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Atelier d’écriture du 19 mars 2018

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DEVOIR : Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche.

Pieds

J’en ai marre de ce pied gauche, mais marre, vous ne pouvez même pas imaginer comment. Toute la journée, on me rebat les oreilles avec ça !
-       Oui, mais lui, vous comprenez, c’est un héros !
Un héros ??? Mais enfin, il a fait quoi ? Rien… Il était juste là au mauvais moment au mauvais endroit.
Il est tout moche, tout abîmé mais si ça se trouve, on va bientôt le décorer… Je rêve !
Evidemment, moi, je n’ai rien fait, rien vécu, je suis un parfait petit peton. Mais voilà, je n’ai droit à aucune considération car vous comprenez, moi, je n’ai pas fait la « guerre ». C’est ce qu’on me rabâche tout le temps et j’en ai plus qu’assez !!!
Il y a des jours où j’ai envie de me défigurer, juste pour qu’on me plaigne.
L’autre là, le gauche, il a un trou de balle et c’est pour ça qu’on dit que c’est un héros, non, mais allo, quoi !
Fabienne

tatoo

Jalousie

Bien sûr, il en avait entendu parler, mais il pensait que ce n’était qu’une rumeur, tout au plus une passade. En entrant chez le tatoueur et en voyant la terrible machine s’approcher de Pied Gauche, il se rendit compte que toute cette histoire était vraie. Julie avait bel et bien décidé de se faire tatouer. Au début, Pied Droit eu très peur pour Pied Gauche car il avait l’air de terriblement souffrir. Puis, pendant dix jours, il fut recouvert d’un pansement. Mais quand Pied Gauche finit par lui montrer son superbe dessin, Pied Droit fut rongé par la jalousie. Pourquoi est-ce que Pied Gauche avait eu le droit d’être sublimé par cette jolie fleur alors que lui-même n’avait rien ? Tout le monde n’en avait plus que pour Pied Gauche désormais.
Alors, Pied Droit décida de ne plus adresser la parole à Pied Gauche et n’accepta plus de se retrouver trop proche de lui. Julie devait ainsi se contorsionner pour s’asseoir ou dormir afin que ses deux pieds ne soient pas trop près. Après quelques semaines à jongler ainsi avec l’humeur de son pied droit, Julie lui proposa de faire ce qu’il souhaitait pour qu’il puisse se réconcilier avec Pied Gauche. Pied Droit réfléchit et demanda à avoir également un tatouage. Julie et lui discutèrent un moment et regardèrent beaucoup d’images sur internet. Ils finirent par se mettre d’accord sur un joli dessin d’hirondelle. Rendez-vous fut pris et quelques jours plus tard, Pied Droit put exhiber son magnifique tatouage.

Julie était enfin soulagée et se dit qu’elle pourrait à nouveau dormir comme elle le souhaitait. Sauf que, désormais, Pied Gauche trouvait que le dessin de Pied Droit était plus joli que le sien…
Claire

tatoo

Laissez-moi vous conter,
Ce qui m’est arrivé.
Rien de plus casse-pied,
Que ces histoires de pied !

Inspirée, j’ai choisi,
Histoire de faire joli,
Pour couvrir le côté,
De mon peton choyé,
Un joli margouillat,
Début de mes tracas.
Mon choix, j’ai regretté,
Dès le tatoo posé,
Car à peine paré,
Mon pied gauche agité
Décide de faire le beau,
Et affiche aussitôt
L’attribut tout nouveau,
Qui flatte son ego.
En courroux, mon pied droit,
Me demande pourquoi
J’ai choisi son rival,
Le laissant au plus mal.
Au sol, il est cloué,
Refusant d’avancer,
M’empêchant de marcher.
Je ne peux plus bouger !
Voilà un pied jaloux,
Qui va me rendre fou !
Je crie alors « à l’aide,
Au secours, un remède »…
Personne à mes côtés,
Pas d’aide à escompter
Il faut agir vite,
Sous peine de phlébite.
Enfin l’idée me vient,
Qui sonnera la fin :
Une négociation
M’obtient la reddition.
Cette affaire est réglée,
Après que j’ai pensé
Qu’une fleur de tiaré
Pourrait me délivrer
En venant habiller,
Un pied droit apaisé.
Sous ses nouveaux atours,
Il fri-me à son tour.

