordonner de laisser sa part du gâteau à son frère, lui qu’elle était sûre d’avoir faite de ses mains (Ou plutôt des ses cuisses). Les six autres membres de la fratrie ne pouvaient plus lui mener la vie dure. Il se souvenait du jour où il s’était rendu à l’agence et où la gentille hôtesse, émue par sa situation, lui avait discrètement donné son billet tout-en-un pour l’Ecosse à 25% de son prix initial. Et surtout, il se souvenait du dernier appel que sa mère lui avait passé à la même agence, le prévenant des malheurs à venir s’il ne rentrait pas sur-le-champ. Il lui avait raccroché au nez. Encore étourdi par ce coup de téléphone intempestif, il avait quitté l’agence de voyages en oubliant de signer son chèque.
Loup

poignée

Elle n’avait encore jamais vu cette porte africaine où le phallus, brandi tel un sabre sculpté dans le bois, servait de poignée.
Elle était à la fois curieuse et inquiète. Dans quel lieu allait-elle pénétrer ? Son hôte lui avait promis « mille délices ». Elle ne savait top pourquoi, elle avait pensé, au départ, qu’il s’agissait d’un restaurant ; le nom, peut-être : Au bon plaisir, lui suggérait des mets rares et raffinés. Mais il fallait bien se rendre à l’évidence, aucun bruit de vaisselle ni de discussion. Seuls quelques soupirs étouffés se faisaient entendre de temps en temps.
Nulle sonnette, elle prit donc le sexe en bois à pleines mains et entra.
Elle traversa un vestibule et prit un couloir en face. De part et d’autre de ce couloir, des salles. L’encens qui brûlait dans les coupes en cristal, les bougies, allumées partout donnaient à cette demeure un air mystérieux, une atmosphère lourde. Elle ne voyait personne et se demandaient d’où venaient les bruits qu’elle avait entendus au départ. Ça et là, étaient disposés des meubles rares, en bois foncé. Elle se dit que cet homme qu’elle avait rencontré seulement la veille au soir était un homme de goût, un esthète. Mais au fait, où se trouvait-il ?

Il l’attendait, elle n’allait plus tarder. Il savait qu’elle était déjà dans la maison et qu’elle le cherchait. Il l’imagina, apeurée malgré tout par cette maison insolite. Mais elle aurait tellement plus de raisons d’avoir peur par la suite. D’y penser lui donna chaud, alors, en l’attendant, il se dirigea vers la terrasse qui surplombait le précipice. Quand elle arriva, elle le vit. L’homme se tenait debout au bord de la falaise, face à la mer.
Fabienne

Il-etait-un-petit-navire

Rien ne sert de courir, de toute façon il serait toujours en retard. Il était toujours en retard ne commençant à se préparer que lorsque l’heure de ses rendez-vous s’affichait sur sa montre. Toutes ses bonnes intentions s’étaient écroulées sur le mur de cette malédiction dont il ne pourrait jamais s’exonérer. Une lourde tradition familiale avait, il est vrai, limité le champs des possibles car dès sa prime jeunesse, son père l’avait confronté à ce mauvais exemple déjà hérité de son propre  géniteur. On  pouvait même  remonter plus haut dans l’arbre généalogique grâce au journal intime de sa trisaïeule retrouvé dans le grenier de la demeure familiale. Pour mettre en échec la malédiction et rompre ce charme funeste, il se sentait prêt à tout car avec ces multiples retards il avait fini par décourager toutes ses promises et se sentait désespérément seul.
Perdu dans ses noires réflexions, alors qu’il déambulait sans but dans la ville, il arriva bientôt sur les quais de la gare maritime. La voilà, la solution ! je vais m’embarquer sur des rives lointaines et comme je serais passager clandestin, nul horaire à respecter. Je me cacherai dans la cale, muni d’eau et de provisions diverses en attendant que le moteur se mette en branle et, très loin de ma famille, je débuterait une nouvelle vie. Mais voilà, quel bateau choisir ? La rade est pleine de navires en partance dont j’ignore la feuille de route…
A la stupéfaction des autres passants, notre homme se mit doucement à chantonner puis, prenant de l’assurance, avec une voix de baryton  entonna cette curieuse comptine :
«  il était un petit navire, euh !  Non, deux petits navires… ou plutôt, trois petits navires … ».
Patricia

3/ Exercice : Faire un message audio drôle pour votre téléphone

index

Allo ? Salut, tu vas bien ? Non, non, te fatigue pas, tu parles à une machine. Et oui, tu es le vingt septième à te faire avoir depuis ce matin !!!

Alors, maintenant que tu as compris, laisse un message après le bip sonore parce que si tu le laisses avant, c’est que tu es vraiment con !
Fabienne

« Hélas ! Je ne suis pas chez moi, mais parlez avant de raccrocher ; je suis si susceptible ».
Patricia

Il est mignon
M.Rognon
Il est trognon
M.Rognon

Mais n’est pas là M.Rognon,
Parti faire son aviron !
Ou bien parti prendre l’avion,
Pour laisser là tous les aut’ cons !
Loup

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