L’épisode est passé,
Pas encor’ digéré.
Il me faudra du temps,
J’apprends à mes dépens.
Un conseil, les amis,
Restez toujours bien mis
Avec vos deux arpions ;
Prêtez-y attention !
Ils ont leur caractère
Et parfois leurs colères,
Et nul n’est à l’abri
De leurs bizarreries.
Christine

pieds

Je n’y suis pour rien, j’ai un pied gauche fantaisiste. Il est plein d’allant, plein d’enthousiasme et tente toujours de me faire prendre les chemins de traverse. Il frappe le sol d’une bonne cadence et veut me faire sillonner la vie dans la joie et la bonne humeur. Alors, c’est lui, chaque matin, que j’essaie  de lever en premier et c’est pourquoi je trouve l’expression populaire «  se lever du pied gauche » parfaitement inappropriée. Mon pied droit, je ne l’aime pas beaucoup. Il est taciturne et chicaneur. En plus, il est jaloux de mon pied gauche ! Alors quand ces deux là s’embrouillent, ben moi… j’me casse la gueule !  J’ai beau essayer de leur parler, de leur dire de s’efforcer de mieux communiquer, pas de résultats ! Finalement, je me suis lancée…. Je leur ai fait l’éloge du partage, de la cohabitation, de l’intérêt d’une synergie puisqu’ils sont humainement programmés pour un destin commun. Mon pied gauche, insouciant, a continué à gambader et le droit m’a déclaré qu’il préférait utilement se consacrer à sa partie du job et tant pis pour moi si je continuais à boiter… Pour les forcer un peu, j’ai bien pensé à m’engager dans l’armée mais, finalement, j’ai laissé tomber l’idée car comme Brassens, «la musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas ».
Alors, si d’aventure, vous apercevez sur les chemins de Nouvelle-Calédonie, quelqu’un qui marche à cloche pied, tantôt à gauche, tantôt à droite, ne vous étonnez pas, ce n’est que moi…
Patricia


Exercice
 : C’est mon plan B

Agenda

C’est mon plan B

B comme Bruno…

Le plan A comme Arno m’a fait faux bond à la dernière minute : une petite chienne à promener, paraît-il…C’est contrariant ! Car tout l’organigramme de ma semaine se trouve chamboulé.
On est lundi. Et le lundi c’est Arno, le mardi Bruno, le mercredi Carlo, le jeudi Diego, le vendredi Ernesto, le samedi Fredo et le dimanche Georgio.
Tout est réglé comme du papier à musique. Qu’un grain de sable vienne enrayer l’engrenage et tout cliquète, hoquette, va de travers !
Il faudrait pouvoir effectuer un glissement… Mais mon plan B est-il disposé à venir me rendre ses hommages le lundi ? Pas sûr ! Lui aussi est très organisé : le lundi c’est Ginette, le mardi Huguette, le mercredi Bernadette, le jeudi Paulette, le vendredi Arlette, le samedi Josette et le dimanche messe à Notre Dame des Sablettes.
Dieu que c’est contrariant ! Quel remède à ce vide sidéral qui s’ouvre brusquement devant ma soirée ? Vertige…
La solution m’illumine tout soudain : je vais aller à l’atelier d’écriture ! Ce sera de toute évidence moins physique mais mes neurones me remercieront !
Huguette

Julien c’est le fils de ma voisine Monique. Il n’a pas de défaut marquant sinon un léger embonpoint mais son sourire est bienveillant et je ne lui ai jamais connu de sautes d’humeur. Depuis 22 ans il travaille à la Cafat, au service comptabilité. Le dimanche, il fait un peu de jogging, déjeune avec sa mère et, selon le temps, joue aux boules avec quelques potes ou squatte une salle ciné. C’est un mec sympa Julien.
Quant à moi, depuis quelques temps, je me balade sur les sites de rencontres ; en tout honneur, of course ! Je cherche, sinon l’âme sœur,  un compagnon dynamique, avec surtout beaucoup d’humour, un physique agréable et si possible,  des revenus confortables. Les HLM, j’ai donné… maintenant je vise le Ouen Toro ou le Golf de Tina, pas moins ! Ce soir j’ai rendez-vous avec Gérald, un entrepreneur, la cinquantaine florissante, bon profil, belle bagnole… On verra bien… Avant hier,  c’était Jean-Christophe mais je l’ai trouvé trop BCBG, trop coincé. La semaine dernière j’avais tenté Vincent mais ça n’a rien donné ; qu’est ce que je me suis barbée pendant toute la soirée ! Bon, je vais encore en essayer trois ou quatre et si je ne réussis pas à ferrer le gros poisson, je laisse tomber. Ça commence à me lasser tout ce cirque ; marre de faire la roue !
Finalement, j’ai peut-être seulement besoin de pantoufles et pour ça, il me reste Julien, mon plan B…
Patricia

Tout est OK, tout est organisé.
C’est sûr que ça va marcher.
Faut y croire et espérer.
Tout va bien se dérouler.

 Mais comme on ne sait jamais,
Que peut-être, ça risque de foirer
Et sur le carreau me laisser,
J’ai quand même prévu un plan B.

 Bien sûr, j’aimerais mieux pas
Mais si on doit en arriver là
C’est que rien ne va droit
Et que je suis dans le caca.

Alors ma porte de sortie,
Ce sera ce plan B, inédit
Qui mettra un grain de folie
Dans ma toute petite vie.
Fabienne

Exercice : A Pâques, les lapins blancs pondent des œufs en chocolat.

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A Pâques, les lapins blancs pondent des œufs en chocolat.
A Noël, les lapons, blancs eux aussi, regardent passer les rennes comme d’autres regardent passer les trains.
Conclusions d’un fou «  Pin pon ! Pin pon !
Si le lapin pond, le lapon ne pond pas car, avec le chocolat,  si le lapon pond la neige s’en souviendra.
Patricia

C’est fou !

A Pâques les lapins blancs pondent des œufs en chocolat.
A la Trinité les poules tigrées dansent la polka.
Au 1° avril les poissons jouent du ska dans leur troïka.
A la Saint Glinglin les renards malins font des pointes à l’opéra.
Pour la Noël la dinde dodeline en esquissant des entrechats.
Mais que fait le chat ? Que fait le chat ?
–      Du chat-r-leston ?
–      Du chat-chat-chat ?
–      Non ! De la ba-chat-ta !
Huguette

A peine eussé-je dit cette phrase que je m’aperçus de son incongruité en voyant la tête de mon interlocutrice qui n’était visiblement pas celle que j’attendais.
-       Mais vous n’êtes qu’un obsédé ! s’exclama-t-elle en prenant ses jambes à son cou, me laissant bouche bée.
Pourquoi obsédé ? Je ne saurai jamais.
Pourtant, elle avait tout ce qu’il fallait : un chapeau ridicule, un exemplaire des Nouvelles ouvert à la deuxième page et des chaussures rouges.
Il faut dire que celle que j’attendais s’était décarcassé le ciboulot pour pondre une phrase aussi stupide qui devait nous mettre en contact. Elle avait beaucoup d’imagination et c’est ce qui m’avais plu quand j’avais répondu à son annonce.
J’étais déçu, évidemment, d’autant que je ne voyais plus personne qui pouvait correspondre au signalement. Je m’étais encore fait avoir et ce n’était sûrement pas aujourd’hui que j’allais rencontrer l’âme sœur !
Fabienne

À Pâques, les lapins blancs pondent des œufs en chocolat. Henry en était arrivé à cette conclusion. Car, la veille du jour de Pâques, sa si gentille maman avait choisi un beau lapin blanc à la fourrure soyeuse. On l’avait appelée Blanche-Neige (il s’agissait d’une femelle). Le matin, Henry était allé constater lui-même si l’animal se plaisait dans son clapier. Et là, une divine apparition eut lieu : dans la paille, intacts, une cinquantaine de petits œufs en chocolat attendaient sagement d’être mangés. Le garçon ne se fit pas prier par miss Lapine et les dévora jusqu’au dernier. Il y en avait pour tous le goûts : des chocolats au lait savoureux, des petites billes au noir intense, des plus grosses au goût praliné coeur fondant. Henry les engloutit un par un puis, le ventre trop plein, s’allongea dans le clapier. Le lendemain, les journalistes sadiques et malveillants furent bien contents, pour remplir leur page de faits divers, qu’un gosse ait été assez stupide pour crever en bouffant de la merde.
Loup

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